Le 23/05/2013 à 23:04 - AFP
Liban: à Tripoli, sunnites et alaouites se déchirent comme en Syrie Lire cette actualité

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darycool a dit :
Je crains quelle mer ?
Celle qui s'étend devant moi
Ou celle noyée dans tes yeux,
Aux vagues et tornades tumultueuses,
Sans plage alentour, sans rame à la surface
J'ai affronté les hautes mers, et je ne me suis guère noyé
J'ai pris le feu, et je ne me suis guère brûlé
J'ai joué des musiques de soif
J'ai frappé à des portes fermées
Et je suis revenu, avec le trébuchement de mes jours,
A des cercles de silence profond
Qui m'arrachent de la plus étroite vision
Qui me jettent dans de vastes filets
Qui agitent mes tréfonds ... langue
Etonnée face au secret ... Et il n'a point parlé,
Celui qui possède une mémoire discernant
Les coups des fonds à la barque
Il n'a pas ôté des voiles, cachant, dans une logique,
Le bafouillage des choses ...
Te voici sur la terrasse du monde
Naissance d'une vie ... qui se forme
Et un rayon de compassion qui se rapproche
D'une ombre basse
Et moi, je suis en mer ; qui sait,
Je sauverai ma vie, ou je me noierai ?
Mes deux fenêtres se sont ouvertes
Tes yeux ont regardé à travers, car ton soleil est mon inspiration.
Je me retourne à présent, alors que me poursuit
L'effusion du parfum dans ma brise.
Je viens vers toi, ombré
D'une voix qui s'étend, annonçant la bonne nouvelle,
Je rassemble les instants de nos rencontres
En collier de jours ordonnés.
Des images me poursuivent toujours
Et des millions d'ombres se dissolvent
Dans la vie que nous avons menée, paisibles,
Musique et doigts de musicien,
Moi autour de toi, cherchant à m'approcher de toi,
Abondant de fruits et de récoltes, Affrontant la mer, sans craindre
Les périls des vagues agitées,
Espérant m'emparer de la perle
Dormant au fond d'un nacre.Je crains quelle mer ?
Celle qui s'étend devant moi
Ou celle noyée dans tes yeux
Aux vagues et tornades tumultueuses
Sans plage alentour, sans rame à la surface.
Farouq Choucha

« JE ROTTE DONC JE SUIS » 
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Vous, grelottant sous vos cartons, le ventre vide et le coeur asséché par les
morsures de la misère
Des papiers empilés sous vos chemises pour vous protéger d’un climat moins froid que la conscience de cette justice qui vous refuse ceux qui vous rendraient la dignité à laquelle tous hommes, toutes femmes, de cette planète ont droit
Vous, à qui quelques passants jettent une pièce pour se refaire une
conscience un peu plus présentable, avant de s’engouffrer dans un resto
trois étoiles où ils s’empiffreront plus que de raison, histoire de se rassurer...
« TIEN, JE ROTTE DONC JE SUIS »
Tandis que vous regardez passer des avions bourrés de cons qui vont se faire bronzer, dans ces pays que vous avez fuis, pour échapper à la misère
Regardez-les ces nantis dans leurs beaux habits, le ventre trop rempli,
humainement ils sont plus misérables que vous, et s’ils n’ont pas honte,
c’est qu’ils sont trop cons que pour s’en rendre compte.
D’ailleurs, ils prendront le prochain vol pour chez vous. Dans un hôtel cinq
étoiles...hein...FAUT PAS DECONNER.

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MICHEL DEVILLERS
Si ...

Si j’étais un poisson je quitterais le bleu de l’égée
pour celui de tes yeux
J’y déposerais des diamants et des perles
pour les jours de tristesse
Et sur la plage de ton corps, je coucherais
ma mélancolie
Si j’étais…
Mais je ne suis qu’un homme, les cheveux blanchis
aux sanglots de la vie.
.

