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L'atonie de la demande mondiale a pénalisé le commerce extérieur allemand en mai. En données corrigées des variations saisonnières, les exportations de la première économie de l'Union européenne ont plongé de 1,8% par rapport à avril, leur plus fort recul mensuel depuis août 2015. Les économistes pariaient sur une hausse de 0,25%. Les importations ont quant à elles augmenté de 0,1% en variation mensuelle, moins que la hausse de 0,4% attendue. On notera que l'excédent commercial de l'Allemagne avec l'Union a encore augmenté, signe que la bonne tenue de la demande intérieure allemande ne bénéficie pas à ses partenaires européens. La croissance allemande a atteint 0,7% au premier trimestre, dopée par la hausse des dépenses des ménages, l'investissement dans le BTP et les dépenses publiques en faveur des réfugiés. Elle est pressentie entre 0,1 et 0,3% au deuxième trimestre, sur fond de stagnation des commandes à l'industrie. D'ailleurs la production industrielle nettement fléchit en mai.
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L'Espagne et le Portugal ont dévié de leur trajectoire budgétaire. La Commission européenne reconnaît officiellement le dérapage de Madrid et Lisbonne. Les deux pays n'ont pas suffisamment réduit leurs déficits et risquent donc une amende. Mais le Commissaire chargé des Affaires économiques et financières relativise cette perspective. " Ces conséquences financières pourraient être égales à zéro parce que nous devons prendre en compte le fait que ces pays ont souffert d'une crise économique sévère et qu'ils sont en train de se redresser ", souligne Pierre Moscovici. L'objectif pour l'institution est de trouver l'équilibre entre le respect des règles européennes et assurer la reprise dans les deux pays. Mais le rôle de la Commission se limite à constater les faits. Elle laisse le soin aux ministres des Finances de l'Union d'approuver ou non cette analyse.
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L'inflation est repassée en territoire positif en zone euro en juin. Eurostat la donne en hausse de 0,1% sur un an, contre -0,1% le mois précédent et -0,2% en avril. C'est mieux que prévu. Cette légère embellie est emmenée par les services, dont les prix ont augmenté de 1,1% sur un an en juin. Et si les prix de l'énergie continuent à reculer, leur baisse est de moindre ampleur (-6,5% en juin contre -8,1% en mai). Elle a été compensée par la hausse de 0,9% des prix des produits alimentaires, alcool et tabac inclus. Euro area inflation up to 0.1% in June 2016 (-0.1% in May): flash estimate from #Eurostat https://t.co/qMVJ9hAplp pic.twitter.com/rD3WS26vdh- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 30 juin 2016 L'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors alimentation, énergie, alcool et tabac, ressort quant à elle à 0,9% en juin sur un an, contre 0,8% en mai. Le retour de l'inflation, conjugué au rebond post-Brexit des bourses européennes pourrait conduire la Banque centrale européenne à opter pour le statu quo lors de sa réunion du 21 juillet. Prendra-t-elle le risque cependant de décevoir des marchés qui ont déjà intégré le scénario d'un autre coup de pouce monétaire. Au lendemain du référendum, la BCE s'était en effet dit prête à injecter des liquidités supplémentaires si nécessaire.
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Pour les banques grecques, c'est un soulagement. A compter du 29 juin, elles pourront de nouveau se refinancer à moindre coût auprès de la Banque centrale européenne, comme toutes les autres banques de la zone euro. Régime de faveur Un régime de faveur pourtant, puisque qu'elles apporteront en garantie des bons du Trésor grec classés en catégorie spéculative par les agences de notation, et donc normalement non recevables. Mais la BCE a décidé de rétablir la dérogation en vigueur de mai 2010 à février 2015 - le fameux 'waiver' - en reconnaissance des efforts d'Athènes en matière de réformes. ECB reinstates waiver for eligibility of Greek bonds used as collateral in Eurosystem monetary policy operations https://t.co/8FDSPbGPyH- ECB (@ecb) 22 juin 2016 Ce coup de pouce fait suite au versement d'un nouveau prêt de 7,5 milliards d'euros au pays cette semaine, dans le cadre du troisième plan d'aide négocié l'été dernier. Athènes espère plus Que va changer la décision de la BCE pour les entreprises et les ménages grecs ? 'A court terme, pas grand chose, nous dit notre correspondante à Athènes, Symela Touchtidou. '_Les banques utiliseront les économies dégagées pour alléger leurs dettes. Toutefois, si la BCE devait bientôt faire participer le pays à son programme de rachat de dettes publiques (assouplissement quantitatif), ce qu'espère Athènes, les Grecs verront les liquidités affluer sur le marché, à moindre coût.'
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Elle s'y était engagée en avril : la Banque Centrale Européenne a commencé à racheter des obligations d'entreprises notées en qualité d'investissement. Objectif : faciliter leur financement à moindre coût pour relancer l'investissement et l'activité en zone euro. Ces opérations porteront sur moins d'un dixième des 80 milliards d'euros mensuels consacrés jusqu'à présent au rachat de dette souveraine pour stimuler une inflation plancher. Ce mercredi, la BCE s'est intéressée aux services aux collectivités, aux assureurs et aux télécoms, notamment à l'Italien Generali et à l'Espagnol Telefonica.
