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'Attention, attention, je vous préviens que vous êtes à la frontière hongroise, si vous endommagez la clôture, franchissez illégalement ou essayez de traverser, cet acte sera considéré comme un crime en Hongrie' Les messages d'avertissements à l'attention des migrants raisonnent. Des 'chasseurs de frontières' seront bientôt déployés le long du mur de barbelés, séparant la Hongrie de la Serbie. La police hongroise recrute 3 000 'chasseurs' qui viendront s'ajouter aux 10 000 soldats et policiers qui surveillent la frontière. Ils sont plus de 2000 à s'être portés volontaires dans tout le pays, animés par un fort sentiment nationaliste. Zoltan Replyuk, 25 ans, explique qu'il a toujours voulu ' être policier, cette formation est une occasion fantastique. Je peux servir et défendre ma patrie'.Cette brigade doit entrer en action en mai. Le gouvernement hongrois a commencé à installer une deuxième ligne de clôture barbelée, équipée de caméras thermiques, le long de la frontière serbe. La police a indiqué avoir arrêté plus de 100 migrants illégaux au cours des 30 derniers jours. Médecins Sans Frontières s'alarme du nombre croissant de migrants battus ou piétinés lors de leur arrestation. Avec agences
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Des centaines d'entre eux ont voulu couvrir le discours du chef du gouvernement populiste, près du Musée national de Budapest. De quoi agacer les soutiens d'Orban. Plus de 1 500 personnes étaient venues écouter ce discours. Viktor Orban, lui, a défendu la souveraineté nationale. 'Nous devons stopper Bruxelles. Nous devons protéger nos frontières. Nous devons bloquer la relocalisation des migrants.' Manifester est devenu, selon l'Opposition, la seule façon de critiquer le Premier ministre, Orban ayant renforcé sa mainmise sur les médias depuis son retour au pouvoir en 2010. 'Une nation qui aime la liberté peut se libérer, non pas en étant détachée de toute forme d'oppression étrangère, mais en chassant ses propres dirigeants', a estimé l'ancien candidat de gauche à la présidentielle hongroise, Laszlo Majtenyi 'En Hongrie, il est de coutume d'évoquer les questions d'acualité politique le jour de la fête nationale, précise notre correspondante, Andrea Hajagos. Ce sera d'autant plus vrai l'année prochaine puisqu'il y aura une campagne électorale.'
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La réintroduction de la détention systématique de tous les demandeurs d'asile en Hongrie scandalise le Parlement européen. Les députés réclament un débat lors de la prochaine session plénière. Le groupe des Verts demande aussi à la Commission européenne de lancer une procédure d'infraction. L'eurodéputée libérale néerlandaise, Sophia in 't Veld, se dit " très choquée et horrifiée ". Elle rappelle qu'il y a " 50 ans il y avait des réfugiés hongrois. Ils n'étaient pas enfermés dans des conteneurs, ils n'étaient pas attaqués, ils n'étaient pas victimes de violence ". Pour l'élue, cette affaire dépasse les questions de droit. Le sort des migrants en Hongrie inquiète aussi Médecins sans frontières. L'ONG estime qu'une centaine de personnes ont été victimes de violences policières. Elle parle de passage à tabac, de morsure de chien ou encore l'utilisation de gaz poivré. L'eurodéputé social-démocrate Eugen Freund évoque une dérive de la Hongrie " très dangereuse et que nous ne souhaitons pas voir ". En réponse Budapest explique que sa priorité est la sécurité des citoyens hongrois.
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Le Parlement de Budapest a adopté hier un texte en ce sens, avec une écrasante majorité. Cette mesure avait pourtant été supprimée en 2013, sous la pression de l'Union européenne et de l'ONU. 'Concrètement, cela veut dire que chaque demandeur d'asile, même les enfants, sera détenu dans des containers, encerclés par une barrière de barbelés, à la frontière, et ce, pour de longues périodes. Cela aura un énorme impact physique et psychologique sur les femmes, les enfants et les hommes qui ont déjà terriblement souffert', a insisté hier Cécile Pouilly, porte-parole du Haut Commissariat pour les Réfugiés. Zoom sur la Hongrie et les demandeurs d'asile par AFPgraphics #AFP pic.twitter.com/lsZKvD8oiy- Agence France-Presse (afpfr) 7 mars 2017 Le chef du gouvernement hongrois reste sourd aux critiques des Nations unies. Victor Orban préfère assister à la remise des diplômes des gardes-frontières. 'Mesdames et messieurs, la crise migratoire continuera jusqu'à ce que nous en traitions les causes. Elle durera tant que l'on ne reconnaîtra pas que 'la migration est le cheval de Troie du terrorisme'':http://www.rfi.fr/europe/20161201-hongrie-syrien-condamne-dix-ans-prison..., a lancé hier, Victor Orban. La réintroduction de cette mesure est contraire à la législation internationale et au droit européen. Les demandeurs d'asiles déboutés seront renvoyés vers la Serbie voisine.
