Revue du web
Avec Atlantico
Devant l'incapacité des diplomaties contemporaines à penser les questions de sécurité collective autrement qu'à court terme, et sous l'angle étroit d'intérêts nationaux ou régionaux, ce manuel se propose d'ébaucher les pistes concrètes d'une nouvelle approche de la paix. Extrait de "Mémoire de paix pour temps de guerre", de Dominique de Villepin, aux éditions Grasset 2/2
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Au lendemain de la première série de révélations de l'opération "Panama Papers", l'enquête d'un consortium d'investigation révélant un vaste scandale d'évasion fiscale, Pascal Saint-Amans, le directeur du Centre de politique et d'administration fiscales de l'OCDE, a appelé ce lundi sur BFMTV à le G20 à "taper du poing sur la table" pour contraindre le Panama à coopérer.
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Le Brexit s'est invité à l'ouverture du G20-Finances ce vendredi à Shanghai. Les ministres des finances et les présidents des banques centrales des 20 pays les plus riches de la planète ont apporté leur soutien au chancelier de l'échiquier britannique, George Osborne, en campagne pour le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne lors du référendum du 23 juin. With risks facing global economy most heightened since crash, now would be worst time for UK to take gamble of EU exit- George Osborne (@George_Osborne) 26 février 2016 'Nous avons toujours été en faveur du processus d'intégration européen,' a dit le porte-parole de la diplomatie chinoise, Hong Lei, 'et nous voulons voir l'Union européenne jouer un plus grand rôle sur la scène internationale. Nous espérons aussi que la Grande-Bretagne et l'Union européenne sauront gérer de façon appropriée le problème actuel.' Venue plaider pour un plan de relance mondial, la présidente du Fonds monétaire international,Christine Lagarde, s'est elle-aussi laissée entraîner sur le terrain du Brexit. '_Du fait de l'incertitude quant aux conditions dans lesquelles le Royaume-Uni quitterait l'Union européenne, il est difficile d'évaluer exactement ce que seraient les conséquences. Mais cela nuirait probablement à la fluidité des échanges. Nous sommes enclins à conclure, même avant d'avoir réalisé une étude aussi complète que possible sur le sujet, que les conséquences d'un Brexit seraient négatives,_' a-t-elle déclaré. #G20 needs to take bold action to rejuvenate global growth. Read IMF G20 note. https://t.co/MqmX8KcXiz- IMF (@IMFNews) 24 February 2016 Le plan de relance du FMI se heurte déjà à l'opposition farouche de l'Allemagne qui a aussi pointé du doigt les effets pervers des politiques monétaires ultra-accommodantes en Europe, aux Etats-Unis et au Japon, jetant un certain froid.
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Trois jours après les attentats de Paris, les grandes puissances du G20 se sont une nouvelle fois engagées lundi à renforcer leur lutte contre le financement du terrorisme. Pour la première fois les dirigeants du G20 ont aussi convenu de renforcer leurs contrôles aux frontières. Pas question en revanche pour le G20 d'envisager une intervention militaire en Syrie. Beaucoup d'Etats y restent opposés et notamment les Etat-Unis. C'est ce qu'à confirmé de nouveau le président Obama. 'Daesh est le visage du mal et certains ont suggéré que nous devrions déployer un grand nombre de troupes américaines sur le terrain. Mais ce n'est pas du tout mon point de vue ni celui de mes plus proches conseillers civils et militaires qui estiment que ce serait une erreur', a déclaré le président américain. Daesh est le visage du mal Malgré l'unanimité de façade dans la lutte contre le financement de Daesh, Vladimir Poutine a, de son côté, renvoyé le G20 à ses responsabilités. 'Il a été dit que les canaux de financement d'activités terroristes devaient être coupés', a souligné le président russe. Mais de préciser aussitôt : 'j'ai donné des exemples basés sur des informations dont nous disposons sur le financement de Daesh qui serait aidé par des individus provenant d'une quarantaine de pays dont certains sont membres du G20 '. Alors que Daesh, dans une vidéo publiée ce lundi sur les réseaux sociaux a lancé de nouvelles menaces, le G20 a certes reconnu que le terrorisme était un problème majeur pour la planète. Il n'empêche : la communauté internationale reste passablement divisée quant aux méthodes à mettre en oeuvre pour éradiquer ce fléau.
