Vidéos A la une
En Bosnie, la célèbre mosquée Ferhadija de Banja Luka du 16ème siècle, avait été dynamitée pendant la guerre civile, par des extrémistes serbes. Elle a été reconstruite, et inaugurée officiellement, en présence des responsables de toutes les confessions. Dans cette cérémonie ils ont insisté sur un 'nouveau début' pour les peuples de Bosnie, Serbes (orthodoxes), Bosniaques (musulmans) et Croates (catholiques). La Turquie a financé une grande partie du chantier. Bakir Izetbegovic, président de la présidence collégiale de la Bosnie-Herzégovine: 'Comme des gens responsables, nous devons construire un avenir basé sur la confiance et le respect mutuel. Faisons de notre mieux pour nous comprendre, pour ne pas nous mettre en danger les uns des autres, mais pour apprendre les uns des autres avec de la bonne volonté, du respect et en toute honnêteté.' La mosquée Ferhadija est l'un des principaux lieux de culte des musulmans de Bosnie, l'une des seize mosquées détruites pendant la guerre de Bosnie-Herzégovine, un conflit qui a fait près de 100.000 morts. Quinze mosquées ont à ce jour été reconstruites. Un important dispositif policier était déployé lors de la cérémonie. Car en 2001, une cérémonie marquant le début de la reconstruction avait donné lieu à des émeutes antimusulmanes, provoquées par des extrémistes serbes, qui avaient fait un mort et une trentaine de blessés.
Vidéos A la une
C'est à 14h00 que Radovan Karadzic sera fixé sur son sort. Le Tribunal pénal international doit rendre son verdict, huit ans après son arrestation. A 70 ans, l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie est inculpé de onze chefs d'accusations de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre pour son rôle dans le conflit, qui a fait 100.000 morts entre 1992 et 1995. Dans la campagne de nettoyage ethnique planifiée par les Serbes, le massacre de près de 8.000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica en juillet 1995 reste le moment le plus tragique de cette guerre. Amir Kulaglic n'a pas voulu quitter Srebrenica. Son père a été tué ici. Lui a survécu en se cachant dans la forêt. Autour de l'incontournable café bosniaque, préparé à la turque, il nous confie son souhait : que Radovan Karadzic soit condamné à la perpétuité : 'Nous devons montrer aux extrémistes, pas seulement serbes, mais tous les extrémistes dans le monde, que ceux qui commettent des génocides ou d'autres crimes de guerre, seront punis.' Karadzic a déclaré qu'il s'attendait à être acquitté, des paroles qui résonnent douloureusement dans l'immense cimetière de Srebrenica. 'En 21 ans 8372 victimes ont été identifiées, explique notre envoyée spéciale Andrea Hajagos. Pour leurs familles le verdict attendu à la Haye est très important.'
Vidéos A la une
Une capsule a été remplie par 20 000 voeux, à l'occasion du vingtième anniversaire des accords de Dayton, qui ont mis fin à la guerre de Bosnie. Signés le 21 novembre 1995 dans une base aérienne de l'Ohio après trois semaines de négociations, cet accord entérine la division de la Bosnie en deux entités, l'une serbe et l'autre croato-musulmane.
Vidéos A la une
Des roses blanches déposées au cimetière mémorial de Potocari à Srebrenica : c'est un nouveau geste du Premier ministre serbe. Aleksandar Vucic refuse toujours de parler de génocide, mais il rend hommage aux 6 200 musulmans enterrés ici, massacrés par des forces serbes bosniaques. Aujourd'hui, il dit vouloir célébrer la vie et se tourner vers l'avenir. Entouré des autorités musulmanes de Bosnie, il annonce une aide financière de 5 millions d'euros à la ville martyre : 'Je ne suis pas réticent à exprimer publiquement, la façon dont je m'incline face aux victimes de Srebrenica pour leur montrer mon respect, car je me sens concerné par ce qui est arrivé à Srebrenica.' La commémoration du 20e anniversaire du massacre de Srebrenica en juillet dernier avait tourné au pugilat : le Premier ministre serbe avait été accueilli par des jets de pierres. Les musulmans bosniens n'ont pas oublié ses propos quelques jours après le massacre :'Si vous tuez un Serbe, nous allons (tuer) 100 Musulmans'.
Vidéos A la une
Les gouvernements de Bosnie-Herzégovine et de Serbie se sont réunis lors d'une séssion conjointe historique, à Sarajevo, la capitale de la Bosnie. C'est une première depuis la fin de la guerre. Les relations entre Belgrade et Sarajevo se sont graduellement améliorées mais les tensions restent fortes.
