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L'Armée de libération nationale (ELN), la seconde guerilla de Colombie après les Farcs, inspirée de la révolution cubaine, est le dernier grand obstacle à la fin de plus d'un demi-siècle de conflit armé. Depuis l'annonce le 30 mars dernier de l'ouverture prochaine de négociations officielles, après deux ans de 'dialogue préparatoire' en secret, rien ne s'est concrétisé. Le président colombien, Juan Manuel Santos exige en effet qu'au préalable l'ELN renonce aux prises d'otages. Les rebelles, eux, se refusent à tout geste unilatéral. En mai, ils ont séquestré trois journalistes pendant plusieurs jours et continuent les enlèvements, au risque de devenir la cible principale de l'armée colombienne. Puisque de leur côté, après trois ans de négociations, le gouvernement colombien et les Farcs, ont signé tout récemment à la Havane, un accord historique sur un prochain cessez-le-feu définitif et le désarmement de la rébellion. Si cet accord ne comporte pas encore de date précise, il a suscité forte émotion et soulagement intense en Colombie. Les Colombiens l'ont vivement salué à, notamment à Bogota, même s'ils sont conscients que le chemin vers la paix n'est pas terminé. 'Je n'avais jamais entendu un seul mot concernant une décision politique pour favoriser le processus de paix. Je suis tellement émue. Je pense que l'ELN prendra part à ce processus car la Colombie mérite un pays juste et en pays', exprime Gloria Cuartas, militante des droits de l'Homme. La plate-forme 'Pour une paix complète', qui plaide pour l'ouverture de négociations avec l'ELN, s'est réunit cette semaine avec des diplomates étrangers pour discuter de la façon d'impulser le dialogue. La Colombie est meurtrie depuis plus de 50 ans par une guerre interne qui a, au fil du temps, impliqué guérillas d'extrême gauche, paramilitaires d'extrême droite et forces armées, faisant au moins 260 000 morts, 45 000 disparus et près de sept millions de déplacés.
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Le gouvernement colombien et les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) sont tombés d'accord sur un cessez-le-feu présenté comme définitif ainsi que sur le désarmement de la rébellion. Si aucune date précise n'est pour l'instant avancée, l'accord établit d'ores et déjà les modalités de l'abandon des armes.
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Les Forces armées révolutionnaires de Colombie, les FARC, sont la principale guérilla communiste en lutte en Colombie contre l'armée régulière. L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis, et de l'Union européenne. Selon des chiffres officiels, en un demi siècle d'existence, le conflit colombien a fait 260.000 morts, 45.000 disparus, et 6 millions et demi de déplacés. Plus ancienne guérilla d'Amérique latine, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) attribuent leur naissance à la répression d'une insurrection paysanne le 27 mai 1964. Voici les cinq dates-clés qui ont marqué le dernier conflit armé du continent américain. Répression d'une insurrection paysanne, dans le sud de la Colombie: l'opération militaire, dans la région de Marquetalia, est considérée par les Farc (marxistes) comme leur moment fondateur. C'est aussi pendant cette période que sera formée l'autre rébellion de gauche du pays, l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste). Les Farc attaquent une base de l'armée à Delicias (sud), prenant en otage 60 militaires : c'est le début d'une série d'enlèvements, afin d'échanger les otages contre des guérilleros emprisonnés. En 2012, la rébellion s'est engagée à ne plus enlever de civils contre rançon, tout en se réservant le droit de capturer des militaires, considérés comme 'prisonniers de guerre'. Tentative de dialogue durant laquelle le président Andres Pastrana décrète, dans la région du Caguan (sud), la démilitarisation d'une zone de 42.000 kilomètres carrés. Le gouvernement y met fin en février 2002 après l'enlèvement d'un député, puis de la candidate à la présidentielle Ingrid Betancourt, de nationalité franco-colombienne, qui sera libérée six ans plus tard, le 2 juillet 2008 lors d'une opération d'infiltration de l'armée. De premières négociations de paix avaient été lancées en 1984 entre le gouvernement de Belisario Betancur et les Farc, qui créent alors l'Union patriotique (UP), leur vitrine politique. Mais trois ans plus tard, le 11 octobre 1987, l'assassinat par des paramilitaires du candidat présidentiel de l'UP et de 3.000 de ses militants fait capoter le processus de paix. En 1991, de nouvelles négociations de paix s'ouvrent au Venezuela, puis au Mexique. Elles s'achèvent sans