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La zone euro a connu sa plus forte croissance en un an au premier trimestre. Eurostat l'a revue à la hausse à 0,6% par rapport au trimestre précédent et à 1,7% sur un an. Des chiffres qui avaient été revus à la baisse le mois dernier. Euro area GDP +0.6% in Q1 2016, +1.7% compared with Q1 2015 #Eurostat https://t.co/n43bbGspS7 pic.twitter.com/wZXSHntL4e- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 7 juin 2016 Une performance portée par les dépenses des ménages et l'investissement privé, mais freinée par la balance commerciale, les importations ayant plus augmenté que les exportations. L'Allemagne, première économie du bloc, a fait mieux que la moyenne avec 0,7% de croissance en variation trimestrielle. La France, numéro 2, affiche un résultat en ligne. Quant à l'Italie, troisième économie de la zone euro, elle a sous-performé avec une croissance de 0,3% par rapport au trimestre précédent.
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L'activité manufacturière s'essouffle en zone euro. L'Indice Markit des directeurs d'achats qui la mesure est certes resté en phase d'expansion à 51,5 en mai, mais il n'avait pas été aussi faible depuis trois mois. Avec les Pays-Bas, l'Allemagne fait exception en améliorant son score grâce à une forte demande intérieure. En France et en Grèce, la contraction du secteur manufacturier s'est poursuivie faute de demande en dépit d'une baisse des prix. Dans l'hexagone, les nouvelles commandes comme les exportations ont décliné pour le cinquième mois consécutif, affectant l'emploi, qui recule quant à lui pour le troisième mois consécutif.
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L'inflation est restée négative pour le deuxième mois consécutif en mai en zone euro. Sur un an, elle s'affiche à -0,1%, conformément aux attentes. C'est légèrement mieux qu'en avril (-0,2%), grâce à un ralentissement de la baisse des prix de l'énergie. L'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors alimentation et énergie, ressort quant à elle, en rythme annuel, à 0,8% en mai, contre 0,7% en avril. Chômage stable Taux de chômage en avril 2016 8,7 % dans l'UE 10,2 % dans la zone euro 9,9 % en Francehttps://t.co/DYlQc7c7lv pic.twitter.com/wI0SLTKZDe- Parlement européen (@Europarl_FR) 31 mai 2016 Sur le front de l'emploi, le taux de chômage est resté stable en zone euro en avril à 10,2%. Les chiffres allemands pour mai laissent espérer une embellie pour l'ensemble de l'union monétaire. Le taux de chômage y est tombé à 6,1%, son plus bas niveau depuis la réunification du pays en 1990. Avec Reuters.
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L'austérité est une fois de plus au menu du parlement grec. Les députés doivent se prononcer dimanche sur une série de mesures complémentaires exigées par les créanciers internationaux d'Athènes en contrepartie du versement d'une nouvelle tranche d'aide. Hausses d'impôts Le texte présenté ce mercredi par le gouvernement d'Alexis Tsipras prévoit une hausse de la TVA de 23 à 24%, une augmentation des taxes sur les carburants, le tabac et l'alcool, mais aussi, en vrac sur les paris, l'internet et le câble. En revanche, l'élaboration du mécanisme de contingence est toujours en cours. Il s'agit des mesures d'austérité supplémentaires qui seront appliquées si la Grèce ne parvient pas à dégager un excédent budgétaire primaire de 3,5% du PIB en 2018. Contre la montre Athènes doit présenter ce mécanisme aux ministres des finances de la zone euro mardi 24 mai à Bruxelles. Comme convenu avec l'Eurogroupe le 9 mai dernier, il est la condition à la renégociation de la dette grecque. Pour le gouvernement grec, qui espère un été calme, c'est le dernier test. Boucler l'évaluation et le versement de la prochaine tranche d'aide est le minimum requis pour remettre l'économie grecque sur le chemin de la croissance. Toutefois, beaucoup notent la contradiction : les nouvelles mesures, en particulier la hausse massive des taxes, vont priver le pays de l'oxygène indispensable à sa croissance.
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Et si les taux zéro profitaient finalement à l'Allemagne ? C'est en tout cas grâce à la consommation que la croissance de la première économie de la zone euro a plus que doublé au premier trimestre, par rapport au trimestre précédent. Dans sa seconde estimation, l'office européen des statistiques Eurostat la donne à 0,7%. Dopées par des salaires en hausse, les dépenses des ménages ont compensé la baisse des exportations, pénalisées par un euro fort et le ralentissement des pays émergents. Berlin s'attend toutefois à un essoufflement de ses performances sur le reste de l'année. Dans l'ensemble de la zone euro, la croissance s'affiche à 0,5%, contre 0,6% estimés précédemment. La France, deuxième économie du bloc, se situe exactement dans la moyenne (+0,5%), grâce à la demande intérieure. L'Italie, troisième économie de l'eurozone, reste à 0,3%, emmenée par l'expansion de l'activité dans l'industrie et les services, mais freinée par la contraction de son secteur agricole. Euro area GDP +0.5% in Q1 2016, +1.5% compared with Q1 2015 #Eurostat - https://t.co/2QJTE7cGun pic.twitter.com/bR8ImtvCDC- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 13 mai 2016 On notera la belle performance de l'Espagne avec une croissance de 0,8%, comme au trimestre précédent. Enfin la Grèce affiche une croissance négative de 0,4% selon Elstat, le bureau national des statistiques. C'est toutefois mieux que prévu.
