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Le chef du principal parti islamiste du Bangladesh, le Jamaat-e-Islami, a été exécuté mardi. Il a été condamné à mort pour meurtres et viols durant la guerre d'indépendance de 1971 avec le Pakistan. Un des conflits les plus meurtriers du XXe siècle. L'annonce de sa pendaison a suscité des manifestations de joie de ses opposants dans la capitale Dakka. Monsieur Nizami est le quatrième leader de de la Jamaat-e-Islami à être exécuté. La Première ministre Sheikh Hasina a mis sur pied en 2010 un tribunal spécial en charge de juger les crimes de guerre. Une instance critiquée par les ONG et notamment Amnesty international car trop opaque et peu soucieuse des standards internationaux. De nombreux observateurs craignent que cette exécution mette le feu aux poudres dans un contexte déjà très tendu. Ces dernières années des blogueurs laïcs, intellectuels...ont été assassinés par des islamistes présumés. En 2013, lors d'une autre vague d'exécution, 500 personnes avaient trouvé la mort.
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2015 a été l'année où il y a eu le plus d'exécutions à travers le monde depuis 25 ans. Plus de 1600 personnes ont été exécutées...
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Les pays du Golfe se rangent derrière l'Arabie Saoudite dans le conflit diplomatique qui l'oppose à l'Iran. Le Koweït a rappelé à son tour ce mardi son ambassadeur à Téhéran, imitant ainsi les Émirats arabes Unis ou encore Bahreïn, qui allé est plus loin en suspendant ses liaisons aériennes vers la République islamique. Les monarchies du Golfe, qui doivent se réunir samedi, condamnent le saccage de l'ambassade saoudienne à Téhéran. Une attaque de représailles, suite à l'exécution d'un dignitaire chiite par l'Arabie Saoudite. Ryad et Téhéran qui, ont rompu leurs relations diplomatiques, se livrent depuis une guerre des mots. La communauté internationale craint que cette escalade entre les deux puissances régionales sunnites et chiites ne fasse qu'envenimer les conflits en cours au Moyen-Orient.
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L'escalade qui oppose l'Iran à l'Arabie saoudite a gagné l'Irak. Des milliers de chiites sont descendus dans les rues de Bagdad et de plusieurs autres villes du pays pour dénoncer l'exécution d'un haut dignitaire chiite en Arabie saoudite samedi dernier. Un nouveau signe de la régionalisation de cette crise entre chiites et sunnites. ' L'exécution du cheikh est une décapitation des valeurs humaines et des droits de l'Homme, clame un manifestant. Les jeunes qui protestent en Irak et à travers le monde manifestent contre les violations des droits de l'Homme, ni plus ni moins. ' Suite à cette exécution, des représentations diplomatiques saoudiennes sur le sol iranien ont été attaquées, et en représailles, Ryad a aussitôt rompu les relations diplomatiques avec Téhéran. Pour le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Hossein Jaberi Ansari, le gouvernement d'Arabie Saoudite joue avec le feu. ' Il envisage ses intérêts et son existence dans la poursuite des tensions et des affrontements dans la région ', a-t-il accusé. D'autres pays dirigés par des sunnites ont emboîté le pas de l'Arabie saoudite, rompant ou réduisant leurs liens diplomatiques avec l'Iran. C'est le cas de Bahreïn, des Emirats arabes unis mais aussi du Soudan. Quant à la famille du cheikh chiite Nimr Baqer al-Nimr, elle a entamé trois jours de deuil en l'absence de sa dépouille. Le chef religieux, un opposant à la dynastie sunnite des Al-Saoud, a été inhumé dans un endroit que les autorités saoudiennes ne veulent pas divulger.
