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Six ans après le début du soulèvement contre le régime de Bachar al-Assad, la Syrie est toujours plongée dans un conflit dévastateur. Plus de 300.000 morts, 12 millions de déplacés Les chiffres parlent d'eux mêmes : entre 300.000 et 500.000 morts, selon les sources. Plus de 12 millions de déplacés, soit environ la moitié de la population avant la guerre. Et la plus grave crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon l'ONU, près de cinq millions de Syriens se trouvent actuellement dans des zones difficiles d'accès et des villes assiégées, où ils souffrent de pénuries. Ils sont également près de 5 millions à avoir quitté le pays. La majorité a trouvé refuge en Turquie. Suivent le Liban, la Jordanie, l'Irak, l'Égypte. Nombreux sont ceux également à avoir mis le cap sur l'Europe, et y avoir déposé une demande d'asile, principalement en Allemagne, mais aussi en Suède, Italie, France ou au Royaume-Uni. Beaucoup ont tenté la périlleuse traversée de la Méditerranée. Ils sont plus de 4.000 à y avoir laissé leur vie. La souffrance des enfants Sur la route de la migration, comme dans les camps de réfugiés, les enfants sont particulièrement vulnérables. Beaucoup souffrent de malnutrition, de déshydratation et d'un manque d'accès au soin. Et ils sont des millions à être privés de scolarité, certains obligés de travailler pour subvenir aux besoins de leur famille, d'autres forcés à prendre les armes. De nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes. Toute une génération prise en otage par un conflit interminable, qui a détruit de nombreuses infrastructures du pays : hôpitaux, écoles, routes, réseaux électriques et d'eau potable. A la fin de la guerre, le chantier de la reconstruction sera colossal. Après six ans de conflit, la souffrance des enfants en #Syrie est plus profonde que jamais, selon l'UNICEF_FR https://t.co/rKvpHIGx1Z pic.twitter.com/e6AawZElLm- ONU Info (ONUinfo) 13 mars 2017 Avec AFP
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Des Kenyans fuyant le conflit au Sud Soudan sont arrivés ce mercredi à l'aéroport Wilson de Nairobi, au Kenya. Ils ont fui Juba, la capitale sud soudanaise qui a connu plusieurs jours de combats violents et de tension, faisant craindre le retour d'une guerre civile. Parmi les Kenyans évacués, Issac Meya : 'Quand les tirs ont commencé, tout le monde a cherché à se mettre à couvert parce qu'on ne pouvait pas bouger. Si tu bouges, tu te retrouves en première ligne. Donc si tu te trouves dans une maison, tu fais en sorte d'y rester et de t'assurer que c'est un endroit sûr avec des murs parce que les balles touchent les maisons.' Les combats entre les soldats fidèles au président du Soudan du Sud Salva Kiir et les forces du vice-président Riek Machar auraient fait 272 morts selon un bilan du gouvernement. L'ONU craint que ce chiffre ne soit en réalité bien plus élevé. #SoudanduSud : le Conseil de sécurité appelé à imposer un embargo sur les armes/sanctions ciblées supplémentaires https://t.co/FfH57fS5vD- Nations Unies (ONU) (@ONU_fr) 13 juillet 2016 Selon les ONG présentes sur place, 42 000 civils ont été déplacés dont beaucoup ont pu trouver refuge dans les camps sous contrôle des Nations-Unies.
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A Juba, la capitale du Soudan du Sud, le cessez-le-feu annoncé lundi par le président Salva Kiir et son rival Riek Machar est, pour l'heure, respecté. Depuis vendredi, la ville était le théâtre de combats meurtriers entre les forces fidèles au président, et d'ex-rebelles du vice-président Riek Machar. La trêve reste donc fragile. 'Je déclare aujourd'hui que les forces sous mes ordres ne combattent pas les forces gouvernementales : elles ne vont pas affronter le gouvernement, pour que le peuple du Soudan du Sud puissent avoir la paix. Nous ne voulons pas continuer cette guerre qui n'a pas de sens', déclare le général Dau Aturjong, fidèle au vice-président Riek Machar. L'ONU et les ONG sont très inquiètes à propos de la situation humanitaire à Juba. Les combats y ont fait au moins 300 morts. 'Les premières estimations indiquent qu'au moins 36 000 personnes ont fui les combats et recherchent un abri dans les sites de l'UNMISS dédiés à la protection des civils et dans de nombreux autres endroits de la ville. La plupart des personnes touchées sont des femmes et des enfants. On ne peut pas atteindre les personnes dans le besoin à cause des combats en cours et de l'insécurité', alerte Alessandra Vellucci, porte-parole de l'ONU. Les Japonais, qui représentent plus de la moitié des expatriés présents dans le pays, sont en cours d'évacuation. Le Soudan du Sud, indépendant depuis tout juste cinq ans, est déchiré depuis décembre 2013 par une guerre civile.
