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'Attention, attention, je vous préviens que vous êtes à la frontière hongroise, si vous endommagez la clôture, franchissez illégalement ou essayez de traverser, cet acte sera considéré comme un crime en Hongrie' Les messages d'avertissements à l'attention des migrants raisonnent. Des 'chasseurs de frontières' seront bientôt déployés le long du mur de barbelés, séparant la Hongrie de la Serbie. La police hongroise recrute 3 000 'chasseurs' qui viendront s'ajouter aux 10 000 soldats et policiers qui surveillent la frontière. Ils sont plus de 2000 à s'être portés volontaires dans tout le pays, animés par un fort sentiment nationaliste. Zoltan Replyuk, 25 ans, explique qu'il a toujours voulu ' être policier, cette formation est une occasion fantastique. Je peux servir et défendre ma patrie'.Cette brigade doit entrer en action en mai. Le gouvernement hongrois a commencé à installer une deuxième ligne de clôture barbelée, équipée de caméras thermiques, le long de la frontière serbe. La police a indiqué avoir arrêté plus de 100 migrants illégaux au cours des 30 derniers jours. Médecins Sans Frontières s'alarme du nombre croissant de migrants battus ou piétinés lors de leur arrestation. Avec agences
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Coups, gaz lacrymogènes, morsures de chiens, chaussures, vêtements confisqués en plein hiver... La police hongroise est accusée d'infliger des mauvais traitements 'systématiques' et 'routiniers' aux migrants qui tentent de se rendre illégalement en Hongrie, via la Serbie ou la Croatie. #Serbia: We denounce the widespread violence on migrants and refugees at the Serbian/Hungarian border https://t.co/ayZOwqSA4t pic.twitter.com/ps30UFpvt6- MSF International (@MSF) 9 mars 2017 L'accusation émane de l'ONG Médecins Sans Frontières qui s'appuie sur les témoignages de migrants, traités dans les centres de MSF, notamment à Belgrade : 'Il y a une multitude de plaintes de personnes qui disent avoir enduré des violences, qui ne laissent pas toujours de traces sur la peau. Au niveau des blessures physiques, nous avons des traces de coups, des contusions et, depuis le milieu de l'année dernière, des cas de morsures de chiens.', souligne Momcilo Djurdjevic, docteur auprès de MSF. La Hongrie a entamé la construction d'une deuxième clôture anti-migrants à sa frontière. Par ailleurs, une 'nouvelle loi:http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/07/2530975-hongrie-parlement-val... prévoit la détention systématique de tous les demandeurs d'asile et des nouveaux arrivants et leur placement dans des zones de transit à la frontière, où ils pourraient être logés dans des conteneurs aménagés. 'The [Hungarian] police made me take my shoes off and stand in the snow for an hour'. This 29 y/o is one of many who've told the same story. pic.twitter.com/f6KA7JFQ0g- MSF Sea (@MSF_Sea) 7 mars 2017 Avec AFP
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Le nombre d'immigrés entrés illégalement aux Etats-Unis depuis le Mexique a chuté avant même l'investiture de Donald Trump. Le Secrétariat de la Sécurité nationale a enregistré 30 et 40 % d'arrestations en moins en janvier et février par rapport à la même période en 2016. En cause, les promesses de campagne pour le moins radicales du locataire de la Maison Blanche en la matière. Secrétariat qui envisage néanmoins de durcir encore sa politique en séparant les enfants de leurs parents ayant traversé la frontière illégalement.
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Le Parlement de Budapest a adopté hier un texte en ce sens, avec une écrasante majorité. Cette mesure avait pourtant été supprimée en 2013, sous la pression de l'Union européenne et de l'ONU. 'Concrètement, cela veut dire que chaque demandeur d'asile, même les enfants, sera détenu dans des containers, encerclés par une barrière de barbelés, à la frontière, et ce, pour de longues périodes. Cela aura un énorme impact physique et psychologique sur les femmes, les enfants et les hommes qui ont déjà terriblement souffert', a insisté hier Cécile Pouilly, porte-parole du Haut Commissariat pour les Réfugiés. Zoom sur la Hongrie et les demandeurs d'asile par AFPgraphics #AFP pic.twitter.com/lsZKvD8oiy- Agence France-Presse (afpfr) 7 mars 2017 Le chef du gouvernement hongrois reste sourd aux critiques des Nations unies. Victor Orban préfère assister à la remise des diplômes des gardes-frontières. 'Mesdames et messieurs, la crise migratoire continuera jusqu'à ce que nous en traitions les causes. Elle durera tant que l'on ne reconnaîtra pas que 'la migration est le cheval de Troie du terrorisme'':http://www.rfi.fr/europe/20161201-hongrie-syrien-condamne-dix-ans-prison..., a lancé hier, Victor Orban. La réintroduction de cette mesure est contraire à la législation internationale et au droit européen. Les demandeurs d'asiles déboutés seront renvoyés vers la Serbie voisine.