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Le gouvernement Tsipras affichait son optimisme au lendemain de la réunion de l'Eurogroupe quant au versement d'une nouvelle tranche d'aide de 5 milliards d'euros d'ici fin mai. Ce lundi à Bruxelles, Athènes s'est engagé auprès de ses créanciers internationaux sur un mécanisme dit de contingence : si la Grèce rate ses objectifs en 2018, des mesures d'austérité seront automatiquement appliquées. Un moindre risque, selon Alexis Tsipras. 'Nous avons rempli nos obligations, vis-à-vis de nos créanciers comme des Grecs, puisque nous appliquons l'accord avec autant de flexibilité que possible dans le but de protéger la société,' a commenté le Premier ministre. La Grèce a impérativement besoin de l'aide internationale pour honorer ses échéances de l'été. Athènes détaillera ce mécanisme lors de la réunion de l'Eurogroupe du 24 mai. Ce mardi au parlement de Strasbourg, le Commissaire européen aux affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a vanté l'arrangement trouvé. 'Il y avait un deuxième bloc dans nos discussions d'hier et des semaines précédentes qui était la nécessité de trouver un accord sur un mécanisme de contingence. Ce mécanisme remplit les critères fixés par l'Eurogroupe à Amsterdam il y a deux semaines, à savoir qu'il sera objectif, qu'il sera légiféré en amont, qu'il sera crédible et automatique,' a-t-il précisé. Mais pour l'opposition grecque, l'objectif à atteindre - un excédent budgétaire primaire, soit avant paiement des intérêts de la dette, de 3,5% du PIB - est bien trop ambitieux. 'Ce mécanisme entrera forcément en vigueur,' estime l'ancien secrétaire général des recettes publiques, Harry Theoharis. 'Nous allons forcément rater nos objectifs. Il aurait dû être introduit dès le début.' Et de prévenir : 'Les fonctionnaires et les retraités seront directement affectés par les baisses de salaires et des retraites.'
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Le Parlement grec doit se prononcer ce dimanche sur une réforme controversée des retraites, réclamée par les créanciers. En face du Parlement à Athènes près de 15 000 manifestants se sont rassemblés, pour exprimer leur épuisement face aux mesures d'austérité. Cette nouvelle réforme des retraites est qualifiée de 'pillage' par les syndicats. Le texte prévoit la réduction des retraites les plus élevées,l'augmentation des impôts et des taxes pour les moyens et hauts revenus, et la fusion de plusieurs caisses d'assurance. Liana Korobili, 37 ans, professeur au chômage: 'Nous sommes jeunes et nous ne pouvons pas accepter ces politiques. Nous n'avons pas d'assurance sociale, de soins de santé, de salaires décents et pour la plupart d'entre nous, même pas d'emploi. Nous ne pouvons pas vivre comme ça. Nous ne pouvons pas vivre au 21ème siècle avec des conditions de travail du 19ème siècle.' Le pays est paralysé par une grève générale de 48 heures. La réforme était exigée par les créanciers de la Grèce en échange du nouveau plan d'aide signé en juillet. Seuls les députés de la coalition gouvernementale, de la gauche Syriza et du parti souverainiste Anel, s'apprêtent à voter en faveur de ce projet. Les partis d'opposition, dont celui de la droite de la Nouvelle-Démocratie, ont indiqué qu'ils allaient voter contre. Apostolos Staik, euronews : 'La réforme des retraites du gouvernement est nécessaire, mais les travailleurs font valoir que dans quelques années , les pensions pourraient encore être réduites. Aux yeux du peuple, Syriza marche sur le chemin de l'austérité et des coupes budgétaires. Une politique mise en oeuvre par tous les gouvernements précédents.'
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Notre journaliste James Franey a rencontré à Bruxelles le ministre des Finances italien Pier Carlo Padoan pour the global conversation. *euronews, James Franey: Les partis eurosceptiques enchaînent les bons résultats à travers l'UE. Ce n'est sans doute pas le meilleur moment pour appeler à plus d'intégration fiscale et politique dans la zone euro. C'est pourtant tout ce dont l'Europe a besoin, selon le ministre italien des Finances, si elle veut surmonter la crise économique. Pier Carlo Padoan, l'ancien chef économiste de l'OCDE, m'a rejoint à Bruxelles pour Global Conversation. Pier Carlo Padoan, bienvenue dans The Global Conversation.* Pier Carlo Padoan, ministre italien des Finances: Merci de me recevoir. euronews: On a assisté à plusieurs plans de sauvetage dans la zone euro ces dernières années. Quel est votre vision de la monnaie unique aujourd'hui? La monnaie unique est bien plus forte qu'elle ne l'était il y a trois ans, depuis la crise grecque nous avons fait en Europe des efforts impressionnants pour renforcer les instituions, particulièrement sur les questions bancaires. Mais aussi pour mieux appréhender la croissance et la coopération fiscale. Peut-elle survivre dans sa forme actuelle? Quelles sont selon vous les réformes nécessaires? Nous devons d'abord achever l'union bancaire en établissant un système européen de garantie des dépôts bancaires ce que l'on appelle la 'résolution' des banques - c'est à dire rendre les banques sures quand elles ne vont pas bien. Il faut aussi renforcer les vecteurs de croissance. Ces derniers sont à chercher du côté de politiques fiscales 'pro-actives', qui doivent être orientées vers la croissance. Il faut mener des réformes structurelles visant à augmenter le potentiel de croissance de l'économie européenne. Si l'on regarde les chiffres de la croissance Italienne ces dernières années, en matière de PIB, c'est plutôt plat depuis l'introduction de l'euro... Pensez-vous que l'euro est une camisole pour la croissance? Ce n'en est pas une s'il est complété par des réformes structurelles, que nous menons dans le pays pour accroître le potentiel de croissance, et d'un lien entre la zone euro et le marché unique. En d'autres mots, je suis pour plus d'intégration