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Pour parler des résultats du sommet des 20 pays les plus riches de la planète, Euronews a recueilli l'analyse de Ussal Sabhaz, le directeur des études sur le G20 à la fondation de recherche turque TEPAV. Margherita Sforza, Euronews : Les leaders du G20 ont fermement condamné les attaques de Paris, mais quelle mesures concrètes pourraient être prises pour renforcer la lutte contre le terrorisme international ? Ussal Sahba, TEPAV : Jusqu'à présent, le G20 ne s'était pas concentré sur le terrorisme. Le G7 avait de nombreux outils financiers pour lutter les opérations financières qui sous-tendent le terrorisme ; mais ce n'est pas suffisant. Il faut s'attaquer aux causes profondes du terrorisme, en particulier ce qui permet son développement. Pour le moment, le G20 s'est limité aux questions financières. Margherita Sforza, Euronews : Avec ces dernières attaques, il a bien sûr beaucoup été question de la Syrie lors de discussion billatérale durant le sommet, pensez vous que nous sommes plus près d'une solution en Syrie? Ussal Sahbaz, TEPAV : Je crois que les positions sont assez éloignées, mais les attaques de Paris ont accentué l'urgence et le G20 était l'endroit idéal pour que les dirigeants se rapprochent. Nous verrons les résultats. Le dénouement est plus proche, mais ce ne sera pas pour tout de suite. Margherita Sforza, Euronews : Quand nous parlons de la guerre en Syrie, nous parlons aussi de la crise des réfugiés. C'est un problème que la Turquie connaît bien, plus de deux millions de réfugiés vivent sur son territoire. Quel est l'impact de ces réfugiés syriens sur l'économie turque ? Ussal Sahbaz TEPAV : C'est, bien sûr, un problème pour la Turquie : on estime ce coût à 5 milliards de dollars et le nombre de réfugiés à 2,2 millions, ce qui énorme. C'est aussi un problème pour l'Europe qui y est très sensible. Mais les réfugiés peuvent aussi représenter une opportunité économique. Les statistiques montrent qu'en Turquie l'année dernière une entreprise sur quarante a été fondée par des Syriens. Ils commercent avec la Syrie. Les échanges avec la Syrie ont atteint le niveau d'avant la guerre. C'est dont un avantage pour la Turquie. Et si l'Europe adopte une position plus souple, je pense que les réfugiés peuvent devenir un avantage pour l'économie européenne. Margherita Sforza, Euronews : Cela signifie que nous devons donner aux réfugiés la possibilité de travailler ? Ussal Sahbaz, TEPAV : Les dirigeants du G20 devraient mettre en place un schéma qui permettent aux gens de travailler légalement dès l'instant où ils sont installés : il ne vont pas repartir de si tôt, il faut les utiliser. Margherita Sforza, Euronews : L'environnement est un autre problème nouveau pour le G20, en particulier la lutte contre le réchauffement, pourquoi le G20 s'en occupe et pourquoi maintenant ? Ussal Sahbaz, TEPAV : Parce que l'environnement devient un sujet financier. Cela pose un risque financier aux compagnies d'assurance, aux banques, aux sociétés en général. Nous avons vu que les leaders du G20 ont eu de grandes difficultés à se mettre d'accord sur le climat, et cela montre à quel point ces pays sont éloignés sur un des problèmes les plus important qui concerne la planète. Le paragraphe de conclusion sur le terrorisme a été bien plus facile à mettre en place que celui sur le climat.
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De strictes mesures de sécurité entouraient ce dimanche la manifestation anti G20 qui s'est tenue un parc du centre d'Antalya. La manifestation avait lieu au moment où avait lieu le sommet international des pays les plus industrialisés qui se tenait à une quarantaine de kilomètres de là. 'Il y a des gens qui ont faim dans les rues d'Antalya' expliquait un manifestant pour qui, dans ces conditions, 'il est 'complètement illogique d'organiser ici un G20.' Des échauffourées avec les forces de l'ordre ont émaillé le rassemblement où participaient plusieurs centaines de personnes. La police turque indique avoir procédé à 35 arrestations. L'envoyé spécial d'Euronews à Antalya, Bora Bayraktar, explique que 'les manifestants anti G20 n'ont pas réussi à se rapprocher de la zone du G20 il est peu probable qu'ils soient parvenu à faire entendre leur voix bien loin.'