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Dans le sud-est de l'Italie, deux migrants sont morts la nuit dernière dans un incendie. Ils vivaient ou plutôt survivaient dans ce que l'on appelle le " Grand Ghetto ", un misérable camp de migrants de 5 000 m fait de planches en bois, de bâches en plastique et de cartons. Ce " Grand Ghetto " est apparu en 2012 au milieu des champs et il a déjà connu six incendies. " Ils étaient du Mali, ils étaient très jeunes. Nés en 1981 et 1984. Ils sont morts trop jeunes. Le problème, c'est que l'on n'a nulle part où aller. Ils ont perdu la vie parce qu'ils sont revenus au camp pour dormir ", a expliqué Ibou Traoré, désigné porte-parole des migrants. " Nulle part où aller ", parce que les autorités locales ont ordonné mercredi l'évacuation du camp, qui hébergeait alors environ 350 personnes. Mais après avoir manifesté hier pour demander à rester, entre 100 et 200 migrants vivent encore sur place. Si ces hommes veulent rester ici, c'est parce qu'ils y trouvent du travail dans les champs agricoles. La justice italienne soupçonne des réseaux mafieux de contrôler le camp et d'exploiter le travail des migrants.
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L'accusation a été formulée hier par le patron de Frontex, la mission européenne en charge de la surveillance des frontières extérieures de l'Union. Selon le responsable de cette mission, Fabrice Leggeri, 40 % des secours sont apportés par des bateaux privés et non par des navires l'agence européenne. Les ONG opéreraient en outre de plus en plus prés des côtes libyennes et coopèrent mal avec les gardes-frontières. Le patron de #Frontex : 'Des acteurs mal identifiés sont apparus dans le sauvetage en mer des #migrants ' Itw : https://t.co/MNwY7O7E7T pic.twitter.com/7WRlui7xqX- J-Christophe Ploquin (@PloquinJC) 27 février 2017 Dans un entretien accordé au quotidien allemand Die Welt, Fabrice Leggeri estime qu'il 'faudrait remettre à plat l'état actuel des mesures de sauvetage au large de la Libye'. Fabrice Leggeri https://t.co/uEonikVBgz via LesEchos- Hubert-Rodier (jhrodier) 22 février 2017 Ce n'est pas la première fois que le patron de Frontex critique l'action des ONG en Méditerranée. En décembre, Médecin sans Frontières lui avait déjà répondu que l'action humanitaire n'était pas la cause, mais une réponse à la crise des migrants, rappelant l'échec de l'Union européenne à réduire le nombre de morts en mer.
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La Hongrie a lancé les travaux pour construire une deuxième barrière afin d'empêcher l'arrivée de migrants. Pour les autorités hongroises cette nouvelle clôture doit ainsi permettre de mieux protéger l'espace Schengen, le zone de libre-circulation en Europe. Cette mesure risque cependant de relancer les tensions entre Budapest et les institutions européennes. En déplacement à Bruxelles, le porte-parole du gouvernement hongrois défend cette initiative. " Le printemps arrive et nous voyons qu'autour de l'Europe, selon une estimation allemande, entre 6 millions et 6,5 millions de personnes attendent de rejoindre l'Union ", explique Zoltán Kovács. Cette nouvelle barrière, le long de la frontière avec la Serbie, va donc venir s'ajouter à celle déjà construite en 2015. Elle devrait être équipée de caméras et surveillée par des drones. L'édification de cette clôture doit s'achever d'ici deux mois.
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Des opérations de sauvetage de grande ampleur ont pu être menées ce mardi en mer Méditerranée. Près de 1000 migrants qui avaient quitté la Libye direction l'Italie ont été secourus dans six opérations différentes. Quatre personnes ont en revanche été retrouvées mortes, probablement asphyxiées. Frontex, l'organe très critiqué de contrôle des frontières extérieures de l'Union va être renforcée comme l'a confirmé son directeur. 'Il ne s'agit pas de punir des pays. Il s'agit de renforcer collectivement la zone Schengen, d'établir une frontière extérieure plus efficace et plus forte' a déclaré Fabrice Leggeri. Frontex a par ailleurs annoncé que le flux de réfugiés et de migrants en Europe avait nettement ralenti depuis l'entrée en vigueur de l'accord entre l'Union et Ankara en avril. 'La réalité est que l'Union européenne est critiquée pour sa responsabilité qui signe l'échec absolu de ses Etats membres, de ses gouvernements qui jouent dans le contexte européen la carte nationaliste' a déploré Peter Sutherland, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour les migrations. Migrants: Frontex se redéploie dans les eaux italiennes https://t.co/wrH4yqewH4 pic.twitter.com/fEWayqyIgB- RFI (@RFI) 12 juillet 2016 Depuis le printemps, l'Italie est redevenue la principale porte d'entrée des migrants en provenance, principalement d'Afrique subsaharienne. A Rome , plus de 300 personnes campent toujours près de la gare Tiburtina.
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Embouteillages monstres à la frontière austro-hongroise à hauteur de la commune d'Hegyeshalom. En raison d'une opération de contrôle migratoire organisée par la police autrichienne le point de passage avec la Hongrie est totalement saturé par des centaines de poids-lours. Il faut désormais huit heures pour traverser la frontière.
