Vidéos A la une
La question du Brexit a bien évidemment occupé une place importante des conversations du Forum économique de Bruxelles. Le président de la commission Affaires économiques du Parlement européen reconnaît qu'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne serait une crise. Mais pour Roberto Gualtieri l'impact concernerait d'abord les citoyens britanniques. " S'ils sont dehors ils devront alors accepter des règles édictées par d'autres s'ils veulent avoir accès au marché unique ", précise-t-il avant de croire au bon sens des électeurs. Les débats ont aussi porté sur l'avenir de l'Europe, une fois la crise financière définitivement terminée. Pour le président de la Banque européenne d'investissement l'Union doit attirer de nouveaux investisseurs privés. " Le problème est que nous n'investissons pas assez dans notre compétitivité ", regrette Werner Hoyer. La ministre lettone des Finances insiste sur un autre problème. Pour Dana Reizniece-Ozola les gouvernements ne s'adaptent pas aussi rapidement que les entreprises aux évolutions du marché. " D'un côté nous essayons d'encourager l'innovation, de pousser les PME qui arrivent avec de très bonnes idées. Mais de l'autre quand un nouveau modèle économique fait son apparition comme Uber, Airbnb, Netflix les gouvernements ne sont pas prêts ", commente-t-elle. Cette 16e édition du Forum économique de Bruxelles a donc voulu se concentrer sur l'avenir. Il s'agit de préparer au mieux la sortie de crise pour ne pas perdre de temps, ni de points de croissance.
Vidéos A la une
Isabelle Kumar, euronews: Christiana Figueres, merci beaucoup d'être avec nous. Ma première question, pourquoi pensez-vous que cet accord climatique va marcher ? Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention cadre des Nations unies pour les changements climatiques (CCNUCC): 'Parce qu'il est basé sur des fondements très solides qui sont les intérêts nationaux. Nous avons 188 contributions nationales en matière de changement climatique. Environ 188 pays cherchent ce qu'ils peuvent faire pour lutter contre le changement climatique, mais du point de vue de leurs intérêts nationaux. Et c'est ce qui va vraiment les faire avancer. Donc, je pense que c'est un terrain très solide.'euronews: Qu'en est-il de sa mise en oeuvre ? Parvenir à cet accord a été difficile, l'appliquer risque de l'être encore plus. Christiana Figueres: 'Ce sera plus difficile, absolument. J'ai dit, sans minimiser les difficultés passées, que désormais, la partie compliquée débutait. Mais heureusement, nous ne partons pas de zéro. Il y a quantité d'initiatives et d'actions déjà en place. La mise en oeuvre est donc en partie faite. On doit juste s'assurer que cela va de l'avant. Et puis, à un niveau plus élevé, il s'agit de diriger la force et l'élan de la technologie, de la finance et de la politique vers la décarbonisation.' euronews: Chaque nation est libre de définir ses propres objectifs. Comment être sûrs qu'elles ne convergent pas vers le plus petit dénominateur commun ? Christiana Figueres: 'Eh bien, nous savons où elles en sont. C'est la ligne de base. L'important est de savoir où elles vont aller et ce qui a déjà été mis en place. Ce sera un processus d'amélioration continue, car tous les cinq ans, ces nations vont se retrouver autour de la table pour se rendre mutuellement des comptes et évaluer ce qu'elles peuvent faire de plus. Donc, ce qui compte, c'est le sens de la marche.' euronews: Et si elles ne le font pas ? Christiana Figueres: 'Si elles ne le font pas, elles seront soumises à beaucoup de pression de la part des autres pays. Mais le plus important est qu'elles voient actuellement très clairement que c'est dans leur propre intérêt, un intérêt