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Le projet extension de la centrale nucléaire hongroise de Paks a reçu le feu vert final de la Commission européenne. Deux réacteurs supplémentaires vont être construits par le géant russe Rosatom. Le projet est très controversé car il accroit la grande dépendance énergétique du pays vis-à-vis de la Russie. Benedek Jávor, député européen hongrois du groupe des Verts, tire la sonnette d'alarme. '85% de notre gaz est deja importé de Russie,' explique-t-il. 'Maintenant, il y a ces nouveaux réacteurs financés par les Russes, de technologie russe et alimentés par de l'énergie russe. Cela va clairement à l'encontre de la stratégie européenne de securité énergetique.' Pour certains, ce projet est un nouvel exemple de rapprochement entre le Premier ministre hongrois Viktor Orban et Vladimir Poutine. Pour d'autres, il s'agit d'une stratégie pour négocier les prix du gaz russe. Le projet fait en tout cas débat en Hongrie. Des partis de l'opposition envisagent même le recours au referendum.
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La Hongrie a lancé les travaux pour construire une deuxième barrière afin d'empêcher l'arrivée de migrants. Pour les autorités hongroises cette nouvelle clôture doit ainsi permettre de mieux protéger l'espace Schengen, le zone de libre-circulation en Europe. Cette mesure risque cependant de relancer les tensions entre Budapest et les institutions européennes. En déplacement à Bruxelles, le porte-parole du gouvernement hongrois défend cette initiative. " Le printemps arrive et nous voyons qu'autour de l'Europe, selon une estimation allemande, entre 6 millions et 6,5 millions de personnes attendent de rejoindre l'Union ", explique Zoltán Kovács. Cette nouvelle barrière, le long de la frontière avec la Serbie, va donc venir s'ajouter à celle déjà construite en 2015. Elle devrait être équipée de caméras et surveillée par des drones. L'édification de cette clôture doit s'achever d'ici deux mois.
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La Hongrie pourrait faire appel à des travailleurs étrangers pour pallier au manque de main d'oeuvre. C'est l'idée émise par le gouvernement de Viktor Orban, qui n'a pourtant jamais caché son hostilité aux migrants. La Hongrie est passée sous la barre des 10 millions d'habitants. En huit ans, 400 000 Hongrois ont quitté le pays, qui affiche un des taux de natalité les plus faibles d'Europe malgré l'ambitieuse politique familiale mise en place par le gouvernement conservateur (4% du PIB) pour le relancer. Péter Lakatos, chef d'entreprise et vice-président du syndicat patronal explique: 'il y a une pénurie de main d'oeuvre dans plusieurs régions du pays, pas seulement dans les emplois qualifiés, comme soudeur, machiniste CNC, cuisinier ou serveur, mais aussi chez les salariés peu qualifiés, des travailleurs à la chaîne qui se forment sur le tas... même eux sont parfois difficile à trouver'. Paradoxalement, un référendum organisé par le gouvernement aura lieu le 2 octobre en Hongrie, au sujet des quotas de réfugiés exigés par l'Union Européenne. Viktor Orban, qui a fait construire des barrières anti-migrants l'été dernier, appelle à dire 'non' à Bruxelles. La Hongrie fait partie des quelques États membres qui n'ont pas encore appliqué cette directive de Bruxelles. Le débat sur la main d'oeuvre étrangère aura au moins le mérite de nuancer l'image xénophobe du pays, explique la chercheuse Ágnes Hárs: 'c'est juste une partie d'un problème très complexe. Si cela a pour but de soulager un peu cette politique anti-migrants, et bien c'est déjà réussi. Mais je ne pense pas que cela permettra d'atteindre l'objectif visé en matière économique', dit-elle. Le plan du Ministre de l'économie Mihaly Varga, qui n'a pas encore été détaillé, pourrait bien briser l'ultime tabou des ultra-conservateurs: autoriser les non européens à travailler en Hongrie, en suivant le modèle de la Pologne où travaillent un million d'Ukrainiens. Andrea Hajagos - euronews: 'Si des travailleurs étrangers étaient vraiment appelés à venir en Hongrie, les experts se demandent combien de personnes accepteraient, au regard des bas salaires et de la politique anti-migrants du gouvernement hongrois'.