dans la zone euro, mais aussi en Europe au sens large. Vous avez été en faveur d'un ministre des finances de l'euro-zone. Quel genre de mandat aurait cette personne? Un tel ministre s'occuperait des ressources communes et de ce que j'appelle 'les biens publics européens'. Un exemple: les migrations. Elles demandent une stratégie européenne pour résoudre non seulement les urgences en terme de flux migratoires, mais aussi pour bâtir dans les pays d'origine des migrants les conditions du développement économique: plus d'opportunités d'emploi pour que la contrainte de traverser l'Europe soit moins forte. Et de préparer l'Europe à accueillir ces migrants: qui sur le moyen terme sont une bénédiction, car ils augmente les opportunités de croissance de l'économie européenne. Etant donnée la montée de l'euroscepticisme dans un grand nombre de pays de l'UE, est-ce vraiment sensé de vouloir transférer plus de pouvoir vers l'échelon européen? Vous ne pensez pas que cela va d'un certaine manière aviver la flamme eurosceptique? C'est tentant de mettre la faute sur l'Europe, mais c'est important que les défis européens soient accompagnés de réponses européennes. A travers les décennies nous voyons que l'Europe a grandit suite à plusieurs vagues d'intégration. Il y a encore beaucoup de bénéfices à tirer de plus grandes intégrations, de plus grandes innovations, de plus grandes opportunités d'emploi, notamment grâce aux migrants sur le long terme. Cela demande des réponses Européennes et pas nationales. Ou sont les preuves de cela? Si on regarde les résultats des élections dans certains pays, où est la preuve que les populations vont soutenir de telles choses? Ce que montrent les sondages et les votes, c'est que les européens ne sont pas satisfaits du modèle économique qui a produit de la récession et du chômage plus que de la croissance. Nous devons renverser cela. Et montrer que l'Europe peut apporter plus de croissance, plus d'emplois, plus d'aides sociales. Ce fût le cas dans le passé, nous pouvons le faire dans le futur. Et commencer maintenant. Je voudrais revenir sur le sujet de l'union fiscale. Le président de la Bundesbank, M. Jens Weidmann, a critiqué cette idée. Il dit voir d'énormes obstacles à une telle union, et qu'aucun politique ne pourra les supprimer. Que lui répondez-vous? Si vous revenez dans le passé, souvent ce qui a été réalisé était sensé être irréalisable. Laissez-moi citer la monnaie unique, la Banque Centrale Européenne et les instituions européennes. Je crois vraiment que l'Europe doit aller de l'avant, et non reculer. Si on recule, et il y a un risque que cela arrive, alors l'impact sera négatif non seulement sur nos instituons mais aussi sur toute la construction européenne. Nous devons aller de l'avant et chercher le consensus et le soutien politique autour de nos idées. Pouvez-vous expliquer comment le filet de sécurité que l'Italie a créé pour aider son système bancaire va marcher? Il s'agit de 5 milliards d'euros. C'est suffisant? Tout d'abord c'est un effort du secteur privé. Le secteur privé, les banques privées et les compagnies d'assurance italiennes et étrangères ont rassemblé des ressources pour soutenir d'une part les opérations de recapitalisation dans le système bancaire italien. Et pour assurer des ressources afin de relancer le marché des NPL qui est en stagnation dans le pays. NPL... Les créances douteuses?* Oui, les créances douteuses. Le gouvernement a récemment approuvé des mesures visant à réduire le temps nécessaire pour recouvrer des créances douteuses, passé de plusieurs années à quelques mois. C'est un changement important qui va produire des résultats, de plus en plus de résultats au fil du temps. Mais ces 5 milliards de filet de sécurité sont-ils suffisants? Padoan: C'est juste un mécanisme pour commencer. Il y a un effet levier. Et alors que la confiance augmente, le marché va générer des valeurs qui vont rendre ces ressources disponibles. Et bien entendu rien n'empêche le secteur privé de décider de fournir de nouvelles ressources, et de le rendre plus conséquent si besoin. *Et si cette stratégie ne marche pas, quel est le plan B pour sauver les banques italiennes? * Cette stratégie va fonctionner. Et le plan B qui n'est pas un plan B c'est ce qui se passe déjà. Un énorme effort de restructuration. Les banques Popolari, les banques moyennes, les petites banques, ont été profondément restructurées. Nous auront des banques plus fortes, mais aussi moins de banques. Pour qu'elle puisent lever des capitaux sur les marchés et financer l'économie. C'est déjà en train d'avoir lieu. Une dernière question. Votre pays a un gros problème avec le chômage des jeunes. Près de 40% des jeunes n'ont pas de travail. Que dites-vous à ces jeunes qui ne sont pas satisfaits de la situation économique en Italie? Ce que je leur dis c'est de regarder les chiffres. Depuis que nous avons entamé notre réforme du marché du travail, nous avons créé presque 400.000 nouveaux emplois permanents, ce qui veut dire que non-seulement nous avons plus d'emplois, mais nous avons des emplois de meilleure qualité. Il y a des perspectives pour les jeunes. Et oui, le chômage des jeunes est élevé, vous avez raison, mais il commence à baisser. Ce n'était pas arrivé depuis plusieurs années. Nous sommes au début d'une phase dans laquelle les conditions vont s'améliorer. Et les attentes vont s'améliorer, la confiance aussi. Donc les jeunes vont commencer; par exemple, à économiser pour acheter une maison, ce qui est un signe de confiance dans le futur. Pier Carlo Padoan en bref Pier Carlo Padoan, 66 ans, est un économiste, ministre italien des Finances depuis février 2014. Il était précédemment l'économiste en chef de l'OCDE. Il a enseigné au College of Europe, une université qui forme à Bruges et Varsovie les futurs commissaires européens. Padoan a longtemps milité en faveur d'une union politique et fiscale plus profonde dans la zone euro.