national de développement, un intérêt économique mondial et national. Il y a donc ici des motivations énormes, car elles impliquent des créations d'emplois et de nouvelles industries, une amélioration de la sécurité énergétique, des transports, de la santé. Les motivations sont nombreuses. euronews: Et que dire de la chute des prix du pétrole ? Cela aura-t-il une incidence sur la mise en oeuvre de l'accord ? Le FMI a récemment déclaré qu'il était préoccupé. Christiana Figueres: 'Curieusement, ça n'a pas eu d'impact, pas encore en tout cas. Ce qu'il a fait, c'est retirer de l'ordre du jour de nombreuses explorations pétrolières très coûteuses. Et c'est une bonne chose, car elles dépendaient des prix du pétrole plus élevés. En bref, on a renoncé à tout ce qui était cher, comme le forage en eau profonde, les forages dans l'Arctique, le gaz naturel, tout ce qui devrait rester sous terre, car nous n'en avons plus besoin et que c'est trop cher. Tout cela a été éliminé. Et maintenant, je pense que l'industrie du pétrole et du gaz sont en train de se réorienter vers des réserves de pétrole et de gaz meilleur marché, ce qui est probablement la meilleure voie à suivre.' euronews : Pour conclure, que dire de l'élection présidentielle américaine ? Nous savons que certains candidats ne sont pas vraiment près à monter à bord. Cela vous inquiète ? Christiana Figueres: 'Je pense que l'opinion américaine saura faire la différence. Il est en fait assez triste que cette question soit devenue une question partisane dans l'UE, car elle ne l'est certainement pas. Ce qui conjointement avec les Etats-Unis doit être appuyé et soutenu, c'est la compétitivité économique. Quel pays par exemple va produire la meilleure énergie renouvelable ? Mais cela concerne aussi l'efficacité énergétique, le comptage intelligent. Quel pays va produire la technologie du futur ? Actuellement, c'est l'Inde. Les Etats-Unis veulent-ils vraiment être à la traîne derrière la Chine dans l'avenir ? J'espère que non.'
Vidéos A la une
Mario Draghi est allé saupoudrer de l'optimisme ce vendredi à Davos. Lors d'une intervention au Forum économique mondial, le président de la Banque centrale européenne, auréolé du rebond des marchés, a répété que l'institution se tenait prête à adapter sa politique monétaire à la situation. Une politique non conventionnelle dont il s'est félicité. 'Nous assistons à une reprise qui se poursuit à un rythme modeste mais régulier,' a-t-il déclaré. 'C'est une reprise tirée par la consommation,' a-t-il estimé, en référence au gain de pouvoir d'achat lié à la faible inflation (0,2 % en décembre) et à la naisse des prix des carburants. Ce, avant de préciser : ' et le moteur de cette reprise est avant tout, je dirais, notre politique monétaire.' La BCE parée à agir La veille, Mario Draghi avait laissé entendre que la BCE pourrait élargir son programme d'assouplissement quantitatif dès sa réunion du 10 mars.La croissance faible et l'inflation plancher ont conduit la BCE à prolonger ses rachats de dette en décembre. Depuis, la panique boursière, la chute des cours du brut et le ralentissement chinois ont accentué les risques. Du mieux en Grèce Mario Draghi a par ailleurs salué les progrès du gouvernement Tsipras en Grèce. La BCE discute actuellement avec Athènes des objectifs fiscaux pour 2018-2019, de la mise en place d'un système de retraite viable et d'une réforme du secteur bancaire. Ce vendredi, l'agence Standard & Poor's a relevé sa note sur la dette grecque à B-. La crise migratoire : une opportunité Enfin, concernant l'arrivée massive de réfugiés, Mario Draghi a appelé la zone euro à s'entendre pour transformer ce qui est un défi à court terme en opportunité de croissance sur le long terme.