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La Cour de justice de l'Union européenne a réaffirmé son opposition à l'emprisonnement d'un étranger, au seul motif qu'il est sans-papiers. Elle avait été saisie par la Cour de cassation française sur l''entrée irrégulière' d'une Ghanéenne interceptée avec un faux passeport par la police française à l'entrée du tunnel sous la Manche, à bord d'un car en provenance de Belgique. Elle avait été placée en garde à vue pour 'entrée irrégulière sur le territoire français', une privation de liberté temporaire qu'elle conteste devant la justice. La Cour européenne s'était déjà opposée en 2011 à la privation de liberté pour les personnes en situation de 'séjour irrégulier'. Cette fois-ci, elle s'y oppose aussi en cas d''entrée irrégulière', limitant ainsi les possibilités d'interprétations nationales. D'après une directive européenne, un étranger en situation irrégulière dispose d'un mois pour quitter volontairement le territoire.
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Nouvelle tragédie en Méditerranée : entre mercredi et jeudi soir, la mer a rejeté les corps sans vie de 104 migrants à l'Ouest de la Libye. Des hommes, mais aussi beaucoup de femmes et de jeunes enfants. Tous ont péri au large des côtes après le naufrage de leur embarcation. Naufrage de migrants: Une centaine de corps retrouvés sur une plage en Libye https://t.co/DFzovtyWsP pic.twitter.com/b0vdmCrzhQ- 20 Minutes (@20Minutes) 3 juin 2016 Un bilan encore provisoire : le bateau qui a coulé pouvait transporter entre 115 et 125 passagers. En une semaine, selon l'ONU, près de 700 migrants auraient péri en mer alors qu'ils tentaient de gagner l'Italie. Naufrage de migrants: le HCR redoute 700 morts en une semaine https://t.co/iExzgqIrwF #AFP pic.twitter.com/BQe0R4aE7g- Agence France-Presse (@afpfr) 29 mai 2016 Entre le 1er janvier et le 25 mai dernier, 1370 migrants se sont noyés en Méditerrannée. Un chiffre en baisse, selon le Haut commissariat aux réfugiés qui tient ce macabre comptage. La route vers l'Italie est redevenue la principale voie d'immgration depuis la fermeture de la route des Balkans via la Turquie et la Grèce. En cinq mois, 37.785 migrants sont parvenus à rejoindre l'Italie, au risque de leur vie. Avec AFP et Reuters
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A quelques semaines de la présidence slovaque de l'Union européenne, le Premier ministre était en déplacement à Bruxelles. La visite de Robert Fico s'est déroulée sur fond de tension entre Bratislava et les institutions à propos de la crise des réfugiés. Le Premier ministre ne cache pas ses divergences avec ses partenaires et estime qu'il " sera difficile de parvenir à un accord ". Bratislava est l'une des voix les plus virulentes en Europe dans ce dossier depuis l'été dernier et l'intensification de la crise des migrants. Robert Fico déclarait récemment que " l'islam n'a pas sa place en Slovaquie ". Le pays conteste aussi ouvertement le système de répartition des réfugiés au sein de l'Union européenne.
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Quelques centaines de migrants ont pu être sauvés rapatriés pas la marine italienne dans le port de Reggio, dans le sud du pays, mais jusqu'à 700 pourraient s'être noyés au cours de la semaine écoulée. Un porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, Federico Fossi, explique que les chiffres sont invérifiables, mais qu'il s'agit de trois naufrages distincts et des témoignages des rescapés qui permettent de faire cette estimation. La police italienne a interpellé quatre personnes suspectées d'être des passeurs dont un ressortissant soudanais qui pourrait être le capitaine d'une des embarcations qui a coulé en faisant plus centaines de morts. Ces sept derniers jours, les gardes-côtes italiens sont venus au secours de plus de dix mille personnes qui tentaient la traversée sur des embarcations de fortune en profitant de l'amélioration des conditions climatiques en Méditérranée.
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Ankara doit remplir soixante-douze conditions pour que les citoyens turcs puissent se rendre sans visa en Europe, a rappelé Angela Merkel en marge du sommet humanitaire mondial qui se tient ces jours-ci à Istanbul. Parmi ces conditions: une réforme de la loi anti-terroriste en vigueur en Turquie. Les relations se sont détériorées entre Ankara et Bruxelles depuis le refus du président Erdogan d'assouplir la loi anti-terroriste. La levée de l'immunité parlementaire décidée par les députés turcs est aussi dans le viseur de Bruxelles. L'UE craint qu'elle permette d'évincer des élus de l'opposition pro-kurde. 'Il reste beaucoup de questions, et nous allons devoir observer de manière très précise les évolutions sur les points qui ne sont pas réglés', a déclaré Angela Merkel. Le président turc a appelé le monde à prendre ses responsabilités dans la crise migratoire, rappelant que la Turquie accueille trois millions de réfugiés: 'Malheureusement le système actuel ne suffit pas à répondre aux besoins urgents de l'humanité. Il n'est pas capable de fournir des solutions aux problème des peuples. On voit en plus de cela que le fardeau n'est porté que par certains pays', a déclaré M. Erdogan. Angela Merkel a estimé que l'exemption de visa ne serait probablement pas adoptée avant la date-limite du 1er juillet. Or c'est une condition clé d'Ankara pour appliquer l'accord sur les migrants signé entre l'UE et la Turquie le 20 mars dernier.