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Un raid aérien a frappé un hôpital, situé dans la localité d'Ahsem, dans la province d'Idlbeb. Au moins trois personnes ont été tuées, dont un enfant. Cette région est contrôlée principalement par une coalition de groupes rebelles islamistes, en tête desquels le Front al-Nosra, qui est exclu de la trêve décrétée par le régime depuis la fin du Ramadan. Trêve qui aurait été prolongée ce matin de 72 heures. Mais sur le terrain, les violences se poursuivent, notamment à Alep, la deuxième ville du pays. Les rebelles ont tiré hier des dizaines de roquettes sur des quartiers contrôlés par le régime, qui a répliqué par des frappes aériennes. Une vingtaine de civils auraient été tués dans ces bombardements, des deux côtés de la ville. L'objectif prioritaire des insurgés est de reprendre le contrôle de la route du Castello, leur principal axe de ravitaillement vers Alep, qui a été coupé la semaine dernière par l'armée de Bachar al-Assad. Depuis, le manque de produits de première nécessité et de carburant se fait sentir. Avec AFP, AP
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Le président sud-soudanais Salva Kiir et son vice-président Riek Machar ont appelé à un cessez-le-feu, après trois jours de combats dans la capitale Juba. Au moins un casque bleu chinois a perdu la vie dans l'attaque d'un véhicule blindé. Il aurait été atteint par un tir de l'armée loyaliste selon un témoin. La capitale de cet état qui fête tout juste ces cinq ans d'existence est le théâtre depuis vendredi de combats violents opposant les forces fidèles au président, et des anciens rebelles, répondant aux ordres du vice-président. Ils auraient fait plus de 300 morts dans la seule journée de vendredi. 'Aujourd'hui, j'appelle le Conseil à prendre des actions sur cinq fronts : d'abord, imposer un embargo immédiat sur la vente d'armes au Soudan du Sud, promulguer de nouvelles sanctions ciblées contre les dirigeants et les commandants qui bloquent l'application de l'accord. Troisièmement : renforcer l'UNMISS, la mission de l'ONU au Soudan du Sud', a déclaré lundi Ban Ki-Moon, le Secrétaire général de l'ONU Le Kénya voisin accueille sur son sol des dizaines de milliers de réfugiés sud-soudanais, qui ont fui les combats et la faim. D'après le Haut Commissariat aux Réfugiés, une centaine arrivent ici chaque semaine. Parmi eux, des enfants souffrant de malnutrition. Les combats de ces derniers jours à Juba auraient déjà fait fuir 15 000 personnes. Quelles conditions pour un accord au Soudan du Sud? Éclairage du journaliste d'Africanews Michael Dibie Le Soudan du Sud a obtenu son indépendance il y a cinq et c'était la fin de la plus longue guerre civile en Afrique, mais le pays est resté divisé. Avec l'explosion de violences dans la capitale entre les partisans du président Salva Kiir et ceux de son vice-président Riek Machar, on craint que le pays ne soit au bord de sa propre guerre civile. - Sarah Chappell, Euronews : Quelles sont les principales raisons qui expliquent l'échec du gouvernement d'unité nationale à proposer un leadership fonctionnel au pays ? - Michael Dibie, Africanews : Il est certain qu'aujourd'hui le gouvernement n'est pas uni. Je crois que cela est dû pour beaucoup au partage des pouvoirs qui ne convient pas aux factions. On dit que le vice-président Riek Machar a signé l'accord à contre-coeur et il l'a fait avec retard. Le nouveau cabinet a été décidé avec seize ministres, dix viennent de la principale opposition, deux d'un groupe du nom d'Anciens Détenus, et deux ministres venant d'autres partis de l'opposition. Cependant, certaines sources disent que Kiir doit encore retirer ses troupes à 25 km de la capitale : c'est une condition importante pour la formation d'un gouvernement nationale unifié. - Sarah Chappell, Euronews : Le président Kiir et le vice-président Machar ont donc l'un et l'autre appelé au calme ; mais contrôlent ils leurs troupes à 100%? - Michael Dibie, Africanews : Il est clair qu'il y a une grande défiance entre MM. Kiir et Machar et leurs troupes. Il se pourrait même qu'ils soient en train de lutter pour garder le contrôle sur leurs troupes. Plusieurs accords de paix ont été signés, mais, pour l'heure, aucun n'a conduit à la stabilité. - Sarah Chappell, Euronews : Quelles sont, selon vous, les chances d'obtenir un accord rapide sur l'arrêt des violences et d'établir une paix durable ? - Michael Dibie, Africanews : Comme vous le savez, cinq ans après avoir obtenu son indépendance le Soudan du Sud devrait un pays d'espoirs. Au lieu de cela, nous sommes face à une crise humanitaire créée de toute pièce. Je crois qu'il est nécessaire que les factions impliquées trouvent ensemble un moyen de mettre en place une solution à long terme et pacifique. Une paix pour le pays.
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C'était ce vendredi à Juba, capitale du Soudan du Sud : côte-à-côte, dans le palais présidentiel, le chef de l'Etat Salva Kiir et le vice-président Riek Machar. Les deux hommes sont censés évoquer le processus de paix et la situation sécuritaire. C'est alors que des coups de feux retentissent à l'extérieur du bâtiment. Les journalistes présents se protègent avant qu'un calme précaire ne revienne dans ce quartier. Mais d'autres coups de feu sont entendus par la suite en d'autres points de la capitale. Ce samedi matin, on ignore précisément le bilan de ces violences. Certaines sources parlent de plusieurs dizaines de morts. En tout cas, cela témoigne de l'instabilité qui règne dans le Soudan du Sud, alors même que ce pays fête ce samedi son 5ème anniversaire. Elle semble loin, l'euphorie de ce 9 juillet 2011, quand le pays célébrait son indépendance. Depuis, la rivalité entre les deux hommes forts Salva Kiir et Riek Machar s'est transformée en conflit ouvert entre 2013 et 2015. L'accord de paix conclu l'an dernier semble aujourd'hui plus fragile que jamais. Le Secrétaire général de l'ONU a fait part de son 'inquiétude' face à la dégradation de la situation dans ce pays. >> Communiqué de l'ONU Pour aller plus loin + Soudan du Sud : des réfugiés, l'hideux bilan de cinq ans d'indépendance + Soudan du Sud : des obstacles, cinq ans après l'indépendance
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L'Armée de libération nationale (ELN), la seconde guerilla de Colombie après les Farcs, inspirée de la révolution cubaine, est le dernier grand obstacle à la fin de plus d'un demi-siècle de conflit armé. Depuis l'annonce le 30 mars dernier de l'ouverture prochaine de négociations officielles, après deux ans de 'dialogue préparatoire' en secret, rien ne s'est concrétisé. Le président colombien, Juan Manuel Santos exige en effet qu'au préalable l'ELN renonce aux prises d'otages. Les rebelles, eux, se refusent à tout geste unilatéral. En mai, ils ont séquestré trois journalistes pendant plusieurs jours et continuent les enlèvements, au risque de devenir la cible principale de l'armée colombienne. Puisque de leur côté, après trois ans de négociations, le gouvernement colombien et les Farcs, ont signé tout récemment à la Havane, un accord historique sur un prochain cessez-le-feu définitif et le désarmement de la rébellion. Si cet accord ne comporte pas encore de date précise, il a suscité forte émotion et soulagement intense en Colombie. Les Colombiens l'ont vivement salué à, notamment à Bogota, même s'ils sont conscients que le chemin vers la paix n'est pas terminé. 'Je n'avais jamais entendu un seul mot concernant une décision politique pour favoriser le processus de paix. Je suis tellement émue. Je pense que l'ELN prendra part à ce processus car la Colombie mérite un pays juste et en pays', exprime Gloria Cuartas, militante des droits de l'Homme. La plate-forme 'Pour une paix complète', qui plaide pour l'ouverture de négociations avec l'ELN, s'est réunit cette semaine avec des diplomates étrangers pour discuter de la façon d'impulser le dialogue. La Colombie est meurtrie depuis plus de 50 ans par une guerre interne qui a, au fil du temps, impliqué guérillas d'extrême gauche, paramilitaires d'extrême droite et forces armées, faisant au moins 260 000 morts, 45 000 disparus et près de sept millions de déplacés.