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La disparition du billet de 500 euros d'ici fin 2018 jette un nouveau froid entre Francfort et Berlin. La Banque centrale européenne a mis un terme à sa production ce mercredi, pour mieux lutter, dit-elle, contre le financement du crime. Surnommés les ' Ben Laden ', les billets de 500 euros permettent en effet de transporter discrètement d'énormes montants, facilitant ainsi la circulation d'argent sale. Leur retrait était notamment souhaité par la France, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Le 12 février dernier, le ministre des Finances, Michel Sapin, déclarait : 'Le billet de 500 euros est plus utilisé pour dissimuler que pour acheter. Il est normal que l'on se pose des questions aujourd'hui sur l'utilisation de ce billet.' Les grosses coupures n'ont plus la cote https://t.co/JDjutQ9u7Q pic.twitter.com/BDEdFLFxpv- Les Echos (@LesEchos) 4 maggio 2016 L'Allemagne s'indigne Mais voilà, le billet pourpre avait été créé sur l'insistance de l'Allemagne, où 79% des paiements se font en espèces. D'où l'indignation du pays, déjà remonté contre la BCE pour sa politique de taux zéro qui dessert ses nombreux épargnants. Berlin, mais aussi Vienne, redoutent qu'il ne s'agisse de la première étape vers une disparition de l'argent physique et l'avènement d'une société surveillée où toute transaction financière serait exposée au regard indiscret des autorités. Une hypothèse démentie par la BCE. L'institut économique allemand Ifo estime quant à lui que la suppression du biellet de 500 euros vient saper la confiance en la BCE. 'Cela donne l'impression que la principale raison à cette suppression est de pouvoir emmener les taux encore plus loin en territoire négatif,' a estimé son président, Clemens Fuest. Palmarès des grosses coupures A l'heure actuelle, les plus grosses coupures encore en circulation sont le billet de 10.000 dollars américain (8.741 euros), qui n'est plus imprimé depuis 1969, et celui de 10.000 dollars de Singapour (6.442 euros), dont la production a cessé en 2014. Et parmi ceux qui sont encore produits, on trouve le billet de 10.000 dollars de Brunei (6.427 euros) et le fameux billet de 1000 francs suisses (907 euros). Autant dire qu'en comparaison, le ' Ben Laden ' fait figure de petit joueur. Les billets de 500 euros ne représentent que 3% des billets en euros en circulation, mais près de 30% de leur valeur totale.
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La reprise s'annonce poussive au deuxième trimestre en zone euro. Certes, avec 0,6% de croissance au trimestre dernier, le bloc a fait mieux que les Etats-Unis, mais la consommation des ménages s'est affaissée en mars. Publiées ce mercredi, les ventes au détail, qui en sont le meilleur baromètre ont en effet reculé de 0,5% - plus que prévu - sur la période, la nourriture, les boissons et le tabac étant les plus affectés. Breaking! #Eurozone retail sales fall more than expected (-0.5%) in March. YoY +2.1%, comfortably beating the US. pic.twitter.com/KR3xLOQNFo- jeroen blokland (@jsblokland) 4 de maio de 2016 Autre indicateur de mauvaise augure, l'indice Markit des directeurs d'achat qui donne une idée du dynamisme de la croissance de l'activité privée. Il s'est tassé à 53 points en avril, contre 53,1 en mars. Au-dessus de 50, il reste en phase d'expansion, mais s'essouffle. Latest #PMI results suggest that #eurozone remains in low gear at start of second quarter https://t.co/MUVsxuXObc pic.twitter.com/1KJfDLJTDz- Markit Economics (@MarkitEconomics) 4 de maio de 2016 L'indice mesurant l'activité dans le secteur des services est resté stable à 53 points 1, son plus faible rythme de croissance en 14 mois.
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La croissance renoue avec ses niveaux d'avant crise en zone euro. La première estimation d'Eurostat la donne à 0,6% au premier trimestre, comme il y a huit ans. C'est mieux que prévu, mieux même que la croissance américaine sur la même période (0,5%). La grande surprise est venue d''Espagn':http://www.challenges.fr/entreprise/20160429.REU9175/la-croissance-espag.... En dépit de l'instabilité politique, l'économie du pays enregistre une croissance trimestrielle de 0,8%, supérieure aux attentes, grâce au dynamisme du secteur des services. Autre performance prometteuse : celle de la France avec une croissance trimestrielle de 0,5%, meilleure que prévue, dopée par un rebond de la consommation des ménages (+1,2%) et de l'investissement des entreprises (+1,6%), au plus haut depuis cinq ans. Bonne nouvelle également sur le front de l'emploi en zone euro. Le taux de chômage est retombé à 10,2% de la population active en mars, son plus bas niveau depuis 2011. On notera qu'il reste supérieur à 20% en Espagne. Le grand bémol reste l'inflation, repartie en territoire négatif en avril à -0,2%, toujours plombée par la chute des cours du brut.
