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Depuis Rome, le Premier ministre israélien a salué la normalisation des relations de son pays avec la Turquie. Après six ans de brouille, les deux Etats vont de nouveau échanger des ambassadeurs. Au côté de John Kerry, Benjamin Netanyahu a insisté sur les retombées économiques de cette réconciliation. 'D'un côté, c'est un pas important pour normaliser nos relations', dit-il, 'et cela a des implications immenses pour l'économie d'Israël, des implicatiosn immenses dans un sens positif', a t-il souligné. A Ankara, le nouveau Premier ministre turc Binali Yildirim a également salué l'accord. Israël s'est notamment engagé à verser 18 millions d'euros d'indémnités aux familles des victimes turcs du navire Mavi Marmara, pris d'assaut par les forces israéliennes. 'Avec cet accord, les relations avec Israël se normalisent', a dit le chef du gouvernement turc. 'Après l'incident du Mavi Marmara, l'embargo qui a été imposé à la région de Gaza va être levé, grâce au leadership turc. Et le plus important c'est qu'Israël a fait des excuses à la Turquie pour cet incident qui date de 2010'. Benjamin Netanyahu a toutefois précisé que le blocus maritime sur la bande de Gaza persisterait malgré l'accord. Un compromis a été accepté par les Turcs pour qu'ils acheminent via le port d'Ashdod de l'assistance matérielle et humanitaire au territoire palestinien. Dix Turcs avaient été tués il y a six ans sur le Mavi Marmara, affrété par une ONG humanitaire turque.
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Les activistes pro-palestiniens à bord des bateaux n'ont pas réussi.à briser le blocus maritime de la bande de Gaza La marine israélienne a intercepté lundi quatre navires, trois sont repartis vers des ports grecs. Le dernier, 'Marianne', a été escorté jusqu'à Ashdod en Israël. 'On est déçus parce que nos bateaux n'auraient de toute façon pas pu s'approcher de Gaza parce que nous devions les rendre explique Claudio Tamagnini. Il s'agissait seulement d'accompagner 'Marianne' jusqu'à sa triste fin.' L'Etat hébreu suivait la progression des navires et n'entendait pas tolérer de brêche dans son dispositif mis en place en 2006. Pour le député marocain Elmokrie Elidrissi Abouzaid, il s'agit néanmoins d'une victoire puisque la flottille a permis d'attirer l'attention internationale : 'Le véritable échec serait l'absence de tentative pour briser le blocus sur Gaza. La tentative de briser le blocus est en elle-même un triomphe.' Notre envoyé spécial Aïssa Boukanoun était à bord de l'un des navires, il revient sur la déception des participants : 'La 'Flottille de la liberté 3' n'a pas réussi à briser le blocus de Gaza. Les participants des autres bateaux disent qu'ils n'ont pas été informés, qu'ils ne pouvaient qu'escorter le chalutier suédois Marianne. Ils pensent qu'ils ont été trompés car ils ont dû laisser 'Marianne' seul dans sa tentative de briser le blocus. Les organisateurs refusent de reconnaître l'échec de cette initiative et affirment qu'ils préparent une quatrième flottille pour cet automne'.
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'Marianne' n'aura pas réussi à pénétrer dans les eaux territoriales de Gaza. Une fois encore, l'armée israélienne l'en a empêché. Ce chalutier suédois et trois autres navires transportaient une cinquantaine de militants pro-palestiniens décidés à forcer par la mer le blocus israélien sur Gaza. 'Les activistes de cette flotille ont choisi de venir protester contre l'Etat d'Israël, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, la seule vraie démocratie au Proche-Orient qui lutte contre les terroristes qui attaquent délibérément les citoyens israéliens et se cachent délibérément derrière les civils palestiniens . Cette flotille est infectée par l'hypocrisie.' Israël impose un blocus, terrestre, aérien et maritime, à la bande de Gaza depuis 2006. Un blocus qui ruine l'économie du petit territoire : augmentation du chômage, de la pauvreté, disparition des exportations. 'C'est très difficile de comprendre cette politique israélienne basée sur la sécurité intérieure, dit Eitan Diamond, directeur de l'ONG 'Gisha, Centre juridique pour la liberté de mouvement'. L'une des raisons avancées par les autorités est le désir de mettre la pression sur la population de Gaza et sur le Hamas qui contrôle Gaza, avec l'espoir que ça affaiblisse le régime, que ça apporte un changement de gouvernement à Gaza. Evidemment ça ne marche pas.' Ce n'est pas la première tentative: en 2010, la marine israélienne avait violemment arraisonné une flotille acheminant de l'aide humanitaire à Gaza : dix Turcs avaient été tués lors de l'interception, provoquant une grave crise entre la Turquie et l'Etat hébreu. 'Le voyage de la nouvelle flotille, comme les précédents, s'arrête ici dans le port israélien d'Ashdod, explique notre envoyé spécial Luis Carballo. Mais cette fois-ci, sans violence. Les critiques sont pourtant toujours les mêmes : pourquoi Israël s'obstine-t-il à poursuivre le blocus qui nuit à la population de Gaza et pas au Hamas ?'