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Le très controversé Uber renonce à la Hongrie. L'Américain pliera bagage le 24 juillet, date de l'entrée en vigueur d'une loi permettant de bloquer pendant un an les applications mobiles de transport entre particuliers. Ce n'est qu'un au revoir Rob Khazzam, responsable d'Uber en Europe centrale, veut croire qu'il s'agit seulement d'un au revoir. 'C'est une décision inédite. Nous n'avons pas été interdits, mais il est simplement devenu impossible pour nos partenaires de travailler. Et malheureusement, cela nous a conduit à suspendre nos activités. Il s'agit des mêmes services que dans 21 autres Etats membres, mais il est devenu trop difficile de les assurer en Hongrie. Nous espérons que ça changera, et si c'est le cas, nous serons les premiers à revenir,' a-t-il confié à notre correspondante à Budapest, Andrea Hajagos. Uber maintiendra d'ailleurs une présence en Hongrie pour poursuivre le dialogue avec le gouvernement conservateur de Viktor Orban. Les taxis soulagés Ce-dernier est cependant tout acquis à la cause des taxis, qui se sont maintes fois mobilisés pour dénoncer la concurrence déloyale d'Uber. Ce mercredi, à Budapest, ils ne cachaient pas leur soulagement, à l'image de Krisztián Kovács : 'je suis ravi,' reconnaissait le chauffeur de taxi, '_ ils ôtaient le pain de la bouche des mes enfants ! Ce qu'ils faisaient n'était ni correct, ni légal, avec des prix très bas. Leur démantèlement ou leur fermeture n'est pas le fait du hasard._' Depuis l'arrivée d'Uber fin 2014, le gouvernement hongrois n'a eu de cesse de durcir sa législation contre l'application. A partir du 24 juillet, les particuliers qui utiliseront leur véhicule à des fins commerciales d'une suspension de permis de trois ans, même s'ils avaient obtenu une autorisation et payaient leurs impôts. Une stratégie controversée Pour Egon Ervin Kis, expert en e-business, la stratégie gouvernementale est une erreur. 'Nous supprimons ainsi toute opportunité de développer des solutions innovantes : des nouvelles règles, un nouveau statut pour les chauffeurs de taxi et pour les passagers. Si on veut revenir en arrière dans quelques années, ce sera encore plus difficile parce que les choses changent trop vite.' Uber revendique 1.200 chauffeurs et 150.000 utilisateurs en Hongrie. Selon notre correspondante, la plupart des utilisateurs d'Uber à Budapest sont des étrangers. On peut donc aussi se demander quel impact aura cette décision sur le tourisme.
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L'événement en Hongrie en ce moment c'est le festival électro qui se tient sur les rives du Lac Balaton. Quelque 170 000 personnes sont attendues pour ce Balaton Sound qui célèbre sa dixième édition. 'Ce qui est important ici, constate une festivalière, c'est l'ambiance elle est spéciale, on est sur une plage près du Lac Balaton, c'est ce qui rend l'événement spécial.' 'Si on le compare à tous les autres festivals, ajoute un festivalier, celui ci est incroyablement coloré et divers. Les artistes et les performeurs internationaux sont vraiment les meilleurs.' L'affiche est impressionnante avec des centaines d'événements répartis sur dix scènes... Et les cinq jours ne sont pas uniquement consacrés à de l'électro. DJ Gozth : 'J'apprécie vraiment le fait que le festival qui était avant consacré aux DJ et musiciens électro s'ouvre aussi au hip hop. Et c'était tellement bon de voir que les gens deviennent fou avec cette musique.' L'événement est devenu international, avec les pays voisins bien sûr mais aussi un fort contingent venu de Belgique et des Pays Bas. 'Ce festival est très populaire, explique une festivalière venue de Belgique, tout le monde en parle, donc on a juste voulu le voir et voir aussi le Balaton, c'est fou oui, on adore.' La renommée internationale de ce festival remonte à 2012 quand Balaton Sound a été consacré comme le meilleur festival de taille moyenne en Europe.