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De l'Iran au Liban, en passant par le Bahreïn et le Yémen, manifestations et violences se sont répandues dans le monde musulman... Téhéran et Ryad ont souvent été en désaccord, mais l'exécution du chef religieux chiite Nimr Baqer al-Nimr, samedi, pourrait marquer un changement dangereux dans une région déjà instable en approfondissant le fossé entre sunnites et chiites. Les chiites représentent environ 15 % de tous les musulmans. L'Iran a la plus importante population chiite, mais ils sont aussi majoritaires en Irak, au Bahreïn et le Koweit, le Yémen, le Liban et le Qatar abritent des communautés chiites considérables. Virulent critique de la dynastie sunnite des Saoud au pouvoir à Ryad, Nimr défendait la cause chiite. Pendant le printemps arabe, il avait mené la contestation, prêchant en 2011 en faveur d'une sécession de l'est de l'Arabie Saoudite et de sa fusion avec le royaume proche de Bahreïn, alors en ébullition. Son exécution illustre la nouvelle ligne dure de l'approche saoudienne concernant la dissidence et l'influence de l'Iran dans la région. Tout comme l'Iran est le leader du monde chiite, l'Arabie Saoudite est la plus influente des puissances sunnites, qui sont majoritaires aussi en Egypte, en Jordanie, aux Emirats, au Yémen, en Syrie et au Qatar. En tant qu'allié arabe le plus proche des Etats-Unis au Moyen-Orient, l'Arabie Saoudite a bénéficié d'une aide militaire américaine massive et a longtemps influencé la politique étrangère américaine. Mais l'accord sur le nucléaire iranien a changé la donne en 2015. Les Saoudiens craignent à présent que le dégel des avoirs iraniens qui se montent à plusieurs dizaines de milliards de dollars servent à soutenir des groupes rebelles chiites dans la région pour déstabiliser les gouvernements sunnites, de même qu'à acheter des armes pour soutenir les velléités expansionnistes des chiites. L'Iran a déjà donné son soutien militaire aux milices chiites en Irak, au président syrien Bachar al-Assad, et aux rebelles Houthis au Yémen. Le Yémen est devenu le théâtre d'une guerre par procuration entre Téhéran et Ryad. Le royaume saoudien étant à la tête d'une coalition qui a pour objectif de vaincre les rebelles chiites houthis qui menacent le régime sunnite... En Syrie, l'Arabie Saoudite soutient également les groupes rebelles sunnites opposés à Assad aux côtés des Etats-Unis et de la Turquie. Mais les Saoudiens sont aussi accusés de soutenir financièrement en secret les djihadistes d'Etat islamique, qui se réclame du sunnisme... La confrontation entre ces deux courants de l'Islam et ces deux puissances régionales est encore montée d'un cran.
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Laurence Alexandrowicz a interrogé Gilles Kepel, spécialiste de l'Islam et du monde arabe contemporain, auteur de 'Terreur dans l'Hexagone, genèse du jihad français'. Elle lui a demandé son éclairage sur la crise entre l'Arabie Saoudite et l'Iran. Gilles Kepel : 'Il y a eu 47 exécutions en Arabie Saoudite, ce qui est beaucoup : 43 des exécutés étaient des opposants sunnites, radicaux, liés soit à Al Qaïda, soit à Daech, qui, de par leur appartenance tribale, sont beaucoup plus dangereux pour le pouvoir saoudien, que ne le sont les chiites minoritaires. Et pour faire passer la pilule de l'exécution de tous ces sunnites radicaux, le gouvernement saoudien a donné en pâture d'une certaine manière, pour faire bonne mesure si j'ose dire, le petit nombre de chiites qui ont été exécutés. On a l'impression que l'Arabie Saoudite est un peu prise entre le marteau et l'enclume. Entre le marteau d'un situation intérieure où elle se sent obligée de lutter contre l'extrémisme islamiste, sunnite, qu'un certain nombre d'hommes d'affaires saoudiens a financé, qui a financé Al Qaïda, qui a financé Daech, et qui se retourne aujourd'hui contre eux. Et en même temps, en face d'eux, l'enclume de l'Iran qui veut avoir une position hégémonique sur le Golfe. S'ajoute à cela autre chose aussi : le prix du baril du pétrole est au-dessous de 40 $, donc cela pose un très gros problème d'équilibre au budget saoudien, ça fait monter des revendications, en particulier parmi tous ceux qui ont été écartés de la succession qui vient d'avoir lieu en Arabie Saoudite.' euronews : 'Est-ce que justement, ces problèmes liés au pétrole peuvent avoir des conséquences pour le reste du monde, notamment en matière économique ?' Gilles Kepel : 'Le problème des Saoudiens, c'est que ce sont eux qui ont déclenché la baisse des prix en augmentant la production. Pourquoi ? Parce qu'ils veulent faire plier les Etats-Unis qui, en mettant sur le marché du 'shale oil' (pétrole de schiste), menacent aujourd'hui la suprématie saoudienne, la suprématie du pétrole du Moyen-Orient. Si les prix sont très bas, alors les producteurs de pétrole de schiste américain ne pourront plus produire, et les Saoudiens vont pouvoir recommencer à être hégémoniques sur le marché. Le problème, c'est qu'il y a un délai de latence, plusieurs mois voire plusieurs années avant que cette stratégie ne se produise, et entretemps, le royaume risque de faire face à des difficultés financières, politiques et sociales terribles.' euronews : 'On sait que les deux puissances régionales s'affrontent aussi sur le terrain, sur d'autres terrains, indirectement, en Syrie, au Yémen. Est-ce qu'il va y avoir des conséquences dans ces deux guerres ?' Gilles Kepel : 'Un certain nombre de puissances voit ça avec beaucoup d'inquiètude. La Russie notamment, la Russie qui est une pétromonarchie aujourd'hui. La baisse des prix du pétrole inquiète énorment monsieur Lavrov. Monsieur Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, s'est proposé de faire la médiation entre l'Iran et l'Arabie Saoudite, ce qui est quelque chose d'assez extraordinaire. Et ce qui veut dire que ce ne sont pas les Etats-Unis qui peuvent le faire. C'est une manière aussi de montrer que les Etats-Unis du président Obama se sont mis d'une certaine manière hors course dans la région du Moyen-Orient.' euronews : 'Donc cela ouvre beaucoup plus les portes à Daech ?' Gilles Kepel : 'La crise diplomatique saoudo-iranienne concerne les deux pays, mais elle concerne aussi la région, puisse que s'il y a la crise, avec cette intensité, la coalition contre Daech ne pourra pas fonctionner.'