succès un an plus tard. Attentat des Farc qui fait 21 morts contre le palais présidentiel lors de l'investiture du président conservateur Alvaro Uribe, qui promet de détruire militairement la guérilla. Son mandat est marqué par la mort en 2008 du fondateur des Farc, Manuel Marulanda (de cause naturelle selon la guérilla), et du porte-parole de la rébellion Raul Reyes, abattu en 2008 lors d'un bombardement de l'armée en Equateur. Il laisse sa place en 2010 à son ex-ministre de la Défense Juan Manuel Santos, partisan de négociations tout en maintenant une forte pression militaire sur la rébellion. En 2011, l'armée abat le chef suprême de la rébellion, Alfonso Cano, remplacé par Rodrigo Londoño, plus connu sous ses noms de guerre Timoleon Jimenez ou 'Timochenko'. Après des contacts secrets, le gouvernement de Juan Manuel Santos et les Farc lancent symboliquement à Oslo un nouveau dialogue de paix. Les pourparlers débutent un mois plus tard à Cuba, pays co-garant du processus de paix avec la Norvège. (Avec AFP)
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C'est une signature historique pour la Colombie : un accord de cessez-le-feu a été signé, à Cuba, entre le gouvernement, et les Farc, pour mettre fin à plus de 50 ans de guerre civile, un conflit qui a fait plus de 200 000 morts. C'est Rodriguo Londono, surnommé Timochenko, le leader des Farc, qui a apposé sa signature. Un des négociateurs du groupe armé a annoncé que ce 23 juin, serait le dernier jour de guerre. Selon cet accord, outre un cessez-le-feu définitif et bilatéral, une réforme agraire est prévue, ainsi que la lutte contre le trafic de drogue, un dédommagement pour les victimes, et la participation politique des guérilleros démobilisés. Ce sont les Nations-Unies qui vont superviser un programme de récupération et de destruction des armes des guérilleros, qui seront logés dans des camps spécifiques, interdits aux civils. Sur le terrain les accrochages armés sont devenus très rares depuis 1 an, en marge des pourparlers. Le président colombien a évoqué la possibilité d'une entrée en vigueur, le 20 juillet, le jour de la fête nationale en Colombie. Un référundum pourrait être organisé dans le pays. Les Etats-Unis ont félicité le gouvernement colombien pour être parvenu à un accord. 'Même si des défis demeurent au moment où les deux parties continuent de négocier un accord de paix définitif, l'annonce d'aujourd'hui représente un progrès important pour mettre fin au conflit', a souligné Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale de Barack Obama.
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Un accord de cessez-le-feu définitif a été conclu entre le gouvernement colombien et la guérilla des Farc, les Forces Armées révolutionnaires de Colombie. Cet accord historique obtenu après trois ans de négociations a été annoncé par Marcela Duran, une porte-parole du gouvernement colombien, aux côtés d'un des négociateurs des Farc. 'L'accord prévoit un cessez-le-feu et une cessation des hostilités bilatérale et définitive' qui mettra un terme au plus long des conflits en Amérique latine a-t-elle expliqué. Les détails de l'accord seront annoncés ce jeudi 23 juin en présence du président colombien Juan Manuel Dos Santos, du chef suprême des Farc, Timoleon Jimenez qu'on surnomme Timochenko, de plusieurs chefs d'état et du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. La franco-colombienne Ingrid Betancourt, qui est restée six ans captive de la guérilla communiste, est sans doute la plus célèbre des milliers de personnes que les Farc ont enlevées. Selon des chiffres officiels, en un demi-siècle d'existence, le conflit colombien a fait 260 mille morts, 45 mille disparus et six millions et demi de déplacés.
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Le président colombien avertit du risque d'un retour à la guerre avec les FARC. Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie négocient depuis trois ans et demi un accord de paix avec Bogota, qui devra être approuvé par référendum par les Colombiens. Sinon, les FARC seraient prêtes à reprendre la guérilla urbaine. 'Ce n'est pas parce que le résultat au référendum est 'non' que nous allons renégocier pour obtenir un meilleur accord. Ne vous méprenez pas. Si le résultat est 'non', on retourne en guerre', a déclaré Juan Manuel Santos, lors d'une réunion de la branche latino-américaine du Forum économique mondial à Medellin. Les Farc ont déclaré un cessez-le-feu unilatéral il y a près d'un an et l'armée a cessé de bombarder les camps rebelles tant que les pourparlers continuent. La semaine dernière, les deux parties se sont accordées sur le volet de l'éradication des cultures illicites.