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'Voulez-vous que l'Union européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non hongrois en Hongrie sans l'approbation du Parlement hongrois?' C'est la question qui sera posée aux citoyens hongrois le 2 octobre prochain. Le gouvernement, qui est contre l'instauration de quotas décidés par l'Union Européenne, a déjà installé des pancartes dans les rues, sur lesquelles on peut lire: 'envoyons un message à Bruxelles, pour que ce soit clair pour eux aussi'. Mais pourquoi le premier ministre conservateur Viktor Orbán se donne-t-il tout ce mal, alors que la mesure est déjà à l'oeuvre? Cette analyste politique explique: 'Juste après le référendum sur le Brexit une des conclusions faites par le gouvernement hongrois était que la parole du peuple devait être entendue. Il faisait bien sur référence au référendum ici en Hongrie. Le gouvernement veut renforcer son pouvoir de négociation face à l'UE, en affirmant qu'il obéit à la volonté du peuple hongrois'. Le gouvernement Orban n'a jamais caché son hostilité aux migrants. L'été dernier il avait érigé une clôture anti-migrant le long de la frontière Serbe, puis croate. Pas question pour lui d'appliquer ce plan contraignant de relocalisation des demandeurs d'asiles, adopté en septembre dernier mais que certains pays, comme la Hongrie, n'ont toujours pas appliqué. Andrea Hajagos - euronews: Dans cette campagne qui vient d'être officiellement lancée, le parti du gouvernement et l'extrême droite appellent à dire NON à Bruxelles. Les partis de gauche, eux, vont se battre pour que le OUI l'emporte.
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La Hongrie prépare un référendum sur la question des migrants. Le Premier ministre Viktor Orbán, au discours antimigrants virulent, compte interroger ses concitoyens sur le plan de répartition des réfugiés : "Voulez-vous que l'Union européenne décrète une relocalisation obligatoire des citoyens non hongrois en Hongrie sans l'approbation du parlement hongrois ?".
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Embouteillages monstres à la frontière austro-hongroise à hauteur de la commune d'Hegyeshalom. En raison d'une opération de contrôle migratoire organisée par la police autrichienne le point de passage avec la Hongrie est totalement saturé par des centaines de poids-lours. Il faut désormais huit heures pour traverser la frontière.
Après la victoire de la Belgique 4-0 contre les Hongrois, en huitièmes de finale de l'Euro, les supporters belges ont laissé éclater leur...
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Parce que des milliers de migrants entraient dans l'Union européenne par la frontière serbo-hongroise, la Hongrie a investi 100 millions d'euros pour construire un mur de barbelés de 175 kilomètres de long et 3,5 mètres de haut. Le pays s'est senti délaissé par la politique de Bruxelles, le premier ministre a donc décidé d'organiser un référendum pour revoir la question des quotas de migrants.
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En Hongrie, un automobiliste qui s'insérait sur l'autoroute a vu un avion atterrir devant lui
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En Hongrie, l'image du jour, c'est celle d'un Cessna qui a atterri en catastrophe sur une autoroute près de Budapest, heureusement sans provoquer d'accident. Une enquête devra déterminer les causes de cette atterrissage forcé mais il pourrait être dû à un avarie du moteur. Le pilote est sain et sauf.
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C'est sous le soleil que le numéro deux mondial du prêt-à porter, H&M a inauguré sa nouvelle boutique à Budapest. Anecdotique ? Moins qu'il n'y paraît, comme nous l'explique notre correspondante en Hongrie, Beatrix Asboth : 'Depuis quelques années, les géants du prêt-à-porter mentionnent de plus en plus souvent l'impact négatif d'une météo extrême sur leurs ventes. En 2014, une étude britannique a démontré que la météo affecte la méthode d'achat et l'humeur des consommateurs ainsi que les produits qu'ils choisissent.' Casser les prix Le géant suédois le sait bien, lui dont les ventes en avril ont souffert d'un printemps particulièrement froid. Les tenues dites de printemps n'ont donc pas trouvé preneur. Mais comment s'adapter à une météo capricieuse ? Réponse du directeur régional d'H&M, Ralf Wein : 'A court terme, la seule réaction possible à ces effets météo négatifs est de baisser les prix. Sur le long terme, peut-être nous faut-il développer plus de collections de mi-saison, pour réduire notre dépendance à la météo,' Pas de mode sans saison ! Une mode sans saison ? Une vraie révolution, selon le président de l'Association hongroise du commerce, György Vámos . 'La saisonnalité, les quatre saisons, est un des facteurs les plus importants dans le commerce de la mode, à côté du pouvoir d'achat. La mode change en fonction des saisons, tandis que les commerçants essaient de suivre les dernières tendances,' rappelle-t-il. En clair : la météo risque de faire encore longtemps la pluie et le beau temps dans l'habillement.