Vidéos A la une
C'est une expérience proposée aux participants du Forum Économique mondial de Davos pour mieux comprendre le parcours des personnes déplacées. L'initiative vient de la fondation caritative Crossroads Foundation et la simulation ne dure en réalité qu'une heure, le temps d'occuper la place d'un migrant dans un camp de réfugiés reconstitué. D'anciens migrants, assistés par des membres d'ONG, y jouent le rôle de soldats effrayants qui maintiennent l'ordre à cor et à cris. Selon les Nations unies, en 2015, le nombre des personnes déplacées dépasse les 59 millions. 'Bien plus d'un million de migrants sont arrivés en Europe l'année dernière et rien n'indique qu'en 2016 le flux ne diminue' indique l'envoyée spéciale d'Euronews à Davos Sarah Chappell. Winnie Byanyima est la responsable de Oxfam Europe, une ONG qui lutte contre la pauvreté et les inégalités. À ses yeux, l'Europe est elle-même en partie responsable de la crise des migrants. 'Je pense que les pays européens devraient être encouragés à faire plus pour renforcer leurs responsabilités internationales vis-à-vis des réfugiés et pour réaliser qu'ils font partie du problème' estime ainsi Mme Byanyima. Pour le président de l'International Crisis Group, Jean-Marie Guehenno, l'Europe doit être prête à faire face à une vague d'immigration importante, plurielle et sur le long terme. 'Je pense que l'Europe doit voir ces grands mouvements de populations' explique-t-il, 'comme quelque chose qui va durer et prévoir des politiques concrètes et structurées qui dépassent les réponses d'urgence' En ce début 2016, le défi pour l'Europe reste entier :'Je pense que l'Europe doit voir ces grands mouvements de populations' explique-t-il, 'comme quelque chose qui va durer et prévoir des politiques concrètes et structurées qui dépassent les réponses d'urgence'
Vidéos A la une
Les négociations inter-syriennes sous l'égide de l'ONU devraient débuter ce lundi à Genève. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry l'a confirmé. Les divergences entre les diverses puissances engagées dans le conflit syrien commencent toutefois à poindre, et en premier lieu sur la légitimité du négociateur en chef nommé par la coalition de l'opposition syrienne, Mohamed Allouche. La Russie qualifie de 'terroriste ' ce responsable du groupe rebelle armé Jaich al-Islam et dit vouloir soutenir une autre délégation, signe des tensions, toujours très vives, avec la Turquie. De son côté, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a dénoncé à l'occasion du Forum économique de Davos l'attitude de Moscou envers l'opposition syrienne modérée 'Nous soutenons en Syrie les forces d'opposition modérées qui se battent contre les positions de Daech. Mais dans le même temps, ajoute-t-il, le régime syrien et les avions russes attaquent l'opposition modérée plutôt que Daech. Certains milieux, y compris les Russes, cherchent à saboter l'opposition en vue des négociation et à intégrer d'autres éléments dans cette opposition, comme la milice kurde syrienne qui a collaboré avec le régime, au détriment de l'opposition modérée.' Les Etats-Unis et la Russie ne sont pas parties à ces négociations inter-syriennes, qui doivent rassembler des représentants du régimes de Bachar el-Assad - deux hauts diplomates ont notamment été nommés -, et une délégation de l'opposition. Avec AFP
Vidéos A la une
Comme tous les ans, à cette période, non seulement il neige sur les montagne suisses, mais tous les grands décideurs de ce monde se retrouvent à Davos pour le Forum économique mondial (WEF). Pour la première journée de débats, ce mercredi, il a beaucoup été question des incertitudes qui prévalent sur les marchés, la baisse des cours du pétrole, le ralentissement de la croissance en Chine... Best photos from day 1 of Davos 2016 https://t.co/Ly6DswtDZh #wef pic.twitter.com/Zhxm52NrCa- World Economic Forum (@wef) 20 Janvier 2016 A tous ces puissants réunis en Suisse, le pape François a transmis, par écrit, un message simple : 'N'oubliez pas les pauvres'. >> Le message du Pape François pour le Forum de Davos, voir ici Quant au vice-président américain Joe Biden, il s'est lancé dans un réquisitoire contre les paradis fiscaux. 'Ce n'est sans doute pas ce que vous avez envie d'entendre, mais en gardant des milliards de dollars dans des paradis fiscaux à l'étranger, vous soignez peut être vos actionnaires, mais vous ne servez pas votre pays, au contraire. Alors rapatriez votre argent. investissez-le dans des projets locaux, autour de vous, dans des entreprises. Ce ainsi que vous permettrez à votre groupe de prospérer.' Joe Biden, vice-président américain Les tensions Iran-Arabie Saoudite A Davos, les dossiers géopolitiques sont rarement négligées. Cette année, il est beaucoup question de l'Iran, dont l'influence ne cesse d'augmenter. Au point d'irriter notamment certains pays du Golfe. Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, présent en Suisse, l'a fait remarquer. 'L'Iran a fait preuve, jusque-là, de beaucoup de retenue face aux nombreuses provocations de l'Arabie saoudite, notamment visant à torpiller l'accord sur le nucléaire. Avant même que cet accord ne prenne forme, les Saoudiens ont dépensé des millions de dollars aux Etats-unis pour bloquer l'accord au Congrès.' Mohammad Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères Ces propos sonnent comme une réponse aux critiques formulées la veille par l'Arabie saoudite, Riyad qui accuse Téhéran d'avoir causé 'discorde, troubles et chaos' au Moyen-Orient. Journée de l'Europe Ce jeudi, plusieurs grands dirigeants européens sont attendus à la tribune du WEF (les Premiers ministres français Manuel Valls, britannique David Cameron et grec Alexis Tsipras, et le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble). Ils doivent débattre des défis auxquels l'Europe doit faire face - économiques, institutionnels, migratoires, sécuritaires.