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En Colombie, des dizaines d'étudiants ont organisé ce vendredi une bataille de polochons et d'oreillers à Bogota la capitale. Il s'agissait d'une action symbolique visant à promouvoir la paix dans un pays confronté à une guerre depuis plus de 50 ans. Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) et les autorités ont entamé un processus de paix pour mettre fin à ce conflit armé, qui a fait au moins 260.000 morts et 45.000 disparus.
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Un pas de plus a été franchi vers un accord de paix entre le gouvernement colombien et les FARC. Ce dimanche, les parties ont convenu d'une solution pour permettre aux plus jeunes de quitter la guérilla, alors que les discussions se poursuivent en vue d'un cessez-le-feu définitif. 'Trois mesures importantes ont été annoncées', a déclaré le responsable des négociations représentant le gouvernement. 'Le départ des camps des mineurs de moins de quinze ans, la mise en place d'une stratégie pour permettre aux mineurs de moins de 18 ans de couper les liens progressivement, et la création d'un programme entièrement dédié à ces enfants qui quittent la guerre, pour leur porter une forte attention'. Le nombre de mineurs concernés reste inconnu, mais les FARC comptent toujours dans leurs rangs plus de 7 000 combattants. 'Nous avons trouvé un accord avec le gouvernement pour que ces mineurs ne puissent pas être poursuivis', a affirmé Ivan Marquez, négociateur en chef des FARC, 'et ce en raison d'un immense drame social et politique. Ils seront traités comme des victimes et jamais comme des criminels'. Des accords intermédiaires ont été signés depuis l'ouverture des discussions, fin 2012, sur le trafic de drogue ou encore le droit à réparation des victimes. L'accord de paix final sera inscrit dans la constitution, ont indiqué les négociateurs cette semaine.
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L'espoir de la fin du conflit se rapproche en Colombie, entre les Farc et le gouvernement. Il faut dire que depuis 2012 les négociations de paix menées à Cuba enregistrent des succès réguliers, et pour la première fois les Farc s'engagent à des réparations matérielles envers les victimes. Le conflit armé a fait depuis plus de 50 ans au moins 220.000 morts et des dizaines de milliers de disparus. 'C'est très important : les Farc se sont engagés pour la première fois de leur histoire à contribuer aux réparations matérielles envers les victimes, a déclaré le président de la république Juan Manuel Santos dans une allocution télévisée. Le point crucial de cet accord c'est qu'il n'y aura aucun type de pardon ou d'amnistie pour les crimes contre l'Humanité, les crimes de guerre graves, de génocide, et en général pour les graves violations des droits de l'Homme.' Les guérilleros des Farc impliqués dans ces crimes seront jugés par le Tribunal de Paix, prévu par les accords de Cuba, ils risquent des peines de prison de huit ans maximum. L'équilibre à trouver est délicat, il faut aussi écouter les proches des victimes, notamment des disparus, qui veulent connaître la vérité.
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Un dialogue de paix, est en marche. La guérilla des Farc et le gouvernement colombien ont signé un accord pour un système de réparation et de justice pour les victimes du conflit colombien. Une juridiction spéciale doit être créée pour les auteurs de crimes contre l'humanité. Ivan Marquez, négociateur des FARC: 'C'est le premier accord de paix en Colombie qui n'a pas été scellé avec une amnistie générale pour tous ceux impliqués dans le conflit, mais plutôt avec la création d'une juridiction spéciale pour la paix ' Des peines aménagées, comme des travaux d'intérêts généraux, seront prononcés pour ceux qui avouent leurs crimes, et une amnistie est prévue pour les ex-combattants qui ne seront pas poursuivis pour des crimes graves tels qu'enlèvement, violences sexuelles ou exécutions sommaires. Jineth Bedoya, une journaliste enlevée et violée par des paramilitaires en 2000, a notamment prévenu les parties que les victimes seraient 'attentives à la stricte application des accords signés (...) Notre appui du processus de paix ne signifie pas que nous renonçons à la justice, à la réparation, et surtout à la vérité.' A Bogota, le président colombien a salué cette annonce en parlant d'une prochaine fin de la guérilla et l'avènement d'une paix durable. Juan Manuel Santos, président colombien: 'Qu'est-ce qui est le plus difficile dans un processus de paix ? C'est la ligne que l'on fixe entre la justice et la paix pour mettre fin à un conflit armé. Cela a toujours été la question la plus complexe et, aujourd'hui, un accord est scellé à ce sujet et, surtout, sur la question des victimes. C'est une étape très importante pour pouvoir mettre fin au conflit très bientôt.' Le conflit en Colombie a fait au moins 220 000 morts, des dizaines de milliers de disparus, et 6 millions de déplacés. Les négociations vont se poursuivre, sous la médiation de Cuba et de la Norvège. Prochaine étape : le mode de ratification d'un éventuel accord de paix et les modalités de fin du conflit.
