"Joie, angoisse, émerveillement", coup de vieux, coup de jeune, voilà le panel d'émotion qu'a ressenti Marie à la naissance de sa première petite-fille. Et pourtant, cela avait commencé par un regret : pas de chou pour le bout de chou, c'était une rose...

Marie... que des émotions !

L'annonce faite à Marie...

J'étais contente au début, avec quelques difficultés quand même à me rendre compte concrètement qu'un bébé allait arriver. Et puis, très vite, je me suis inquiétée car, durant les trois premiers mois de grossesse, il faut vraiment être vigilant. Ensuite, je suis devenue vraiment impatiente de savoir le sexe de l'enfant. L'attente a été longue jusqu'à la deuxième échographie. Curieusement, je m'étais toujours dit que le premier-né d'une famille devait être un garçon, peut-être parce que ma propre mère avait eu mon frère en premier. Mais finalement, ma fille Isabelle était enceinte d'une fille. Donc, quand elle me l'a annoncé, j'étais contente et déçue. C'est vrai que j'aurai préféré un garçon...

Publicité
Ensuite, je me suis préoccupée de son prénom. Le mari d'Isabelle étant d'origine égyptienne, je craignais qu'il donne un prénom égyptien à la petite. Quand on voit tous ces jeunes qui ne trouvent pas de travail à cause d'un nom qui sonne "différent", je ne voulais pas que le bébé soit pénalisé. Alors, pendant toute la grossesse, je n'ai pas cessé de leur donner des idées. Je ne voulais pas qu'ils s'y prennent à la dernière minute. Mais, à chaque fois, ma fille et son mari me répondaient qu'ils avaient bien le temps d'y penser. Ils se sont enfin décidés pour Marina... A l'époque, ils tenaient une pizzeria dans le XVe arrondissement qui s'appelait "Pizzeria Marina". Bon... Dans ma liste de prénoms, il y avait "Marine", donc Marina, pourquoi pas ?

Publicité