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Le sommet du G20 a commencé par une minute de silence en mémoire des 129 personnes assassinées vendredi soir à Paris. Les dirigeants des grands pays de la planète se réunissent deux jours à Antalya, en Turquie, avec l'espoir de coordonner et renforcer leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme. La chancelière allemande a parlé d'un devoir des États vis-à-vis des victimes. 'Le message du sommet du G20 que nous voulons envoyer est que nous sommes plus forts que le terrorisme' a-t-elle dit. 'Aujourd'hui en France, il s'agit maintenant de collaborer avec les autorités, d'identifier les exécutants, leurs complices et les liens qu'ils pouvaient avoir. Nous le devons avant tout aux victimes et à leurs proches, mais c'est aussi nécessaire pour notre propre sécurité et nous le devons aussi aux réfugiés qui sont nombreux, innocents et qui fuient la guerre et le terrorisme.' Sous la pression des attentats de Paris, Vladimir Poutine et Barack Obama ont rapproché leurs positions sur la Syrie et oublié leurs dissensions sur le dossier ukrainien. Les dirigeants russe et américain se sont ainsi entretenu une demi-heure en tête-à-tête, pour confirmer leur accord sur le principe d'une transition politique avec des négociations, sous l'égide de l'ONU, entre l'opposition syrienne et le régime, la mise en place d'un cessez le feu et d'élection d'ici 18 mois.
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Lors du sommet du G20 à Antalya en Turquie, les dirigeants des plus grandes puissances mondiales ont observé une minute de silence ce dimanche en hommage aux victimes des récents attentats de Paris et Ankara. François Hollande, resté à Paris, est représenté sur place par Laurent Fabius et Michel Sapin.
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Le sommet du G20 s'ouvre ce dimanche en Turquie. Ce rendez-vous est prévu de longue date mais il prend un relief particulier, au lendemain des attentats de Paris. Le président français François Hollande a d'ailleurs renoncé à se rendre à Antalya, cette ville où se déroule le sommet. Il sera représenté par le ministre des Affaires étrangères. Initialement, cette réunion des pays les plus riches de la planète devait être consacrée à la guerre en Syrie, la crise des réfugiés qui arrivent en Europe ou encore la question du réchauffement climatique. Mais la tragédie survenue vendredi soir dans la capitale française a mis le sujet du terrorisme en haut de l'agenda des discussions. Autre conséquence : les mesures de sécurité sont encore plus strictes dans cette station balnéaire située dans le sud du pays. 'Tous les regards sont tournés vers Antalya, explique l'envoyé spécial d'euronews, Bora Bayraktar. Les mesures de sécurité y ont été encore renforcées après les attentats de Paris. La police s'efforce de tout contrôler'.
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Les grandes puissances se réunissent la semaine prochaine pour le sommet du G20 à Antalya. Parmi les thèmes qui se sont invités à l'agenda : la guerre civile en Syrie et ses conséquences sur la Turquie voisine, le Moyen-Orient et l'Europe. Après le début en octobre des opérations militaires en Syrie, la recherche d'une solution diplomatique s'est accélérée. La Turquie veut proposer la mise en place d'une zone protégée en Syrie. D'après l'universitaire Mensur Akgun, l'économie mondiale ne peut pas être le seul thème abordé lors du G20. 'Tous les participants ici sont, d'une façon ou d'une autre, intéressés par la Syrie. Pour les membres de l'Union européenne, les Etats-Unis et la Russie, les développements en Syrie sont un problème commun. Le sommet va savoir lieu dans une localité proche de la Syrie. Je pense que, très probablement, il y aura un sommet parallèle sur la Syrie', estime l'analyste politique. Avec le groupe Etat islamique qui mène des attaques terroristes et recrute des musulmans sur leur continent, les dirigeants européens s'inquiètent aussi du flux de réfugiés qui déferle sur la Turquie et la Grèce. On estime que plus de 700 000 migrants sont arrivés en Europe par la mer cette année, d'après l'Organisation internationale pour les migrations. Ce sommet ne pourra pas à lui seul résoudre cette crise. 