Branle-bas de combat sur le marché de l'immobilier. Après une croissance exponentielle des prix au mètre carré en ôle-de-France, comme partout en province, voici que l'alerte à la baisse vient d'être lancée par les pros. Alors, que faut-il faire ? Le point de vue de notre expert.

Immobilier, le retournement ?

Un concert "baissier"

Le mois d'août 2006 restera dans les esprits comme celui au cours duquel les voix se sont multipliées pour signaler que la hausse des prix immobiliers touchait à sa fin. Il était temps !

Les prix n'ont en effet cessé de monter depuis 1997 en région, 1998 en ôle-de-France. Dans la plupart des villes, ils ont même plus que doublé. En dépit d'une absence totale d'inflation. Et sans que le moindre signal d'un ralentissement, pourtant jugé inévitable depuis longtemps par de nombreux observateurs, ne soit donné.

Eh bien, le signal d'alarme vient d'être tiré. Début septembre, l'indice BoursoPAP (concocté par la Centrale des Particuliers sur la base des prix dans neuf grandes villes et diffusé par Boursorama) marquait une légère baisse. Fléchissement confirmé par les statistiques collationnées par les agents immobiliers membres de la Fnaïm. Et surtout par le ministre de la Cohésion Sociale (et du Logement), Jean-Louis Borloo, le 19 septembre à l'occasion du congrès de HLM ! "Les prix de vente sont désormais en baisse" annonçait le ministre qui prévoit "un recul sensible d'ici deux ou trois ans". Ce ne serait donc sans doute pas le moment d'investir dans l'immobilier "Borloo populaire" que le ministre vient de lancer...

Publicité
Comme pour mettre un point d'orgue à ce concert baissier, le bureau d'études BIPE annonçait discrètement, à la mi-septembre (et plus nettement une semaine plus tard dans le cadre du baromètre BIPE- Empruntis), que les prix devraient ralentir cette année avant d'entamer une baisse légère (4 %) en 2007, puis en 2008 (3 %). On attendra avec un intérêt tout particulier les chiffres que les notaires parisiens vont publier début octobre.
Publicité