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Cela vous aura peut-être échappé, mais dimanche, les Autrichiens votent pour élire un nouveau Président. Et ces élections pourraient marquer un tournant majeur dans l'Histoire récente de l'Europe. Si, en Autriche, ce n'est pas le Président qui décide de la politique du gouvernement, il a toutefois des pouvoirs importants, comme la possibilité de dissoudre le Parlement et de nommer un nouveau chancelier. Or, à l'issue du premier tour le 24 avril dernier, c'est cet homme qui est arrivé en tête : Norbert Hofer, candidat du FPÖ. Le FPÖ, parti de la Liberté, est le parti de l'extrême-droite autrichienne, nationaliste et anti-immigration. C'est l'allié du Front National au sein d'un groupe au parlement européen, qui compte aussi Alternativ für Deutschland, la Ligue du Nord italienne, le PVV néerlandais, ou encore le Vlaams Belang (Bloc flamand), deux membres du KNP polonais et une élue exclue du UKIP, Janice Atkinson. Le FPÖ a longtemps été dirigé par un certain Jörg Haider. Il est mené par Heinz-Christian Strache depuis 2005. A 45 ans, cet ingénieur aéronautique de formation, resté handicapé à la suite d'un accident de parapente, pourrait bien devenir à la fois l'un des plus jeunes et le premier Président d'extrême-droite en Europe, depuis les années 40. Sa campagne essentiellement axée sur la crise migratoire a si bien fonctionné qu'elle a laminé les deux partis traditionnels historiques autrichiens. Sociaux-démocrates et conservateurs se partagent l'alternance ou le pouvoir depuis plus de 60 ans. Ni l'un ni l'autre sont présents au second tour. Face à la débâcle, le SPÖ a dû trouver en urgence un nouveau chancelier et une nouvelle stratégie. Après le premier tour, Werner Faymann a démissionné de ses fonctions, laissant le parti sans chef à la veille d'un scrutin crucial. Et c'est Christian Kern, ex-directeur de la compagnie nationale ferroviaire, qui s'est vu confier sa succession, et la lourde tâche de 'guérir les fractures du parti' et de regagner le coeur et l'esprit des Autrichiens. Lui en appelle à ne pas se laisser gagner par la peur. Mais il va peut-être devoir affronter une cohabitation douloureuse... Les Autrichiens semblent fatalistes : 'Je pense qu'à cause de cette insécurité généralisée, à cause de l'augmentation du nombre d'étrangers, et de la montée d'angoisses indéfinies, de la peur du chômage, etc, en Autriche, comme dans d'autres pays, il va y avoir un basculement vers la droite'. 'Je crains que beaucoup de gens ne restent à la maison puisqu'ils ne veulent voter pour aucun des deux candidats, et tous ces gens-là vont être choqués lundi par l'issue de ce scrutin'. Face à Hofer, il reste cet homme dans lequel les anti-FPÖ placent désormais tous leurs espoirs : Alexander van der Bellen est le candidat des Verts, porte-parole fédérale du parti de 1997 à 2008. A 72 ans, cet économiste caracolait en tête des sondages avant le premier tour. Mais le dernier sondage Gallup le donne perdant au second tour. Si ce scénario se concrétise, Norbert Hofer donnerait six mois à un an au gouvernement pour régler les problèmes de l'Autriche. Et notre reporter à Vienne, Julian Lopez, de conclure : 'Quasiment 6 millions 400 000 Autrichiens sont appelés aux urnes. Au premier tour des présidentielles, l'abstention se situait autour de 31 %. Les analystes locaux s'accordent à dire que quel que soit le résultat, les élections de dimanche constitueront un avant et un après dans l'histoire politique récente de l'Autriche'. 'Les Français n'ont pas à avoir peur, la France est un grand pays. Ce qui se passe en Autriche et en Pologne, c'est la peur' #DirectPR- Élysée (@Elysee) 17 mai 2016 How a far-right candidate has risen to become the likely next president of Austria https://t.co/wIi4inLkb5 pic.twitter.com/lpcgOVvvWs- Financial Times (@FT) 19 mai 2016
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Le procès de deux passeurs se poursuit à Catane, en Sicile. Ce mardi, le parquet a requis 18 ans de prison à l'encontre du responsable présumé d'un trafic d'être humain, accusé d'être responsable du naufrage d'une embarcation. Six ans d'emprisonnement ont aussi été demandés contre l'assistant du capitaine. 'Mon client a été accusé non seulement de favoriser l'immigration illégale, mais aussi de multiples homicides et d'être responsable du naufrage', déclare l'avocat des prévenus, Massimo Ferrante. 'La peine de 18 ans correspond à ce qu'on attendait'. L'avocat exposera sa défense le 4 octobre prochain, pour revenir sur le drame qui avait coûté la vie à près de 800 personnes, près des côtes italiennes. Ce mardi, plusieurs centaines de migrants ont été secourus en Méditerranée. D'après Europol, 800 000 candidats au départ seraient prêts à partir de Libye, laissés aux mains des passeurs. Un trafic qui impliquerait des organisations criminelles dans neuf cas sur dix, et des ressortissants d'une centaine de pays. Cette activité a généré l'an dernier plus de six milliards d'euros de profits.