'Il y a eu beaucoup de promesses dans le passé, mais jusqu'ici moins de 400 millions de dollars ont été versés jusqu'à présent d'après ce que je sais. Je ne pense pas qu'il y aura plus d'aide. Surtout, je crois que ce soutien financier devrait être durable. Par exemple s'ils donnent trois milliards aujourd'hui, et pas demain. Que va-t-il se passer ? Ce n'a pas de sens, car les réfugiés vont rester en Turquie dans les années à venir. Des programmes à plus long terme dans l'éducation et la santé devraient être développés pour les intégrer à la société turque', préconise Mensur Akgun. La Turquie se prépare depuis plus d'un an à ce sommet. De nombreux groupes se sont réunis. Le C 20, plateforme pour les organisations de la société civile, craint que ses travaux n'arrivent pas jusqu'aux dirigeants. 'Récemment, il y a eu des attaques terroristes en Turquie. Les dirigeants du monde entier seront protégés par de lourdes mesures de sécurité. Cela réduit les contacts entre le peuple et les dirigeants. En tant qu'organisations de la société civile, nous allons porter des messages. Nous disons : ne vous éloignez pas du peuple. Nous sommes des partenaires avec qui vous pouvez communiquer comme les ONG. Nous savons ce que ressentent et pensent les gens dans la rue, car nous travaillons avec eux. Donc servez-vous de nous pour communiquer avec la société', recommande la secrétaire générale de la Fondation pour le Développement Economique. 'Pendant le sommet du G20 en Turquie, les géants de l'économie mondiale vont chercher des solutions aux plus grands problèmes mondiaux. Beaucoup de questions seront abordées, de la guerre civile syrienne à la crise des réfugiés, de l'économie à la politique', note Bora Bayraktar, notre correspondant en Turquie.
International
L'administration australienne a divulgué par erreur les informations personnelles des chefs d’États présents au sommet du G20.
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Quelques jours avant l'ouverture du G20 Finances d'Istanbul, la directrice générale du FMi aavait appelé les principales puissances économiques du globe à 'passer à l'action' pour éviter un tassement de la croissance mondiale et c'est vrai que l'arrière-plan économique du G20 d'Istanbul qui a débuté lundi, n'est pas réjouissant. Cette morosité a été soulignée par Angel Gurria le secrétaire général de l'OCDE : l'Organisation de coopération et de développement économique. 'Le rythme de réforme a ralenti dans une majorité de pays développés au cours des deux dernières années et ce n'est pas très encourageant. Il y a ce danger d'entrer dans une croissance basse sur le long terme : une croissance assez plate. Et le besoin le plus urgent, a conclu le secrétaire général de l'OCDE c'est - à l'échelle du G20 - de se concentrer sur la mise en place de stratégies nationales de croissance'. En janvier, le Fonds monétaire international a revu à la baisse la croissance mondiale à 3,5% en 2015. A 2,4% pour les pays avancés et à 4,3% pour les économies émergentes. La régulation financière, la lutte contre la fraude et l'optimisation fiscale des multinationales seront également au menu des ministres des finances du G20. La délégation française appuiera pour sa part sa demande de renforcement de la lutte contre le financement du terrorisme
Politique
Lors d’une conférence à Séoul en octobre dernier, le président de l’UMP se serait vanté d’avoir créé le G20. Une information qui ne collerait pas vraiment avec le véritable déroulé de l’Histoire.
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Les dirigeants des pays les plus riches de la planète étaient réunis à Brisbane autour de sujets économiques et environnementaux. Mais très vite Moscou s'est retrouvée au coeur des tensions internationales sur fond de crise ukrainienne. Conséquence : Vladimir Poutine a décidé d'écourter son séjour.
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Les dirigeants des pays les plus riches de la planète se sont réunis à Brisbane autour de sujets économiques et diplomatiques. Mais très vite Moscou s'est retrouvée au coeur des tensions internationales. Vladimir Poutine a même décidé d'écourter son séjour. De son côté, François Hollande a tenu à réaffirmer ses positions.
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En marge des discussions économiques, les dirigeants les plus puissants du monde ont pu savourer une performance de danse traditionnelle, interprétée par des troupes d'aborigènes et insulaires du détroit de Torres. Dans le public, au premier rang : Obama, Poutine, Cameron ou Merkel.