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Les Forces armées révolutionnaires de Colombie, les FARC, sont la principale guérilla communiste en lutte en Colombie contre l'armée régulière. L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis, et de l'Union européenne. Selon des chiffres officiels, en un demi siècle d'existence, le conflit colombien a fait 260.000 morts, 45.000 disparus, et 6 millions et demi de déplacés. Plus ancienne guérilla d'Amérique latine, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) attribuent leur naissance à la répression d'une insurrection paysanne le 27 mai 1964. Voici les cinq dates-clés qui ont marqué le dernier conflit armé du continent américain. Répression d'une insurrection paysanne, dans le sud de la Colombie: l'opération militaire, dans la région de Marquetalia, est considérée par les Farc (marxistes) comme leur moment fondateur. C'est aussi pendant cette période que sera formée l'autre rébellion de gauche du pays, l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste). Les Farc attaquent une base de l'armée à Delicias (sud), prenant en otage 60 militaires : c'est le début d'une série d'enlèvements, afin d'échanger les otages contre des guérilleros emprisonnés. En 2012, la rébellion s'est engagée à ne plus enlever de civils contre rançon, tout en se réservant le droit de capturer des militaires, considérés comme 'prisonniers de guerre'. Tentative de dialogue durant laquelle le président Andres Pastrana décrète, dans la région du Caguan (sud), la démilitarisation d'une zone de 42.000 kilomètres carrés. Le gouvernement y met fin en février 2002 après l'enlèvement d'un député, puis de la candidate à la présidentielle Ingrid Betancourt, de nationalité franco-colombienne, qui sera libérée six ans plus tard, le 2 juillet 2008 lors d'une opération d'infiltration de l'armée. De premières négociations de paix avaient été lancées en 1984 entre le gouvernement de Belisario Betancur et les Farc, qui créent alors l'Union patriotique (UP), leur vitrine politique. Mais trois ans plus tard, le 11 octobre 1987, l'assassinat par des paramilitaires du candidat présidentiel de l'UP et de 3.000 de ses militants fait capoter le processus de paix. En 1991, de nouvelles négociations de paix s'ouvrent au Venezuela, puis au Mexique. Elles s'achèvent sans succès un an plus tard. Attentat des Farc qui fait 21 morts contre le palais présidentiel lors de l'investiture du président conservateur Alvaro Uribe, qui promet de détruire militairement la guérilla. Son mandat est marqué par la mort en 2008 du fondateur des Farc, Manuel Marulanda (de cause naturelle selon la guérilla), et du porte-parole de la rébellion Raul Reyes, abattu en 2008 lors d'un bombardement de l'armée en Equateur. Il laisse sa place en 2010 à son ex-ministre de la Défense Juan Manuel Santos, partisan de négociations tout en maintenant une forte pression militaire sur la rébellion. En 2011, l'armée abat le chef suprême de la rébellion, Alfonso Cano, remplacé par Rodrigo Londoño, plus connu sous ses noms de guerre Timoleon Jimenez ou 'Timochenko'. Après des contacts secrets, le gouvernement de Juan Manuel Santos et les Farc lancent symboliquement à Oslo un nouveau dialogue de paix. Les pourparlers débutent un mois plus tard à Cuba, pays co-garant du processus de paix avec la Norvège. (Avec AFP)
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Au moins 42 civils auraient été tués par des raids aériens dans le nord de la Syrie ce mercredi. C'est l'Observatoire syrien des droits de l'Homme qui l'affirme. Il impute ces frappes à l'armée syrienne dans la province d'Idleb, au régime mais également aux Russes dans la province d'Alep, et à la coalition internationale dans la localité de Manbij. Dans cette zone de Manbij, près de la frontière turque, les combats font rage, et la coalition internationale conduite par les Etats-Unis appuie l'offensive des rebelles contre l'Etat islamique. Objectif : priver le groupe djihadiste de tout accès à la frontière turque. Sur le front humanitaire, une trêve de 48 heures a permis d'acheminer de l'aide dans les localités de Mouadamiya et de Daraya, toutes deux proches de Damas et tenues par les rebelles. Mais à Daraya, le régime a seulement laissé entrer de l'aide médicale, or la population manque cruellement de nourriture.
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Les forces irakiennes continuent de se rapprocher de Fallouja, toujours aux mains des djihadistes du groupe Etat islamique (EI). L'offensive pour reprendre Fallouja a commencé il y a près d'une semaine. Y participent des groupes para-militaires, des soldats des unités d'élite ainsi que des combattants des tribus locales. Et l'assaut final semble imminent. 'Nos forces vont entrer dans Fallouja dans les prochaines heures pour la libérer de Daech', a affirmé à l'AFP Abdelwahab al-Saadi, commandant en chef chargé de l'opération. Un millier de djihadistes se trouveraient encore à Fallouja. Ils sont soupçonnés de vouloir se servir des civils comme boucliers humains. Ce groupe de civils a réussi à fuir. ''On s'est caché pendant trois jours pour ne pas être pris par Daesh, affirme une jeune femme, son bébé dans les bras. S'ils nous avaient découvert, c'est sûr, ils nous auraient tués !' Fallouja est située à une cinquantaine de kilomètres de Bagdad. Sa libération est un des objectifs de la coalition internationale engagée contre le groupe Etat islamique. A mesure qu'ils avancent vers Fallouja, les groupes para-militaires irakiens ont découvert des tunnels creusés par les djihadistes autour de la ville. Ces tunnels sont destinés à rejoindre la ligne de front et à s'en retirer sans être exposés.