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Budapest par la voix de son chef de la diplomatie a fait savoir qu'elle était opposée à de nouvelles sanctions automatiques contre la Russie, un marché très important pour elle en termes d'échanges commerciaux. La #Hongrie refuse de proroger automatiquement les #sanctions #antirusseshttps://t.co/UzKmM87PBj pic.twitter.com/u0gretaar3- Sputnik France (@sputnik_fr) 25 mai 2016 La Hongrie réclame concertation et transparence au niveau européen. Une position qui intervient au moment de la visite du ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov : 'Nous avons tout ce dont nous avons besoin pour résoudre les difficultés objectives causées par les sanctions, pour moins dépendre des conditions politiques actuelles, surtout quand cela est causée par des mouvements anti-russes de certains dirigeants occidentaux.' Les échanges commerciaux entre la Hongrie et la Russie se sont effondrés de 47% l'an dernier. Mais Budapest, membre de l'Otan et de l'Union européenne dit qu'elle respectera la position européenne. 'Jusqu'à présent, nous ne pouvions pas voir la Hongrie s'opposer directement à ce système de sanctions, bien que le pays le critique fortement et ouvertement souligne András Deák, expert, Institute of World Economics. Mais quand il faudra voter, la Hongrie votera encore oui ou du moins elle ne votera pas non. Je pense que le Russes voudraient changer cette situation pour que les Hongrois aient leur mot à dire à ce sujet.' A noter que les pays du 'groupe de Visegrad' (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie) ont annoncé mercredi qu'ils entendaient envoyer à partir de 2017 et à tour de rôle une unité militaire dans les pays baltes pour aider leurs alliés de l'Otan face à la Russie.
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Avec : Philippe Lamberts, eurodéputé belge, co-président des Verts. Didier Loisel, représentant des lanceurs d'alerte français, président de la CNETH. Maïa de la Baume, correspondante de Politico à Bruxelles. Et Jean-Sébastien Lefebvre, journaliste à Contexte. - 500 millions d'Européens, du samedi 21 mai 2016, présenté par Yann-Antony Noghès, sur BFM Business.
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Avec cinq restaurants étoilés, Budapest s'est taillé une place de choix dans le Guide Michelin des Grandes villes d'Europe 2016. La bible européenne des gourmets a distingué 600 chefs cette année, neuf de moins qu'en 2015. Car si décrocher une étoile est une gageure, la garder l'est encore plus. Onyx, 1 étoile depuis 2011, l'a bien compris. 'Après avoir décroché une étoile, un restaurant va faire plus attention à la qualité des ingrédients,' explique Katalin Pintér, directrice du restaurant. 'Vous devenez plus exigeant, vous achetez des ingrédients alimentaires plus chers, vous pouvez envoyer vos collègues suivre de meilleures formations. Ce faisant, ils deviennent plus compétents.' Des investissements qui ont un coût et rognent les marges des restaurateurs. Plus le nombre d'étoiles est grand, plus ces marges sont réduites. Et ce, même si obtenir une étoile dope la fréquentation et les prix d'un restaurant. Pour s'y retrouver, les grandes maisons utilisent souvent leur notoriété pour développer des franchises, plus rentables. Mais un restaurant étoilé, c'est aussi un argument touristique.Alexandra Szalay-Bobrovniczky, maire adjointe de Budapest explique ainsi avoir 'constaté que, depuis que Budapest a des restaurants étoilés dans le guide Michelin, de plus en plus de touristes viennent simplement pour dîner dans ces excellents restaurants qui, comparés aux standards internationaux, ont des prix raisonnables.' Des touristes gourmets, mais pas seulement : c'est le gratin de la gastronomie qui a rendez-vous ces 10 et 11 mai à Budapest pour les Bocuse d'Or Europe. Onyx y représente la Hongrie cette année. Peut-être décrochera-t-il sa place en finale mondiale. Elle se dispute chaque année à Lyon, capitale gastronomique de France et ville de Paul Bocuse. Notre correspondante à Budapest, Beatrix Asboth, rappelle que 'les frères Michelin ont publié leur premier guide en France il y a plus de cent ans. Il s'agissait alors de recommander des hôtels et des restaurants aux automobilistes, avec pour objectif de doper la demande de pneus. Aujourd'hui, le Guide Michelin est peut-être la plus prestigieuse référence gastronomique au monde. Des dizaines de chefs se battent pour figurer dans ses pages.'