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Il s'agit selon Juan Manuel Santos d'un 'cessez-le-feu bilatéral et qui fasse l'objet d'un contrôle international à partir du 1er janvier' prochain, dans le cadre des négociations de paix menées entre mon gouvernement et les Forces armées révolutionnaires de Colombie'. Des négociations qui 'progressent vers la fin du conflit' sous l'égide des autorités cubaines qui ont accueilli les pourparlers sur l'île communiste. L'objectif des deux parties est de mettre fin à plus de 50 ans de combats meurtriers avec l'engagement de signer un accord définitif de paix d'ici le 23 mars prochain. Depuis plus d'un demi-siècle, le complexe conflit colombien a impliqué nombres d'acteurs divers en particulier les FARC, et il a fait au moins 220.000 morts, six millions de déplacés et des dizaines de milliers de disparus. La Colombie entre trêve avec la guérilla des Farc et offensive contre l'ELN https://t.co/3AucIxaGPn- InternaQc (@InternaQc) 28 Octobre 2015
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Ce mercredi, grâce à la médiation cubaine, le gouvernement colombien et le chef des FARC ont trouvé un consensus sur le sort judiciaire des combattants, à La Havane. Un point d'achoppement qui bloquait les discussions depuis trois ans, et qui reste contesté. 'C'est un premier pas fondamental, pour qu'après 50 ans de guerre dans notre pays, les Colombiens puissent vivre en paix', affirme un sexagénaire interrogé dans la rue. 'Si ce processus ne reflète ni paix ni justice, au vu des réparations et de la vérité qui sont nécessaires, cela va créer de la défiance', estime un autre colombien. Une juridiction spéciale devrait prononcer des peines de prison limitées, mais l'amnistie serait accordée pour les crimes politiques. 'Le gouvernement, le Président de la cour suprême et l'avocat général ont accepté, comme prévu, que les ravisseurs et les narcoterroristes puissent bénéficier de l'impunité pour des crimes politiques', s'indigne l'ancien Président colombien Alvaro Uribe. 'C'est une prime aux crimes contre l'humanité, comme le massacre de Bojaya, la voiture piégée à Nogal et les assassinats de masse des députés de la Valle del Cauca'. Les parties se sont engagées à signer l'accord dans les six mois à venir. Les FARC seront alors obligés de commencer le désarmement sous deux mois maximum.
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LA HAVANE - 23 sept 2015 - Poignée de main historique à Cuba. Sous l'égide de Raul Castro, le président colombien Juan Manuel Santos et le commandant en chef des FARC ont fait un pas important vers la réconciliation. Mercredi à la Havane, ils ont annoncé un accord de paix dans les 6 prochains mois. Après trois ans de pourparlers, d'ultimes négociations doivent permettre de lever les derniers verrous. Opposée à l'impunité des guérilleros coupables de crimes ou de trafic de drogue, la Colombie accepte la mise en place d'une juridiction spéciale pour les juger. Juridiction qui pourra être également saisie de faits impliquant les forces gouvernementales. En un demi-siècle, le conflit colombien a coûté la vie à plus de 200.000 personnes.
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En Colombie, une poignée de main historique a eu lieu dans la nuit entre le président José Manuel Santos et le chef des FARC. Un accord de principe de paix a été scellé dans un délai de six mois. Le conflit qui dure depuis plus d'un demi-siècle a déjà fait plus de 220.000 morts.
