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Au cours d'une session parlementaire houleuse, l'opposition kosovare a trouvé un moyen efficace pour suspendre les débats. L'usage de gaz lacrymogènes. Ce n'est pas la première fois que se produit ce genre d'incidents mais en dépit de mesures de sécurité renforcées, un député est parvenu à activer une bombe lacrymogène dans l'hémicycle. Au coeur des griefs de l'opposition, un accord visant la normalisation des rapports avec la Serbie. Accord qui selon elle pourrait compromettre l'indépendance du pays, une indépendance qui remonte à 2008 mais qui n'est toujours pas reconnue par la Serbie.
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PRISTINA - 15 oct 2015 - Vous êtes parlementaire et souhaitez faire traîner en longueur ou carrément empêcher l'examen d'un texte ? Pensez au gaz lacrymogène. Opposés à la tenue d'un débat sur la normalisation des rapports avec la Serbie, des parlementaires kosovars ont eu recours à cette arme ultime. Résultat : évacuation de la salle plénière et convocation en urgence des présidents de groupes. Avant le début de la réunion, les parlementaires dissidents s'étaient massés devant le perchoir pour empêcher toute prise de parole. A l'origine de cette fronde digne d'un combat de rue, le mouvement Autodétermination, mouvement qui estime que l'indépendance de l'ancienne province serbe pourrait être remise en question par le dialogue entamé avec Belgrade. Le 8 octobre, les députés avaient déjà eu recours à des gaz lacrymogènes pour perturber le débat, deux parlementaires avaient été blessés.
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