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Le régime syrien a finalement donné son feu vert. Un cessez-le-feu a été décrété à Alep pour 48 heures a annoncé mercredi le commandement général des forces syriennes. Une décision largement orchestrée par la Russie et les Etats-Unis qui négociaient en coulisse depuis plusieurs jours pour rétablir une trève entre le régime et les rebelles. Syrie : accord entre Moscou et Washington sur un cessez-le-feu étendu à Alep https://t.co/7gqjijCJsN pic.twitter.com/bkHlWeBxKp- Le Monde (@lemondefr) 4 mai 2016 Mercredi à Washington, John Kerry le secrétaire d'Etat américain restait prudent. 'Nous avons enregistré un baisse globale de la violence dans le secteur malgré quelques rapports indiquant que des combats se poursuivent ici et là ce qui n'est pas une surprise parce que cette trève est entrée en vigueur une minute après minuit et que nous devons continuer à communiquer.' Dans la journée l'émissaire de l'ONU pour la Syrie avait tiré la sonette d'alarme. Syrie : sans trêve à Alep, 400.000 personnes pourraient fuir vers la Turquie, selon un émissaire de l'ONU https://t.co/6C9J2Jgwz8 #AFP- Agence France-Presse (@afpfr) 4 mai 2016 Après des bombardements nocturnes et des combats acharnés il régnait un calme précaire mercredi à Alep dans cette ville divisée entre secteurs rebelles et secteurs prorégime, Depuis le 22 avril 284 personnes dont 57 enfants ont péri dans les ruines d'Alep après d'incessants bombardements menés par le régime de Bachar e- Assad selon l'observatoire syrien des droits de l'Homme. Avec AFP et Reuters
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Impensable il y a encore quelques jours : des camions chargés de nourriture, de médicaments et et de matériel médical sont arrivés jeudi à Homs, la ville rebelle syrienne. C'est le plus grand convoi humanitaire jamais effectué depuis cinq ans dans cette ville encerclée par l'armée régulière. Un autre convoi a aussi pu atteindre la ville de Rastane, plus au nord.Un soulagement pour plusieurs centaines de civils, blessés ou malades. 'Jusqu'à présent nous avons pu venir en aide à 560 000 personnes dans des régions difficiles à atteindre ou assiégées. C'est un progrès modeste mais réel, même si pour nous cela reste insuffsant', a déclaré Staffan de Mistura, l'émissaire spécial de l'ONU pour la Syrie. Si l'aide humanitaire commence à arriver en Syrie, à Genève, les pourparlers de paix sont à l'agonie. L'opposition syrienne a plié bagage et quitté la Suisse. Jusqu'à nouvel ordre. 'On a dit au représentant du régime que s'il voulait une réelle unité nationale, il devait d'abord relâcher les 10 000 femmes qui sont en prison et aussi les dizaines de milliers d'autres prisonniers', a souligné Mohamed Allouch, l'un des négociateurs de l'opposition. 'Il doit aussi arrêter les massacres qui sont commis chaque jour. Alors peut-être, les négociations reprendront.' Pendant ce temps-là les bombardements continuent. Comme au nord de Homs selon des images récupérées par l'agence Reuters sur les réseaux sociaux. Ces bombardements ciblés visaient les villes de Houla et Teir Maalah. On ne connaît pas encore le nombre de victimes.
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C'est ce qu'on appelle, un coup de théâtre : le président russe Vladimir Poutine a ordonné le retrait de la majeure partie du contingent militaire déployé en Syrie depuis le 30 septembre. Selon lui, les milliers de raids aériens auraient permis à l'armée syrienne de reprendre l'avantage sur le terrain. Vladimir Poutine, président russe: 'La tâche qui avait été demandée à notre ministère de la Défense a été globalement accomplie et j'ordonne au ministère d'entamer à partir de demain (mardi) le retrait de la majeure partie de nos contingents militaires de la République syrienne.' Cette annonce surprise intervient au moment où ont repris à Genève de nouvelles négociations entre le gouvernement syrien et l'opposition. Moscou a déployé plus d'une cinquantaine d'avions de combat, et des troupes. Les Etats-Unis n'ont pas observé pour l'instant de retrait effectif des forces russes. Ce retrait militaire russe de Syrie s'explique par la volonté de Moscou de promouvoir un règlement politique du conflit, a affirmé lundi l'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine. Il s'agit 'd'intensifier nos efforts pour aboutir à un règlement politique en Syrie', a-t-il expliqué à des journalistes. L'opposition syrienne, elle, a salué sur le principe l'annonce du retrait du gros des forces russes de Syrie, tout en déclarant attendre d'en voir les effets sur le terrain. 'Nous devons vérifier la nature de cette décision et sa signification', a déclaré à la presse à Genève Salem al-Meslet, porte-parole de la délégation du Haut comité des négociations (HCN), rassemblant les groupes clés de l'opposition. 'S'il y a une décision de retirer les forces (russes), il s'agit d'une décision positive, et nous le verrons sur le terrain', a-t-il dit. Mais 'cette décision signifie-telle un retrait des forces ou une simple réduction du nombre des avions, cela reste à vérifier', a poursuivi le porte-parole.
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La ville de Talbiseh a été bombardée ce mercredi. Tabliseh se trouve dans la province de Homs, au nord de Damas et les images tournées immédiatement après les bombardements ont été diffusées sur les réseaux sociaux. La véracité des images a été vérifiée. La ville sunnite de Tabliseh est le théâtre d'affrontements entre des combattatns de l'Etat islamique et l'armée syrienne qui, selon l'Observatoire syrien des doits de l'homme, est ici soutenue par l'aviation russe. Des personnels du Croissant rouge ont eut accès à la ville pour venir en aide au blessés. Ces combats illustrent la difficulté qu'il y aura à faire appliquer le cessez-le-feu proposé par la Russie et les Etats-Unis. L'arrêt des hostilité doit, en principe, entrer en vigueur samedi à minuit. L'Etat islamique, le Front Al-Nosra et les groupes affiliés à Al-Qaeda sont exclus de l'accord de cessez-le-feu. De son côté, la Turquie entend poursuivre ses bombardements sur les forces kurdes de Syrie.
