Vous pouvez, en cas de nécessité, résilier un bail de location en vous prévalant d'un préavis de départ plus court. Cette disposition, encadrée par la loi, ne peut devenir effective que dans certaines conditions. Quelles sont-elles ?

Les contraintes professionnellesRappelons qu'en principe un locataire peut résilier à tout moment un bail avec un préavis de trois mois. Ce préavis peut toutefois être réduit à un mois dans certaines situations. En effet, le locataire a le droit de signifier son départ à son propriétaire avec un préavis d'un mois en cas de :

- perte involontaire de son emploi ;- mutation professionnelle : aucune condition d'éloignement géographique entre le nouveau et l'ancien lieu de travail n'est imposée ;- nouvel emploi consécutif à une perte d'emploi ;- entrée dans la vie active : le locataire a décroché son premier emploi.

Autres cas où le bénéfice d'un préavis réduit est accordéD'autres situations particulières permettent au locataire de bénéficier d'un préavis réduit à un mois :

- le locataire est allocataire du Revenu de solidarité active (RSA) ;- le locataire est âgé de plus de 60 ans et a besoin d'être déplacé diligemment à cause de son état de santé ;- une personne mariée ou pacsée remplissant l'une de ces conditions fait profiter de ce droit à son conjoint contractant du bail.

Vous ne répondez à aucun de ces critèresVous pouvez néanmoins demander au propriétaire de réduire le délai de préavis. Mais il a le droit de refuser. Il ne vous reste alors qu'à négocier. Chercher un nouveau locataire pour vous remplacer est une solution qui concourt à la réussite de cette démarche.

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Quand vous en avez le droit, vous pouvez légitimement adresser à votre propriétaire un préavis de départ plus court. Sinon, il vous faudra négocier en aidant, par exemple, le propriétaire à trouver un nouveau locataire.

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