Michel Devillers
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O toi, de Saint-Exupéry,
Dans tes royaumes inconnus,
Où que tu sois, je te le dis:
Le Petit Prince est revenu.
Je l'ai vu ce matin qui jouait sans défense
Avec le serpenteau qui le mordit jadis,
Qui le mordit jadis... ouais!
Le soleil arrivait sur les terres de France
Et le vent tôt levé chantait sur les maïs,
Chantait sur les maïs... ouais!
O toi, de Saint-Exupéry,
Dans tes royaumes inconnus,
Où que tu sois, je te le dis:
Le Petit Prince, je l'ai vu!
Et il cherche partout ta voix et ton visage.
Il demande partout "L'avez-vous rencontré?
L'avez-vous rencontré..." ouais!
"...Ce monsieur du désert qui dessinait des cages
Pour les petits moutons qui veulent tout manger,
Qui veulent tout manger?" ouais!
O toi, de Saint-Exupéry,
Dans tes royaumes inconnus,
Où que tu sois, je te le dis:
Ton Petit Prince est revenu!
Quand il me vit passer, moi, couvert de poussière,
Moi qui venais de près, moi qui n'avais pas faim,
Moi qui n'avais pas faim... non!
Il m'a simplement dit: "Monsieur, saurais-tu faire
Revenir un ami quand on en a besoin,
Quand on en a besoin... dis?"
O toi, de Saint-Exupéry,
Dans tes royaumes inconnus
Où que tu sois, je te le dis:
Ton Petit Prince est revenu!
Tu avais demandé qu'on te prévienne vite
Si on apercevait l'enfant aux cheveux d'or,
L'enfant aux cheveux d'or... ouais!
Dépêche-toi, reviens, j'ai peur qu'il ne profite
D'un grand vol d'oiseaux blancs pour repartir encore,
Pour repartir encore... ouais!
O toi, de Saint-Exupéry,
Dans tes royaumes inconnus
Prends ton "Bréguet" des vols de nuit.
Reviens, car Lui... est revenu!
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"Apprivoise-moi"
Si tu veux jouer avec moi
il va falloir m'apprivoiser
Et créer des liens pas à pas
Pour commencer à s'attacher
Sinon tu n'es encore pour moi
Qu'un petit garçon comme les autres
Pour toi qui ne me connais pas
Je n'suis qu'un renard parmi d'autres
Apprivoise-moi je t'en prie
Si tu as besoin d'un ami
Et jusqu'à la dernière seconde
Tu resteras unique au monde
Mais si tu sais m'apprivoiser
Ma vie sera ensoleillée
Je connaîtrai ton bruit de pas
Qui m'appellera hors du terrier
Et la blondeur des champs de blé
Me fera souvenir de toi
Enfin j'aimerai le bruit du vent
Qui viendra souffler dans ces champs
Apprivoise-moi je t'en prie
Si tu as besoin d'un ami
Et jusqu'à la dernière seconde
Tu resteras unique au monde
On ne peut connaître vraiment
Que les choses que l'on apprivoise
Mais si les hommes n'ont plus de temps
De s'attarder quand ils se croisent
Ils cherchent des choses toutes faites
Mais il n'y a pas de marchands d'amis
Qui vendent de l'amitié toute prête
Alors les hommes n'ont plus d'amis
Apprivoise-moi je t'en prie
Si tu as besoin d'un ami
Et jusqu'à la dernière seconde
Tu resteras unique au monde
Il nous faudra des rendez-vous
Pour pouvoir s'habiller le coeur
Et tous ces moments entre nous
M'apprendront le prix du bonheur

le Petit Prince

Je refuse de vivre dans un pays soumis, vassalisé, cassé, conquis
Un pays de Disneylands, de luge-lands, de no man's lands, de mort lente
Je refuse la haine, l'exclusion, la ségrégation, la soumission, la démission,
l'expulsion
Je refuse les ruines, les combines, l'intérim,
Je refuse l'Europe du fric et de la trique
Je refuse de léguer à mon enfant un avenir de décombres
De tôles rouillées, de portes fermées entre l'errance,
l'espoir d'une vague saison
et le petit boulot à trois mois d'espérance de vie
Je refuse que mon pays devienne un désert de friches, d'artifices,
de cicatrices, un parking de chômeurs au pied d'une montagne de luxe,
le royaume de la triche, du temporaire, du précaire et de la mort en blanc
Je refuse l'avenir à tiers temps
J'aime la dignité, la liberté, la solidarité
J'aime la vie

