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" Néruda " a été présenté à la quinzaine des réalisateurs à Cannes. Le réalisateur Pablo Larrain retrouve ici Gael Garcia Bernal. 1948, la Guerre Froide s'est propagée jusqu'au Chili. Au Congrès, le sénateur Pablo Neruda critique ouvertement le gouvernement. Le président Videla demande alors sa destitution et confie au redoutable inspecteur Óscar Peluchonneau le soin de procéder à l'arrestation du poète. Gael Garcia Bernal joue cet inspecteur : 'On peut faire tellement de choses avec ce personnage. Il y a tellement de matière. C'est un personnage très malléable et très drôle à jouer. C'était donc mes points de départs et puis bien sûr il y a l'autre dimension celle de la poésie, de ce que représente Néruda, la politique, tout l'environnement. Et la direction aussi que nous pouvions prendre avec ce film avec tout ce que nous pouvions essayer. C'est devenu une grande aventure. " Un antibiopic éblouissant pour Télérama, un 'succès international à venir pour Variety'http://variety.com/2016/film/festivals/cannes-film-review-neruda-1201773... pour un film qui donne dans la comédie. Pablo Larrain : " On n'a pas utilisé le style d'humour que l'on peut retrouver dans la comédie avec les bons mots qui déclenchent le rire. On s'est intéressé aux circonstances, à un paradoxe qui se révèle absurde et qui du coup devient drôle. Parce que l'humour est une excellente façon de dire des choses qui sinon pourraient être un peu didactiques. "
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'Le fils de Saul' poursuit son ascension. Après avoir remporté un Golden Globe, le film hongrois sur l'Holocauste vient d'être sélectionné aux Oscars, dans la catégorie du meilleur film étranger. Une nomination qui est déjà presque en soi une récompense. 'Le but était de faire réaliser aux gens aujourd'hui ce qu'est un camp de concentration, depuis l'intérieur, plutôt que de le voir de l'extérieur, a posteriori ou d'un point de vue externe. Je pense que c'est une prise de conscience pour beaucoup de gens', explique le réalisateur László Nemes. Saul, un prisonnier juif hongrois à Auschwitz, est membre des Sonderkommando : il est contraint de participer au processus de la solution finale. Un jour, il croit reconnaître son fils parmi les cadavres. Il entreprend alors de l'enterrer selon la tradition juive, en faisant appel à un rabbin. 'C'était très important pour nous que ce soit un film qui ne se regarde pas facilement. Si le regarder est une expérience plaisante d'une heure et demie, ce n'est pas bien, ça ne colle pas avec l'histoire. Donc c'était crucial de trouver une approche visuelle qui attrape le spectateur, ne le lâche pas et le guide à travers cette folie', estime Mátyás Erdély, le directeur de la photographie. A Cannes l'an dernier, 'Le Fils de Saul', premier long-métrage du réalisateur Laszlo Nemes a remporté le Grand Prix du jury. C'est le premier film hongrois à avoir remporté un Golden Globe. Aux Oscars, il y a un seul précédent, Mephisto d'Istvan Szabo en 1981. Très remarquée dans le film de Laszlo Nemes, la performance de l'acteur principal Géza Röhrig. 'Cela pourrait donner une nouvelle voix, une connexion avec les spectateurs, et après tant d'années quand il ne restera plus que quelques survivants, il pourra continuer à raconter cette histoire, celle de l'Holocauste, d'une manière inédite, comme personne ne l'a fait auparavant', prédit le producteur Gábor Sipos.