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En Allemagne, le Bundestag a inscrit vendredi les pays du Maghreb sur la liste des 'pays sûrs', ce qui limite drastiquement leurs chances d'obtenir l'asile. Une mesure qui a de fortes chances d'être bloquée par la chambre haute. 424 députés ont voté pour. 123 ont voté contre. Le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière a voulu rassurer l'opposition en affirmant que chaque cas serait étudié de manière individuelle. 'C'est un vendredi noir pour le droit d'asile en Allemagne. Ce projet de loi est une entrave supplémentaire au droit d'asile en Allemagne', a déclaré Andrej Hunko, membre du parti de gauche 'Die Linke'. L'an passé, 26.000 personnes en provenance du Maghreb sont arrivées en Allemagne. Elles représentent moins de 1% des demandes d'asile mais leur retour au pays est un casse-tête pour les autorités allemandes, car souvent elles ne disposent pas de papiers d'identité fiables. Seuls 0,7 % des demandeurs maghrébins ont obtenu le droit d'asile pendant les trois premiers mois de l'année. L'Allemagne a accueilli en 2015 plus d'un million de demandeurs d'asile, un flux qui inquiète une large part de l'opinion allemande.
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Un nouveau drame de l'immigration en Méditerranée. Plus de 80 migrants sont portés disparus après le naufrage vendredi de leur embarcation, au large des côtes libyennes. Une vingtaine de personnes ont toutefois pu être secourues par un cargo, grâce à un appel téléphonique qui a permis de localiser l'endroit du naufrage. Les rescapés ont été acheminés par les garde-côtes italiens vers Lampedusa et la Sicile. Le même jour déjà, une autre opération de la marine italienne avait permis de secourir, près de 250 migrants, dont beaucoup de mineurs, qui naviguaient à bord de deux canots pneumatiques. 183,017 migrants incl refugees arrived by sea to Europe 1,244 dead/missing https://t.co/Dc8umyVaTU #MigrationEurope pic.twitter.com/YyzRxgsEhX- IOM (@IOM_news) 29 avril 2016 Depuis janvier, plus de 27.000 migrants ont débarqué sur les côtes italiennes, selon l'Organisation internationale pour les migrations, qui recense également plus de 850 décès. Depuis la fermeture de la route des Balkans, la traversée de la Méditerranée depuis la Libye est devenue le principal chemin d'accès à l'Europe.
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Le camp de migrants de Manus géré par l'Australie est désormais illégal. Ce centre, où vivent plus de 800 demandeurs d'asile, était devenu la bête noire des ONG qui réclamaient sa fermeture. Ce mardi la Cour suprême papouase leur a donné raison en jugeant ce camp 'anticonstitutionnel'. Localisé sur une île en Papouasie-Nouvelle Guinée, ce centre fermé accueille les migrants interpellés par l'Australie qui sont ensuite renvoyés sur place en attendant que leur demande d'asile soit instruite. Les Verts australiens ont immédiatement salué cette décision. 'Nous savons maintenant une fois pour toute que ce ne sont pas les demandeurs d'asile qui recherchent une protection chez nous qui sont illégaux, mais les actions prises par le gouvernement australien', a déclaré Richard Di Natale, le chef du parti des Verts australiens. En vertu d'un accord intergouvernemental,le camp de l'île de Manus est actuellement administré directement par une société privée australienne. Les migrants délocalisés sur cette île doivent souvent attendre plusieurs années avant d'obtenir une réponse de l'Australie qui a déjà fait savoir que le pays ne renoncerait pas à sa politique migratoire. Une des plus sévère au monde. AvecAFP et Reuters
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Quelque 235 candidats à l'exil ont été secourus en Méditerranée. Ils ont débarqué ce jeudi au port d'Augusta en Sicile. Ils sont originaires d'Erythrée, d'Egypte, du Soudan, mais aussi de Syrie, et il semblerait qu'ils soient partis des côtes égyptiennes, mettant le cap sur l'Italie. Parmi eux, des hommes, des femmes, et de nombreux adolescents. Par ailleurs, le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) redoute jusqu'à 500 morts dans le naufrage d'une embarcation partie de Tobrouk, à l'est de la Libye, non loin de la frontière avec l'Egypte. Des survivants secourus en Grèce ont expliqué avoir pris la mer sur 'un bateau transportant entre 100 et 200 personnes', selon u communiqué du HCR, puis avoir été ensuite transférés sur un bateau plus grand qui transportait déjà 'des centaines de personnes'. Ce bateau a chaviré, puis coulé, au moment du transfert. Nombre de ses passagers étaient originaires de la corne de l'Afrique. Avec agences
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Avec le printemps, les migrants ont repris leur voyage vers l'Europe. Plus de 2000 personnes ont été secourues dans le canal de Sicile pour la seule journée de mardi. L'Europe est plus que jamais divisée entre élans de générosité et nouveaux murs qui sont en train d'être érigés. En Autriche, reportage de la télévision italienne Rai 3. Les migrants de ce camp sont tous arrivés à Lesbos en Grèce après l'entrée en vigueur de l'accord entre l'Union européenne et Ankara, qui prévoit leur renvoi vers la Turquie. Ce reportage de la télévision suisse francophone se penche sur la solidarité de certaines familles en Suisse prêtes à accueillir des migrants. La Grèce a accusé lundi l'ex- République yougoslave de Macédoine d'avoir fait un 'usage excessif de la force' contre des migrants à Idomeni. Skopje de son côté reproche à la police grecque sa passivité. Des associations en Russie viennent en aide aux refugiés, souvent dans des conditiosn difficiles. C'est un reportage de la TVE, la télévision publique espagnole. Que faire des talents et des compétences des refugiés arrivés en Europe? L'Allemagne organise des cours pour ceux qui ont déjà un diplôme pour qu'ils deviennent professeurs. A Berne, la télévision suisse allemande a suivi le concert d'un orchestre très particulier : tous les musiciens sont des réfugiés.