Vidéos A la une
Ils marchent pour la paix et pour ne pas oublier le massacre de Srebrenica. Depuis mercredi matin, des milliers de personnes avancent sur la route qu'avaient prise en 1995, 15 000 musulmans pour fuir les forces serbes de Bosnie. 7000 réussiront à sauver leur vie. Samedi à Srebrenica, ils assisteront à une cérémonie commémorant les 20 ans de la tragédie. En juillet 1995, 8000 hommes ont été tués à Srebrenica, en Bosnie, par les forces serbes bosniennes. 20 ans après, les Serbes s'opposent toujours à une résolution de l'ONU condamnant le massacre. Le projet suscite la colère de Belgrade et des Serbes de Bosnie qui le jugent 'anti-serbe'. Les autorités serbes reconnaissent qu'un crime grave a été commis mais refusent qu'on parle de génocide. Dans un geste de réconciliation, le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic sera le 11 juillet à Srebrenica pour assister à la cérémonie marquant le 20e anniversaire du massacre.
Vidéos A la une
Il est accusé de crimes contre l'humanité, pourtant sa popularité est intacte. Vojislav Šešelj a été accueilli en héros en Serbie par plusieurs centaines de sympathisants. Après 10 ans de détention à La Haye, le leader ultranationaliste est revenu à Belgrade avec une intention claire : renverser le pouvoir pro-européen en place, qu'il accuse de traîtrise. 'Les juges ont dit que c'était temporaire, a-t-il déclaré à la fenêtre de son parti. Mais le temporaire durera jusqu'à ce que nous ayons chassé du pouvoir le président serbe Tomislav Nikolic et son Premier ministre Aleksandar Vucic. Vojislav Šešelj bénéficie d'une mise en liberté provisoire, car il souffre d'un cancer. Mais il doit toujours être jugé pour son implication dans les guerres de Croatie et de Bosnie dans les années 90.
Vidéos A la une
Le leader ultra-nationaliste serbe Vojislav Šešelj , est toujours en instance de jugement devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, depuis février 2002. Il doit être jugé pour meurtres, tortures et autres crimes présumés commis en Bosnie, en Croatie et en Serbie entre 1991 et 1993. Malgré la gravité de charges qui pèsent contre lui, Vojislav Šešelj n'a été condamné pour l'heure que pour outrage à la Cour, à trois reprises. La semaine dernière, le TPIY a ordonné sa remise en liberté provisoire pour raisons de santé. Âgé de 60 ans, Vojislav Šešelj souffre d'un cancer. Affaibli, il n'a pourtant rien perdu de sa fermeté. De retour en Serbie, il a déjà promis de renverser du pouvoir ses anciens alliés, aujourd'hui président et Premier ministre du pays. Vojislav Šešelj avait quitté Belgrade pour les Pays-bas en février 2003, sous les applaudissements nourris d'une foule entièrement acquise à sa cause. L'ex-vice Premier ministre et ancien chef de milice se rendait volontairement au TPIY, estimant qu'il serait le dernier Serbe à y comparaître. Les différents chefs d'inculpation retenus contre lui n'avaient en rien entaché sa popularité. Deux jours avant son départ, il livrait un discours provocateur, galvanisé par sa fraîche et triomphale réélection à la tête du Parti Radical Serbe. Il avait fondé ce parti en 1991 et en est toujours le chef. 'Je suis fier d'aller défendre les intérêts de plus de 10 000 volontaires du parti qui ont combattu pour une cause honorable sur le front', disait alors Vojislav Šešelj . Les volontaires en question, ce sont les 'Seseljevci', littéralement les hommes de Šešelj , groupe paramilitaire dont la mission était de défendre la cause nationaliste Serbe en Bosnie et en Croatie après le déclenchement de la guerre. Persécutions, déportations, meurtres, tortures, tous les moyens étaient bons pour atteindre l'objectif ultime, à savoir la purification ethnique qui devait éradiquer la présence des Bosniaques et des Croates dans ce que Šešelj et ses amis nationalistes voulaient voir devenir 'La Grande Serbie'. 'Nous allons réunir la république de Serbie, la république du Montenegro, la Republika Srpska et de Krajiana. Nous allons créer une grande Serbie', scandait Vojislav Šešelj . Orateur charismatique et populiste, manipulateur, virulent, Šešelj est aussi connu pour ses excès verbaux et physiques. Un homme que l'ancien président serbe Slobodan Milosevic qualifiait tantôt 'd'opposant préféré', tantôt de 'primitif violent'.