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Il a quitté l'Australie avant la publication du communiqué final du sommet du G20. Le président russe Vladimir Poutine a pris son avion ce matin vers 5 h, heure de Paris, soit vers 14h à Brisbane en Australie. Et ce, après avoir tenu une conférence de presse pendant que les autres dirigeants déjeunaient. Le chef du Kremlin s'est dit satisfait du résultat (du sommet) et de l'atmosphère. Pourtant, un peu plus tôt, les dirigeants américain, australien et japonais se réunissaient et déclaraient dans un communiqué s'opposer à l'annexion de la Crimée par la Russie, et aux 'actions de déstabilisation (de Moscou) dans l'est de l'Ukraine'. Les pressions sur la Russie se sont multipliées ces derniers jours, Moscou étant accusé d'envoyer des renforts d'armement lourd aux séparatistes prorusses dans l'Est de l'Ukraine. Avec AFP et Reuters
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François Hollande a apporté pour la première fois dimanche son soutien public à Jean-Pierre Jouyet estimant qu'il était "un bon secrétaire général de l'Elysée". Lors de sa conférence de presse au G20, le Président a été visiblement agacé par une question sur le "mensonge" du numéro deux de l'Elysée qui s'était contredit dans cette affaire.
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Plus de croissance économique, plus de transparence fiscale et plus d'argent pour lutter contre le réchauffement climatique... Le G20 de Brisbane en Australie a consigné ces orientations majeures dans son communiqué. Clap de fin et photo de famille d'un sommet marqué aussi par les tensions à l'égard de Vladimir Poutine. Le président russe, sous le feu des critiques, est reparti plus tôt que prévu, snobant le déjeuner avec ses pairs du G20. 'S'il continue sur le même chemin, ce qui consiste à violer le droit international, à fournir des armes lourdes aux séparatistes en Ukraine, à violer un accord sur lequel il s'est engagé il y a quelques semaines, l'accord de Minsk, alors l'isolement que la Russie connaît actuellement va se poursuivre', a avancé le président américain Barack Obama. Vladimir Poutine a quant à lui évoqué les 'bonnes chances' de résolution du conflit ukrainien et a salué l' 'atmosphère constructive' du sommet. Les dirigeants du G20 se sont accordés sur une hausse de la croissance de leurs économies d'au moins 2 points dans les cinq ans à venir, et ce notamment en boostant l'investissement, les infrastructures, et les échanges commerciaux. L'hôte du sommet, le Premier ministre australien Tony Abbot, a salué les résultats 'réels et réalisables' obtenus par le G20 cette année. Les pays les plus puissants de la planète ont par ailleurs soutenu à Brisbane une 'action forte et efficace' sur le changement climatique. Ce qui signifie concrètement une participation financière au fonds vert de l'ONU, pour aider les plus pauvres à s'adapter aux effets du réchauffement climatique. Ce paragraphe a fait l'objet d'un bras de fer avec l'Australie, pas très prompte au départ, à voir figurer ces mesures sur le climat dans le texte final.
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Avant qu'il ne quitte prématurément le sommet du G20 dimanche, Vladimir Poutine a déclaré que les discussions sur l'Ukraine "ont été très ouvertes, profondes et utiles". Barack Obama a lui affirmé que "s'il continue dans cette direction, l'isolement de la Russie se poursuivra".
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Vladimir Poutine est parti plus tôt que prévu du G20 en Australie, avant même le communiqué final. Alors que ses relations avec les Occidentaux étaient très tendues sur la question ukrainienne, le président russe a évoqué son besoin de se reposer.
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La France a avancé prudemment ses pions au G20 dans le bras de fer qui oppose les Occidentaux au maître du Kremlin accusé d'attiser le conflit en Ukraine, en maintenant l'incertitude sur la question brûlante de la livraison de deux navires de guerre Mistral à la Russie.