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Eurostat revoit à la hausse ses chiffres de l'inflation en zone euro. Elle a finalement été nulle en mars sur un an, là où une première estimation la donnait négative à - 0,1%. Euro area annual inflation up to 0.0% in Mar 2016 (flash estimate -0.1%) #Eurostat https://t.co/9wadOVCPSo pic.twitter.com/eg2SctKn9S- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 14 April 2016 L'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors alimentation et énergie, ressort quant à elle à 1% sur un an, contre 0,9% précédemment estimé. La chute continue des prix de l'énergie a été compensée par la hausse des prix de toutes les autres composantes de l'indice. Les services ont tiré la moyenne vers le haut, tout particulièrement les restaurants, bars et locations d'appartements de vacances.
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Le chômage est retombé à 10,3% de la population active en février en zone euro, contre 10,4% en janvier. L'Office européen de statistiques Eurostat souligne qu'en un an, le nombre de chômeurs a baissé de 1,3 million. Lowest unemployment rate in euro area since Aug 2011, in EU since May 2009 #Eurostat https://t.co/dT54ONhUfH pic.twitter.com/qHOjdddTDx- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 4 April 2016 Les disparités sont grandes cependant entre les 19 Etats membres, le taux de chômage allant de 4,3% en Allemagne, à 20,4% en Espagne. La France est dans la moyenne à 10,2%.
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L'inflation continue à faire grise mine en zone euro. Eurostat a revu à la baisse son estimation sur janvier : en glissement annuel, les prix à la consommation n'ont augmenté que de 0,3%, contre 0,4 % précédemment. En variation mensuelle, ils ont plongé de 1,4 %. Euro area annual inflation up to 0.3% in Jan 2016 (flash est. 0.4%) #Eurostat https://t.co/4PXOhBkMaf pic.twitter.com/8QWQUpHtp5- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 25 February 2016 Toutefois, l'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors alimentation et énergie, s'affiche à 1%, conformément aux attentes. C'est ce chiffre que la Banque centrale européenne surveille désormais pour adapter sa politique monétaire. Rappelons que la BCE vise une inflation légèrement inférieure à 2%.
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L'économie de la zone euro a progressé de 0,3 % au quatrième trimestre 2015, ce qui porte à 1,5 % la croissance sur l'année, selon la première estimation de l'Office européen des statistiques. Dans ses précédentes prévisions, publiées la semaine dernière, la Commission européenne envisageait une croissance légèrement supérieure, à 1,6 %. L'Allemagne, première économie de la zone euro, a vu son PIB progresser de 0,3 % au quatrième trimestre, comme lors des trois mois précédents. La croissance française a ralenti, d'un dixième de point sur un trimestre. L'Espagne est en tête des grandes économies de la zone, avec 0,8 % de croissance au quatrième trimestre, comme au quatrième. La Grèce a déçu avec un recul de son PIB de 0,6 %. En Espagne, le chômage continue de baisser, mais reste autour de 20 % de la population active. Le PIB espagnol a progressé de 3,2 % en 2015 en Espagne, une des meilleures performances de la zone euro. Une croissance notamment soutenue par la consommation intérieure. L'économie grecque a reculé d'1,9 % sur un an. Elle est en récession depuis sept ans, surtout à cause des mesures d'austérité imposées par ses créanciers.
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Le billet de 500 euros pourrait bientôt disparaître des porte-monnaies. La Commission européenne, les États membres et la BCE, la Banque centrale européenne, y songent sérieusement. La plus grosse coupure de la monnaie unique est accusée de faciliter le transfert d'argent sale ou le financement d'activités illégales. Pour le ministre français des Finances, Michel Sapin, " il est normal qu'on se pose des questions aujourd'hui sur l'utilisation de ce billet ". Créé à la demande pressante de l'Allemagne, l'avenir du billet violet est entre les mains du conseil des gouverneurs de la BCE. Mais certains spécialistes doutent de l'efficacité de cette mesure pour lutter contre les réseaux criminels. Cette proposition intervient aussi à un moment où l'Union européenne a fait de la lutte contre le financement du terrorisme l'une de ses priorités
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Le gouverneur de la Banque de France et le président de la Bundesbank ont plaidé ce lundi dans une tribune co-signée et parue dans Le Monde et la Süddeutsche Zeitung pour un renforcement de l'union monétaire. Les deux banquiers centraux proposent une union de financement et d'investissement et une meilleure gouvernance économique. Ils prévoient la création d'un 'Trésor commun à la zone euro, conjointement avec un conseil budgétaire indépendant' (un ministère des Finances de la zone euro dans la version allemande), qui nécessiterait un abandon de souveraineté nationale impensable à court terme. 'En ce qui concerne le renforcement de l'Union monétaire, ou son approfondissement, nous sommes d'accord qu'il est nécessaire d'amender les traités, mais pour l'instant, ce n'est pas vraiment réaliste', a tempéré Wolfgang Schauble, le ministre allemand des Finances, à l'issue du Conseil économique et financier franco-allemand qui se tenait ce mardi à Paris. 'Et nous sommes aussi d'accord de prendre les mesures que nous pouvons, sans changer les traités, nous n'attendrons pas les élections. Chaque semaine, chaque mois, nous travaillons sur ces questions, et nous allons continuer', a-t-il ajouté. Conscient de l'absence d'une majorité politique en faveur de cette solution, le gouvernement allemand parle d'une discussion avant tout théorique. Côté français, on n'exclut pas un tel chantier après 2017. Les banquiers centraux François Villeroy de Galhau et Jens Weidmann proposent donc un plan B si cette intégration échoue politiquement, avec un renforcement des règles, notamment sur le plan budgétaire.
