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La région du Nagorny-Karabakh va t-elle connaître un cessez-le-feu durable ? Le ministre de la défense de la région a annoncé une cessation officielle des combats, dans la matinée, mais la partie en face, l'Azerbaidjan, n'a pas encore confirmé un accord de fin des combats. La reprise de la guerre dans cette région entre l'Arménie et l'Azérbaidjan a fait une quarantaine de morts, et 200 blessés, civils et militaires, depuis 4 jours. Deux réunions doivent se tenir aujourd'hui, l'une en Autriche, sous l'égide de l'OSCE, et une autre à Téhéran, pour trouver les conditions d'une pacification de la région. L'Iran a aussi proposé son aide. Serzh Sarksyan, président arménien : 'Pour que l'on retrouve un nouveau cessez-le-feu, l'OSCE devrait venir ici avec des mesures concrètes visant à stabiliser la situation. Tout d'abord, il faut une enquête urgente sur les dernières reprises des combats, et une augmentation significative des moyens de surveillance pour le personnel de l'OSCE.' Cette région du Caucase reste stratégique pour le transport des hydrocarbures, près de l'Iran, de la Turquie et aux portes du Proche-Orient. Les sources du conflit remontent à plusieurs siècles, mais il s'est aggravé sous l'époque soviétique, quand Moscou a attribué ce territoire peuplé d'arméniens à l'Azerbaïdjan. Ce sont les affrontements les plus meurtriers depuis la fin de la guerre en 1994, qui avait fait 30 000 morts, et des centaines de milliers de réfugiés, principalement azerbaïdjanais. A l'époque, le cessez-le-feu était resté très fragile : aucun traité de paix n'a été signé . Le président turc Recep Tayyip Erdogan, allié de Bakou, a attisé les tensions. Multipliant les messages de soutien à Bakou, M. Erdogan a assuré que 'le Karabakh retournera un jour, sans aucun doute, à son propriétaire originel', l'Azerbaïdjan, renouvelant ses 'condoléances' aux proches des 'martyrs' azerbaïdjanais.
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Vladimir Poutine réunissait hier à Sotchi les présidents arméniens et azerbaïdjanais, dans l'espoir d'apaiser de nouvelles tensions dans la région du Haut-Karabagh, où des affrontements ont fait plusieurs morts ces derniers jours. Le président russe, qui se pose en médiateur, s'est dit satisfait de la bonne volonté affichée par Serge Sargsian et Ilham Aliyev pour trouver une solution politique à ce conflit, qui empoisonne la région depuis plus de vingt ans. Situé entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, mais peuplé majoritairement d'Arméniens, le Haut-Karabagh fut le théâtre d'une guerre sanglante après l'éclatement de l'Union soviétique. Un cessez-le-feu y en vigueur depuis 1994, mais des affrontements sporadiques se poursuivent. Ceux de ces dernières semaines ont tué 19 soldats, dont 13 Azerbaïdjanais.
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Entre 10 et 15 personnes ont été tuées cette semaine, dont cinq soldats depuis la nuit de vendredi à samedi. Moscou a exprimé son inquiétude face à cette escalade de la violence entre les Azéris et les autorités du Nagorny-Karabakh et a estimé qu'elle représentait 'une grave violation des accords de cessez-le-feu'. Le Nagorny-Karabakh est une enclave peuplée en majorité d'Arméniens à l'intérieur du territoire azeri. Il a été l'enjeu d'une guerre qui a fait 30 000 morts et des centaines de milliers de réfugiés entre 1988 et 1994. Elle représente aussi une région stratégique en raison de son positionnement entre la Turquie, l'Iran et la Russie. Un cessez-le-feu a été conclu il y a vingt ans mais Bakou et Erevan n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le statut de cette région.
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