Vidéos A la une
Le Tribunal pénal international pour l'Ex-Yougoslavie (TPIY) a décidé de relâcher temporairement Vojislav Seselj, un ultranationaliste serbe, en raison d'un cancer avancé du foie. Jusqu'à présent, Seselj était jugé pour des crimes de guerre commis en Bosnie dans les années entre 1991 et 1993, principalement contre des croates et des musulmans. Après plus de dix ans de procédure, plusieurs années de prison, le verdict doit être annoncé dans quelques mois. Vojislav SeseljIl est attendu à Belgrade, la capitale de la Serbie, où il attendra son jugement. Son parti, le Parti radical serbe (PRS), a d'ores et déjà annoncé qu'il participerait à un rassemblement public, courant novembre entouré de militants.
Vidéos A la une
L'Etat néerlandais a été condamné pour la mort de 300 personnes lors du massacre de Srebrenica en juillet 95. 300 musulmans, réfugiés dans une base des Pays Bas sous mandat de l'ONU, évacués de la base puis massacrés plus tard par les Serbes de Bosnie. L'enquête et le procès avaient été déclenchés après une plainte déposée par les Mères de Srebrenica. Larissa Elwin, juge à la Haye : 'Les Casques Bleus néerlandais ont agi illégalement en collaborant à la déportation par les Serbes de Bosnie. Il est avéré que 300 hommes qui ont été emmenés seraient restés en vie si les Casques Bleus avaient agi correctement'. En septembre dernier, un jugement similaire avait déjà établi la responsabilité de l'Etat néerlandais dans la mort de trois hommes. Dans ce nouveau dossier, d'une ampleur toute différente, le gouvernement a promis d'indemniser les ayants-droits à hauteur de 20.000 euros chacun. 'C'est très intéressant car cela signifie que dans le futur aucun Casque Bleu ne pourra agir en dehors de la loi. Chacun doit connaître les conséquences légales de ses actes et aussi des choses qu'il n'a pas faites'. Sur les 8.000 victimes du massacre de Srebrenica, le pire génocide post-Seconde Guerre mondiale, certaines n'ont toujours pas été identifiées et enterrées.
Vidéos A la une
A l'occasion du 19ème anniversaire du massacre de Srebrenica, la Bosnie va porter en terre aujourd'hui 175 corps identifiés cette année. Ils rejoindront les 6.066 victimes enterrées à ce jour au cimetière de Potocari. L'an dernier encore, Fatima Efendic ignorait où se trouvait son fils. ' Je suis heureuse qu'on l'ait retrouvé. J'ai rêvé de lui la nuit dernière. Je le cherchais. Je l'ai trouvé sur le toit d'une maison, je l'ai pris sur mes genoux. Mes voeux et mon rêve se sont réalisés. Je viens juste de le prendre sur mes genoux,' dit-elle en étouffant un sanglot. Les familles de plus de 500 victimes ont cependant refusé d'enterrer les dépouilles partielles des leurs. Pour masquer leur crime, les Serbes ont en effet mélangé et disséminé les restes humains au bulldozer sur des kilomètres. Seuls des tests ADN permettent d'identifier les ossements. Un travail de titan assuré par la Commission internationale pour les personnes disparues, une organisation mise en place à l'origine par le G7 pour soutenir les accords de paix de Dayton, mais qui intervient désormais dans le monde entier pour identifier les victimes de catastrophes ou de conflits. ' D'après nos estimations, environ un millier de personnes sont toujours portées disparues. Mais en plus de ce millier de personnes, des milliers d'ossements supplémentaires, de morceaux de squelettes seront mis au jour et correspondront probablement à des dépouilles partielles qui se trouvent à la morgue. Donc c'est extrêmement complexe,' explique Kathryne Bomberger, directrice générale de la ICMP. Des milliers de personnes ont participé à une marche de la paix de trois jours jusqu'à Srebrenica en mémoire des quelques 8.000 hommes et adolescents musulmans massacrés en juillet 1995 par les forces serbes de Bosnie, sur ordre du général Ratko Mladic.
Vidéos A la une
'L'Hymne à la joie' pour célébrer la réouverture de l'un des emblèmes de Sarajevo : l'hôtel de ville qui abrite la célèbre Vijecnica, la bibliothèque nationale. Il aura fallu dix-huit ans...