Vidéos A la une
La technologie est au coeur de toutes les discussions à Davos cette année. Beaucoup de tables rondes sont consacrées à la 4ème révolution, aux innovations sur le point de tranformer le monde et qui, aussi, font peur. C'est ce qu'explique CP Guarani, le responsable TECH MAHINDRA, 'une entreprise indienne de service numérique. 'J'ai peur, je me demande si cela ne va pas trop vite' dit-il. 'Les changements sont-ils trop beaucoup exponentiels ? Y a-t-il un ou plusieurs architectes pour cette révolution ? Ont-ils prévu les changements sociétaux ? Avons-nous pris en compte le facteur humain ? Avons-nous prévu de quoi garantir la sécurité ? Après la révolution digitale de la fin du XXe siècle, le monde s'apprête à vivre à l'heure des imprimantes 3 D qui pourraient bouleverser nos modes de vie. 'Le Forum économique mondial décrit la quatrième révolution industrielle comme un tsunami d'avancées technologiques qui va transformer notre économie' explique l'envoyée spéciale d'Euronews Sarah Chappell. 'Mais quel en sera l'impact sur le marché du travail, où trouver du travail pour les gens qui seront remplacés à leurs postes par des robots ?' Comme au XIXè siècle avec l'arrivée des machines-outils, les robots suscitent la crainte d'une destruction massive des emplois dans le monde. 'Regardons l'échelle du problème auquel nous faisons face' dit ainsi Philip Jennings, le secrétaire général de la fédération syndicale UNI Global Union. 'Nous avons déjà 200 millions de chômeurs dans le monde, la moitié de population active mondiale survit avec 2 dollars par jours dans l'économie parallèle. En plus de cela, il faut ajouter cette révolution digitale qui impacte l'emploi et avec cela toutes les statistiques sont alarmistes.' Certains ici assurent que la 4ème révolution industrielle est déjà en route, d'autres qu'elle n'a pas encore vraiment commencé. Une chose est sure : c'est monde nouveau qui en sortira.
Vidéos A la une
Récompenser des artistes qui ont oeuvré à améliorer le monde, ce sont les Crystal Awards, des prix décernés à la veille de l'ouverture du Forum économique mondial de Davos. Les lauréats cette année sont l'artiste Olafur Eliasson, le musicien des Black Eyed Peas will.i.am., et les acteurs Yao Chen et Leonardo DiCaprio. Ardent défenseur de la planète, l'acteur américain appelle à la mobilisation générale : 'Le mois dernier, à Paris, les dirigeants du monde sont parvenus à un accord historique qui fournit un cadre concret pour les émissions de carbone. C'est une première étape importante, mais nous sommes loin de prétendre à une victoire dans la lutte pour notre avenir et pour la survie de notre planète. L'accord de Paris était un appel à l'action, mais c'est maintenant à chacun d'entre nous de construire ces progrès avec une ingéniosité et un engagement à changer.' Flots de migrants, vagues d'attentats, plongeon sans fin du pétrole et des marchés, ralentissement de la croissance en Chine et climat déréglé vont accabler cette semaine le forum de Davos, où les puissants du monde entier tenteront d'y voir plus clair. Comme chaque année, 2.500 participants, chefs de gouvernement, chefs d'entreprise, ONG, artistes vont se rencontrer, discuter, négocier, faire des affaires ou avancer sur des dossiers diplomatiques en souffrance et dresser le 'constat de l'état du monde' comme le résume le professeur Klaus Schwab, fondateur du World Economic Forum (WEF). L'économie sera bien évidemment l'autre coeur des débats des banquiers centraux, grands patrons, dirigeants de start-up et autres caciques d'institutions économiques internationales. Le