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Alors que des migrants ont commencé à être renvoyés vers la Turquie, d'autres continuent de traverser la mer Egée pour se rendre sur les îles grecques. Près de 200 d'entre eux ont ainsi débarqué sur l'île de Lesbos. Mais selon les termes de l'accord, conclu entre Bruxelles et Ankara, ils devront être renvoyés en Turquie, sauf s'ils demandent l'asile en Grèce. Parmi ces nouveaux arrivants figurent des réfugiés syriens : 'Je n'ai pas entendu qu'ils renvoyaient des Syriens en Turquie, dit cet homme originaire de la ville de Hassaké. J'ai entendu qu'ils renvoyaient des Iraniens, des Afghans, mais pas des Syriens.' Hier, 202 migrants, arrivés illégalement en Grèce après le 20 mars, ont été concernés par la première phase de renvoi vers le port turc de Dikili. La plupart était Pakistanais, Afghans et Iraniens. Mais il y avait aussi deux Syriens. Le dispositif prévoit que pour chaque Syrien réadmis en Turquie, un autre est envoyé en Europe. Une quarantaine d'entre eux ont ainsi été acheminés hier vers l'Allemagne et la Finlande. 50.000 migrants bloqués en Grèce Par ailleurs, quelque 50.000 migrants restent bloqués actuellement sur le territoire grec, notamment à la frontière avec l'ex-République yougoslave de Macédoine. Ils ont bloqué une autoroute pour demander la réouverture du point de passage d'Idomeni, qui leur permettrait de poursuivre leur périple vers l'Europe de l'Ouest. Les migrants campent depuis des semaines dans des conditions très difficiles. De plus en plus de femmes et d'enfants parmi les réfugiés qui veulent rejoindre l'Europe. Écoutez l'une d'entre... https://t.co/Bqr7BQy5Be- Accents d'Europe (@accentsEuropRFI) 5 avril 2016
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De Lesbos vers la Turquie, ils rejoignent un camp de réfugiés dans le nord-est du pays. C'est le chemin qu'ont parcouru hier les premières personnes expulsées de Grèce en vertu de l'accord controversé entre l'Union européenne et Ankara. 202 réfugiés, Pakistanais et Afghans pour la plupart. Hier, le président turc n'a pas manqué de critiquer la gestion européenne de la crise migratoire. 'Ils ont mis des barbelés pour empêcher ces gens d'entrer. Nous ne savons pas combien de personnes sont mortes en mer Égée, mais nous en avons sauvé 100 000. Nous les avons secourus grâce à nos gardes-côtes, et nous continuerons à le faire', a lancé Recep Tayyip Erdogan. L'accord conclut avec Ankara, et entré en vigueur hier, stipule que pour chaque Syrien expulsé de Grèce vers la Turquie, l'Union européenne s'engage à accueillir un demandeur d'asile dans un pays membre, dans le cadre d'un plan limité à 72 000 places.
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Les premiers migrants renvoyés de Grèce vers la Turquie sont arrivés ce matin dans le port de Dikili, près d'Izmir. Parmi eux des Pakistanais ou encore des Bangladais. Ils font partie des quelque 6.000 migrants arrivés illégalement en Grèce après le 20 mars qui doivent être renvoyés vers les côtes turques, en vertu de l'accord signé entre Ankara et Bruxelles, censé tarir les traversées clandestines en mer Egée. Ce premier navire était parti à l'aube de l'île grecque de Lesbos, bien avant l'heure prévue, les autorités ont ainsi pris de court les militants qui avaient prévu de manifester pour s'opposer à ces expulsions, qui ont donc pu se dérouler sans accroc. Au total, cette première phase de renvoi devait concerner près de 500 personnes. L'accord entre l'Union européenne et Ankara prévoit que pour chaque réfugié syrien réadmis en Turquie, l'Europe s'engage à accepter sur son sol un réfugié syrien dans la limite de 72.000 places. Et justement, ce matin, en parallèle de ce processus de réadmission, un premier groupe de 16 Syriens en provenance d'Istanbul a atterri à Hanovre en Allemagne.
