Depuis plus d'un mois, la situation est tendue au Mont-Saint-Michel. Employés et habitants protestent contre la réorganisation des transports sur le site, et l'arrivée ce mercredi du Tour de France au pied du rocher fait polémique. Explications.

Un problème de transportLa saison touristique bat son plein et pourtant, les salariés du Mont-Saint-Michel ont décidé de fermer l'abbaye lundi, afin de durcir leur mouvement de contestation lancé il y a maintenant cinq semaines. Depuis, elle n'a pas rouvert ses portes et sera close au moins jusqu'à ce mercredi.

En cause ? Le nouvel accès au Mont, très contraignant pour les habitants et les employés. La réorganisation des transports mise en place a en effet entraîné la suppression des navettes leur étant destinées, qui transportaient de 600 à 800 personnes par jour.

Désormais, ils doivent donc emprunter les mêmes navettes que celles mises à disposition des touristes. "Avec ce système, le temps de trajet moyen des salariés à été multiplié par deux", affirme Serge Poisson, délégué CGT qui estime passer lui-même deux heures par jour dans les allers et retours. Les négociations continuent entre les syndicats, le syndicat mixte Baie du Mont-Saint-Michel et l'opérateur de transport Transdev, mais l'accord semble difficile à trouver.

Une addition saléeDepuis le début des protestations, l'entrée de l'abbaye est gratuite (contre 9 euros habituellement), ce qui a engendré de lourdes pertes financières pour l'Etat, estimées à 600 000 euros environ.

Et comme si cela n'était déjà pas suffisant, c'est ce mercredi l'arrivée du Tour de France au pied du Mont-Saint-Michel qui fait polémique. Pour la deuxième fois, l'abbaye millénaire accueille le peloton pour un contre-la-montre de 33 kilomètres depuis Avranches. Le problème ? La facture salée de la portion de route provisoire construite pour l'évènement.

"La boucle, les raccordements, les clôtures, la mise en sécurité, ça a coûté 150 000 euros", indique à l'AFP Christophe Maisonobe, directeur par intérim du syndicat mixte de collectivités locales chargé des travaux. De plus, cette boucle devrait disparaître après le passage des coureurs à cause de son "impact visuel et environnemental non négligeable".

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Pour Henry Decaëns, président de l'associations des Amis du Mont-Saint-Michel, c'est du gaspillage : "150 000 euros, ce n'est pas négligeable aujourd'hui, en pleine crise", a-t-il déclaré à l'AFP.

© yakusa77/Flickr

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3 commentaires

Ils ne demandent même pas une

Portrait de bachibouzouc

bachibouzouk

Ils ne demandent même pas une augmentation de salaire.

Contairement à ce que dit Jacques 38, les touristes n'ont pas été pris en "otages". Ils sont entrés gratuitement pendant un mois.
Par contre, l'Etat a perdu beaucoup d'argent dans cette affaire, par son obstination à refuser ce qui peut paraître  une exigence légitime, si l'on y réfléchit bien. Encore faut-il réfléchir .....

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C'est vrai que quand il

Portrait de jacques du 38

C'est vrai que quand il s'agit de prendre les gens (les touristes) en otage, la CGT a toujours été à la pointe !!!  Spécialiste dans la destruction de l'économie française !

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et après cela c'est a nous

Portrait de largowinch1

 

 

et après cela c'est a nous que l'on demande de payer  cette folie de  150 000 euros et ce n'est qu'une étape ,combien encomporte le tour de France .

Ne croyez vous pas que l'on gaspille trop d'argent pour ce tour de france ,faut arretter de nous prendre pour des vaches a lait en nous taxant sur nos impots pour gaspiller a tort .

il se perd des coups de pied au C.. et des tartes dans la G.....

 

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