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Pour la première fois, le président colombien Juan Manuel Santos va rencontrer le chef des FARC, Timoleon Jiménez à Cuba où se tiennent des négociations de paix. Un accord sur la justice devrait être annoncé lors de cette réunion à la Havane selon l'agence espagnole EFE. Le président colombien a lui-même annoncé sa présence surprise via un tweet alors qu'il était en route pour les Etats-Unis où il doit assister à l'Assemblée générale des Nations Unies en présence du pape François à New York. Timoleon Jiménez et Juan Manuel Santos seront accompagnés par Raul Castro, le président cubain. L'île accueille ces négociations de paix depuis près de trois ans. Un accord sur la justice signifie un point de non-retour vers la paix selon une source proche des négociateurs. La Colombie est enlisée depuis plus d'un demi-siècle dans le plus long conflit armé d'Amérique latine, qui a fait au moins 220.000 morts et plus de six millions de déplacés.
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Dans la guerre conte les FARC, l'armée colombienne s'est rendue coupable d'exécutions généralisées et systématiques de civils entre 2002 et 2008. C'est ce qu'affirme un nouveau rapport de l'ONG Human Rights Watch. En une centaine de pages, l'organisation de défense des droits de l'Homme fournit des preuves selon lesquelles de nombreux généraux et colonels savaient que les troupes faisaient passer des civils pour des guérilleros morts au combat pour obtenir des primes, des permissions ou des promotions. (scandale des faux positifs) 'Les officiers responsables à l'époque des exécutions ont réussi à échapper à la justice, et même, à accéder au sommet du commandement militaire, il y a encore des personnes en exercice' a déclaré José Miguel Vivanco, directeur de HRW pour les Amériques. Ce rapport apporte de l'eau au moulin du procureur général colombien, Eduardo Montealegre. Mi-avril, il avait annoncé avoir ouvert une enquête sur la responsabilité présumée de 22 généraux de l'armée dans environ 3 000 cas d'exécutions extra-judiciaires. Pour l'heure, 785 simples soldats ont été condamnés. Le président Juan Manuel Santos défend ses généraux : 'Il n'y a pas une seule enquête ou même une seule recherche contre ces hauts gradés. Cette ONG ne devrait pas nous pointer du doigt, elle cause un très grand tort, sans justification ou documentation, ce n'est pas une manière de veiller au respect des droits de l'Homme.' Human Rights Watch pointe notamment du doigt le général Juan Pablo Rodriguez, actuel chef des forces militaires, et Jaime Lasprilla, commandant de l'armée de terre. Les deux hommes ont dirigé des brigades responsables d'au moins 76 exécutions extra-judiciaires présumées selon l'ONG, qui s'est fondé sur les données de la justice colombienne. En ce moment, le gouvernement et les FARC sont en négociation de paix à La Havane, à Cuba. Ces négociations permettent d'espèrer la fin d'un conflit vieux de 50 ans qui a engendré la mort d'au moins 220 000 personnes et le déplacement de 5,3 millions de Colombiens.
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Les Colombiens font leurs valises pour l'Europe. Lors du sommet à Bruxelles les 10 et 11 juin 2015 entre l' Union Européenne et la Communauté d'États latino-américains et caraïbes, le président colombien Juan Manuel Santos a signé un accord qui permettra aux résidents de son pays de visiter l'Europe sans visas. Dans une interview exclusive, le chef de l'Etat nous explique ce que cela signifie, et il fait le point sur les négociations avec les FARC. Euronews : M. le Président merci d'être avec nous. Depuis que vous avez commencé votre tournée européenne , l'un des éléments les plus intéressants a été la signature de l'accord avec l'UE pour éliminer les visas des Colombiens , pour se rendre sur le vieux continent pour de courtes périodes, pour du commerce ou des loisirs. Comment réagissez-vous après cette signature ? Juan Manuel Santos : Nous disons merci. Qu'est-ce qu'il nous manque encore ? L'accord que nous avons signé doit être traduit dans toutes les langues, et l'Europe doit l'appliquer. C'est une procédure très simple. Chaque citoyen colombien qui veut aller en Europe pourra le faire sans visa. Ils auront le droit de rester 90 jours, une durée que l'on peut renouveler une fois, jusqu'à un maximum de 180 jours, non consécutifs. Ce n'est pas seulement pour les touristes. Certains professionnels peuvent venir pour effectuer des travaux spécialisés. Euronews : De votre côté allez-vous avoir un quota de personnes libres de quitter le pays, ou est-ce que ce seront uniquement les détenteurs d'un passeport qui seront autorisés à partir ? Juan Manuel Santos : Chaque détenteur d'un passeport peut le faire. Bien sûr, les autorités d'immigration seront