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Les tensions entre l'Iran et l'Arabie Saoudite pourraient avoir des répercussions dans toute la région. Pour analyser plus en profondeur cette crise nous avons interrogé Ahmad Salamatian, ancien vice-ministre iranien des Affaires étrangères. Euronews: 'Ahmad Salamatian cette crise va au-delà de la simple escalade diplomatique. Pensez-vous que l'Iran et l'Arabie Saoudite peuvent contrôler la situation?' Ahmad Salamatian: 'Les tensions entre l'Iran et l'Arabie Saoudite dans la région ont atteint un tel niveau que cette situation pourrait être comparée à celles qui ont précédé les grands conflits du 20e siècle, comme la Première Guerre Mondiale. C'est comme si les décideurs marchaient tels des somnambules vers une crise qui pourrait exploser au moindre petit incident comme une exécution ou un assassinat et qui entraînerait inexorablement une guerre entre les deux pays.' Euronews: 'Qu'attendent justement les deux pays?' Ahmad Salamatian: 'Cette crise est liée au leadership dans la région alors que les États de cette région sont eux-mêmes profondément ébranlés par le printemps arabe. Dans cette situation, les gouvernements autocratiques et les dictatures sont remis en cause. A cette difficulté s'ajoute le fait que la crise entre l'Iran et l'Arabie Saoudite s'étend du Yémen à la Syrie, du Liban au Bahreïn et dans toute cette région vitale à l'échelle du globe. Or ces deux puissances se voient, que cela soit intentionnel ou non, comme les représentants du leadership géostratégique, religieux et politique de la région. Dans cette situation très volatile le moindre incident peut devenir incontrôlable.' Euronews: 'Quelles peuvent être les conséquences de ces tensions entre l'Iran et l'Arabie Saoudite sur la crise syrienne?' Ahmad Salamatian: 'Si les tensions ne diminuent pas, toute conférence consacrée au conflit en Syrie tout calendrier ou toute résolution risquerait d'être nul et non avenu. S'il n'y a pas un minimum d'entente entre l'Iran et l'Arabie Saoudite il n'y a pas de sortie de crise en Syrie, il n'est pas possible de battre le groupe État islamique, il n'est pas possible de réduire les combats au Yémen et il n'y a pas de moyen de prévenir d'autres conflits ailleurs dans la région. Il n'y aura pas non plus la possibilité de former un gouvernement au Liban. Aujourd'hui la sûreté du Proche Orient ne se limite pas à ses frontières. La sûreté de l'Europe, celle des États-Unis ou encore celle de nombreux autres pays dans le monde est directement liée à cette région du Proche Orient.'
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La colère gronde à Téhéran. Plusieurs centaines d'Iraniens ont protesté ce dimanche, poings levés, contre l'exécution, ce samedi, du dignitaire religieux chiite Nimr al-Nimr décidé par les autorités saoudiennes. N'étant pas autorisés à brûler le drapeau saoudien sur lequel figure la profession de foi musulmane, la chahada, ils s'en sont pris au drapeau américain. 'Ce sang versé les rattrapera' Le Guide suprême Ali Khamenei a averti que 'la main de Dieu' vengera ce 'martyr'. 'Cette exécution est un crime. C'est un crime grave. C'est aussi une erreur parce que ce sang versé les rattrapera sans aucun doute possible.' Les deux puissances régionales que sont l'Arabie saoudite et l'Iran sont engagées dans des camps opposés sur deux terrains de guerre, la Syrie et le Yemen. La colère du monde chiite s'exprime en Irak, au Liban, à Bahreïn, mais également en Arabie saoudite. Dans l'est du pays, dans le district de Qatif, à majorité chiite, quelques centaines de personnes ont manifesté arborant des portraits du dignitaire, aux cris de 'A bas les Saoud', le nom de la famille régnante dans le royaume wahhabite. Exécuté avec 46 autres détenus, essentiellement sunnites, Nimr al-Nimr était une figure de la contestation au régime mais a toujours nié avoir encouragé le recours à la violence. La France et l'Allemagne ont vivement regretté la décision prise par Riyad, rappelant leur opposition à la peine de mort et invitant les dirigeants de la région à apaiser les tensions.
