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Il y a évidemment un fort effet d'annonce. 'La Gambie est désormais un Etat islamique', déclare son président Yahya Jammeh. Un chef d'Etat qui certes apparaît régulièrement Coran et chapelet en main, mais que signifie concrètement ce changement pour la Gambie, petit pays de deux millions d'habitants enclavé dans le Sénégal qu'il préside depuis 1991? Cela, Yahya Jammeh ne le précise pas. Tout au plus assure-t-il que les droits de la minorité chrétienne seront respectés et que les femmes seront libres de s'habiller à leur guise : 'Je n'ai nommé personne comme policier islamique' souligne-t-il. Yayah Jammeh, connu pour ses positions anti-impérialistes - il est l'artisans du retrait de la Gambie du Commonwealth en 2013-, l'est aussi pour ses déclarations parfois démesurées, promettant par exemple de guérir 10 000 malades du SIDA tous les 6 mois lors de son discours officiel aux Gambiens le 1er janvier 2013. Avec AFP
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Le président gambien Yahya Jammeh a accusé des puissances étrangères d'avoir soutenu les auteurs du putsch manqué de mardi. Alors que la télévision publique a diffusé des images montrant le chef de l'État en train d'être acclamé par la foule et d'inspecter des armes, plusieurs dizaines de militaires et de civils ont été arrêtés et soumis à des interrogatoires, selon une source proche des services de renseignements. Yahya Jammeh, qui n'était pas dans son pays au moment de l'attaque contre le palais présidentiel est rentré à Banjul, la capitale gambienne dans la nuit de mardi à mercredi. 'Ce n'était pas un coup. C'était une attaque de dissidents basés aux Etats-Unis, en Allemagne et au Royaume-uni, a déclaré le chef de l'État.' Le pouvoir gambien est régulièrement accusé de violation des libertés par les défenseurs des droits de l'homme. D'aucuns craignent à présent une répression accrue.
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