Plutôt que de craquer pour un bien, certains préfèrent louer leur maison de campagne à l’année pour des raisons de coût. 

Avec des prix qui, selon le dernier baromètre du Parisien, ont perdu de 20 à 50% en 5 ans, le marché des maisons de campagne redevient attractif pour les familles urbaines. Contrairement à sa résidence principale acquise selon des critères rationnels, le choix d’une maison de campagne répond souvent à un coup de cœur. C’est une bulle où l’on peut s’isoler ou se retrouver en famille pour passer des week-ends à rallonge ou les "petites" vacances.

Ce facteur plaisir a son prix. Fiscalité, frais d’entretien, chauffage, imprévus : une maison de campagne coûte cher. Les experts estiment que les charges annuelles sont équivalentes à 1,5/2% de la valeur vénale du bien. Une maison de 200.000 euros vous reviendra donc à environ 4000 euros par an.

Pour réduire la facture, certaines familles se tournent vers la location longue durée. Prix moyen : de 500 à 900 euros/mois selon les régions pour une maison capable d’accueillir toute une famille. Le principal avantage de cette formule tient au fait qu’elle permet d’échapper au malus fiscal frappant les propriétaires.

Un statut de locataire plus favorable 

Taxe d’habitation alourdie en "zones tendues", imposition foncière plein pot, absence de décote en cas d’imposition à l’ISF et exonération complète de plus-value repoussée à 30 ans sont les principaux fardeaux portés par les propriétaires. Des propriétaires qui ne peuvent par ailleurs attendre aucun coup de pouce de l’Etat lorsqu’il s’agit de financer des travaux d’entretien. A cette aune, le statut du locataire est plus favorable puisque ses charges fiscales se limitent au paiement de la taxe d’habitation.

Revers de la médaille, une maison en location ne deviendra jamais une maison de famille. S’il souhaite, par exemple, la récupérer pour un proche, le propriétaire peut donner congé une fois tous les 3 ans, au plus tard 6 mois avant l'expiration du bail.

Rien à voir avec la tranquillité psychologique fournie par un bien acquis en pleine propriété et la possibilité d’enracinement qui va avec. La location est donc d’abord adaptée aux familles qui "testent" une région en évitant les locaux sans âme des locations saisonnières.

Acquérir un bien à plusieurs

L’argument financier selon lequel il vaut mieux accumuler un capital plutôt que de verser des loyers à fonds perdus est un autre argument en faveur de l’achat. Il n’est toutefois vrai qu’à moitié : outre apport personnel, les propriétaires recourent généralement à un prêt pour financer leur acquisition. Au final, les charges acquittées par le propriétaire sont alors supérieures à celles des locataires.

Pour savoir qui est gagnant sur le long terme, il faut donc comparer le total des frais engagés par le propriétaire (prix d’acquisition, apport personnel, emprunt, etc.), le montant du loyer et des charges de location et de propriété. Puis, il faut aussi estimer la plus-value escomptée tout en évaluant ce que la même somme aurait rapporté si elle avait été placée sur les marchés financiers.

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Pour ceux qui tiennent à devenir propriétaires, il existe aussi la possibilité d’acquérir un bien à plusieurs à travers une SCI. Mais attention : ce type d’achat implique d’aimer la vie en communauté et de respecter un règlement interne de copropriété…

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