MICHEL ETIEVENT
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Quelque part, au cœur des Cévennes, un bref aperçu de l’état d’âme d’un de ces nombreux randonneurs cheminant allègrement, en destination de Saint-Jacques de Compostelle.
Ali :
« Mais où suis-je ? Une chose est sûre, je suis bien en vie, rien de cassé apparemment… Comment se fait-il, que le groupe ne se soit pas rendu compte de mon absence, aurait-il mieux valu que je me pisse dessus ? » Temps de silence.
Maya :
« Tu te trouves au cœur du val fleuri, bien en vie et se suffisant à soi-même. Quand une certaine température liquide vient à frapper la pierre aux fées, les combinaisons aléatoires du temps et de l’espace, se jouent des lois cycliques »
Ali :
« Mais qui parle ? C’est quoi ces frusques moyenâgeuses ? et mon portable, il est où, putain ? »
Maya :
« Peut-être bien ta conscience, la laine vierge sied bien au repentir, seules les communications subtiles de la prière circulent aisément, sur cette voie de pèlerinage. Je suis parfaitement vierge »
Ali :
« Suis-je en train de devenir dingue ? Non je dois rêver, tout simplement »
Maya :
« Quantifier son pas n’est que pure folie, une porte ouverte sur la perdition de l'âme. Qui rêve ? le veilleur ou le rêveur, tout semble être une question de point de vue »
Ali :
« Bon ok, revenons en au tangible, on est arrivé au gîte et les autres pour me foutre la trouille de ma vie et me faire payer le simple fait d’être le seul musulman de la bande, en partance pour ce foutu bled de culs bénis, ils m’ont fait boire une tisane de champignons hallucinogènes et à présent ils doivent bien délirer sur mon compte »
Maya :
« Il n’y a qu’une réalité, la réalité divine. Qu'importe le lieu de repos, c’est la qualité de la rencontre et de la communion qui scelle la véritable compassion fraternelle. Le sceau de la prophétie ne fait que poétiser ce qui est de toute éternité. L’unicité ne se conçoit, par charité, que dans la multiplicité. Par reflet et miséricorde, la voie lactée essaime sur la terre, la luminosité des pôles célestes. Seul le centre demeure invariable milieu. Quant au ravissement, les plantes de pouvoir n’en procurent que l’amertume du prodige. Un état qui ne sert que le vil sorcier, englué dans les méandres du monde intermédiaire »
Ali :
« Apparemment rendu en un tel état, toute rationalité semble être exclue. Ces réponses me semblent être tout à la fois étranges et familières. »
Maya : « Juste une question d’états multiples de l’être. Questions, réponses, tout coule de Soi et retourne au Soi »
Ali :
« Je savais bien qu’un jour j’aurais à regretter mes lacunes en philosophie »
Maya :
« L’amitié en matière de sagesse n’est que le préambule à toute véritable connaissance »
Ali :
« Concrètement, je suis là au milieu des fleurs, somme toute, belles et odorantes, à deviser avec une inconnue qui se dérobe à ma vue. Hier encore, je me faisais une joie de participer à cette randonnée, entouré d’amis et fier de dépasser mes propres limites physiques. Dorénavant, aucune destination en vue, des conditions d’indigence handicapantes et une impossibilité de retrouver le fil de ma propre histoire »
Maya :
« Le parfum de la vertu enivre le sentiment de sainteté. Maya n’est qu’illusion pour le profane et immaculée conception pour l’initié. Seule la rédemption de l'âme, procure le sentiment d’une victoire d’étape. La croisée des chemins sert à séparer le bon grain de l’ivraie. Heureux les pauvres d’esprit, le royaume des cieux leur appartient. L’étoffe de la révélation se tisse en fil de Soi »
Ali :
« Bon, si je comprends bien, me voici devenu pèlerin de St Jacques, en une espèce de non-temps »
Maya :
« Jérusalem, Saint Jacques, La Mecque, ceci est secondaire et pourtant relie à la primordialité. L’éternel présent demeure au-delà de toute dualité. »
Ali :
« Après une telle épreuve, vais-je pouvoir retrouver mon état normal ? Je n’aurais pas dû abuser du kif, pendant toutes ces années. Moi qui me faisais un honneur à conclure mon sevrage, lors de cette randonnée, par une bonne épuration du corps et de l’esprit. »
Maya :
« La normalité se conforme à la norme, parfois le fou en Dieu est un des êtres les plus lucides, en ce qui concerne sa condition de créature. Le jeûne répété procure la vision juste. L’ivresse est une des voies de sainteté, des plus périlleuses. Tout est pur, pour celui qui est parfaitement pur. Seuls le corps et l'âme sont soumis aux péchés, l’esprit est au-delà de toutes contingences de la souillure. »
Ali :
« Si je fais montre de compréhension en ce dialogue énigmatique, je n’ai qu’à cheminer suivant ma bonne conscience. Je veux bien poursuivre le chemin de l’inconnu et me mettre en marche, à une condition : celle de pouvoir te voir. »
Maya :
« La discipline sied bien au novice. Le Maître n’est que le reflet du Guru intérieur propre au disciple. Connaissance, voie, délivrance, cheminant, tout se résorbe dans l’Identité Suprême. Vis, Va et Sois ! Ceci suffit amplement à l’homme de connaissance. Quant à me voir, toute précipitation n’est que négation du principe. »