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Un premier groupe de 500 réfugiés, parmi lesquels des Syriens, des Afghans et des Pakistanais, doit être renvoyé lundi de Grèce vers la Turquie, en vertu de l'accord conclu entre Ankara et l'Union européenne. Le Parlement grec doit voter ce vendredi un projet de loi précisant les modalités des ces renvois, qui devraient se faire à bord de bateaux de l'Agence Frontex, vers le port de Dikili en Turquie. Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a profité d'une allocution télévisée pour rappeler à ses concitoyens le principe et le but de cette opération : 'A partir de lundi, pour chaque réfugié syrien réadmis en Turquie, un réfugié syrien sera envoyé en Europe. De cette manière, nous allons couper les routes illégales et empêcher les passeurs de profiter de ce trafic.' Mais cet accord ne risque-t-il pas de reporter le problème ailleurs ? Car entre la Libye et l'Italie, les traversées clandestines ont repris de plus belle ces derniers jours. Plus de 2.500 migrants ont été secourus pour les seules journées de mardi et mercredi. Depuis, le début de l'année, ils sont plus de 17.000 à avoir emprunté cette route de la Méditerranée, selon le HCR.
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En Grèce, des heurts ont éclaté ce mardi dans le camp d'Idoméni. D'un côté, les forces de l'ordre, venues dégagées l'accès à une voie ferrée. De l'autre, des réfugiés en colère. Slogans hostiles, puis jets de pierre. Rapidement, quelques hommes se sont interposés pour tenter de ramener le calme. Ce genre d'éruption de violences n'est pas rare, disent les témoins sur place. Et pour cause : cela fait des jours, parfois des semaines que ces hommes, ces femmes, ces enfants, sont bloqués ici, la frontière macédonienne restant invariablement fermée. 'Cette fermeture de la frontière n'a fait qu'augmenter la colère des gens, confirme Anestis Ischnopoulos, représentant d'une ONG grecque. Les réfugiés qui sont bloqués ici espèrent toujours pouvoir avancer, mais comme les barrières restent fermées, alors il y a des tensions, des manifestations.' Ces derniers jours, plusieurs rumeurs ont circulé, laissant croire à une ouverture des frontières. Cela a suscité une grande effervescence. >> Réfugiés : rumeurs et faux espoirs à Idomeni Les autorités grecques souhaitent à terme démanteler ce camp d'Idoméni et installer les réfugiés dans d'autres structures d'accueil répartis à travers le pays. Actuellement, près de 11 000 personnes vivent dans ce camp. Pour aller plus loin >> L'enfer du camp d'Idomeni (photos), reportage paru le 15 mars 2016 sur le site du journal Le Soir, à consulter ici >> Idomeni, cul-de-sac de la route des Balkans, reportage paru le 21 mars 2016 dans Le Figaro, à lire ici >> Les dernières données chiffrées de l'OIM, cliquer ici
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Combien sont-ils à se ruer vers les côtes européennes, avant l'entrée en vigueur, prévue ce dimanche du plan qui vise à renvoyer en Turquie les migrants débarquant sur les îles grecques? Samedi, plus de 2000 candidats à l'exil ont été secourus en mer, aux portes de l'Europe. Ils vont ainsi grossir les rangs de ceux qui sont déjà présents sur le continent. La Grèce recense 47500 exilés sur son territoire, dont plus de 10 000 sont bloqués dans le gigantesque camp d'Idomeni, vers la frontière gréco-macédonienne. Les renvois de certains de ces migrants s'accompagneront de réinstallations à travers l'Union européenne, dans la limite des 72 000 places proposées. Cet accord, censé dissuader les mouvements de migrations vers l'Europe, reste critiqué. 'Selon l'International Rescue Committee, l'accord ne va faire qu'accentuer le désordre,le manque de dignité. L'idée qui consiste à réinstaller certains migrants à condition que d'autres soient renvoyés de la Grèce vers la Turquie est contraire à l'éthique', observe par exemple Lucy Carrigan, porte-parole de l'organisation International Rescue Committee. Durant les 6 prochains mois, 4000 agents devront être mobilisés pour cette opération dont le coût est évalué à 280 millions d'euros. En revanche, le plan ne sera pas opérationnel dès ce dimanche, ont souligné certains responsables politiques grecs. Avec AFP
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Leur barrer la route, les accueillir, les protéger, les arrêter pour les empêcher de risquer leur vie, les nourrir, malgré le nombre... Les réfugiés sont au coeur de ce Perspectives, notre sélection des reportages de vos télévisions européennes. RAI 1 L'Union européenne a promis à la Turquie 6 milliards d'euros, une levée des visas dès fin juin, et une ouverture de cinq nouveaux chapitres dans les négociations d'adhésion. En échange, Ankara doit accepter de reprendre les réfugiés qui sont arrivés clandestinement en Grèce. La route des Balkans s'est fermée. Le reportage de la télévision publique italienne. France 2 Un groupe de 42 Syriens, dont une dizaine d'enfants, ont été interceptés juste avant de traverser le bras de mer qui les séparait de la Grèce mercredi. La surveillance des gardes-côtes turcs a été renforcée, mais le flux de migrants n'a pas cessé. Le reportage de la télévision publique française. RTS Mercredi, 2 373 personnes ont fait la traversée de la mer Egée et ont débarqué à Lesbos ou Kos. En seulement 30 minutes, trois canots pneumatiques sont arrivés à Lesbos, souvent, ils étaient escortés par des bateaux de secours. Le reportage de la radio télévision suisse romande. TVE A Idomeni, 40% des réfugiés sont des enfants et beaucoup souffrent de maladies respiratoires, provoquées par l'humidité et le froid, mais aussi par la fumée des plastiques brûlés. Le reportage de la télévision publique espagnole.