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Colère en Iran après l'exécution du chef religieux chiite Al-Nimr en Arabie Saoudite samedi. Emprisonné depuis 2011, l'homme était un opposant au régime. Dans la nuit de samedi à dimanche, des manifestants ont lancé des cocktails Molotov contre l'ambassade d'Arabie Saoudite à Téhéran. 40 personnes ont été arrêtées. Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei a déclaré que "la main divine vengera le cheikh des dirigeants saoudiens". De son côté, le président iranien Hassan Rouhani a dénoncé des attaques "injustifiables" contre l'ambassade, mais il condamne quand même l'exécution. Les manifestations se poursuivent dimanche. Un millier de personnes sont rassemblées à Téhéran contre l'Arabie Saoudite, mais aussi contre Israël et les États-Unis, qui sont accusés de soutenir le royaume. En plus du cheikh Al-Nimr, 46 autres personnes ont été exécutées samedi dans 12 villes différentes de l'Arabie Saoudite.
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La tension entre l'Arabie saoudite et l'Iran monte encore d'un cran au lendemain de l'exécution par Riyad du dignitaire chiite Nimr al-Nimr. L'ambassade saoudienne à Téhéran a été prise pour cible samedi soir par des manifestants en colère. Des cocktails Molotov ont été jetés sur l'édifice, incendiant une partie du bâtiment. Des individus sont parvenus à pénétrer à l'intérieur de l'ambassade avant d'être délogés par la police qui a procédé à 40 arrestations. Le guide suprême Ali Khamenei a averti que la 'main divine' vengera l'exécution du chef religieux et que, je cite, 'le sang de ce martyr versé injustement portera ses fruits'. Exécution d'un chiite : l'Iran promet à l'Arabie saoudite la vengeance d'une 'main divine' https://t.co/gTMSJ0ZwsF pic.twitter.com/Gpk4TnI5jU- France Info (@franceinfo) 3 Janvier 2016 Colère dans tout le monde chiite Les deux puissances régionales rivales que sont l'Arabie saoudite et l'Iran sont engagées dans des camps opposés sur deux terrains de guerre, la Syrie et le Yemen. La colère du monde chiite s'exprime aussi en Irak, à Bahreïn mais également en Arabie saoudite. Dans l'est du pays, dans le district de Qatif, à majorité chiite, quelques centaines de personnes ont manifesté aux cris de 'A bas les Al- Saoud', le nom de la famille régnante dans le royaume. La plupart des 47 personnes exécutées samedi étaient des djihadistes sunnites d'Al-Qaida mais Nimr-al-Nimr présentait un tout autre profil : c'était un chiite, critique virulent du régime et figure de proue du mouvement de contestation qui avait éclaté en 2011 dans la foulée des printemps arabes.