Ali :
« Courage Ali, te voici en bonne compagnie. Toute mauvaise conscience, envolée ! . La voix de Maya me rappelle, la mélodie bienfaisante de ma propre mère, paix à son âme. Une telle baraka, ne peut être que propice à un beau voyage. Et puis ce n’est pas tous les jours que la providence d’un changement radical de vie se présente, telle une miséricorde divine. Un pas devant l’autre et intériorisation oblige ! Une telle résolution d’homme qui marche, ne peut que symboliser une réelle initiation. Point de celles qui ensorcellent, mais de celles qui délivrent pleinement. Voilà que je me parle comme empli de sagesse. »
Maya :
« le silence de l’écoute porte ses fruits, la récolte ne peut être qu’abondante. L’Esprit souffle où bon lui semble, surtout chargé de sainteté. Bon voyage Ali et sache que je chemine en toi, au rythme de ton pas. Rendez-vous, à Jérusalem, st Jacques ou bien La Mecque. »
Notre randonneur, transformé après clarté et acquit de conscience, en humble pèlerin, sans demander son reste, chemina, tant bien que mal, jusqu’à destination, en l’occurrence, Saint Jacques de Compostelle. Son allure sarrasine, ne lui porta aucunement préjudice. A chacune de ses étapes de fortune, ses hôtes lui procurèrent, sans questionnement, gîte et couvert, en parfaite gratuité, trop heureux de faire œuvre de piété.
Il faut dire qu’en cette époque moyenâgeuse, l’obscurantisme n’obstruait pas autant les esprits, avec toutes ces balivernes de fausses lumières atomiques.
Ali :
« Ma damoiselle, excusez-moi de vous importuner, auriez-vous l’obligeance de m’indiquer le chemin le plus court, pour accéder à la cathédrale de St Jacques »
Maya :
« Assurément, vous êtes entre de bonnes mains, doux et miséricordieux Ali. Ma présence en ces lieux n’a d'autre oblligation que celle de vous servir »
Ali :
« Par Dieu, enfin je peux mettre corps et âme sur l’esprit bienveillant, de ma conscience. Maya, je vous vois ! »
Épilogue : Nos deux tourtereaux, réunis par la grâce divine, par delà le temps et l’espace, convolèrent en nobles épousailles, dans l’heure qui suivit leurs retrouvailles, au cœur sacré de la cathédrale dédiée à Saint-Jacques.Quelques angelots orientaux en furent les dignes témoins.
Conclusion : En Randonnée, les pauses pipi, peuvent s’avérer un soulagement, non seulement du corps, mais aussi de l’âme soumise à retrouver bonne conscience, pour le bien-être de l’esprit.
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HACENE BOUZIANE
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Je suis sa fille, sa dernière, sa préférée.
Personne ne me connait…
Je suis sa fille, sa dernière, sa préférée.
Oui, je me souviens encore de cette nuit
La nuit du Destin… Qui fuit.
Dans les sous-sols de Tripoli
Nous étions seuls, lui mon père et moi, sa fille
Cachés dans un trou de souris
Aménagé pour nous servir d’abri
Toute la famille avait quitté le pays pour l’Algérie
Excepté celui qui ne jure que par sa patrie
"patria o muerte" pas d’autre souci
Pas d’autre défi, sa terre c’est toute sa vie
À la lueur d’une bougie
Il a enregistré plusieurs messages pour embrouiller les mauvais esprits
Et puis, il a pleuré, il a ri
M’a pris dans ses bras et m’a demandé si j’étais vraiment sa fille ?
Ce n’était pas pour transgresser un interdit
Mais pour s’assurer qu’il lui reste encore un ami
C’est dur, dur, de durer m’a-t-il dit
Mais il voulait à tout prix reprendre le fil du récit.
Mon père avait brusquement vieilli
Mais sa folie avait rajeunie!
Les traitres c’est tout qu’il hait, c’est tout ce qu’il a toujours haï!
Et je me suis dit qu’il ne peut y avoir de fin à cette partie…
Je suis la poussière qui peut tout dissoudre, o Lubie !
Je suis la poussière qui peut tout absoudre… oh que si!
Et Je pris la décision de mettre fin à son dépit
Dieu, donne-moi la force de ne pas vous craindre …
Et j’ai versé une larme de poison
Dans sa coupe à moitié vide, ou à moitié pleine
Il l’a bu et aussitôt rendu l’âme.
Et je pleure, et je pleure
Pour me persuader que rien ne se meurt.
Bonheur …C’est fou ce que tu me manques!
Me pardonneras-tu? Dis… moi… dis… le…moi !
Abîme !
Je n’ai commis aucun crime.
Pas de coupable donc pas de victime.
Pour toi papa, ce sera la cime!
Les mortels ne t’auront plus jamais
Parce que tu es désormais hors de leur portée…
Immortalisé… immortel parmi les mortels
Une étoile qui s’apprête à se venger
Et voir sa vengeance se renouveler à l’infini…
Parce qu’ils ne retrouveront jamais le corps de leur ennemi.
Me pardonneras-tu, dis-moi, dis le moi.
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Bonjour
Puisque l'on évoque souvent ici Vivelavie , j'ai vu sur le portail que c'était son anniversaire aujourd'hui .
Elle était l'une de celles que j'aimais beaucoup lire sur l'ancien forum .
Elle a disparu enfouie dans son désert
Mais la rose des sables n'a pas disparu de nos mémoires et de la mienne en particulier.
Alors om que tu sois Vivie je te souhaite d'être en forme ,en paix et je t'adresse mes voeux amicaux pour cette année qui sur toi ne sera surement pas visible .
Je t'embrasse - Shalom