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La Hongrie refuse catégoriquement la proposition de la Commission européenne, qui veut imposer une amende de 250 000 euros, pour chaque migrant non accueilli par un pays dans le cadre de quotas controversés. Le Premier ministre Viktor Orban appelle à renforcer la protection des frontières extérieures, avec des camps de réfugiés à l'extérieur de l'Union Européenne. Viktor Orbán, Premier ministre hongrois : 'Cette proposition montre que ceux qui devraient être nos dirigeants à Bruxelles sont assis dans une tour d'ivoire, isolés du monde, ils ne connaissent pas la réalité, ils n'ont pas la moindre idée de ce dont ils parlent. Comment quelqu'un peut-il élaborer une proposition comme ça? Quel affront et quel mépris pour les pays européens les plus pauvres!' Des milliers de migrants traversent la Hongrie pour poursuivre leur voyage vers l'Europe occidentale, notamment l'Allemagne et la Suède, à travers l'Autriche. Viktor Orbán propose de répartir 160 000 migrants entre les pays européens. Il pourrait organiser un référendum en septembre ou octobre pour accepter ou non le système de quotas de réfugiés dans l'Union Européenne. Andrea Hajagos, Euronews: 'Il pourrait bien y avoir un référendum en Hongrie, pour savoir si l'Union Européenne peut imposer des quotas de migrants, sans l'accord du Parlement hongrois. Son résultat n'aurait pas d'effet direct sur ''la décision européenne, mais il pourrait être un atout important pour le gouvernement hongrois lors des négociations à Bruxelles.'
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Viktor Orban s'est félicité d'avoir réduit le nombre de migrants aux frontières à 700 alors qu'ils étaient 300.000 il y a quelques mois. Le premier ministre hongrois estime qu'avec l'accord négocié avec Ankara, l'Europe s'est livrée à la Turquie.
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C'est un petit coin de paradis... fiscal. Komlóska, village prospère de 300 âmes niché dans le nord-est de la Hongrie, fait figure d'exception dans cette région sinistrée, laminée par le chômage. Son secret : il y a cinq ans, au bord de l'étranglement, son maire, László Köteles, a décidé de supprimer tous les impôts locaux, y compris sur les entreprises. 'Puisqu'il n'y avait pas d'entreprises locales, nous avons décidé de supprimer ces taxes, celles collectées par les administrations locales, pour encourager les gens à monter leur propre affaire, leur propre entreprise,' explique-t-il. A grand renfort de communication, l'effet ne s'est pas fait attendre : 117 sociétés, hongroises et européennes, y sont aujourd'hui domiciliées, des groupes de transport pour la plupart, celui de Róbert Fekete, Fókusz Logistics, notamment. Il explique son choix ainsi : 'de toutes les taxes, la taxe locale sur les sociétés est une des plus lourdes pour une entreprise de logistique internationale, parce qu'elle s'élève à 2% du chiffre d'affaires. Nous avons un chiffre d'affaires d'environ 1 million d'euros. Maintenant nous pouvons investir 2% de ce montant dans notre développement.' Et c'est aussi tout bénéfice pour le village : en effet, 40% des taxes collectées par l'Etat sur les camions sont reversées à la commune où se trouve le siège de la société. L'an dernier, Komlóska a ainsi récolté l'équivalent de 420.000 euros par ce biais. 'Je pense que le grand gagnant dans l'histoire, c'est l'Etat,' estime le maire, '_ parce que la plupart des bénéfices vont à l'Etat. Nos entreprises donnent du travail à plus de 3.000 personnes, nos camions ont des plaques hongroises, ils paient leurs assurances en Hongrie._' Et elles versent bien sûr l'impôt national sur les sociétés qui s'élève à 19% du chiffre d'affaires en Hongrie. Le village peut désormais financer la contribution obligatoire pour accéder aux programmes d'aide européens. Aujourd'hui, il produit des jus de fruits et des sirops, a sa propre ferme et cultive assez de légumes pour subvenir aux besoins de sa population. 'Il n'y a pas de réseau mobile ici, impossible d'utiliser un portable, nous explique notre correspondante, Beatrix Asboth. '_Mais cela n'empêche pas le village de se développer. Le maire assure qu'il suffit de volonté, de coopération et de remporter les appels d'offre de l'Union européenne.'