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Israël reste ferme, pas question de violer le blocus naval de Gaza, 'même symboliquement'. Ce dimanche, Luis Carballo, l'envoyé spécial d'euronews s'est rendu dans la vieille ville de Jérusalem, il a interrogé des Israéliens et des Palestiniens. Le gouvernement israélien devait-il laisser entrer la flottille dans les eaux gazaouies? Luis Carballo: 'Nous avons parlé à la fois à des Israéliens et des Palestiniens ici à Jérusalem. Les Palestiniens évoquent le manque d'humanité du gouvernement Netanyahu qui a refusé de laisser passer la flottille. Beaucoup d'Israéliens estiment qu'ouvrir le passage à Gaza équivaut à ouvrir grand la porte au Hamas.' 'Le gouvernement israélien donne l'autorisation à tous ceux qui envoient de l'aide humanitaire à Gaza, mais ils veulent juste vérifier estime, cet homme. Comment savons-nous qu'il n'y a pas d'armes? La flottille précédente était censée apporter de l' aide humanitaire, et nous avons trouvé des armes et toutes sortes de choses pour attaquer les soldats. Alors, bien sûr, nous devons être prudents, et contrôler ce qui se passe'. 'Israël a signé de nombreux accords il y a des années, avant le gouvernement de Netanyahu, même avant Begin et Rabin, et ils s'en moquent. Un point c'est tout', juge ce Palestinien. Hannen Zoabi est membre de la coalition 'Liste commune' à la Knesset, qui regroupe quatre partis arabes israéliens. Le député arabe israélien Bassel Ghattas présent dans la flottille, fait partie de cette coalition. En 2014, Hannen Zoabi a été suspendue de la Knesset pendant six mois, et en Septembre 2010, elle faisait partie de la première flottille. Elle était sur le Mavi Marmara la nuit au cours de laquelle neuf militants turcs ont été tués dans un assaut par des commandos israéliens. Luis Carballo: 'La présence de Bassel Ghattas sur l'un des bâteaux de la flottille a suscité une vive polémique à la Knesset, et le Premier ministre a émis de sévères critiques, en particulier contre vous. Comprenez-vous ces polémiques? Défendez-vous le droit de Bassel Ghattas de prendre part à cette flottille?' Haneen Zoabi, membre de la Knesset: 'Participer à la Flottille de la liberté, ou toute autre participation politique pour briser le siège de Gaza est un geste humanitaire, moral et politique au plus haut niveau. Le problème, ce n'est pas Bassel Ghattas ou le combat palestinien contre le blocus, le problème, c'est la politique d'Israël qui n'autorise pas la moindre manifestation de révolte palestinienne ou internationale pour briser le blocus'. Luis Carballo: Le blocus de gaza dure depuis déjà 8 ans, est-il temps d'y mettre fin? Haneen Zoabi: 'Bien sûr... Nous parlons de violations des droits de l'homme, nous parlons de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité. Le taux de pauvreté à Gaza est de 40 pour cent, le taux de chômage est de 60 pour cent, et seulement 15 pour cent des marchandises entrent maintenant dans la bande de Gaza, si l'on compare aux marchandises qui entraient avant le blocus. Les Israéliens ont pris au piège près de deux millions de Palestiniens à Gaza, ils ont pris leur liberté, et les ont privés de leurs besoins fondamentaux.'
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La Flottille de la Liberté III quitté la Crète ce vendredi direction la bande de Gaza. Quelque 70 militants propalestiniens, issus d'une vingtaine de pays, participent à cette opération qui vise à briser le blocus imposé depuis neuf ans par Israël au petit territoire palestinien. Mais pour Moav Vardi, un journaliste israélien, tout porte à croire que la flottille va être refoulée. 'Le gouvernement israélien a décidé de ne pas laisser naviguer les bateaux jusqu'à Gaza, dit-il. La flottille pourrait être perçue en Israël comme une aide, un soutien au régime du Hamas qui gouverne dans la bande de Gaza. Les gens en Israël n'ont pas de problèmes avec le peuple de Gaza, mais ils ont des problèmes avec le Hamas.'' Il y a cinq ans, une flottille similaire avait été interceptée par l'armée israélienne. Mais de violents affrontements avec éclaté sur l'un des navires, le Mavi Marmara, causant la mort de dix activistes turcs. Follow #LiveFromFlotilla German journalist Martin_Lejeune,who is providing live updates at sea from #FreedomFlotilla pic.twitter.com/3nTm70Zrmo- Said Shoaib | Gaza (saidshouib) 26 Juin 2015 Le député arabe israélien Bassel Ghattas participe à l'opération 'It's MK Ghattas' right to join the Gaza flotilla' #FreedomFlotilla http://t.co/j1Upqefnnc pic.twitter.com/lGS9SLIKmW- Ship to Gaza Sweden (@ShiptoGazaSE) 25 Juin 2015
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