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C'est un nouvel espoir de paix pour la Syrie. Washington et Moscou ont trouvé un accord de cessez-le-feu qui doit entrer en vigueur samedi. Cet accord a été annoncé après un entretien téléphonique entre Barack Obama et Vladimir Poutine. 'La Russie a été à l'initiative de cette conversation, mais l'intérêt était assurément mutuel, a précisé le président russe lors d'une allocution télévisée. Au cours de cet entretien, nous avons formalisé les déclarations conjointes de la Russie et des Etats-Unis, en tant que co-présidents du Groupe international de soutien à la Syrie.' Moscou fera 'le nécessaire pour que le régime de Damas respecte l'accord de cessez-feu', a assuré le président Poutine, qui appelle les Etats-Unis à faire de même avec leurs alliés. A Washington, le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest, affichait un optimisme prudent après cette entente : 'Nous savons qu'il y a beaucoup d'obstacles et qu'il y aura sûrement des revers. Cela fait des années que nous essayons de trouver une solution diplomatique aux nombreux problèmes qui affectent cette nation, qui a éclaté en morceaux. Il y a une opportunité à saisir.' Sans surprise, cet accord ne concerne ni le Front al -Nosra, ni le groupe Etat islamique, qui a revendiqué une série d'attentats dimanche à Homs et près de Damas. Ces attaques, les plus sanglantes depuis le début de la guerre civile, ont fait plus de 180 morts.
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Au moins cinquante civils, dont plusieurs enfants, ont péri hier dans les bombardements de cinq établissements hospitaliers et deux écoles à Alep et Idlib, dans le nord de la Syrie. Difficile de déterminer l'origine de ces frappes. Les Occidentaux accusent le régime de Damas et ses alliés, tandis que l'ambassadeur de Syrie en Russie a, lui, rejeté la responsabilité sur les Etats-Unis. Un hôpital soutenu par Médecins sans Frontières a notamment été visé. 'Notre personnel médical sur le terrain et des patients ont dit qu'il s'agissait de frappes aériennes russes, explique Isabelle Defourny, chef des opérations chez MSF France. Mais d'autres personnels dans la zone ont dit que les frappes venaient du sol.'' Les Nations Unies dénoncent une 'violation flagrante du droit international', et la France 'un crime de guerre'. De son côté Washington a mis en doute la volonté des Russes de stopper la 'brutalité' du régime syrien. 'Nous condamnons fermement ces bombardements qui vont à l'encontre des engagements pris vendredi à Munich et de notre volonté commune à permettre un accès de l'aide humanitaire aux populations civiles, ce qui est d'importance cruciale', explique Susan Rice, la conseillère à la sécurité nationale des Etats-Unis. Par ailleurs, l'armée turque poursuit ses frappes contre des positions kurdes dans le nord de la Syrie. Ankara veut à tout prix empêcher les Kurdes de s'emparer de la ville syrienne d'Azaz ce qui leur permetrait d'étendre leur influence à la frontière.
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L'armée syrienne est de plus en plus proche d'Alep. Les troupes de Bachar el-Assad ont repris ce samedi le contrôle du village de Tamura, situé sur les hauteurs de la grande cité partiellement aux mains des rebelles et cible d'une offensive décisive de l'armée syrienne, qui vise également la route vers la Turquie. 'Nous nous sommes assurés le contrôle des villages de Azaz et Tel Rifat, déclare Ali Sherbu, militaire syrien. C'est par là que les étrangers et l'aide arrivent. Ici c'est un point de contrôle sur la route de la ville turque de Gaziantep, que les rebelles utilisaient pour obtenir de l'aide, et qui nous permet de bloquer tout le secteur au Nord'. L'offensive sur Alep a jeté des milliers d'habitants de la région sur les routes vers la Turquie. Ce camp turc, dans la région de Kilis, a été construit dans l'urgence et il est déjà plein. On estime que jusqu'à 100.000 personnes ont fui les combats autour d'Alep ces deux dernières semaines. Le volet humanitaire de l'accord de trêve conclu cette semaine à Münich doit commencer à s'appliquer ce weekend. Les camions du Programme Alimentaire Mondial sont déjà en route pour les zones sinistrées par cinq ans de guerre.
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La crise syrienne est un des sujets au coeur des discussions à la conférence sur la sécurité à Munich. Avec une question : comment parvenir à une réelle mise en oeuvre d'une trêve ? Cette cessation des hostilités doit théoriquement entrée en vigueur dans les prochains jours. En toile de fond, il y a l'intervention militaire russe opérée en appui aux forces gouvernementales, ce qui fait l'objet de critiques. En tout cas, la Russie, par la voie de son Premier ministre Dmitri Medvedev, a rappelé son engagement à faire réussir cette trêve. 'La Russie ne poursuit aucun objectif secret en Syrie. Nous luttons contre des groupes armés dont certains membres viennent de Russie et nous nous employons à empêcher ces personnes de revenir en Russie pour commettre des attentats terroristes.' Dmitri Medvedev, Premier ministre russe Egalement présent à Munich, Manuel Valls, le chef du gouvernement français qui a appelé Moscou à arrêter de mener des frappes en Syrie qui touchent la population civile. 'Pour retrouver la voie de la paix, de la discussion, les bombardements des populations civiles doivent cesser.' Manuel Valls, Premier ministre français Même tonalité dans l'intervention du chef de la diplomatie américaine, John Kerry. Depuis plusieurs semaines, les Etats-Unis reprochent à la Russie de frapper aussi bien les groupes djihadistes que les rebelles modérés susceptibles d'être des partenaires de négociations. Ce que Moscou dément.