Vidéos A la une
Les incidents en Bosnie-Herzégovine sont les plus violents depuis que l’ex-république yougoslave a sombré dans la guerre de 1992 à 1995. Ils ont ravivé de douloureux souvenirs parmi les...
Vidéos A la une
Des carcasses et des ruines fumantes à Sarajevo étaient les stigmates d’une brutale explosion de violences. Des manifestants protestant contre la pauvreté et le chômage ont mis le feu au siège...
Vidéos A la une
Ce sont les pires violences qu’ait connu la Bosnie depuis la guerre en ex-Yougoslavie. Depuis trois jours, des manifestations secouent plusieurs villes du pays. Tout a commencé mercredi à Tuzla...
Vidéos A la une
Un rassemblement et un saut dans la rivière pour ne pas oublier la destruction du pont de Mostar lors de la guerre en Bosnie il y a tout juste vingt ans. Comme chaque année, ces citoyens déplorent...
Vidéos A la une
En Bosnie-Herzégovine, 360 corps ont été exhumés de la fosse commune de Tomasica découverte début septembre. Ce sont ceux de victimes de la purification ethnique menée par les forces serbes de...
Vidéos A la une
18 ans après la fin de la guerre en Bosnie, la terre livre ses secrets. Au nord-ouest du pays, la fosse commune de Tomasica est la plus grande, découverte dans la région au cours des dix...
Vidéos A la une
Hier soir, à Pale en Bosnie, Momcilo Krajisnik, un ancien dirigeant des Serbes bosniaques, a été accueilli en héros par plusieurs milliers de ses partisans. Condamné pour crimes de guerre, il a...
Vidéos A la une
Il y a 18 ans, leurs maris, frères, pères, fils ont été massacrés ici. Nous sommes en Bosnie, à Srebrenica. 150 Mères tentent cette année encore de s’approcher de cet entrepôt agricole à Kravica, près de la ville martyre. Plus de 1000 hommes ont été massacrés dans le bâtiment, en juillet 1995....
Vidéos A la une
Dix-huit ans après, plus de 400 victimes du massacre de Srebrenica, en Bosnie-Herzégovine, ont été enterrées au cimetière Potocari, selon le rite musulman. Jusqu‘à présent, leurs corps avaient été entreposés dans des fosses communes. Sur les 8000 victimes du génocide, il reste encore 2000 corps non...
Vidéos A la une
Les musulmans de Bosnie ont inhumé ce jeudi 409 victimes identifiées après un long travail de recherche. Sur les 8 000 personnes tuées en juillet 1995, près de 2000 n’ont pas encore pu être inhumés. Difficile dans ces conditions der faire son deuil, comme l’explique Ramiza Silkovic 62 ans, qui...
Vidéos A la une
Un bébé et 44 garçons âgés de 14 à 18 ans font partie des 409 victimes du massacre de Srebrenica récemment identifiées. Des victimes qui seront inhumées demain au mémorial de Potocari. Après leur identification, des centaines de personnes sont venues rendre un dernier hommage à leurs proches...
Vidéos A la une
C‘était il y a 18 ans, mais la douleur reste vive. Comme chaque année, la Bosnie s’apprête à enterrer les victimes nouvellement identifiées du massacre de Srebrenica. 409 corps ont quitté ce mardi le centre d’identification de Visoko, près de Sarajevo, pour gagner leur dernière demeure. Leurs...
Vidéos A la une
La police et l’armée tentent de récupérer les pistolets, les fusils, et autres armes d’assaut qui sont encore cachées chez des civils. Bosniaques, Croates et Serbes craignent aujourd’hui encore un retour au conflit des années 90.
Vidéos A la une
Bosniaques, Serbes et Croates, unis pour une marche commémorative sans précédent. Venus de toute la Bosnie, plusieurs centaines de personnes ont défilé à Prijedor pour marquer le 21ème anniversaire du début d’une campagne de nettoyage ethnique dans la région. Les manifestants ont arboré des...
Vidéos A la une
Jadranko Prlic, ancien chef du gouvernement des Croates de Bosnie, est condamné à 25 ans de prison. Le verdict est tombé ce mercredi à La Haye. Le Tribunal pénal international a jugé Jadranko Prlic coupable de “nettoyage ethnique” dans l’entité croate qui s‘était autoproclamée dans le sud-ouest de...
Publicité