L’option "transfert de prêt" permet aux nouveaux emprunteurs de conserver les conditions du prêt initial en cas d'achat-revente.

Avec des taux d’intérêt aussi bas, il serait dommage de ne pas garder de telles conditions de financement lors de l’achat un nouveau bien immobilier.

Aujourd’hui, les taux à 15 ans tournent autour de 1,6%. Difficile d’espérer les voir chuter plus bas : l’heure est plutôt au raffermissement. Et qui peut dire ce qui se passera d’ici quelques mois si la FED, puis la BCE relèvent leurs taux directeurs sur lesquels la plupart des prêts immobiliers sont référencés ?

La transférabilité est une sorte de bouclier qui protégera l’emprunteur contre cette hausse éventuelle des taux. Grâce à elle, il conserve le bénéfice des conditions initiales d’un crédit s’il achète un nouveau bien, par exemple afin de se loger plus grand.

Concrètement, l’emprunteur se lançant dans une opération d’achat-revente peut financer la nouvelle acquisition avec le crédit de départ qu’il remboursera jusqu’à son extinction. Si cette somme n’est pas suffisante pour financer l’achat du nouveau bien immobilier, il peut souscrire un prêt de complément au taux en vigueur à cette période.

Les 2 grands avantages du transfert sont :

- la réduction des frais : lorsque l’on solde un crédit pour en contracter un nouveau, les débours s’accumulent : pénalités de remboursement anticipé, prise d’hypothèque ou caution sur le nouveau bien, frais de dossier exigés par le nouveau préteur… l’addition ne cesse de s’allonger.

Avec la transférabilité, une bonne partie de ces dépenses se volatilisent, l’emprunteur n’acquittant que des "frais de traitement".

- liberté d’action : le transfert donne la possibilité de garder le taux d’intérêt initial, mais ce n’est pas une obligation. Si les conditions d’emprunt étaient favorables lorsque le crédit a été contracté, l’emprunteur est gagnant. En revanche, s’il s’est endetté à une période où les taux étaient hauts, il a la possibilité de solder son ancien prêt et d’en contracter un nouveau à un taux plus compétitif.

Cerise sur le gâteau : outre le taux initial, l’assurance décès invalidité attachée au prêt de départ est aussi transférable. Le montant des primes étant modulé selon l’âge et l’état de santé de l’emprunteur, cette transférabilité est souvent avantageuse, notamment passé la cinquantaine.

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Les banques proposant des prêts transférables fixent des conditions pour que le transfert soit opérant :

- l’achat et la revente doivent se faire dans un délai de quelques mois et la nouvelle acquisition doit correspondre à la même finalité, par exemple l’achat une résidence principale dans les 2 cas.

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- le montant de la nouvelle acquisition doit au moins être égal au capital restant dû sur le prêt initial. Pour s’en assurer, la banque pourra demander de lui fournir le compromis de vente du logement vendu ainsi que celui du bien acquis ;

- enfin, l’organisme de caution doit accepter le transfert du prêt, ce qui ne pose généralement pas de problème.

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