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La Commission européenne présente ses propositions pour approfondir l'Union économique et monétaire. L'institution suggère entre autre la fusion du poste de Commissaire chargé des Affaires économiques avec celui de président de l'Eurogroupe. Mais toutes ces mesures de renforcement doivent nécessairement s'accompagner d'une transparence accrue explique le Commissaire en charge des Affaires financières. 'La gouvernance de la zone euro ne peut pas rester à côté de l'exigence démocratique, que nous avons besoin d'un contrôle démocratique, que nous avons besoin du renforcement du rôle du Parlement européen pour jouer cette fonction', explique Pierre Moscovici. Ce dernier estime d'ailleurs que ces pistes doivent faire avancer ensemble les pays membres de la monnaie unique. 'Nous ne pouvons pas avoir ni une Europe à deux vitesses, et surtout pas un euro à deux vitesses. Qui dit monnaie unique dit réduction des divergences', précise-t-il. L'euro est utilisé dans 19 pays membres de l'Union européenne et concerne près de 340 millions de personnes. Pour la Commission ces propositions ne servent pas de feuille de route mais de base de discussion avec les États membres et les institutions européennes.
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La confiance des consommateurs dans la zone euro au plus haut en près de 10 ans. Selon la Commission européenne, la confiance des consommateurs dans les 19 pays partageant l'euro a augmenté de 0,3 point au mois de mai mais reste néanmoins à un niveau négatif de -3,3%. Alors que la croissance de la zone euro devrait être encore relativement lente, à 1,7% cette année, le bloc de la monnaie unique a été stimulé par une succession d'événements politiques considérés comme positifs pour la croissance. A commencer par l'élection du président français, l'europhile Emmanuel Macron. Ce gain de confiance s'explique également par un taux de chômage dans l'eurozone à son plus bas niveau depuis 2009, à 9,5%.
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La croissance de la zone euro est confirmée à 0,5% au premier trimestre par rapport aux trois mois précédents, selon une nouvelle estimation d'Eurostat. Sur un an le PIB progresse de 1,7 %. La croissance dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique est supérieure à celle des Etats-Unis, portée notamment par la consommation intérieure et l'investissement des entreprises. Pour l'ensemble de l'année 2017, la Commission européenne table sur un PIB en hausse de 1,7%. Elle avertit toutefois des risques liés à la politique commerciale américaine ou aux négociations sur le Brexit. Euro area GDP +0.5% in Q1 2017 (EU 0.5%), +1.7% compared with Q1 2016: flash estimate from #Eurostat https://t.co/HkhXEpdlrK pic.twitter.com/IOtvLFKnj6- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 16 mai 2017
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Le président français Emmanuel Macron a rencontré la chancelière allemande Angela Merkel ce lundi à Berlin, pour son premier déplacement officiel à l'étranger au lendemain de sa prise de fonction. Les deux dirigeants ont plaidé pour une refondation historique de l'Europe, face au risque de la montée des populismes et de la désintégration. 'Pour les perspectives à moyen terme de l'Union européenne, nous sommes d'accord pour établir une feuille de route. Ce type de projet ne peut se réaliser du jour au lendemain, mais il y a la conviction commune que l'on ne peut pas se contenter de gérer la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, mais qu'il faut aussi penser à renforcer l'Union telle qu'elle existe et en particulier la zone euro', a estimé la chancelière allemande. 'Le couple franco allemand a besoin de réimprimer beaucoup de pragmatisme et de volontarisme de court terme, mais aussi de moyen terme pour l Union europeenne et la zone euro, et c est dans cet esprit la que nous allons travailler ensemble. Je serai en tout cas pour ma part toujours un partenaire franc direct et constructif', a déclaré le président français. Les deux dirigeants se sont dits prêts pour réformer en profondeur la zone euro à modifier les traités, si nécessaire. La chancelière y était, jusqu'ici, très réticente.
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Le président français Emmanuel Macron a rencontré la chancelière allemande Angela Merkel ce lundi à Berlin, pour son premier déplacement officiel à l'étranger au lendemain de sa prise de fonction. Les deux dirigeants ont plaidé pour une refondation historique de l'Europe, face au risque de la montée des populismes et de la désintégration. Les deux dirigeants se sont dit prêts pour réformer en profondeur la zone euro à modifier les traités, si nécessaire. Du point de vue allemand, c'est tout à fait possible à déclaré Angela Merkel, alors qu'Emmanuel Macron assure qu'il n'y aura pas de tabou en la matière. Pour le nouveau président français, l'axe franco-allemand est crucial pour cette refondation du projet européen, et il doit être revitalisé pour parvenir à ses transformations. Les deux dirigeants se sont engagé à présenter des résultats dans quelques mois et ils ont annoncé qu'ils allaient prochainement élaborer une feuille de route pour le futur de l'Union et de la zone euro.