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Le régime syrien, appuyé par les frappes russes, a fait une importante percée militaire à Alep, ville tenue partiellement par les rebelles. Hier, l'armée est parvenue à couper leur principale route d'approvisionnement en provenance de Turquie. Ce serait la plus importante avancée du régime dans la province depuis 2012. Si les forces pro-régime parviennent à bloquer la seule ouverture au Nord-Ouest d'Alep, les rebelles seront totalement assiégés. Elles ont aussi brisé le siège imposé depuis plus de trois ans par des rebelles islamistes aux localités chiites de Nebbol et Zahra. Après six jours, les négociations de paix à Genève ont été suspendues mercredi, théoriquement jusqu'au 25 février. Damas a rejeté l'échec du processus sur l'opposition, qui aurait 'refusé de prendre part à des discussions sérieuses avec l'émissaire de l'ONU'. 'Les développements militaires sur le terrain ont été cruciaux. J'ai remarqué que leur décision de se retirer est survenue après l'ouverture de la route de Nebbol à Zahra', affirme Bachar al-Jafaari, l'ambassadeur syrien à l'ONU. A son arrivée à Genève, l'opposition affirmait attendre un geste prouvant la bonne volonté du régime. 'On est venu à Genève pour prouver au monde que ce régime ne croit pas en une solution politique: ni lui, ni ses alliés', a déclaré Riad Hijab, coordinateur de l'opposition syrienne. L'opposition affirme être venue avec l'assurance que le processus humanitaire allait débuter. Elle assure qu'elle ne reviendra pas tant que cette demande ne sera pas satisfaite.
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Conséquences des négociations en cours à l'ONU le camp palestinien de Yarmouk au sud de Damas pourrait de nouveau recevoir de l'aide humanitaire. En contrepartie, tous les rebelles et leur familles seraient autorisés à quitter ce camp. Y compris les membres de Daesh qui ont inflitré ce quartier en avril dernier, selon l'Observatoire des Droits de l'Homme en Syrie. Le quartier de Yarmouk abrite toujours près de 18.000 personnes. Un enfer selon le secrétaire général de l'ONU. Négociations à l'ONU et guerre de position sur le terrain. Mercredi Daesh s'est emparé du quartier industriel de Deir Ezzor à 450 km au nord-est de Damas, après une violente offensive qui a fait une ciqnuantaire de morts dont 15 jihadistes. Depuis 2014, Daesh contrôle la quasi-totalité de la province pétrolière de Deir Ezzor.
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L'aviation russe est accusée d'avoir commis des 'crimes de guerre' en Syrie et d'avoir tué des 'centaines de civils'. L'accusation est portée par l'organisation Amnesty International. Selon le rapport de l'ONG, les bombardiers russes ont frappé 'des quartiers d'habitations' très peuplés, des 'marchés' et des 'structures médicales' là-où il n'y avait pas trace évidente d'activité militaire. Le document mentionne 25 bombardements effectués entre le 30 septembre et le 29 novembre dont six attaques s'étant soldées par la mort de deux cents civils et d'une dizaine de combattants. 'Le rapport que nous publions aujourd'hui démontre que la Russie s'est rendue coupable de crime de guerre en Syrie' explique ainsi Neil Sammonds, un chercheur de l'organisation. La Russie s'est attaqué 'directement des zones civiles, des quartiers résidentiels et structures hospitalières ; elle a utilisé des armes à sous-munitions et des bombes non guidées sur des zones densément peuplées et, sur cette base, nous pensons qu'elle a commis des crimes de guerre.' Les bombardements russes à l'origine de possibles violations du droit international ont visé les provinces de Homs, Idlib et Alep. Un des bombardements documentés dans le rapport d'Amensty Internationale fait état de trois missile tirés sur un marché de la ville d'Ariha, au sud d'Alep, où 49 personnes auraient été tuées. Une autre attaque figurant dans le rapport liste 46 civils tués dans le bombardement d'un village. En réponse aux accusations de 'crimes de guerre', le Kremlin fait savoir qu'il examinera le rapport d'Amnesty international mais ne disposer, pour l'heure, 'd'aucun fait avéré' concernant des pertes civiles causées par les bombardements russes. La Russie mène depuis le 30 septembre en Syrie une campagne de frappes aériennes dirigée, selon elle, contre les groupes terroristes qui s'y sont installé. Selon les estimations de l'Observatoire syrien des droits de l'homme, les bombardement russes auraient tué plus de deux mille personnes dont sept cent civils. Depuis le déclenchement de la guerre civile en 2011, les violences en Syrie ont fait plus de deux cent cinquante mille morts et des millions de déplacés.
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L'ancien ministre de la Justice et actuel président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Michel Vauzelle, s'est inquiété jeudi dans Politique matin de l'arrivée d'un climat proche de la guerre civile en Provence. "Compte-tenu du racisme, j'ai peur que des personnes, ayant peur, aient la tentation de dénoncer un voisin d'origine maghrébine pour aller au commissariat, comme ça se passait à l'époque de Vichy", a affirmé Michel Vauzelle. La guerre civile c'est cette tension qui existe, dans les dictatures ou dans des régimes comme Vichy, où on va dénoncer son voisin, où on a peur de celui qui a un faciès différent du sien."
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Déjà quatre semaines de bombardements russes en Syrie et l'Observatoire syrien des droits de l'homme annonce la mort de 600 personnes. Selon cet organisme d'information basé à Londres, les raids ont surtout visé les rebelles modérés, les groupes islamistes ainsi que le Front al-Nosra, mais aussi des régions sous contrôle de l'organisation Etat islamique. L'aviation russe a ciblé 10 des 14 provinces de Syrie, des frappes qui auraient permis au régime de reprendre des villages dans la province de Hama, dans le sud d'Alep, et de contrôler la plupart des hauteurs de Jib Ahmar, dans la province de Lattaquié. Ces raids auraient aussi provoqué des 'dommages collatéraux' en détruisant des infrastructures médicales, c'est ce qu'affirment les Etats-Unis. Des accusations appuyées par Médecins Sans Frontières qui manifeste son désarroi dans les rues de New York. 'Le personnel de soins, les hôpitaux, les ambulances sont bombardés ce qui signifie que des communautés entières n'ont pas accès aux soins' s'inquiète le docteur Deane Marchbein. Selon l'Ong, au moins 12 hôpitaux ont été bombardés au cours des dernières semaines en Syrie tuant des dizaines de personnes. MSF qui appelle les belligérants à respecter le droit humanitaire.