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Visiblement l'occasion était trop belle. Des manifestantes dénonçant les violences domestiques ont fait irruption sur le tapis rouge du film 'Les Suffragettes' au festival du film de Londres. Le film qui relate le combat des femmes au début du XXe pour le droit de vote était présenté en présence de Meryl Streep et de Helena Bonham Carter : 'C'est exactement ce que ce film défend. Si vous avez une voix, si vous voulez que quelque chose se passe, alors il faut avoir le courage de s'allonger comme elles sont en train de le faire pour défendre ce en quoi on croit.' Anne-Marie Duff joue aussi dans ce film : 'Nous avons fait un film politique, pourquoi ne pourrait-il pas y avoir une activité politique sur le tapis rouge. C'est une manifestation tout à fait raisonnée, une manifestation de femme. C'est donc une très bonne plate-forme pour être entendu sur le tapis rouge, elles ont le pouvoir.' Carey Mulligan : 'C'est génial c'est exactement ce à quoi on peut s'attendre avec un film comme ça. Et ce qui nous plait c'est que des personnes sortent du cinéma en s'en inspirent pour agir pour une cause en laquelle elles croient.' Les suffragettes, film réalisé par Sarah Gavron sortira en France le 18 novembre.
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Kincsem, du nom d'un cheval de course légendaire est un film hongrois qui campe la rivalité entre un aristocrate hongrois et un militaire autrichien au 19ème siècle. Autres ingrédients : une tumultueuse et impossible histoire d'amour et la violence des représailles des Habsbourg après l'échec de la révolution hongroise de 1848. Euronews s'est rendu sur le tournage de ce film d'époque. Erno Blaskovitch est le personnage central de ce récit. Aristocrate hongrois, propriétaire du fameux cheval de course Kimcen, (54 départs et 54 victoires), il va tomber amoureux de la fille de son principal ennemi. Il est interprété par l'acteur Ervin Nagy. 'Mon personnage a juré, enfant, de se venger contre l'Empire des Habsbourg, et c'est ce qui l'anime tout au long du film. Car son père a été tué lors de la purge qui a suivi la Révolution hongroise 1848. La vengeance a lieu au moment du compromis austro-hongrois dans un champ de course', explique-t-il. Le responsable militaire autrichien Otto von Oettingen, un proche de l'empereur François-Joseph, est interprété par Tibor Gaspar. 'Otto von Oettingen est un homme qui a péché, qui a pris part aux représailles après la révolution hongroise. Des années plus tard, il occupe une position sociale importante, il est président de la Société royale et impériale du cheval. Il a aussi des chevaux de course et est habitué à gagner.' Ce film au budget faramineux, près de 9 millions d'euros, est le plus cher jamais produit en Hongrie. Un pari ambitieux pour le cinéaste Gabor Herendi, qui signe là son 5ème long-métrage : 'C'est un budget élevé mais dans le même temps, très serré. Bien sûr, c'est un montant qui détonne par rapport aux autres films hongrois, mais les attentes sont également élevées. Je pense que nous sommes en concurrence avec les films américains. Ce film se rapproche plus d' une production hollywoodienne. Nous faisons de notre mieux' Kincsem devrait être diffusé en 2016.
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Dans son dernier film 'Le Pont des espions', Steven Spielberg nous plonge dans le contexte trouble de la guerre froide. Un avocat new-yorkais doit assurer la défense d'un espion soviétique, arrêté aux Etats-Unis. Mais sa mission se révèle encore plus compliquée quand la CIA lui demande de négocier la libération d'un pilote de chasse américain, capturé en Allemagne de l'Est. Tom Hanks est la tête d'affiche de ce film d'espionnage. Steven Spielberg tient à saluer la performance de tous les acteurs : 'C'est une performance d'ensemble, souligne le réalisateur. Ce n'est pas juste Tom Hanks qui est extraordinaire dans ce film ou Mark Rylance, qui est tout autant extraordinaire. Ce sont tous les acteurs qui sont derrière eux dans la narration de cette histoire, qui est basée sur des faits réels. Je suis extrêmement satisfait de cette expérience, car c'est un véritable film d'acteurs.' Matt Charman puis les frères Cohen ont écrit le scénario de ce film, réalisé entre New-York et Berlin. L'acteur Mark Rylance a apprécié le style épuré de la réalisation : 'C'est un film à l'ancienne dans la mesure où il n'y a pas beaucoup d'effets spéciaux ou de choses comme cela. C'est tout simplement un très beau récit, un récit historique. Steven Spielberg et Matt Charman ont écrit le premier scénario puis Joel et Ethan Cohen y ont ajouté leur touche. Ils en ont fait quelque chose qui, je pense, aura beaucoup d'impact.' 'Le Pont des espions' sort le 2 décembre en France.