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L'exécution du chef religieux chiite Nimr al-Nimr en Arabie saoudite suscite une vive colère dans toutes les communautés chiites, et pas seulement celles du Moyen-Orient. De nombreuses manifestations sont prévues ce dimanche. Déjà ce samedi des rassemblements étaient organisés dans l'est de l'Arabie saoudite, ou encore à Bahrein et en Irak. C'est aussi en Iran que la tension est vive. Ce samedi soir, des protestataires ont attaqué l'ambassade saoudienne à Téhéran. Ils ont réussi à mettre le feu à une partie du bâtiment avant d'être délogés par la police. Le cheikh Nimr Baqer al-Nimr était une figure de l'opposition à la dynastie sunnite qui règne à Ryad. Considéré comme un leader de la contestation chiite qui avait éclaté en 2011, il avait été arrêté en juillet 2012, puis condamné à mort, deux ans plus tard, pour 'terrorisme'. Il a été exécuté en même temps que 46 autres personnes, dont de nombreux djihadistes liés au groupe al-Qaïda. Réactions sur les réseaux sociaux Sur les réseaux sociaux, à l'instar de l'ayatollah Ali Khamenei, de nombreux internautes dénoncent la mise à mort du cheikh Nimr al-Nimr. Les commentaires hostiles au régime saoudien se multiplient (#saudiregime) Une hostilité qui s'exprime également à Londres. Pour preuve, le rassemblement organisé ce samedi devant l'ambassade d'Arabie saoudite dans la capitale britannique. Pour Philip Luther, directeur d'Amnesty International pour le Moyen-Orient, son exécution 'suggère' que les autorités saoudiennes 'utilisent les exécutions pour régler des comptes politiques (...) sous couvert de lutte contre le terrorisme'. Fears grow for Saudi juvenile offenders on death row including Sheikh al-Nimr's nephew after today's execution spree https://t.co/ogROiBEwNg- Philip Luther (@philipluther) 2 Janvier 2016 Enfin, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini dit craindre désormais une aggravation des 'tensions sectaires'. On the executions in #SaudiArabia and on the specific case of Sheikh #Nimr al-Nimr: https://t.co/6A1rJgxOYK- Federica Mogherini (@FedericaMog) 2 Janvier 2016
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L'exécution du prédicateur saoudien Nimr al-Nimr a provoqué la colère de la communauté chiite au Proche-Orient. Au Bahreïn, pays voisin de l'Arabie Saoudite, plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans la banlieue de la capitale Manama, brandissant le portrait du chef religieux. Des heurts ont eu lieu avec la police. En Iran, l'ayatollah Kohmeini a rendu hommage à Nimr al-Nimr sur son compte Twitter en anglais. En Irak également, les condamnations se succèdent. L'une des figures chiites du pays explique que cette décision arrive à un très mauvais moment. 'Nous espérions sortir la région des tensions sectaires, affirme Karim Al-Nuri, porte-parole de l'organisation paramilitaire chiite Hashid Shaabi, mais la mort de Nimr al-Nimr est un message de provocation pour l'Iran et les chiites de l'Est de l'Arabie saoudite, du Bahreïn et de la région. ' L'indignation s'étend jusqu'en Inde, où des centaines de musulmans chiites sont également descendus dans les rues, dans la province du Cachemire. La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a quant à elle exprimé ses 'sérieuses inquiétudes sur la liberté d'expression et le respect des droits de l'homme ' en Arabie Saoudite et redoute les 'conséquences dangereuses' de cette exécution au Proche-Orient.
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Il était l'une des grandes figures de l'opposition en Arabie Saoudite. Le cheikh chiite Nimr al-Nimr a été décapité ce samedi, au terme d'un procès qualifié de 'politique' par ses partisans. Nimr al-Nimr avait été condamné pour 'terrorisme' avec 46 autres personnes, notamment des jihadistes d'Al-Qaïda, exécutées elles aussi. Officiellement, il s'agit pour le régime saoudien de lutter contre le terrorisme islamiste. Mais de nombreux observateurs y voient aussi une façon de se débarrasser des opposants à la dynastie sunnite. Leader religieux non-violent, Nimr al-Nimr était en détention depuis trois ans pour avoir conduit le mouvement de protestation de la minorité chiite en 2011. La communauté chiite, qui représente 10 % de la population en Arabie Saoudite, se plaint d'être discriminée dans ce pays à majorité sunnite. Le monde chiite n'a pas tardé à réagir à cette exécution. En Arabie Saoudite, plusieurs milliers de personnes sont descendues dans les rues dans l'Est du pays. Indignation également au Bahreïn, au Liban, en Irak et surtout en Iran, la grande puissance régionale chiite, où le porte-parole du ministère de l'Intérieur a affirmé que Riyad 'paierait un prix élevé pour ces politiques'.
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Sa mort risque bel et bien d'attiser les tensions au Moyen-Orient. L'imam al-Nimr, grande figure chiite dans le monde arabe, compte parmi les 46 personnes exécutées ce samedi en Arabie saoudite. Figure de proue d'un mouvement de contestation, l'homme était emprisonné depuis 2011. Malgré l'appel au calme du frère du défunt, cette exécution a d'ores et déjà embrasé la communauté chiite. A Bahreïn, Téhéran, Bagdad et Beyrouth des voix s'élèvent pour condamner cet acte. Il s'agit des premières exécutions de l'année dans le royaume wahhabite, une branche ultra-rigoriste du sunnisme. En 2015, 153 personnes avaient été mises à mort dans le pays, majoritairement par décapitation.