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15 SEPTEMBRE 2015 - Le président syrien Bachar al-Assad a estimé que la crise des migrants en Europe ne pouvait être résolue que par la lutte contre le terrorisme. "La question n'est pas de savoir si l'Europe accepte ou non les réfugiés. Il faut absolument résoudre ce problème à la source. Si l'Europe se soucie réellement du sort des réfugiés, alors qu'elle arrête de soutenir les terroristes", a déclaré M. Assad, selon des propos retransmis en russe par la télévision RT.
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Les habitants sont encore traumatisés par le bombardement de la nuit. A Horlivka, dans l'est de l'Ukraine, des civils ont été pris entre deux feux. Selon Kiev, les séparatistes ont d'abord tiré depuis cette ville, ce à quoi l'armée ukrainienne a répondu, avec des blindés et de l'artillerie, tuant un homme et une femme. 'Ils ont bombardé dans la nuit, un peu avant quatre heures du matin, cinq obus sont tombés là, explique Lyudmila. On a même pas eu le temps d'enfiler une robe de chambre, j'ai vite jeté la petite dans la baignoire avec son matelas.' Svetlana nous fait faire le tour de sa maison, où un de ses amis vient d'être tué par un éclat d'obus: 'Il y a eu un sifflement et une explosion, un sifflement et une explosion, cinq obus sont tombés. L'un est tombé tout près dans la cour. Vous avez dû voir que toutes les vitres ont été brisées de ce côté du bâtiment. Ca a volé au dessus de la tête de la grand-mère.' Deux hommes ont été aussi tués à Dzerjinsk, au nord de Donetsk, par des tirs séparatistes. Un soldat ukrainien a également péri dans ces pilonnages. Des décès qui s'ajoutent aux plus de 6.500 personnes tuées dans l'est depuis le début des combats en avril 2014.
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En arborant sur son blog le drapeau confédéré, Dylann Roof, qui abattu 9 personnes dans une église noire de Charleston, en Caroline du sud, a relancé un vieux débat qui peut être cette fois aboutira à la suppression de ce drapeau de la discorde. Partie intégrante de l'histoire et de l'héritage du sud des Etats-Unis pour les uns, symbole de racisme et de ségrégation pour les autres, ce n'est pas la première fois qu'il est l'objet de polémique. A Charleston, depuis la tuerie, ils sont nombreux à réclamer que cet Etat l'abandonne une fois pour toutes. 'Lorsqu'on sait que ce drapeau est utilisé comme symbole de la haine, comme outil de la haine, comme inspiration de la haine et de la violence, ce symbole doit être détruit' a martelé Cornell William Brooks, le président de l'Association nationale pour la promotion des gens de couleur. La Caroline du Sud est le seul Etat des Etats-Unis d'Amérique à l'utiliser encore sous sa forme initiale. A l'origine, les étoiles du drapeau représentent les Etats du sud qui refusaient l'abolition de l'esclavage. 'C'est une terrible insulte pour les habitants noirs de l'État de la Caroline du Sud, dit cet habitant. Il est le symbole qu'ils sont des citoyens inférieurs, et ils ne sont pas, ils sont égaux. La Caroline du Sud est un Etat de la diversité, et nous devons nous en réjouir.' Outre la Caroline du sud, les drapeaux de sept autres Etats du sud s'inspirent encore du drapeau confédéré : l'Arkansas, la Géorgie, le Mississipi, le Tenessee, l'Alabama, la Caroline du Nord, et la Floride. Sujet de controverse, il est historiquement associé à l'esclavagisme, plus tard, il a été largement utilisé par les ségrégationistes, avant l'abolition de l'apartheid. Dans les années 30, il se charge d'une symbolique résolument raciste, à cause du Ku Klux Klan qui en fait son emblème. Les partisans de l'organisation suprématiste blanche l'utilisent encore aujourd'hui. 'Ce drapeau, même s'il fait partie intégrante de notre passé, ne représente pas l'avenir d'un grand Etat comme le nôtre. Mon espoir, c'est qu'en enlevant un symbole qui nous divise, notre Etat puisse aller de l'avant dans l'harmonie, et que nous puissions honorer la mémoire des neuf victimes' a assuré la gouverneur républicaine de Caroline du sud. Mais Nikki Haley n'a pas d'autorité légale sur l'emblème confédéré. Il lui faudra obtenir des élus de l'Etat qu'ils votent la suppression du drapeau controversé
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C'est l'horreur au quotidien pour les habitants d'Alep en Syrie... Sur cette vidéo postée sur les réseaux sociaux, les forces de Bachar al-Assad auraient fait exploser un bâtiment pour détruire un tunnel, une frappe stratégique selon les explications fournies. Toujours à Alep, dimanche, les forces syriennes ont bombardé un quartier et détruit une école tuant cinq personnes. Alep est divisée en deux parties, l'ouest est contrôlé par le régime, l'est par les insurgés. Ce mardi, des responsables chrétiens d'Alep ont lancé un appel pour que leur ville ne soit plus 'le laboratoire d'armes dévastatrices' et ont dénoncé un siège qui réduit ses habitants à des 'semblants d'êtres humains'. Ce mardi aussi dans la province d'Idleb, 12 personnes ont été tuées dans un raid aux barils explosifs mené par le régime sur la ville de Saraqeb, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. Et dans le sud du pays, dans la province de Deraa, au moins six enfants ont péri dans une attaque similaire. En quatre ans, ce conflit aurait fait 215 000 victimes. Des ONG ont aussi dénoncé l'utilisation de barils remplis de chlore sur des populations civiles à plusieurs reprises en mars. Aucune solution politique ne semble en vue pour résoudre ce conflit compliqué par la lutte contre les jihadistes de l'Etat islamique et les frappes de la coalition internationale.