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La croissance se confirme au sein de l'Union européenne mais toujours à un rythme modéré. La Commission européenne souligne que ses prévisions varient fortement entre les 28 en raison de situations structurelles ou conjoncturelles différentes entre les pays membres. Selon l'institution la croissance dans la zone euro devrait atteindre 1,7% cette année et 1,9% en 2017. Mais la situation économique mondiale pourrait menacer les perspectives européennes. Pour le Commissaire chargé des Affaires économiques et financières les inquiétudes concernent d'abord l'économie chinoise. Pierre Moscovici explique que le " scénario de base table sur un atterrissage en douceur et qu'il va y avoir une transition réussie du modèle économique précédent basé sur la production vers un nouveau modèle basé sur la consommation et les services. Mais il faut évidemment être attentif ". La croissance devrait être au rendez-vous au cours des deux prochaines années dans tous les pays membres, grâce principalement à la consommation privée. La Commission européenne appuie aussi ses prévisions sur un faible prix du pétrole et sur un taux de change favorable de l'euro.
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La croissance de l'activité ressort inférieure aux attentes en janvier en zone euro. L'indice Markit des directeurs d'achats dans les services et l'industrie a touché un plus bas en 11 mois. Certes, à 53,5 points, il reste en phase d'expansion (au-dessus de 50) grâce au moteur allemand, pourtant un peu moins tonique. Mais il révèle que les baisses de prix et la faiblesse de l'euro ne sont pas parvenues à stimuler la demande. La France se distingue dans les services. En contraction en décembre, le secteur a renoué avec la croissance en janvier et recrute. L'industrie manufacturière est elle restée stable.
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L'économie européenne est confrontée à de nombreuses incertitudes en 2016, notamment aux craintes liées au terrorisme qui pourraient faire fuir les touristes. L'arrivée massive de migrants en Europe stimulera-t-elle son économie ou la freinera-t-elle ? Certains pays comme l'Allemagne ont besoin de main-d'oeuvre. Y aura-t-il de nouveaux plans de sauvetage en Grèce et ailleurs dans la zone euro ? Que fera la Banque centrale européenne (BCE) en cas de nouvelle hausse des taux d'intérêt américains ? Les prix du pétrole pourraient remonter avec les tensions au Moyen-Orient ou encore en Ukraine. La Chine ralentit et plus globalement, il faut avoir en tête les inquiétudes sur la croissance mondiale. Ce sont tous les facteurs qui pourraient affecter l'économie européenne cette année. Parmi nos invités au Parlement européen à Bruxelles, 'Esther de Lange':http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/38398/ESTHER_DE+LANGE_home.html, vice-présidente du Parlement européen, membre de la Commission des affaires économiques et monétaires et députée européenne néerlandaise issue du PPE, nous répond sur la croissance européenne prévue à 1,5% par des analystes pour 2016. Pour elle, il n'y a pas d'intérêt à débattre du taux de 1,5 ou de 2% tel qu'il est mentionné dans le dernier rapport de la Commission européenne : 'La question, c'est plutôt : est-ce que tout est en ordre chez nous ? C'est vrai quand on compare les chiffres en Europe et aux Etats-Unis que notre déficit d'investissement est un problème, reconnaît-elle. Mais comme j'ai l'habitude de le dire au nom du PPE, si cet investissement signifie de l'emprunt public, un creusement de notre dette, ce n'est pas vers là que nous voulons aller, on a aussi besoin de gouvernements responsables, l'investissement doit permettre de stimuler la croissance, il doit être privé et c'est ce qu'il nous faut pour encourager l'économie,' insiste-t-elle. Autre participant à notre débat, 'Roberto Gualtieri':http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/96892/ROBERTO_GUALTIERI_home.html, président de la Commission des affaires économiques et monétaires et eurodéputé italien du groupe des Socialistes et Démocrates, évoque de son côté l'impact de la crainte inspirée par les attentats terroristes qui a incité beaucoup de gens à ne plus se rendre dans les magasins et aux concerts, à ne plus faire de tourisme. 'Bien sûr que c'est préoccupant, assure-t-il avant d'ajouter : cela veut dire aussi que l'Europe doit mener une politique étrangère sérieuse à ses frontières, je ne pense pas qu'un continent qui veut jouer un rôle dans les affaires géopolitiques puisse le faire avec un handicap, on doit mobiliser des ressources et montrer de la capacité politique à être uni : c'est ce que l'Histoire nous apprend.' Enfin, quant à la capacité des responsables politiques à mener des réformes, notre troisième invité 'Guntram Wolff':http://bruegel.org/author/guntram-b-wolff/ dresse un bilan en demi-teinte de ces deux dernières années : 'De nombreux dossiers ont avancé, mais beaucoup de choses restent en suspens, estime-t-il. Par exemple, on continue de voir des problèmes émerger du système bancaire ; le programme d'assouplissement quantitatif fonctionne, mais il n'est certainement pas suffisant, dit-il. D'un point de vue structurel, on voit que des réformes sont menées dans certains pays, mais pas dans d'autres : donc, sur l'ensemble du champ politique, on est qu'à la moitié du chemin,' assure-t-il. Concernant la situation de la Grèce, 'le problème grec n'est pas résolu (...) le programme s'appuie beaucoup trop sur l'austérité : il est totalement impensable d'aboutir à un excédent primaire de 3,5% en Grèce. Donc il faudra un ajustement et cela passera probablement par un certain effacement de la dette sous une forme ou une autre, la question se posera cette année.'