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Au sud-ouest de la péninsule coréenne, l'île de Jindo est une île des dieux et de la musique. Les traditions chamaniques y ont toujours cours notamment lors de rituels comme les funérailles. Ces rituels n'avaient encore jamais été donnés à voir en Europe. Une vingtaine de membres de la communauté de Jindo dont des femmes chamanes, une chanteuse, une danseuse, des musiciens traditionnels sont venus se produire comme notamment ici au festival de théâtre de Budapest. Kim Sun-kook, directeur artistique du théatre chamanique Sud-coréen : 'Les rituels chamaniques sont une tradition qui se perpétue depuis de nombreux siècles. Mais ils ont été adapté au théâtre il y a deux décennies. La musique et les chansons aident le public à ressentir le rituel en dépassant la barrière des langues.' Avant Budapest, la troupe coréenne avait répondu à l'invitation de la Maison des cultures du monde à Paris dirigée par Arwad Esber : 'C'est justement apprendre à connaître cet autre qui est différent. Il est très important de nos jours avec tout ce que nous vivons, et je crois que c'est plus important que jamais, de comprendre l'autre qui est différent de nous. Mais cet autre qui est différent de moi me permet de me connaître moi-même. Et donc mon chemin vers moi, vers la connaissance de mon être, passe par cet autre qui est différent.' Au cours de la cérémonie on lave les sentiments d'amertume et de rancune éprouvés par le défunt ou la défunte. En tout dix actes successifs où les chamanes apaisent et purifient l'âme du mort avant de l'aider à passer dans l'autre monde.
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Son existence a été hantée par la mémoire des camps. Imre Kertész est décédé ce jeudi à l'âge de 86 ans. L'écrivain s'est éteint chez lui à Budapest des suites d'une longue maladie. Premier auteur hongrois à recevoir le Nobel de littérature en 2002, il a été longtemps méconnu dans son propre pays, muselé par le régime communiste. Voilà comment il se décrivait après avoir reçu son prestigieux prix : 'Je suis un écrivain controversé. Cela n'a aucune importance si je reçois un prix Nobel ou une lettre de refus d'un éditeur, cela n'a pas d'importance. J'aurais écrit le même roman dans les deux cas'. Être sans destin, son premier roman emblématique publié en 1975 raconte ses mois de déportation. En 1990, la parution à l'étranger de ce titre marque le début de sa reconnaissance. Avec Le Refus , Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas.ou encore Liquidation, Imre Kertész laisse derrière lui une oeuvre marquante sur l'Holocauste. avec Afp
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Trop de travail et pas assez de sorties éducatives. C'est ce qui aurait poussé les professeurs hongrois à faire la grève mercredi. À Budapest, ils ont déserté leurs classes de 8 heures à 9 heures, pour former, avec leurs élèves, des chaînes humaines.
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Les premiers cours de la journée n'ont pas eu lieu ce matin dans quelque 250 écoles de Hongrie. Conséquence d'un mouvement de protestation des enseignants pour dénoncer la mainmise du gouvernement sur le système éducatif. Soutenus par des parents, des grands-parents et des étudiants, ils ont participé à une heure de désobéissance civile. 'La voix des étudiants doit être représentée, dit ce jeune Hongrois, c'est pour que cela que nous sommes là. Il y a d'autres élèves mobilisés ailleurs.' 'Je suis là pour mes petits-enfants. J'en ai six, un septième est en route, dit cette grand-mère. J'aimerais que l'école les prépare à la vie réelle. Là, ils apprennent des choses inutiles et ils sont tout le temps fatigués.' Charge de travail croissante, manque de moyens, réduction des sorties pédagogiques, impossibilité de choisir les manuels scolaires... Voici quelques-unes des doléances formulées par les enseignants. Pour sortir de cette crise, le gouvernement a lancé un forum de dialogue avec des syndicats, qui ne sont toutefois pas associés à ce mouvement de protestation : 'Nous ne voulons pas de négociations séparées, explique le secrétaire d'Etat à l'Éducation publique, László Palkovics. J'invite les protestataires à rejoindre cette table des négociations, à venir écouter les idées qui sont proposées par les professionnels présents.' À Budapest comme ailleurs en Hongrie, les protestataires ont formé des chaînes humaines autour des établissements scolaires. Le point avec notre correspondante Andrea Hajagos : 'Les manifestants menacent d'organiser d'autres actions si le gouvernement ne prend de mesures en leur faveur dans les deux semaines qui viennent.''