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La tension est à son comble à la frontière entre l'Arabie saoudite et le Yemen au treizième jour de l'intervention de la coalition contre les forces houthies. Outre les attaques des rebelles soutenus par l'Iran, l'armée saoudienne a subi une opération de membres présumés d'Al Qaida qui a coûté la vie à trois gardes-frontières. Les assaillants se sont emparé d'un poste de douane de la province d'Hadramout. Riyad a donc décidé de renforcer la sécurité aux confins du royaume avec le Yemen. A Sanaa, la capitale, aux mains des houthis, les bombardements aériens se poursuivent. Selon un bilan établi par l'ONU, les combats ont fait au moins 540 morts et plus de 1700 blessés en deux semaines de combats. La situation humanitaire dans la capitale est catastrophique. Les hôpitaux ont bien du mal à soigner tous les blessés, d'autant que les réserves de médicaments se tarissent rapidement. Parmi les rares motifs d'espoir, l'arrivée d'un premier avion du CICR transportant du personnel médical. 'Il faut sauver le peuple yéménite, dit un blessé. Il y a beaucoup de personnes qui meurent dans les hôpitaux. Autant les fermer, nous avons besoin d'être soignés ailleurs, à l'étranger.' 'Si ce n'était pas nos enfants mais leurs enfants, comment réagiraient-ils ? s'indigne une femme. Regardez comme notre situation est horrible. Nous n'avons plus de maisons.' Selon l'Unicef, au moins 74 enfants ont été tués et 44 blessés depuis deux semaines sans compter les enfants morts en raison de la pénurie de médicaments. Un million d'élèves ne peuvent plus aller à l'école.
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Les Houthis ont envoyé des renforts vers le sud, avec pour objectif Aden où s'est retranché le président yéménite. Ce week-end, des unités des forces spéciales proches des Houthis ont pris le contrôle de la troisième ville du pays, Taëz. Ce lundi, encore, des milliers d'habitants ont réclamé le départ des forces spéciales. Des manifestants ont été blessés par des tirs. L'Arabie saoudite a sommé la milice chiite, qui tient la capitale Sanaa depuis septembre, de mettre fin à son 'coup d'Etat' pour rétablir les autorités 'légitimes' représentées par le président Abd Rabbo Mansour Hadi. Il faut savoir que la milice chiite bénéficie de puissants soutiens dans l'armée parmi les fidèles de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir de 1978 à 2012. Ce dernier a fait cause commune avec les Houthis aux dépens de l'actuel président, soutenu, lui, par les monarchies sunnites du Golfe dont l'Arabie saoudite. La nuit dernière, le Conseil de sécurité de l'ONU avait pourtant aussi réaffirmé son soutien à l'actuel président Hadi et la nécessité de préserver 'l'unité' du Yémen. L'émissaire de l'ONU Jamal Benomar a prévenu que le Yémen s'acheminait vers 'une guerre civile' et risquait la 'dislocation' avec 'une division croissante entre le nord et le sud'. Continuer les hostilités mènera 'à un scénario libyen ou syrien', a-t-il ajouté. Et pour compliquer encore la situation, l'EI a revendiqué les attentats-suicides ayant fait 142 morts et 351 blessés vendredi dernier dans deux mosquées de Sanaa fréquentées par les Houthis. Ce lundi, le groupe jihadiste a mis en ligne sur internet des photos des cinq kamikazes responsables de ces massacres.
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Dans l'Est de l'Ukraine, la guerre laisse ses traces dans le paysage, mais aussi d'importantes séquelles chez les enfants. L'Unicef estime que 1,7 millions d'entre eux sont touchés par la guerre de chaque côté du conflit, qu'ils manquent d'un abri, de nourriture, ou de médicaments. Chermalyk est un village sous contrôle de l'armée, proche de la ligne de front, au nord-est du port de Marioupol. Ici, le jeu préféré des enfants, c'est la guerre. Ils se battent avec des bâtons en bois, mais le scénario est inspiré de la réalité, des récits qu'ils peuvent entendre. Tolik n'a que onze ans, mais il a déjà vu la guerre de tout près, trop près : 'Les balles ont transpercé mes habits sur mon épaule ici et sont passées à travers. Je suis né sous une bonne étoile'. Même si certains ont déjà été blessés, ces enfants affirment qu'ils veulent s' engager dans l'armée, pour protéger leur mère patrie. Ils ont l'habitude de jouer dans les cratères d'obus. Dans un autre village situé à quelques kilomètres, presque toutes les maisons ont été détruites, poussant les habitants dans des refuges. C'est le cas de Tatyana, qui vit ici avec sa fille de trois ans : 'Elle a trois ans. Elle sait ce qu'est un tank. Ce n'est pas normal. Les enfants ont déjà des problèmes psychologiques à cet âge. Que va-t-il se passer ensuite ? On dit que les enfants des années 1990 sont insupportables, mais que va-t-il arriver à ces enfants ? Ils vont grandir au milieu des ruines. Il n'y a pas de jardins d'enfants, d'écoles, rien' déplore-t-elle. A quelques kilomètres de là, du côté rebelle, cette maison accueille des orphelins et des enfants abandonnés. Beaucoup d'entre eux ont été abandonnés deux fois, d'abord par leurs parents naturels, puis par leurs familles d'accueil, quand le gouvernement ukrainien a arrêté de payer leurs salaires dans les territoires contrôlés par les séparatistes. Les enfants ont les mêmes jeux qu'en face, sauf qu'ici, les méchants, ce sont les Ukrainiens. Les dessins de ces enfants reflètent ce qu'ils ont vécu. Ils dessinent des tanks, chose impensable avant le conflit. Certains ont même du mal à se rappeler de la période précédant la guerre. Ils n'éprouvent pas de pitié envers les soldats ukrainiens tués : 'Non, pas pour les Ukrainiens. Je comprends que ce sont aussi des êtres humains, mais ils tuent des gens. Mon grand-père me l'a dit' raconte Yulya. Ce discours inspiré du langage belliqueux et manichéen de la télévision russe, comme le souligne Yelena Nikulenko, directrice de l'institution : 'Ces enfants reçoivent l'information d'un seul bord. Ils voient que l'armée nous tire dessus et que leurs pères et leurs frères prennent les armes pour aller nous défendre. Les enfants écoutent les conversations des adultes. D'un côté, il y a les Ukrops, comme certains les appellent, et de l'autre leurs pères sont des terroristes et des insurgés, donc les enfants s'appellent eux-mêmes 'terroristes' entre eux'.

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