Belle carrière pour cette Madrilène, fille du leader républicain Antonio Maura, qui a lâché une vie bourgeoise pour embrasser la carrière d'actrice, d'abord au cabaret puis au cinéma, avec de grands rôles chez Almodovar. Toujours drôle et anti-conformiste, elle est Julia dans "Mes chers voisins".

Fabulosa Carmen Maura !

"Fabulosa Carmen Maura !" Tel est le message que l'on peut lire sur la page d'accueil du site Internet que l'un de ses aficionados lui a dédié. Oui, Carmen Maura, 56 ans est "fabulosa". Espagnole en diable, bourrée de talent, mais surtout remarquable par sa pétulance et son anti-conformisme, elle est pétillante et amusante avant tout. "Depuis que je suis toute petite, même si il m'arrive quelque chose de grave, il y a toujours quelque chose qui me fait rire !"

Tant mieux ! La sortie en salles du film espagnol d'Alex de la Iglesia "La communidad", traduit en français par "Mes chers voisins", nous offre une formidable occasion de revoir Carmen sur à l'écran.

Nous l'avons mainte fois croisée, pour certains dans les rues de Paris où elle réside souvent, mais surtout à l'écran dans les films de Pedro Almodovar, dont elle fut l'une des actrices fétiches ("Matador", "La loi du désir" et le mémorable "Femmes au bord de la crise de nerf " (1988) où elle est Pepa Marcos, en proie à une rupture des plus tapageuses..., du grand Almodovar de la première heure !)

Elle fut d'ailleurs récompensée de son premier Goya de la Meilleure actrice (les Palmes espagnoles) pour ce rôle en 1989. Elle en a eu deux autres ensuite, un en 1991 pour "Ay Carmela !" de Carlos Saura et enfin, en 2001 pour le rôle de l'opportuniste Julia dans "Mes chers voisins", précisément...

Juste récompense d'une carrière bien remplie, avec plus de 70 films. Beaucoup de films espagnols mais également chiliens, portugais, argentins ou colombiens, italiens et français. "Je suis une actrice européenne et latine" affirme-t-elle. Souvenez-vous, vous l'avez vue en Anne d'Autriche dans "Louis, enfant roi" de Planchon, dans "Le bonheur est dans le pré" d'André Téchiné, pour lequel elle a obtenu l'Oscar du Meilleur second rôle féminin en 1996.

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Et, plus récemment, dans le rôle de Madame Osmane dans "Le harem de madame Osmane" de Nadir Moknèche en 2000, et à la télé dans "Une mère en colère" de Gilles Béhat la même année. La suite, c'est sur vos écrans, retrouvez-la vite !

Le site dédié à Carmen Maura, clic !

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