Devine qui a chanté l'autre soir à l'Olympia ? Harry Belafonte, lui-même. Le beau crooner des Caraïbes a fait l'honneur de sa présence chaleureuse à son public parisien. A 76 ans, il affiche toujours une éternelle et formidable énergie pour ses deux passions : la scène et le militantisme social.

Harry Belafonte, chanteur et miltant

Harry Belafonte, chanteur et militant

La guerre en Irak, qui le surprend en tournée, devient pour Harry Belafonte une nouvelle occasion d'affirmer ses convictions pacifistes et égalitaires. Engagé depuis les années 60 dans la lutte pour les droits de l'homme, il s'est cependant fait un nom d'abord en tant qu'acteur et chanteur.

Né le 1er mars 1927 à New York d'une mère jamaïcaine et d'un père marin martiniquais, Harold George Belafonte a passé son enfance en Jamaïque où il s'est imprégné de l'exotisme du folklore caribéen. De retour aux Etats-Unis, il découvre sa vocation de comédien auprès du groupe du Théâtre Noir Américain, qui le recrute.

Mais la musique le démange, et il exercera très vite son talent dans quelques night-club. Puis, c'est Broadway, où sa première comédie musicale, "John Murray Anderson's Almanac", très apprécie du public, lui vaudra un Tony Award.

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Il remportera son premier grand succès populaire en 1955 avec l'album "Calypso". Ce fut d'ailleurs le premier disque à être vendu à un million d'exemplaires. Souvenons-nous encore des immenses succès planétaires comme "Day O", un chant d'esclave, "Try to Remember", "Banana Beat", "Island in the Sun", sans oublier "Matilda" que vous êtes peut-être déjà en train de fredonner ! Sa signature est unique : une musique bercée des sonorités de la négritude, d'abord caribéennes, puis africaines... Aujourd'hui, on parlerait de "world music". Une façon pour Harry Belafonte de confirmer son engagement envers ses frères de couleur. Il a d'ailleurs réalisé une anthologie de la musique noire.
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