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Au lendemain de sa prise de fonction, le nouveau président français a décidé de rencontrer la chancelière allemande pour son premier déplacement à l'étranger. Euronews a interrogé Daniel Gros, directeur du Centre d'études de politiques européennes à Bruxelles, sur cette nouvelle page des relations entre Paris et Berlin. *Daniel Gros* : 'Le gouvernement allemand sait qu'il doit montrer sa bonne volonté au nouveau président français et qu'il doit le soutenir en matière de politique intérieure. Et puis le gouvernement allemand est actuellement issu d'une coalition, il y a deux âmes dans cette coalition, l'une est plus ouverte aux propositions françaises et l'autre moins'. *Euronews* : 'Emmanuel Macron évoque déjà un budget de la zone euro. Le gouvernement allemand est-il le bon partenaire?' *Daniel Gros* : 'Il n'est pas très clair si Emmanuel Macron veut un budget pour la zone euro ou pour l'Union européenne. Mais la plus grande difficulté n'est pas tant entre la France et l'Allemagne parce qu'il y a un autre grand pays dans l'Union européenne, l'Italie, qui rencontre des difficultés fiscales, qui rencontre plus de problèmes fiscaux que la France. Donc, alors que la France et l'Allemagne pourraient parvenir à un accord, elles doivent d'une certaine façon entraîner l'Italie et cela pourrait être très très difficile.' *Euronews* : 'A propos de sécurité, comment l'Allemagne et la France vont travailler ensemble?' *Daniel Gros* : 'La sécurité est en fait le dossier où un accord serait le plus facile à conclure car ce n'est pas un domaine où l'Allemagne est en position de force et la France en position de faiblesse. C'est un petit peu l'inverse. La France est davantage moteur car elle a une longue tradition et elle détient des armes nucléaires.'
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Le secteur privé de la zone euro a enregistré en avril sa meilleure performance en six ans. L'indice PMI composite, qui regroupe les services et le secteur manufacturier, a grimpé à 56,8 points en avril, bien au-delà du seuil des 50 points qui marque la limite entre croissance et contraction de l'activité. En France en Allemagne, la croissance des services s'est légèrement tassée, tout en restant dynamique, alors qu'en Italie, elle a atteint un pic en de près de dix ans. Ces résultats du secteur privé confirment en tout cas la solidité de l'économie de la zone euro, dont la croissance au premier trimestre a été supérieure à celle des Etats-Unis.
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La croissance de la zone euro a été solide au premier trimestre, en dépit du Brexit et de l'incertitude liée aux élections en France. Selon les premières estimations d'Eurostat, elle ressort à 0,5% par rapport au trimestre précédent et à 1,7% sur un an. Ces chiffres, supérieurs à ceux des Etats-Unis, laissent augurer une bonne année 2017 pour la zone euro. Pour les analystes, la consommation intérieure et l'investissement des entreprises ont été les principaux moteurs de la croissance au premier trimestre. Euro area #GDP +0.5% in Q1 2017, +1.7% compared with Q1 2016: preliminary flash estimate from #Eurostat https://t.co/I9eWQOtCNp pic.twitter.com/46a6Rq6jG4- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 3 mai 2017 Par ailleurs, ''l'inflation en avril'':http://www.sudouest.fr/2017/04/28/zone-euro-l-inflation-proche-de-l-obje... a atteint 1,9%, proche de l'objectif fixé par la Banque centrale européenne. Pour continuer à stimuler la croissance, la BCE maintient depuis plus d'un an ses taux directeurs à un niveau historiquement bas, ainsi que son vaste programme de rachat de dettes. La croissance en zone euro dépasse celle des Etas-Unis https://t.co/JXDFJ8UtV9 pic.twitter.com/bQ2IKn5pRA- Investir (@InvestirFr) 3 mai 2017 Avec AFP, Reuters, Capital
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L'économie de la zone euro entame le second trimestre sur des bases solides, à en croire les données PMI préliminaires de l'institut Markit. L'indice flash composite, qui combine les secteurs manufacturier et des services, est à son plus haut niveau en six ans à 56,7 en avril, après 56,4 en mars. Des niveaux conforme à une croissance trimestrielle de 0,7% dans les pays qui utilisent la monnaie unique. Une croissance supérieure à celle du premier trimestre et aux prévisions des analystes. Flash #Eurozone #PMI Composite Output Index at 72-month high of 56.7 in April (56.4 in March). https://t.co/hMy3d7H84N pic.twitter.com/T5DiJQJFhp- Markit Economics (@MarkitEconomics) 21 avril 2017 En Allemagne, l'activité dans le secteur des services a légèrement ralenti, ce qui suggère une croissance moins élevée à venir. L'indice composite recule de 57,1 en mars à 56,3 en avril. En France en revanche, le secteur privé a poursuivi son expansion, porté par la demande.L'indice composite est ressorti à 57,4 en progression de 1,4 point, malgré l'approche de la présidentielle. Là aussi à son plus haut depuis mai 2011. Latest data signals further strong growth in French private sector. Flash #France #PMI at 57.4 in Apr (56.8 - Mar). https://t.co/gcdrUPlpEP- Markit Economics (@MarkitEconomics) 21 avril 2017