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L'Arabie saoudite a exécuté 47 personnes condamnées pour terrorisme parmi lesquelles le dignitaire chiite Nimr Baqer al-Nimr, figure de la contestation contre le régime saoudien. L'annonce a été faite par le ministère de l'Intérieur dans un message diffusé à la télévision publique. Le royaume détient des milliers de militants islamistes dans ses geôles depuis une série d'attentats commis par Al Qaida entre 2003 et 2006. De nombreux membres de la minorité chiite sont aussi derrière les barreaux. L'Iran avait prévenu que l'exécution de Nimr Baqer al-Nimr coûterait cher à l'Arabie saoudite. En 2015, au moins 157 personnes ont été exécutées dans ce royaume ultra-conservateur.
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Mercredi, dès le lendemain de sa relaxe, Marine Le Pen a publié sur son compte Twitter des photos extêmement violentes et issues de la...
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Mercredi, dès le lendemain de sa relaxe, Marine Le Pen a publié sur son compte Twitter des photos extêmement violentes et issues de la...
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Au Bangladesh, deux leaders d'opposition ont été exécutés cette nuit pour des crimes de guerre commis durant la guerre d'indépendance en 1971. L'islamiste Ali Ahsan Mohammad Mujahid et Salahuddin Quader Chowdhury, ancien député du principal parti d'opposition, ont été pendus à la prison centrale de Dacca. Leur condamnation à mort en 2013 avait provoqué des émeutes faisant 500 morts. Les forces de sécurité ont été déployées à travers le pays. Mercredi, la Cour suprême avait rejeté l'ultime appel des condamnés, confirmant leur condamnation à mort prononcée par un tribunal spécial très controversé, ne respectant pas les normes internationales de procédure selon Human Rights Watch. Après l'annonce des pendaisons, des vétérans de la guerre d'indépendance sont descendus dans la rue pour exprimer leur satisfaction. Des membres de l'opposition ont aussi manifesté pendant la nuit, mais pour l'heure, aucune violence n'est à déplorer. Ils ont appelé à une grève générale pour ce lundi.
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Licho Escamilla, 33 ans a été exécuté dans une prison de Huntsville, au Texas. Condamné à mort pour le meurtre en 2001 d'un officier de police de Dallas, il a reçu une injection létale à 18h31 locale ce mercredi. La Commission des grâces et libérations conditionnelles du Texas ainsi que la Cour suprême des Etats-unis avaient refusé d'accorder un dernier sursis au condamné. Agé de 19 ans au moment des faits, il avait ouvert le feu sur le policier et trois de ses collègues, lors d'une rixe devant une boîte de nuit. Recherché à l'époque pour un autre meutre, il avait tiré plusieurs balles à bout portant sur sa victime avant de prendre la fuite. Cette exécution est la 24ème de l'année aux Etats-Unis et la douzième au Texas.
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A 0h21 précise, Kelly Gissendaner, 47 ans, a été exécutée par injection létale dans l'état de Géorgie aux États-Unis. Une première depuis 70 ans. L'ultime appel à la clémence du pape François et les nombreuses manifestations de soutien n'y auront rien fait. La femme a été reconnue coupable d'avoir comploté avec son amant pour assassiner son mari. Le crime remonte à 1997. L'amant, lui, a été condamné à de la prison à vie. L'exécution a d'abord été repoussée. Ses avocats ont lutté jusqu'au dernier instant pour obtenir un sursis. Ses partisans ont multiplié les manifestations et les prières à l'extérieur de la prison. En vain. Cour d'appel fédérale, cour suprême de Géorgie, Cour suprême nationale : toutes les instances judiciaires sollicitées ont refusé d'accorder un dernier sursis à Kelly Gissendaner. Avant son exécution, la condamnée a laissé un mot à ses trois enfants. Puis a demandé à faire une prière. En 2014, 35 personnes ont été exécutées aux États-Unis.