thème de ce crû est la '4e révolution industrielle', celle provoquée par la combinaison de diverses évolutions récentes, progrès de la robotisation, internet des objets, big data... Les patrons de grands groupes comme Microsoft, Facebook, Renault, les patrons de banques géantes comme Goldman Sachs ou Bank of America seront là pour évoquer tous ces aspects. Emerging markets as chilly as the Davos mountains: https://t.co/rNbuKGX1L5 pic.twitter.com/zenf9pSlKH- Reuters Top News (@Reuters) 19 Janvier 2016 La petite station suisse est transformée plus que jamais en camp retranché à cause des menaces terroristes. Le Forum économique mondial de Davos sous haute protection #Suisse #ImageDuJour https://t.co/XJEBKsMvfo pic.twitter.com/prcrnNuBuc- France Info (@franceinfo) 19 Janvier 2016
Vidéos A la une
L'élite mondiale converge vers les Alpes suisses pour le 46ème Forum économique mondial de Davos, qui démarre ce mercredi. Le rendez-vous annuel est cette fois consacré à la quatrième révolution industrielle. Jennifer Blanke, l'économiste en chef du Forum, nous explique en quoi elle consiste : ' la troisième révolution industrielle, c'était l'informatisation, l'âge du numérique qui a commencé au milieu du XXème siècle. La quatrième révolution industrielle se construit sur cette base avec toutes ces technologies enthousiasmantes, que ce soit la biotechnologie, l'intelligence artificielle ou encore l'impression 3D ! ' Notre envoyée spéciale à Davos, Sarah Chappell, est dans les starting blocks. ' Davos s'intéresse cette année aux transformations de la décennie à venir. Mais ce sont les défis d'aujourd'hui qui devraient dominer les débats. 2016 a commencé avec des signaux de détresse pour l'économie mondiale. Personne ici ne peut se souvenir de pire mois de janvier sur les marchés financiers,' nous dit-elle. Pour Nariman Behravesh, économiste en chef chez IHS Consulting, ' la piètre réponse politique de la Chine aux mouvements boursiers constitue un gros risque à court terme pour l'économie mondiale. Cela ne conduira pas à une récession mondiale, mais le regain d'anxiété chez les investisseurs a des répercussions sur les places financières mondiales. ' D'ici samedi, plus de 40 chefs d'Etat doivent défiler à Davos. La station de ski a été transformée en camp retranché par mesure de sécurité.
Vidéos A la une
Le programme alimentaire mondial de l'ONU nourrit plus de deux millions de personnes dans les pays de l'ouest africain les plus frappés par l'épidémie Ebola : Sierra Leone, Liberia et Guinée. Ebola a déjà pris 8.000 vies et l'épidémie continue à exercer une grave menace pour la sécurité alimentaire. L'impact économique est déjà évalué par l'organisation internationale du Travail à 12% du PIB des trois pays mentionnés. De plus, toujours selon l'OIT, la Sierra Leone, le Liberia et la Guinée avaient déjà un marché du travail fragile avant l'explosion de l'épidémie. Ebola et ses conséquences économiques est un sujet extrêmement présent au Forum de Davos. Egalement largement discutée après l'étude de l'ONG Oxfam : la redistribution catastrophique des richesses dans le monde.
Actualités
Le World Economic Forum (Forum économique mondial) a réalisé une étude sur l'égalité entre les hommes et les femmes dans les différents pays du monde. Il semblerait qu'elle ne puisse pas être effective avant 2095... Mais quels sont aujourd'hui les bons élèves ? Palmarès.
Actualités
Le World Economic Forum a publié son rapport annuel sur la compétitivité globale des pays dans le monde. QUi arrive en tête ? Où se situe la France ? Le classement en images avec Planet.fr.