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Des centaines de manifestants, dans les rues de Nagazaki, ont protesté contre la réforme de l'armée japonaise. Le premier Ministre Shinzo Abe veut renforcer le rôle des Forces d'auto-défense, sur la scène internationale, contrairement à la Constitution du pays, inchangée depuis 70 ans. Un manifestant : 'S'ils modifient la Constitution, alors le Japon sera en mesure de mener des guerres d'agression et de tuer des gens innocents. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire.' Takao Takahara, professeur à l'Institut de Recherche sur la paix, université de Meiji Gakuin, Tokyo : ' Tout le monde reconnaît que le choix du Japon pour le pacifisme depuis l'après-guerre était juste. C'est avec cet état d'esprit que je suis venue à Nagasaki aujourd'hui pour se souvenir du bombardement atomique.' C'est dans ce contexte que la ville de Nagazaki a commémoré le 70ème anniversaire du bombardement atomique qui a détruit 80% de la ville, et tuant 74 000 personnes, le 09 août 1945. Depuis, tout usage de nucléaire militaire est interdit par la constitution du pays. Dans sa réforme militaire le premier Ministre est soutenu par les Etats-Unis. Mais il rencontre l'hostilité de son voisin chinois, qui a dénoncé, par la voix de la porte-parole de sa diplomatie, Hua Chunying, un " acte sans précédent depuis la seconde guerre mondiale ".
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Des milliers d'Ukrainiens ont célébré ce dimanche le premier anniversaire du soulèvement de Maïdan. Une grande marche a eu lieu à Kiev, à laquelle ont participé des dirigeants européens comme les présidents polonais et allemand. La marche en l'honneur de ceux qui ont été tués a été baptisée 'Marche de la Dignité'. Sa route est symbolique. La foule a marché dans les rues dans lesquelles le feu avait été ouvert sur les protestataires. 'Nous demandons à Dieu de donner la paix à notre pays, déclare un homme, un bébé dans ses bras. Nous voulons la paix, et nous voulons que l'Ukraine gagne ! Nous avons fait la révolution pour ces enfants, et nous pourrons mourir pour ces enfants, pour l'Ukraine'! Lors des grandes manifestations il y a un an, plus de cent activistes furent tués par des tireurs embusqués dans le centre de Kiev, après plusieurs mois de contestation anti-Ianoukovitch. Une fusillade préparée par la Russie, a accusé il y a deux jours le président ukrainien.
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Treize années après les attentats qui ont changé le cours de l'Histoire, New-York inaugure son musée du 11 septembre. Le bâtiment est construit à la base même des tours du World Trade Center à Manhattan. À l'intérieur, des milliers de souvenirs de cette journée tragique, des photos, des documents sonores, des débris, des objets personnels, et même un camion de pompier. Autour de Barack Obama et du couple Clinton, plusieurs milliers de familles de victimes, de survivants, de membres des équipes de secours de l'époque. Une cérémonie sobre et pleine d'émotions. 'Ici, nous racontons leur histoire, afin que les générations à naître n'oublient jamais' a déclaré le président américain. Hommage aux 2.983 personnes tuées lors de ces attentats. Pendant une semaine, 24 heures sur 24, le musée sera réservé aux familles des victimes et aux riverains. L'ouverture au public a lieu le 21 mai. L'entrée coûtera 24 dollars.
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En ce jour solennel pour les Juifs, le président Shimon Péres et le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont assisté à une cérémonie au Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem. La veille...
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