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Les tensions entre la Russie et l'Occident, autour de la crise ukrainienne, dominent les discussions du sommet du G20, à Brisbanne, en Australie. Vladimir Poutine a rencontré samedi matin le premier ministre britannique, David Cameron, qui avait accusé la Russie de se comporter comme un 'grand Etat agressant de plus petit Etats en Europe.' De son côté la chancelière allemande Angela Merkel estime que 'les pourparlers (...)aident à comprendre comment le Président russe évalue la situation. Je ne m'attends pas de véritables changements,' dit elle, 'mais ce qui est certain, c'est que la situation actuelle n'est pas satisfaisante.' Rencontre tendue, également, avec François Hollande où la question du Mistral n'a pas été évoquée, même si elle était dans tous les esprits. Là encore, à cause de la crise ukrainienne, la France refuse de livrer à la Russie le porte hélicoptère. Tensions également dans la rue, avec une manifestation de plusieurs centainres de personnes contre la politique de Moscou en Ukraine. Face aux critiques, un membre de délégation russe estime que Vladimir Poutine pourrait ne pas rester jusqu'à la fin du sommet du G20.
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Arrivée vendredi soir à Brisbane en Australie pour le G20, la chancelière allemande a salué des personnes venues à sa rencontre. Et a même accepté un selfie joue contre joue avec l'un d'entre eux.
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Avant même le départ de Vladimir Poutine du G20 en Australie, Valérie Nataf, envoyée spécial de TF1, évoquait les relations tendues entre Vladimir Poutine et les autres participants. Dès samedi matin, le premier ministre australien a accusé le président russe de vouloir restaurer la gloire perdue du tsarisme.
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Les dirigeants des pays les plus riches sont réunis en Australie pour débattre des grands thèmes, comme notamment le réchauffement climatique. Mais en pleine crise ukrainienne, les relations avec la Russie sont particulièrement tendues cette année notamment après l'ultimatum de Moscou à Paris sur la livraison du Mistral.
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Loin, bien loin des débats sur la croissance mondiale, la crise ukrainienne ou le virus Ebola, au coeur du G20 de brisbane : la faune australienne. A commencer par les koalas qu'on pu étreindre, les épouses et autres conjoints des grands de ce monde. Serpents, kangourous, espèces d'oiseaux divers, Margie Abbott, la femme du Premier ministre australien a joué la maîtresse de cérémonie à Lone Pine Koala Sanctuary, la plus grande réserve de koalas du monde. Nature, mais aussi culture et avant tout culture aborigène. Un spectacle de danse traditionnelle était également au menu des festivités.
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François Hollande et Vladirmir Poutine se sont rencontrés en marge du G20 à Brisbane. Juste avant, le président russe a appelé son homologue français à "minimiser les risques et les conséquences négatives" des tensions internationales pour les relations entre leurs deux pays.
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Le G20 va répondre à l'optimisation fiscale agressive par des décisions très agressives. Cette promesse, c'est celle du ministre australien des Finances dont le pays accueille le sommet. Au Luxembourg, les arrangements fiscaux qui font aujourd'hui scandale ne datent pas d'hier. Et celui qui dirigea pendant 18 ans le Grand-Duché vient à Brisbane avec une proposition. Jean-Claude Juncker suggère que les pays européens s'échangent les informations sur les arrangements obtenus par les multinationales chez eux. Dès lors, les avantages obtenus par Apple, Amazon et compagnie au Luxembourg seraient connus des autres pays de l'Union. Mais pour cela, il faut que les 28 capitales donnent leur accord. Autant dire que l'affaire ne sera pas résolue en un week-end. Or les opinions publiques attendent de Brisbane des résultats ou tout du moins des engagements concrets. D'ailleurs les ONG n'ont pas attendu le démarrage officiel du sommet pour rappeler aux dirigeants des 20 plus grandes puissances que les inégalités continuent de se creuser. Euronews a interviewé le directeur du Centre de politique et d'administration fiscale de l'OCDE, Pascal Saint-Amans à ce sujet. Voici la restranscription de l'interview. euronews : ' Ces jours-ci, on ne parle que de l'affaire des Luxembourg leaks. Est-ce que vous qui connaissez