Vidéos A la une
À l'heure où un Forum économique international s'achève à Astana, la capitale kazakh, un autre évènement d'ampleur est en passe de s'y produire : le 29 mai, le Kazakhstan signe avec la Russie et la Biélorussie, un traité créant l'Union économique eurasiatique. Ce projet d'intégration cher à Vladimir Poutine vise à remplacer les anciens liens politiques par des relations économiques renforcées. Les deux partenaires de Moscou ont indiqué qu'ils ne voulaient aucunement céder leur souveraineté et qu'il ne s'agissait que d'économie. C'est ce qu'a rappelé le vice Premier-ministre kazakh, Baktytzhan Sagintaev. 'On ne retourne pas au temps de l'Union soviétique, on est en train de créer une Union exclusivement économique qui repose sur des principes purement pragmatiques', assure-t-il. 'Ce que nous voulons, c'est développer notre économie et nos entreprises, nous voulons attirer des investisseurs et au final, faire croître notre PIB', insiste-t-il. Début 2000, la Russie a d'abord conclu un partenariat économique régional avec la Biélorussie, le Kazakhstan, l'Ukraine et les pays d'Asie centrale. Puis la crise mondiale de 2008-2009 a encouragé le rapprochement de trois pays dépendants les uns des autres pour le pétrole et le gaz : la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie qui en 2010, ont constitué le socle de cette Union économique, à savoir une Union douanière. Rakhim Oshakbaev de la Chambre nationale des entrepreneurs du Kazakhstan, en mesure les effets : 'Ces dernières années, de grands groupes sont venus dans le pays et ont apporté des investissements directs', explique-t-il. 'Ce qui les intéresse, c'est d'avoir accès au marché commun de cette Union douanière de plus de 170 millions de consommateurs et dont le PIB atteint l'équivalent de 1600 milliards d'euros', poursuit-il. 'Il y a par exemple, l'entreprise sud-coréenne Otto dans l'industrie de la confiserie ou encore dans le domaine de l'assemblage de véhicules, plusieurs sociétés comme Toyota, SsangYong et Iveco ont monté des chaînes de production dans le pays', précise-t-il. Le Partenariat oriental de l'Union européenne, proposé notamment la Biélorussie, n'est considéré que comme un défi de plus parmi les représentants de ce rapprochement eurasiatique. Antonio Somma qui dirige le Programme de compétitivité eurasiatique au sein de l'OCDE estime de son côté que 'pour que l'Union économique eurasiatique soit bénéfique, elle doit être bénéfique pour chaque entreprise, chaque commerçant et chaque investisseur : c'est seulement dans ce cas', conclut-il, 'que les retombées seront positives pour l'ensemble de l'Union'. Reste le cas de l'Ukraine qui réalise plus de la moitié de son commerce avec la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan : ce pays était depuis dix ans, un rouage essentiel de ce projet eurasiatique. Récemment, il a renoncé à un accord commercial avec l'Union européenne au vu des engagements économiques de la Russie à son égard. Une décision qui a conduit à la crise actuelle sur place. Pour la représentante russe de la Commission de l'Union économique eurasiatique, il est trop tôt pour que l'Ukraine en fasse partie. 'Je pense que notre Union économique n'aurait pas pu voir le jour sans l'Ukraine', reconnaît Tatiana Valovaya. 'Mais aujourd'hui, si ce pays la rejoignait, il se pourrait qu'elle ne fonctionne pas bien ; donc c'est peut-être mieux finalement que l'Ukraine ne soit pas impliquée dans ce projet d'intégration économique eurasiatique', dit-elle. Cette Union sera officiellement en place le premier janvier prochain. L'Arménie et l'Ouzbékistan sont sur les rangs pour y adhérer. Des pays plus pauvres comme le Tadjikistan et le Kirghizistan aimeraient en faire partie. Les portes de cette organisation sont ouvertes à de nouveaux membres. Mais parmi les participants du Forum d'Astana, on met en garde contre une Union qui s'élargirait trop vite comme l'a fait l'Union européenne, disent certains.
Actualités
Selon un rapport publié lundi, les inégalités en terme de pauvreté sont toujours bien présentes, et se sont même accentuées avec la crise. Tous les détails avec Planet.fr.
Publicité