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Iveta, la représentante de l'Arménie au concours de l'Eurovision, a provoqué un scandale, mardi, lors de la première demi-finale.Elle a brandi le drapeau de la république du Haut-Karabagh, qui lutte pour son indépendance. Le problème c'est qu'elle n'en avait pas le droit, selon le règlement du concours. La chanteuse se défend en parlant de message pour la paix dans la région. Iveta Mukuchyan: 'Tout ce que je veux dire, tout ce que je veux transmettre, c'est que, s'il vous plaît, je veux juste la paix à la frontière arménienne, je veux juste la paix. Et c'est pour cela que j'ai écrit cette chanson, je veux juste propager des ondes d'amour, cette chanson, c'est ce qui se passe à l'intérieur de moi.' Sietse Bakker, organisateur du concours : 'Je l'ai dit très clairement : il est inacceptable d'avoir ce drapeau dans la Green Room lors de la grande finale. Et si cela doit se reproduire, il y aura des conséquences plus graves, qui peuvent effectivement conduire à la disqualification dans le concours cette année, ou une exclusion au concours de l'Eurovision pour les 3 prochaines années.' Les seuls drapeaux autorisés sont ceux des états reconnus par l'ONU, ceux de l'Union européenne, les drapeaux régionaux, ceux du pays du participant, ainsi que l'étendard arc-en-ciel. Certains drapeaux sont strictement interdits dans le concours, qui a établi une liste noire. Parmi eux : la Crimée, le Kosovo, la Palestine, l'Ecosse, la Transnistrie, ou encore le Nagorno-Karabakh Ce règlement a suscité des polémiques cette année lorsque Palestiniens, Gallois et Basques se sont aperçus que leur drapeau figurait sur la liste noire de l'Eurovision, au même titre que celui de l'organisation Etat islamique. L'UER a finalement courbé l'échine et fait savoir qu'elle autorisait les drapeaux 'nationaux, régionaux et locaux des participants, notamment gallois et same'. Peuple autochtone des pays nordiques et de Russie, les Sames - ou Lapons - seront représentés par la Norvégienne Agnete qui avait souhaité porter la bannière de sa communauté sur scène.
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Une nouvelle escalade des violences est à craindre dans la région du Haut-Karabakh, en Azerbaïdjan, moins d'un mois après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Un civil a été tué, six autres blessés et une cinquantaine d'habitations ont été détruites dans des bombardements qui ont frappé mercredi soir le village de Chemenli situé dans la région d'Agdam proche de la ligne de démarcation, selon les autorités de Bakou qui accusent les forces séparatistes soutenues par l'Arménie d'en être responsables. Début avril des combats ont fait au moins cent morts, des civils et des militaires, dans cette région peuplée en majorité d'Arméniens mais qui appartient à l'Azerbaïdjan et que se disputent les deux États. Le village de Mataghis, situé dans la région séparatiste, a été la cible de frappes de représailles qui n'ont fait aucune victime, selon le ministère de la Défense du Haut-Karabakh qui a publié des images des explosions sur son site internet. Depuis le 5 avril, date du début du cessez le feu, des tirs sont fréquemment entendus pendant les nuits.
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Jeudi, 48 heures après l'instauration d'un cessez-le-feu entre les séparatistes du Haut-Karabakh soutenus par l'Arménie et l'Azerbaïdjan, Dimitri Medvedev est arrivé à Erevan rencontrer son homologue arménien. Dans la résolution du conflit du Haut-Karabakh, la Russie, alliée de la petite république du Caucase joue désormais un rôle centrale. 'La situation est inquiétante. Nous espérons que le cessez-le-feu va tenir et que le procéssus politique va pouvoir commencer. Ce sont les diplomates et non les militaires qui doivent arriver à un accord', a jugé le dauphin de Vladimir Poutine. Il faut dire que potentiellement Moscou a le bras long dans cette région. Lié par un traité de sécurité collective à l'Arménie, il est aussi le principal pourvoyeur en armes des deux bélligérants et a une influence centrale dans cette région du monde. Sergei Lavrov, chef de la diplomatie russe s'est donc envolé direction Bakou accueilli par le président Ilham Aliev. L'objectif des discussions: trouver un début de modalités d'accord de paix. Car le conflit a désormais plus de 20 ans. Depuis 1994, un cessez-le-feu est en place mais aucune solution politique stable n'a été trouvée. ' Le statut quo n'est pas durable et est inacceptable, juge Elmar Mamedyarov, le ministre des affaires étrangères azerbaïdjanais. Bientôt certains naïfs avanceront qu'on peut laisser la situation comme telle pour toujours ou pour un long moment, et alors il y aura plus de débordements et de combats et ainsi de suite.' Problème: 'selon de nombreux experts': http://www.iris-france.org/57264-conflit-du-haut-karabakh-pourquoi-2015-... la Russie pourrait trouver son intérêt dans cette guerre larvée. Même si un conflit ouvert ne l'arrangerait certainement pas non plus. L'Azerbaïdjan est l'allié historique de la Turquie. Une escalade de la situation au Haut-Karabakh tendrait donc encore un peu plus les relations entre les deux pays.
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L'Azerbaïdjan et les autorités séparatistes de la région disputée du Nagorny-Karabakh ont annoncé mardi avoir conclu un accord de cessez-le-feu après quatre jours d'intenses combats qui ont fait au moins 64 morts. La ligne de front Les interrogations demeurent concernant le sort des territoires conquis par les armées de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan pendant les affrontements les plus violents qui ont opposé ces deux pays ces vingt dernières années. Les bombardements se sont arrêtés mardi après une nuit ponctuée par des tirs sporadiques d'artillerie, selon un photographe de l'AFP présent dans le village azerbaïdjanais de Terter, situé près de la ligne de front. L'Azerbaïdjan affirme avoir pris le contrôle samedi de plusieurs hauteurs stratégiques au Nagorny-Karabakh et a annoncé son intention d'y 'renforcer' ses positions. Pour leur part, les autorités séparatistes, soutenues par l'Arménie, n'avaient affirmé être prêtes à discuter d'une trêve que si elles récupéraient le terrain perdu dans la région, reconnue comme appartenant à l'Azerbaïdjan par la communauté internationale. Le président arménien, Serge Sarkissian, avait quant à lui estimé qu'un cessez-le-feu ne serait possible que si les militaires des deux camps retournaient aux positions qu'ils occupaient avant la reprise des hostilités. La diplomatie Les co-présidents du groupe de Minsk sur le Karabakh, constitué au sein de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) doivent se rendre 'dans les prochains jours' à Erevan, Bakou et dans le Nagorny-Karabakh. Ce conflit, dont les sources remontent à plusieurs siècles mais qui s'est cristallisé à l'époque soviétique lorsque Moscou a attribué ce territoire en majorité peuplé d'Arméniens à la république socialiste soviétique d'Azerbaïdjan, intervient dans une région du Caucase stratégique pour le transport des hydrocarbures, à proximité de l'Iran, de la Turquie et du Proche-Orient. Après une guerre ayant fait 30.000 morts et des centaines de milliers de réfugiés, principalement azerbaïdjanais, le Nagorny-Karabakh est passé sous le contrôle de forces séparatistes proches d'Erevan. Aucun traité de paix n'a été signé et après une période de calme relatif, la région a connu ces derniers mois une nette aggravation des tensions, Erevan estimant même fin décembre qu'on était revenu à la 'guerre'.
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