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Ali Mohammed Al-Nimr est un jeune homme de 19 ans. Il a été condamné à mort dans son pays, l'Arabie Saoudite qui lui reproche d'avoir participé à une manifestation il y a 2 ans. Il pourrait être, à tout moment, décapité, et son corps crucifié puis exposé en place publique, jusqu'au pourrissement. La sentence a déjà déclenché une vague mondiale d'indignation. Maya Fo, directrice de l'ONG Retrieve : ' Eh bien c'est un cas qui a des motivations très politiques : la peine qui a été décidée, et pas seulement la peine de mort , mais la peine de mort par crucifixion est une sentence réservée à certaines personnes seulement, pour servir d'exemple.' La plupart des leaders politiques occidentaux appellent l'Arabie Saoudite à annuler cette décision de pseudo-justice: selon l'ONU, Al-Nimr aurait été torturé. Les experts de l'ONU ont indiqué dans un communiqué que le jeune homme avait apparemment été contraint de passer aux aveux, et qu'il n'avait pu recourir à un avocat dans des conditions normales avant et pendant son procès, qui ne répondait pas aux normes internationales. De même, son interjection en appel a été traité 'dans le mépris total des critères internationaux', ajoute le communiqué. Surtout, son oncle, le cheik Al-Nimr, est une figure de l'opposition chiite au royaume : il a été lui aussi condamné à mort. Ce religieux avait été l'un des animateurs du mouvement de contestation qui avait agité la province orientale d'Arabie saoudite, un royaume à majorité sunnite, en 2011. Ali Mohammed al-Nimr était au lycée en 2012 lorsqu'il a participé à des manifestations à Qatif, dans l'est du royaume.Le père d'Ali al-Nimr a admis que son fils avait participé il y a quatre ans, alors qu'il était étudiant, à des manifestations de chiites dans sa région. Mais il a affirmé qu'il était innocent de plusieurs autres charges pour lesquelles il a été condamné comme celles de cambriolage, d'attaque contre les forces de police et de jets de cocktails Molotov. Tout cela au moment où l'Arabie Saoudite a récupéré un poste clé, auprès du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. Les experts ont indiqué qu'ils avaient reçu des informations faisant état de deux autres personnes, également mineures lors des faits qui leur sont reprochés, ayant elles aussi participé aux manifestations de Qadif, et dont l'exécution était imminente. Amnesty International a indiqué en août qu'au moins 2.208 personnes avaient été exécutés en Arabie saoudite entre janvier 1985 et juin 2015, dont près de la moitié étaient des étrangers. Des mineurs et des handicapés mentaux figuraient également parmi les personnes exécutées. 134 personnes ont été exécutées cette année, soit 44 de plus que l'année précédente, ont rapporté les experts de l'ONU. 'Nous appelons les autorités saoudiennes à instaurer un moratoire sur les condamnations à mort, d'arrêter les exécutions de personnes condamnées qui étaient mineures au moment des faits, et d'assurer une enquête rapide et impartiale sur les actes présumés de torture', ont encore déclaré les experts de l'ONU.
International
Les autorités saoudiennes n’annoncent pas à l’avance les exécutions. Le jeune homme risque ainsi d'être décapité à tout moment.
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Yakub Memon a été pendu. Condamné à mort pour son implication dans les attentats de 1993 à Bombay, il a été exécuté aujourd'hui dans un centre pénitentiaire en Inde. Yakub Memon est mort le jour de son anniversaire, à 53 ans. La Cour suprême avait rejeté une demande de grâce qu'il avait réclamée. Une demande de sursis a été rejetée par le président indien. Des survivants des attentats se sont réjouis de l'exécution de Yakub Memon. 'Nous sommes heureux qu'il soit pendu parce qu'il est coupable, indiquait Kirti Ajmera. Pour moi, justice est rendue'. 'Il a pris la vie de tant de personnes qu'il n'y a pas de compassion à son égard', soulignait Ami Ajmera. Yakub Memon est le seul des coaccusés dont la condamnation à la peine capitale a été confirmée en dernier ressort. Il a toujours clamé son innocence au cours de ses procès. Les attentats de Bombay en 1993 ont été les plus meurtriers jamais perpétrés en Inde. Ils ont fait 257 morts. Une dizaine d'explosions ont ciblé la Bourse de Bombay, les bureaux d'Air India et notamment un hôtel de luxe. Les attaques, imputées à des membres de la pègre musulmane, auraient été commises à titre de représailles après l'incendie d'une mosquée par des extrémistes hindous en 1992. Avec AFP et Reuters
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C'est ce qu'indique un porte-parole du parquet alors que son recours a été rejeté par la justice. Condamné à mort pour trafic de drogue, Serge Atlaoui risque le peloton d'exécution malgré les pressions diplomatiques de Paris. 'Pour l'instant, aucune date n'a encore été fixée pour son exécution', selon le porte-parole du parquet qui précise également 'qu'elle ne devrait pas intervenir pendant le mois sacré du Ramadan dans le pays musulman le plus peuplé de la planète', explique Tony Spontana. Les avocats de Serge Atlaoui envisagent d'autres recours et la France a réaffirmé sa 'pleine mobilisation'. Le Français âgé de 51 ans a déjà échappé à une exécution prévue fin avril. Soudeur, il croyait dit-il travailler dans une usine d'acrylique qui était en réalité un laboratoire clandestin d'ecstasy. Arrêté il y a 10 ans, il a toujours clamé son innocence.