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À entendre les 28, réunis hier en sommet à Bruxelles, il ne reste plus qu'à finaliser les détails d'un accord avec la Turquie pour empêcher les candidats à l'immigration de franchir les portes de l'espace Schengen. 'Les négociations ont été difficiles. Prochaine étape, le sommet européen des 17 et 18 mars auquel la Turquie participera', précise Gülsum Alan, membre du bureau d'Euronews à Bruxelles. Crise des migrants - Le sommet UE-Turquie délivre un résultat en demi-teinte https://t.co/tGqwnXikTS- RTBF info (@RTBFinfo) 8 mars 2016 Le président du Conseil européen, Donald Tusk, estime en effet avoir établi les bases d'un accord avec Ankara. 'Le chef du gouvernement turc accepte le principe d'un retour rapide de tous les migrants venant de Turquie pour aller en Grèce, et qui n'ont pas besoin de protection internationale. L'Union soutiendra la Grèce en assurant un vaste système complet de retours rapides en Turquie. Toutes les décisions prises envoient un message clair : le temps de l'immigration clandestine en Europe est révolu.' Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, serait même prêt à reprendre les demandeurs d'asile syriens qui ont entrepris la périlleuse traversée de la mer Egée vers la Grèce. 'Notre objectif, dit-il, est de décourager l'immigration illégale, lutter contre le trafic d'êtres humaines, et aider les gens qui souhaitent venir en Europe en encourageant l'immigration légale de façon disciplinée'. Certains États membres doutent néanmoins de la légalité et de la faisabilité du dispositif de renvoi vers la Turquie. Ils dénoncent les bases d'un accord 'flou', d'autant plus qu'Ankara exige, notamment, trois milliards d'euros supplémentaires pour financer ce plan.
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Bienvenue dans le 'quartier des passeurs' à Istanbul. C'est ici que les migrants se rassemblent au coucher du soleil dans l'espoir de pouvoir acheter une place dans un bateau pour la Grèce. On les repère vite, car leurs effets personnels sont empaquetés dans des sacs en plastique, ils ont aussi des gilets de sauvetage achetés dans le quartier... Le parc d'Aksaray est au coeur de ce trafic d'êtres humains et les affaires sont bonnes malgré la pression des autorités turques pour démanteler les réseaux. Parmi les passeurs, Ali, un Syrien de Homs : 'Les passeurs se mettent d'accord sur les lieux de rendez-vous des camionnettes et informent les gens du lieu pour éviter qu'ils aient des problèmes et pour éviter que la police saisissent les camionnettes. Ils évitent la police, ils surveillent les zones et quand il n'y a plus de policiers, ils téléphonent à d'autres passeurs pour que les gens se rassemblent et partent. En 15 minutes, tout est prêt et le mini-bus est en route.' Quelques fois, les véhicules sont interceptés sur la route. Les chauffeurs paient une amende et font demi-tour. Mais la plupart des voyages se terminent sur la côte turque où les migrants peuvent entreprendre un voyage court mais risqué jusqu'aux îles grecques. Ali admet que certains passeurs se moquent des dangers pour les migrants : 'La présence et la surveillance des gardes-côtes turcs mettent vraiment la pression sur les passeurs, sur les lieux de départ des embarcations, et bien sûr, il y a des passeurs qui se fichent de voir si les vagues sont hautes ou pas. A partir du moment où les migrants arrivent à eux, ils veulent s'en débarrasser le plus vite possible'. Sur 10 000 kilomètres de côte, pour partir d'un des endroits privilégiés, au plus près des îles grecques, les migrants doivent débourser en moyenne 900 euros. Un passeur arrêté pour trafic d'êtres humains risquent jusqu'à 12 ans de prison en Turquie. Ankara a mis en place une série de mesures en coopération avec l'Union européenne, destinées à arrêter la migration illégale. 'En ce moment, en plein hiver, entre janvier et février, et malgré des conditions météo défavorables, comparés à l'an dernier, le nombre d'interceptions, de migrants secourus et d'arrestations de passeurs est beaucoup plus élevé', explique Bahadir Yesiltepe, de la Police d'Izmir. Selon les autorités turques, 146 000 migrants ont été interceptés en 2015 et 4 800 passeurs arrêtés. Ankara envisage encore de renforcer les sanctions, jusqu'ici toutes les mesures prises se montrent inefficaces.

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