libres de décider qui peut entrer dans le pays ou non. Euronews : Monsieur le président, revenons au processus de paix avec les Farc. Il y a quelques mois vous me disiez que vous étiez tout à fait convaincu d'obtenir la paix. Est-on dans un statu quo maintenant? Juan Manuel Santos : Nous continuons notre travail, avec tous les problèmes liés à un tel processus si compliqué. Il y a quelques jours nous avons décidé de créer une " commission vérité ", c'est un point très, très important à l'intérieur de ce que nous appelons la justice transitionnelle. C'est un système juridique spécifique. Les victimes veulent savoir pourquoi certaines atrocités ont été commises . C'est le point le plus important dans tous les processus de paix . Euronews : Vous avez déclaré que le terrorisme représente une menace environnementale. Pourquoi ? Juan Manuel Santos : Parlons de la Colombie : les Farc se sont développés, grâce au trafic de drogue. Ce trafic a détruit nos forêts. Une des bases du processus de paix a été discuté avec les Farc : ils doivent cesser toute activité dans le trafic de drogue au lieu de le protéger. Et ils doivent nous aider pour remplacer les cultures illicites par des cultures licites, pour arrêter la destruction des forêts. D'un autre côté, les Farc attaquent les pipelines et nos installations pétrolières. Il y a quelques semaines, par exemple, ils ont arrêté 200 camions transportant du pétrole en Equateur, et ils ont déversé de l'huile sur la route. Cette huile a atteint les rivières et pollué l'environnement . Ce que les Farc sont en train de faire est un écocide . Euronews : Vous sentez-vous trahi par les dernières attaques des Farc ? Juan Manuel Santos : Leur façon quotidienne d'attaquer... bien sûr, je ne l'aime pas. Ils m'attaquent personnellement et je ne peux pas justifier, mais cela fait partie du jeu pour réussir. Nous avons l'habitude de dire : " nous devons donner à manger aux corbeaux ", pour que le processus se poursuive. Euronews : Que peut faire la communauté internationale pour mettre la pression sur les Farc ? Juan Manuel Santos : Exactement cela. Ils peuvent faire pression sur les Farc. Ils doivent leur dire que, si les Farc veulent un peu de légitimité demain, il doivent échanger les balles contre des bulletins de vote, et que pour être respectés, eh bien, ce que nous attendons d'eux est qu'ils doivent cesser leurs activités. Ils doivent accélérer les négociations et ils doivent accepter les accords, à la fois pour le bien de la communauté internationale et pour les Colombiens. Euronews : Vous avez aussi déclaré " nous essayons de créer un fonds de l'Union Européenne pour l'après-conflit " . Que voulez-vous dire? Juan Manuel Santos : Ce fonds va être créé , c'est simplement un processus bureaucratique européen. Pour l'instant nous suivons les procédures juridiques pour rendre effectif ce fonds. De nombreux pays n'ont toujours pas précisé combien d'argent ils vont mettre. Pour la Colombie bien sûr le plus possible sera le mieux. Mais nous aurons ce Fonds, j'espère le plus tôt possible. Je crois que ceux qui vont mettre de l'argent dedans décideront. Ils vont peut-être demander des précisions. Ils le feront ici ou en Colombie. Mais ce sera très utile. Euronews : Monsieur le Président, pouvez-vous nous dire quelque chose sur les termes de l'accord de paix? Juan Manuel Santos : Nous avons réuni 5 points en un seul ordre du jour. Le premier concerne le développement rural du pays. Le conflit s'est concentré à la campagne, où la pauvreté et les inégalités sont plus fortes.Qu'avons-nous décidé ? Davantage d'investissements, un meilleur accès des paysans à la propriété. Plus d'aide dans des projets de productivité, plus d'investissements dans les biens publics tels que les hôpitaux ou les écoles, les routes. Deuxièmement: la participation politique. C'est un moyen de rendre notre démocratie plus forte. Nous devons donner plus de place aux régions et aux secteurs qui ne sont pas assez représentés au parlement. Nous devons élargir notre démocratie. Troisièmement, les Farc doivent arrêter d'aider le trafic de drogue. Ils devraient cesser de faire des profits sur le trafic de drogue. Ils doivent aider l'Etat à transformer les cultures illicites afin d'éradiquer le trafic de drogue en provenance de Colombie. Imaginez combien c'est important pour le monde entier. La Colombie est toujours, en dépit de notre succès relatif, le premier producteur de cocaïne au monde. En Europe et dans les villes les plus importantes, partout dans le monde, la consommation diminue. Le processus de paix est très important pour la lutte contre le trafic de drogue. Nous négocions les deux dernier points : les victimes du terrorisme, et le processus DDR, qui signifie le désarmement, la démobilisation, et la réintégration dans la vie civile.