Mes doigts allaient habiles sur les cordes sensibles de mon luth. Chaque note se détachait en suave babil de l’innocence puis grandissait en deux dièses et trois arpèges, jusqu’à raisonner et résonner, d’une harmonique sensuelle, les affres de mon amour en lierre qui assaillait les murs d’un silence cruel.
D’une octave bleue, j’avais repeint la lune pour tamiser mon amertume. La rose posée à mes côtés, sur le banc, me regardait amoureuse, une éternelle question sur ses lèvres pulpeuses: «Quand reviendra-t-elle?».
Ne sachant que répondre à la rose tant belle, je détournai mon regard d’une octave rebelle, je fuyais de deux bémols le doute qui m’empoignait au ventre et grattai de plus belle sur les boyaux de mon chantre. Les notes s’élevaient en l’air, rageuses, écumeuses de désir. Elles roulaient et s’enroulaient en notes brèves, puis s’en allaient doucement mourir, au bruit des vagues sur la grève. En crescendo de mon humeur mon luth pleurait en ré mineur, et, à chacun de ces bris de lames, je me penchais sur les eaux endormies de mon âme… Ne s’y reflétait toujours que la lune.
Je sus alors qu’elle ne reviendrait plus.

KHALID BENSLIMANE
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Avant hier Kuala Lumpur, hier la Place St-Michel et aujourdhui Alger...
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Pour les enfants de Palestine
Qui ne prendront jamais l’essor,
Le jour se penche sur les ruines,
La nuit s’incline sur les morts.
Ils jettent leur défi fragile
Aux soldats casqués de mépris,
Ferrés de croyances fossiles,
Sous l’œil ténébreux des fusils.
Leur cause est noblesse d’offrande
Où leurs aînés montent mourir :
Leurs noms se dorent de légende
Sous le linceul vert des martyrs.
Alentour des chars qui profanent
La patrie, l’enfance, ils tournoient :
La pierre à leur poing diaphane
Affirme éperdument le Droit.
Ils sont, dans un geste anonyme,
Tombés hors témoins, hors miroirs ;
Seul encor leur murmure ultime
Erre dans les souffles du soir.
Je me souviens de leurs paupières
Dans le pays qui fut spolié
De son visage millénaire,
Blanches comme fleurs d’amandier.
Ils ont connu le rêve calme,
Sous la colombe au tendre appel,
D’une danse ombragée de palmes
Avec les enfants d’Israël,
Rêvé, sous un ciel sans missiles,
Que les haines de l’insurgé,
Du vainqueur injuste s’exilent
Des collines à partager ;
Ils ont, dans l’accalmie furtive
De leurs yeux de songe étoilés,
Rencontré l’espérance juive
Des enfants neufs de Galilée :
Leurs frères – douceur de corolle
Fut leur sourire – consumés
Devant les marches de l’école
Par une bombe un jour de mai,
Leurs jumeaux dont la face d’ombre
Epaissie longtemps par le deuil
Ouvre au futur, sur les décombres
Oubliés, l’arche de l’accueil…
Puisse, un jour, semences profondes
Empourprées par le sang d’Abel,
La paix sur les larmes du monde
S’iriser comme un arc-en-ciel !
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TOUSSAINT MEDINE SHANGÔ
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« Métier : Homme ; Fonction : Révolté »
Heureux celui qui a compris, qu’il ne fallait pas chercher à comprendre