bien le dossier de l'évasion fiscale, vous avez été surpris par ces révélations sur les pratiques des multinationales au Luxembourg, qui de fait sont légales ? Et n'y a-t-il pas une part d'hypocrisie de la part des autres pays européens ? ' Pascal Saint-Amans : ' Ce n'était pas une surprise. Certains pays ont émis des tax rulings, c'est-à-dire qu'ils ont pris position sur les plans fiscaux des entreprises. Et certains de ces pays, en l'occurence le Luxembourg, ont parfois émis ces ruling, ces décisions anticipées, de manière plutôt opaque. Donc ce que nous proposons au G20, c'est de rendre ses rulings beaucoup plus transparents. Le business est mondial mais les gouvernements restent locaux. Et il y a un problème de règlementation. Lorsqu'il n'y a pas de règlementation, les entreprises vont vers les juridictions où il ne se passe rien. Et ce n'est pas sain, parce qu'ensuite il faut augmenter les impôts des contribuables qui eux, ne peuvent pas exporter leurs bénéfices. Donc, nous devons niveler le champ d'imposition, nous devons nous assurer qu'il y ait le même traitement pour les entreprises locales et les entreprises internationales. Cela limitera les distortions et ce sera bon pour les investissements. ' euronews : ' Mais ce que l'on discute aujourd'hui n'a rien de nouveau. Le G20 s'était déjà engagé en 2009 au sommet de Londres à en finir avec l'évasion fiscale des multinationales. Qu'est-ce qui vous fait croire que cette fois ça va marcher, qu'il n'y aura pas de résistances ? ' Pascal Saint-Amans : ' Il ne faut pas confondre deux choses différentes. Il y a d'une part le secret bancaire. Et il est vrai que le G20 s'est attelé à la tâche en 2009, et aujourd'hui, le Luxembourg, la Suisse, Singapour et Hong Kong acceptent l'échange automatique des informations bancaires. Tous les pays du monde se sont engagés à échanger de manière automatique les informations bancaires au plus tard en 2017 ou 2018. Les rulings n'ont rien à voir avec le secret bancaire. Ce que nous avons proposé au G20, c'est de rendre ces rulings beaucoup plus transparents en les notifiant aux autres administrations fiscales. Ce sont deux dossiers différents, mais sur ces deux dossiers, grâce au G20, nous faisons d'immenses progrès. ' euronews : ' Et que répondez-vous aux Etats qui craignent qu'en pénalisant les multinationales, ils fassent du tort à leurs économies, qu'en payant plus d'impôts, les entreprises aient moins d'argent pour les salaires et les créations d'emplois ? ' Pascal Saint-Amans : ' Nous ne disons pas qu'il faut augmenter les impôts pour les multinationales. Il ne faut pas que l'impôt sur les sociétés soit trop lourd. Ce que nous préconisons, c'est d'éliminer la double-imposition des investissements transfrontaliers, mais cela ne doit pas avoir pour résultat une double non-imposition. La situation actuelle, c'est que les multinationales peuvent facilement et en toute légalité placer leurs profits dans les juridictions où elles ne sont quasiment pas taxées. Est-ce que c'est une bonne chose ? Bien sûr que non. C'est une mauvaise politique fiscale et cela est dû au fait qu'il y a de grosses déficiences dans la structure fiscale internationale. '
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A quoi sert encore le G20 ? Alors que les grands de ce monde se rencontrent à Brisbane en Australie, il y a comme un coup de blues. A partir de 2008, le groupe de 19 pays + l'Union européenne avait été très occupé par la crise économique, et avait pris de l'importance. Aujourd'hui à Brisbane, on attend du G20 des annonces, quelquechose de tangible pour prouver la pertinence de cette réunion des plus grandes puissances économiques. Selon le Premier ministre turc , 'L'ordre du jour du G20 devrait, pour commencer, concerner pas seulement 20 pays mais ce devrait être un agenda mondial. Les relations entre les pays du G20 et ceux qui n'en sont pas, rajoute Ahmet Davutoglu, sont aussi importantes que les relations au sein du G20.' Au sommet de l'agenda : la fiscalité. Les dirigeants du G20 chercheront ce week-end comment combler les failles juridiques qui permettent aux entreprises de payer moins d'impôts. Question brûlante alors que le Luxembourg, patrie du nouveau président de la Commission européenne, est dans l'oeil du cyclone. Autre enjeu du sommet, le climat : un sujet sur lequel les dirigeants auraient tendance à 'faire l'autruche', selon des manifestants qui enfouissent leur tête dans le sable, sur une plage de Sydney.

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