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Nouvelle épreuve pour le processus de paix colombien. Les Farc ont décidé ce vendredi de suspendre leur trêve unilatérale proclamée en décembre dernier, après la mort de 26 des leurs dans un raid des forces gouvernementales la veille. Jeudi dès l'aube, l'armée de l'air a bombardé un campement des Forces armées révolutionnaires de Colombie dans le département de Cauca, aussi connu pour abriter des réseaux de narcotrafiquants. Une opération menée conjointement avec l'armée de terre et la police. Une quarantaine de fusils ont été saisis. Pas d'armitice sans accord de paix définitif Artisan des pourparlers de paix ouverts à Cuba en novembre 2012, le président colombien Juan Manuel Santos a levé mi-avril le moratoire sur les bombardements contre les Farc après une embuscade qui a coûté la vie à onze militaires. Tout en poussant en faveur d'une accélération du processus de paix, il exclut tout armistice avant la signature d'un accord de paix définitif. ' Nous continuerons à combattre sans relâche toutes les formes de criminalité, aux quatre coins du pays,' a-t-il prévenu ce vendredi, recommandant à ses généraux de rester vigilants. La paix, malgré ' l'incohérence du gouvernement ' Depuis Cuba, Pastor Alape, un des dirigeants des Farc qui participe aux négociations de paix à La Havane, s'est insurgé. ' La paix est l'unique chemin contre la barbarie. Plus de morts sans raison, ' a-t-il écrit sur son compte Twitter. Les guérilleros ont été abattus 'sans pouvoir combattre, démembrés par des bombes de 250 kilos,' a-t-il dénoncé, ' le futur se doit d'être celui de la paix.' La paz es el único camino contra la barbarie. No más muertes sin razón. Lo inteligente es la inteligencia de la paz.- Pastor Alape (@AlapePastorFARC) May 22, 2015 18 asesinados bajo la profunda noche y en pleno sueño, con bombas de 250 kilos sin oportunidad de combatir, es un acto aleve y degradante.- Pastor Alape (@AlapePastorFARC) May 22, 2015 'Impossible de maintenir la trêve unilatérale', écrit-il encore, 'nous l'avons prolongée jusqu'à l'impossible. C'est l'incohérence du gouvernement qui l'emporte.' Imposible mantener cese unilateral, lo extendimos hasta lo imposible. Gana la incoherencia del gobierno. El futuro tiene qe ser el de la paz- Pastor Alape (@AlapePastorFARC) May 22, 2015 Les Farc comptent encore 8.000 combattants repliés dans les zones rurales. Le conflit, vieux de plus d'un demi-siècle, a officiellement fait 220.000 morts.
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Les Forces armées révolutionnaires de Colombie suspendent leur cessez-le-feu unilatéral proclamé en décembre dernier. Imposible mantener cese unilateral, lo extendimos hasta lo imposible. Gana la incoherencia del gobierno. El futuro tiene qe ser el de la paz- Pastor Alape (@AlapePastorFARC) May 22, 2015 Les Farc entendent ainsi répondre au bombardement d'un de leurs campements du département de Cauca, dans l'ouest du pays, ce jeudi à l'aube, par les forces gouvernementales. 26 guérilleros marxistes ont été tués dans ce raid, un des plus lourds bilans dans les rangs rebelles depuis l'ouverture des négociations de paix à Cuba, en novembre 2012. Artisan des pourparlers, le président colombien Juan Manuel Santos avait décidé mi-avril de lever le moratoire sur les bombardements contre les Farc après une embuscade qui avait coûté la vie à onze militaires. le gouvernement refuse tout armistice avant la signature d'un accord de paix définitif. Les Farc comptent encore 8.000 combattants repliés dans les zones rurales. Le conflit, vieux de plus d'un demi-siècle, a officiellement fait 220.000 morts.