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Il s'est endormi lors de défilés militaires et a contesté certaines décisions. Le ministre de la Défense nord-coréen aurait été exécuté le 30 avril à la demande du dictateur Kim-Jong-Un, selon les services de renseignements sud-coréens. Des centaines de responsables du régime de Pyongyang auraient assisté à la mise à mort du chef d'Etat-Major au moyen d'un tir de missile anti-aérien. Quinze autres responsables auraient également été tués en avril pour avoir manqué de respect à Kim Jong-Un.
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Le dictateur Kim Jong Un n'a pas apprécié qu'il se soit assoupi lors d'une manifestation à laquelle il assistait selon des médias sud-coréens citant les services de renseignements de Séoul. Hyon Yong Chol, a été fusillé pour trahison, déloyauté et manque de respect. Son exécution a eu lieu le 30 avril dernier devant des centaines de responsables du régime. Général peu illustre, il avait été promu au rang de vice-maréchal en 2012. Selon la Corée du Sud, le numéro un de Pyongyang aurait ordonné l'exécution de 15 responsables ayant défié son autorité depuis le début de l'année. En 2013, Kim Jong-Un avait limogé et fait exécuter son oncle, Jang Song Thaek, naguère considéré comme le deuxième homme le plus puissant du régime. (2nd LD) N. Korea's defense chief executed: S. Korea intel http://t.co/T6RomuSCSZ- Yonhap News Agency (@YonhapNews) May 13, 2015
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Selon les médias indonésiens, huit condamnés à mort pour trafic de drogue, dont sept étrangers, ont été exécutés ce mardi. Seule l'exécution de la Philippine, Mary Jane Veloso, a été ajournée à la dernière minute, a indiqué de son côté le porte-parole du procureur général. Il a expliqué que ce report était dû à une demande du président philippin après qu'une délinquante soupçonnée de trafic humain et d'avoir recruté Mary Jane Veloso s'est rendue à la police aux Philippines et qu'il a été demandé à la condamnée à mort de témoigner. Aux Philippines, ainsi notamment qu'en Australie, des citoyens avaient manifesté pour demander à l'Indonésie d'épargner le peloton d'exécution à leur compatriote. Malgré les vives critiques internationales, deux Australiens, un Brésilien, quatre Nigérians et un Indonésien ont été fusillés peu après minuit, heure locale au complexe pénitentiaire de l'île isolée de Nusakambangan, d'après le Jakarta Post. Avec AFP et Reuters
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MANILLE - 28 avril 2015 - A l'annonce du sursis de dernière minute obtenu par Mary Jane Veloso, une joie immense envahit les places de Manille. Cette domestique philippine devait être fusillée en Indonésie dans la nuit de mardi à mercredi, aux côtés de huit hommes, tous convaincus de trafic de drogue, et effectivement exécutés. Mary Jane Veloso doit son salut provisoire à la personne qui l'aurait recrutée pour transporter de la drogue en Indonésie et qui se serait rendue aux autorités philippines. Ces dernières semaines, le pays tout entier s'était mobilisé derrière Mary Jane Veloso. Le président philippin tout comme le champion de boxe Manny Pacquiao, star dans son pays et très populaire en Indonésie avaient supplié de gracier la jeune mère de famille.
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Les familles et les proches des neuf condamnés à mort pour trafic de drogue en Indonésie, dont l'exécution a été annoncée comme imminente, leur ont rendu une dernière visite. Face aux vagues de protestations internationales contre la peine de mort, et aux appels à la clémence, le président indonésien Joko Widodo se montre donc inflexible. 'Comment peut-on en toute conscience enlever la vie d'une personne tout en sachant qu'il y a des doutes sur son innocence? Pourquoi les autorités indonésiennes se précipitent-elles', interroge Edre U. Olia, l'avocat de la philippine Mary Jane Veloso, qui a été informée qu'elle serait fusillée mardi. Les neuf prisonniers, parmi lesquels huit étrangers originaires d'Australie, du Brésil, ou du Nigeria, ont tous vu leur demande de grâce présidentielle rejetée. Les autorités indonésiennes invoquent les ravages causés par les stupéfiants dans l'archipel. Le Français Serge Atlaoui a quant à lui bénéficié d'un sursis, suite aux pressions exercées par la France sur Djakarta. Ce samedi, à Bakou, François Hollande a déclaré que l'exécution de Serge Atlaoui aurait des répercussions diplomatiques sur les relations franco-indonésiennes. Avec AFP et Reuters
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Son avocat l'a confirmé ce samedi sur BFM TV. Le nom de Serge Atlaoui aurait été retiré de la liste des exécutions imminentes prévues ce week-end en Indonésie,  en raison d'une procédure toujours en cours devant la cour administrative. 

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