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Le chômage a atteint son plus haut niveau depuis 18 ans en France. Le taux mesuré par l'Insee au troisième trimestre s'élève à 10,6 % de la population active en incluant l'outre-mer. C'est près de 3 millions de chômeurs. Les plus touchés sont les jeunes : 24,6 % des 15-24 ans sont en recherche d'emploi. Une hausse d'autant plus inquiétante que la tendance est baissière sur l'ensemble de la zone euro. Selon Eurostat - dont les chiffres sont légèrement différents - à 10,8 %, le taux de chômage français en octobre a dépassé la moyenne du bloc (10,7 %) pour la première fois en huit ans. L'Insee relativise cependant : le taux d'emploi est en effet resté stable à 64,2 % des 15-64 ans et l'on constate une forte baisse de ce qu'on appelle le ' halo ' autour du chômage, ces inactifs non comptabilisés comme chômeurs. Ce sont eux qui, voyant l'activité repartir, sont entrés en recherche active d'emploi, ce qui est bon signe. La courbe pourrait donc s'inverser en 2016. Reste que ces mauvais chiffres tombent mal pour les socialistes au pouvoir, à trois jours des élections régionales.
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Le chômage a reculé plus que prévu en zone euro en octobre. Les chiffres publiés ce mardi par Eurostat le donnent à 10,7 % de la population active là où les économistes l'attendaient stable à 10,8 %. C'est le taux le plus bas enregistré par l'office européen de statistiques depuis janvier 2012. Au total, les 19 pays de la zone euro comptaient 17,24 millions de demandeurs d'emploi en octobre, 13.000 de moins qu'en septembre.L'Allemagne se distingue avec le plus faible taux de la zone euro en octobre. Et en dépit du scandale Volkswagen, la tendance se confirme en novembre : selon l''Agence fédérale de l'emploi':http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/allemagne-le-chomage-r..., le chômage est tombé à 6,3 % de la population active le mois dernier, son plus bas niveau depuis la réunification du pays en 1990. ' L'emploi a continué à augmenter considérablement. Au niveau des entreprises, le recrutement a encore augmenté. Donc le marché du travail s'est encore une fois bien comporté et se tient pêt à relever les prochains défis,' s'est félicité le président de l'Agence, Frank-Jürgen Weise. Hors Grèce, dont les données les plus récentes datent du mois d'août, l'Espagne enregistre le plus fort taux de chômage à 21,6 %, mais c'est aussi dans ce pays qu'il a le plus baissé sur un an. Il atteint cependant 47,7 % chez les moins de 25 ans. C'est en Finlande, en France et en Belgique qu'il a le plus augmenté.
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Le PIB de la Grèce s'est contracté de 0,9 % au troisième trimestre 2015, soit près du double de ce qui était prévu. L'agence nationale de statistiques a aussi revu à la baisse la croissance du deuxième trimestre de 0,4 à 0,3 %. La Commission européenne prévoit, elle, un retour du pays à la récession en 2015 et 2016, après une brève embellie en 2014, seule année ayant connu une croissance positive depuis six ans. Athènes est par ailleurs convenu avec ses créanciers d'un nouveau train de mesures que le pays doit approuver le mois prochain pour obtenir la prochaine tranche d'aide. En adoptant un premier volet de mesures d'austérité, la Grèce est déjà parvenue à s'assurer le versement de 25 milliards d'euros d'aide.
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Le tout nouveau billet de 20 euros entre en circulation ce mercredi. D'un bleu plus soutenu, le dernier né de la série ' Europe ' se veut un casse-tête pour les faussaires grâce a des caractères de sécurité supplémentaires. Parmi eux : une fenêtre dans laquelle, face a la lumière, apparaît par transparence un portrait d'Europe, cette princesse de la mythologie grecque enlevée par Zeus qui a donné son nom au continent. Y figurent aussi des caractères en braille pour les aveugles. Au total, 4,3 milliards de coupures du nouveau billet ont été fabriquées pour l'ensemble de la zone euro. La Banque centrale européenne avait lancé en mai 2013 le nouveau billet de cinq euros, et celui de dix euros en septembre 2014. Le prochain changement de billet, prévu pour le 2e trimestre 2017, concernera la coupure de 50 euros.
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En visite en Allemagne, le ministre des Finances britannique a réclamé une protection spéciale pour les pays de l'UE qui comme la Grande-Bretagne n'ont pas adopté l'euro. Objectif éviter la discrimination, notamment des entreprises. 'La Grande-Bretagne peut soutenir l'eurozone dans les changements nécessaires pour renforcer l'euro, a déclaré George Osborne. En retour, vous pouvez nous aider à réaliser les changements dont nous avons besoin pour sauvegarder les intérêts des économies qui ne sont pas dans l'eurozone.' George Osborne a laissé entendre que les neuf pays hors eurozone sont 'systématiquement désavantagés' par rapport aux dix-neuf pays du bloc monétaire. Les relations entre Londres et l'Union européenne ont toujours été délicates, les eurosceptiques britanniques sont nombreux. Le Premier ministre David Cameron a promis un référendum sur la question de l'appartenance à l'UE, d'ici 2017. L'UE qui aurait bien du mal à affronter les conséquences d'un Brexit.

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