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Dans le restaurant 'El Cielo', les serveurs et les cuisiniers sont des vétérans de la guérilla colombienne. Ils ont posé les mitraillettes...
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Cinq militaires colombiens ont été tués par la guérilla des Farc, un dernier forfait à la veille du début de leur cessez-le-feu unilatéral. Les soldats sont tombés dans une embuscade dans une zone rurale de l'ouest de la Colombie et des combats ont éclaté. Le gouvernement a, lui, exclu toute trêve militaire avant un accord final avec les FARC. L'armée colombienne reste sur l'offensive. Juan Manuel Santos, président colombien : 'Ces hommes, face à nous, ne sont pas des anges, alors nous allons analyser la mise en place et la progression de ce cessez-le-feu, qui est, je pense, une bonne première étape'. Les discussions pour un cessez-le-feu durable et surtout bilatéral se poursuivent toujours sous l'égide de la Havane. Le conflit a fait en un demi-siècle 220.000 morts et plus de 5 millions de déplacés, selon des chiffres officiels.
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Il y avait déjà eu des cessez-le-feu temporaires. Mais là, pour la première fois, c'est un cessez-le-feu illimité que la guérilla des Farc vient de décréter. Cette trêve entrera en vigueur ce samedi. Les Forces armées révolutionnaires de Colombie évoquent même la possibilité que cela se transforme en 'armistice'. Ce geste intervient deux ans après le lancement à La Havane à Cuba, de négociations entre le gouvernement colombien et les Farc. Mais attention, prévient Ivan Marquez, représentant des Farc, cette trêve sera 'suspendue à la moindre attaque de la police ou de l'armée'. L'initiative de la part de la rébellion marxiste met la pression sur le gouvernement qui, jusque-là, a toujours refusé l'idée d'une trêve bilatérale, craignant que les Farc n'en profitent pour se renforcer. Mais il semble que cette fois, un climat plus pacifié se soit développé. Mauricion Armitag est une des nombreuses victimes du conflit. Mardi, il assistait à une cérémonie à La Havane, en présence de représentants des Farc et du gouvernement colombien : la plantation d'un arbre censé symboliser la paix. 'Puisse cet arbre être vraiment le symbole d'un renouveau en Colombie', a-t-il déclaré. Les négociations entre les rebelles et le gouvernement colombien ont déjà permis de régler un certain nombre de dossiers comme la réforme agraire, voulue par les Farc. Mais restent encore plusieurs sujets épineux comme l'abandon des armes ou encore l'indemnisation des victimes.
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Les FARC ont fait un geste et libéré un général et ses deux accompagnateurs enlevés lors d'une mission il y a deux semaines. Ruben Alzate, Jorge Rodriguez et Gloria Urrego sont en bonne santé, lls ont été récupérés par une mission humanitaire. L'enlèvement du général, véritable coup de force des FARC, avait entraîné l'arrêt du dialogue entre la guérilla et les autorités colombiennes. Mas cette fois, un armistice a été proposé : Ivan Marquez, membre des FARC et représentant pour la paix : 'Nous invitons le Président juan Mauel Santos, avec son coeur dans la main, à considérer que nous ne pouvons pas prolonger cette absurdité de mener des négociations de paix au milieu de la guerre. L'heure est venue pour un cessez-le-feu bilatéral, pour un armistice'. Le général Alzate avait été enlevé lors d'une mission sur la côte Pacifique de Colombie. Sa libération donne l'espoir d'une reprise des pourparlers, qui se déroulent à la Havane.
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Bogota et les FARC sont parvenus hier à un accord pour la libération du général Ruben Alzate. Le plus haut gradé capturé par la guérilla a été enlevé dimanche avec deux autres membres de l'armée. Furieux, le gouvernement colombien avait alors suspendu le processus de paix engagé à La Havane, il y a deux ans. Un processus dans lequel le diplomate cubain Rodolfo Benitez joue les médiateurs. C'est d'ailleurs lui qui a annoncé cette nuit la libération imminente de ces personnes considérées comme des prisonniers de guerre par les FARC. Conformément au processus de paix, les guérilleros se sont engagés à ne plus enlever de civils en échange de rançon. Grâce aux efforts de médiation de la Norvège, mais aussi et surtout de Cuba, les négociateurs colombiens ont donc annoncé leur retour à la table des discussions à La Havane, dès que les otages seraient libérés.
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