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Les députés voteront le 9 juin, après en avoir débattu dès aujourd'hui, l'actualisation de la loi de programmation militaire 2014-2019, qui traduit l'augmentation des moyens financiers des armées décidée par François Hollande. Le budget de la Défense : 31,4 milliards d'euros en 2015 va bénéficier de 3,8 milliards d'euros supplémentaires entre 2016 et 2019, notamment pour financer une moindre réduction d'effectifs (près de 18 000 postes seront épargnés), selon le projet de loi défendu par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Cette rallonge budgétaire, destinée à assumer la lutte contre le terrorisme, devrait permettre d'accorder plus de moyens à la cyberdéfense, à l'aéronautique et au renseignement. Les forces armées devront ainsi être capables de déployer 7 000 hommes sur le territoire national, avec une capacité à monter en quelques jours jusqu'à 10 000 hommes pour un mois. Mais comment maitriser ce budget alors que le coût des Opex (coût des opérations menées à l'étranger) dérape ? Le dernier rapport de la Cour des comptes pointe un dépassement de 665 millions sur les 450 millions prévus, le plus élevé depuis 10 ans. Est-il normal que la France assume des coûts dans ce domaine supérieurs aux autres pays européens ? Le financement des opérations militaires extérieures qui contribuent à la sécurité de l'Europe doit-il être exclu du calcul des déficits ? Cette hausse des moyens sera-t-elle suffisante pour assurer la sécurité des Français, sur le territoire national comme en intervention extérieure ? Arnaud Ardoin en débat avec ses invités. Invités : - Gérard Longuet, sénateur Les Républicains de la Meuse - Gwendal Rouillard, député PS du Morbihan - Vincent Desportes, Général de division de l'armée de terre Question lejdd : Le financement des opérations militaires extérieures doit-il être exclu du calcul du déficit budgétaire français ?
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Depuis hier, François Hollande est l'invité d'honneur des pays du Golfe. Une lune de miel de deux jours, entre Qatar et Arabie Saoudite. A Doha hier, le président français a assisté à la signature d'un contrat pour la livraison de 24 Rafale au Qatar. Montant de la transaction : 6,3 milliards d'euros. " La France est regardée comme un pays fiable ", s'est félicité François Hollande. Et pour cause : les pétromonarchies sunnites du Golfe voient d'un mauvais oeil le rapprochement des américains et de l'Iran chiite, dans le cadre de l'accord sur le nucléaire iranien et saluent la fermeté de la France sur ce dossier. Le chef de l'état continue sa visite aujourd'hui à Riyad où il est l'invité exceptionnel du Conseil de coopération du Golfe (CCG), une grande première pour un occidental. Alors entre Paris et les pays du Golfe, c'est l'entente parfaite ? En tout cas, la France, en s'opposant à un accord sur le nucléaire iranien au rabais, devient un partenaire politique essentiel. A l'inverse, avec ses pétrodollars, le Qatar et l'Arabie Saoudite sont des clients fortunés qui ont largement les moyens de s'offrir des avions made in France. Seulement voilà, il existe une ombre au tableau à cette belle idylle. L'Arabie Saoudite serait au mieux un modèle pour les djihadistes de Daech, au pire, leur protecteur, alors que la France les combat sans relâche. Mais ce sujet ne sera sans doute pas abordé. L'essentiel est aujourd'hui de préserver l'entente commerciale et économique. La France a-t-elle raison de se rapprocher des pétromonarchies du Golfe ? Soutiennent-elles officieusement Daech ? Les invités d'Arnaud Ardoin en débattent ce soir sur le plateau de Ça vous regarde. Invités Gwendal Rouillard, député PS du Morbihan Nathalie Goulet, sénatrice UDI de l'Orne Bernard Guetta, chroniqueur de politique internationale à France Inter et Libération Olivier Da Lage, journaliste à RFI, spécialiste de la Péninsule arabique et co-auteur de Qatar, les nouveaux maîtres du jeu, éditions Demopolis, 2013 Question JDD : La France a-t-elle raison de vendre des avions au Qatar ?
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Ce mois-ci, Gwendal Rouillard, le député socialiste de la 5e circonscription du Morbihan, va partager le quotidien des ouvriers de DCNS, une société réputée mondialement pour ses navires militaires ultrapuissants, à la pointe de la technologie. Le temps d'une journée, Gwendal Rouillard va travailler sur le site de Lorient. L'objectif : construire la coque d'une frégate haut de gamme dite " multimission ". Une opération ardue qui nécessite beaucoup de dextérité et des ouvriers hautement qualifiés. De la plaque d'acier qu'il faut assembler avec précaution, à la machine à découper capricieuse, en passant par le gigantesque morceau de coque à transporter d'un atelier à l'autre, le député va tout expérimenter. Gwendal Rouillard est secrétaire de la Commission de la défense à l'Assemblée nationale et rapporteur du budget de la Marine nationale. Cette plongée au coeur de DCNS lui permettra donc de mieux comprendre les enjeux de l'industrie militaire.
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Une délégation d’une dizaine de députés, conduite par Elisabeth Guigou, s’est rendue lundi à Bangui, afin de s’entretenir avec les responsables de l’opération Sangaris et les autorités...
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