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La crise des réfugiés cristallise les tensions entre la Hongrie et l'Union européenne. A Bruxelles, on est furieux de la décision de la Hongrie. Le Premier ministre Viktor Orban va organiser un référendum sur la question des quotas, il rejette la répartition sur deux ans de 160 000 réfugiés, un plan de relocalisation décidé par l'UE en septembre. 'Nous avons du mal à comprendre, a déclaré la porte-parole de l'UE Natasha Bertaud, comment cela pourra se conjuguer avec les décisions prises par tous les Etats membres, y compris la Hongrie, dans le cadre des traités de l'UE.' La Hongrie accusée d'attitude anti-démocratique par ses partenaires européens contre attaque, par la voix de son ministre des Affaires étrangères : 'Nous contestons la décision des quotas en justice, dit Peter Szijjarto, et nous croyons fermement que cette décision a été prise au mépris des règles de l'UE.' Le nombre d'entrées illégales en Hongrie par la clôture barbelée a brutalement augmenté en début de semaine. A l'automne Budapest a fermé ses frontières serbe et croate, et pourrait faire de même avec la Roumanie.
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Quand il s'agit d'accueillir les migrants, la Hongrie ne veut pas se laisser dicter sa conduite. Le Premier ministre Viktor Orban va donc organiser un référendum, les Hongrois devront se prononcer sur le plan européen de répartition des réfugiés entre pays membres de l'UE, Budapest y est farouchement opposé. 'Nous les Hongrois avons le sentiment, j'en suis convaincu, que le gouvernement répond aux attentes du public, a déclaré Viktor Orban. Nous pensons qu'introduire des quotas de relocalisation pour les migrants sans l'aval de la population équivaut à un abus de pouvoir.' Le gouvernement conservateur avait déjà porté plainte en décembre devant la justice européenne contre ces quotas adoptés en septembre par l''UE':http://ec.europa.eu/priorities/migration_fr. Ce référendum pourrait être un échec pour Orban si le nombre de votants est insuffisant : pour être valide il faut que la moitié des électeurs se déplacent.
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'Cher Monsieur Kurtág , nous tenons à vous remercier du fond du coeur et à vous féliciter pour avoir ajouté un étrange zéro à votre âge, pour arriver à 90 ans'. Par ces mots, Sir Simon Rattle, directeur artistique de la Philharmonique de Berlin, est l'un des nombreux artistes et anonymes à saluer György Kurtág pour son anniversaire. Et pour marquer l'événement, la ville de Budapest a organisé un festival musical pendant toute une semaine. La capitale hongroise rend hommage à l'un de ses plus illustres compositeurs, qui écrit actuellement son premier opéra. 'J'ai mes feuilles, et je me mets au piano, toujours', explique György Kurtág. 'Je dois être en contact avec le piano, même si je ne joue pas. Cela me rassure'. Les répétitions du prologue de sa nouvelle oeuvre ont marqué le concert donné lors de la soirée d'anniversaire en l'honneur du musicien, qui a dirigé pour l'occasion la cantatrice britannique Hilary Summers. 'C'est vraiment écrit de manière très vocale, ce n'est pas difficile, cela ne fait pas forcer la voix', note la contralto galloise. 'On apprend, on travaille avec le pianiste, et on trouve cela formidable, et puis vous revenez vers le maestro Kurtag, mais les notes qui figurent sur la page représentent à peine 10 % de ce qu'il attend de la musique. Donc vous pensez que vous jouez bien, et en fait, il va vous dire que cela ne va pas. On doit travailler de la manière dont il l'entend'. 'Fin de Partie', ou 'Endgame', de Samuel Beckett, est une pièce en un seul acte, proche de l'absurde, sur le déclin de l'être avant la mort. Jouée pour la première fois à Londres en 1957, elle met en scène quatre personnages sur un jeu d'échec. Un roi désarmé, deux pions insignifiants et un fou inutile. 'Cette pièce absurde tourne en rond', indique György Kurtág. 'Le début, c'est la fin, et la fin de la pièce n'en est pas une, pendant qu'on passe toute notre vie à réfléchir au sens de l'existence'. Tous les concerts de ce Festival 'Kurtag 90' se tiennent à guichets fermés. Sir Nicholas Kenyon, directeur artistique du Centre Barbican, de Londres, a attendu György Kurtág en coulisses, à la Liszt Academy. 'Pour les musiciens, pour le public, pour la musique contemporaine, personne n'a jamais atteint une telle réputation de son vivant', conclut-il.

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