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Le Premier ministre grec profite de la visite à Athènes du président du Conseil européen Donald Tusk pour mettre la pression. Si aucun accord n'est trouvé vendredi avec les créanciers de la Grèce sur le déblocage de nouveaux prêts, alors il convoquera un sommet de la zone euro, a-t-il prévenu. , . . pic.twitter.com/KNGs34ATZd- Prime Minister GR (@PrimeministerGR) 5 avril 2017 Rencontre avec le Président du Conseil européen, M. Donald Tusk à la villa Máximos. Donald Tusk s'est voulu plutôt positif quant à la perspective d'un accord. 'Personne n'a envie de punir la Grèce, a-t-il souligné. Notre seul objectif hier, aujourd'hui comme demain, est d'aider la Grèce. La crise elle-même est suffisament pénalisante.' My press statement after good meeting with tsipras_eu on review talks and migration crisis: https://t.co/tfxP40TxfM pic.twitter.com/s0JniQkUEQ- Donald Tusk (eucopresident) 5 avril 2017 prêt contre coupes budgétaires Athènes s'oppose à certaines conditions demandées par ses créanciers - FMI en tête - notamment des coupes budgétaires supplémentaires sur les retraites en 2019. Les négociations étaient censées aboutir en décembre dernier. Ce retard risque de finir par coûter encore plus cher, comme l'explique ce professeur d'économie : 'le retard, peu importe qui en est responsable, crée davantage de problèmes parce qu'il fait davantage plonger l'économie grecque dans la récession, dit-il. Et d'un autre côté le risque que les créanciers demandent plus d'austérité grandit si la situation macro-économique se déteriore.' Giannisis Stamatis, euronews : 'Le gouvernement grec accuse les créanciers du pays de faire excessivement pression afin d'imposer plus de mesures d'austérité. En parallèle, tout retard supplémentaire sur la conclusion d'un accord rapproche dangereusement la Grèce de la nécessité d'obtenir un nouveau renflouement.'
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Le volume des ventes du commerce de détail a augmenté de 0,7 % dans la zone euro et dans l'ensemble de l'Union européenne en rythme annuel au mois de février. Les prévisions des économistes tournaient autour de 0,5 %. Dans la zone euro, la progression est due à des hausses de 0,9 % des ventes dans le secteur non-alimentaire et de 0,7 % dans celui de l'alimentation, des boissons et du tabac. Sur un an, le volume des ventes au détail a progressé de 1,8 % en février, une hausse supérieure à celle d' 1,4 % prévue par les analystes. Les ventes de carburant automobile ont baissé de 0,9 %.
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L'inflation a fortement reculé en mars dans la zone euro à 1,5 % sur un an, selon une première estimation de l'Office européen des statistiques Eurostat, qui est en dessous des prévisions des analystes. Euro area inflation down to 1.5% in March 2017: flash estimate from #Eurostat https://t.co/mZDZg36uDR pic.twitter.com/gzooB6N2XT- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 31 mars 2017 Après avoir atteint 2 % en février, ce qui n'était plus arrivé en quatre ans, ce recul de l'inflation en mars s'explique avant tout par le net ralentissement des prix de l'énergie. L'inflation sous-jacente, qui exclut l'énergie et les produits alimentaires, a elle aussi légèrement décéléré. La Banque centrale européenne vise un rythme durable d'inflation proche de 2 %, considérée comme un signe de bonne santé de l'économie. Pour soutenir la croissance, l'institution monétaire injecte massivement des liquidités en rachetant chaque mois 80 milliards d'euros de dette. Ce programme de rachats d'actifs sera ramené à 60 milliards en avril. Avec Agences
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L'économie se porte bien dans la zone euro. C'est ce qui ressort de l'Indice flash PMI de l'Activité Globale qui mesure chaque moi l'activité du secteur privé. L'indice a connu sa plus forte progression en six ans, à 56,7 en mars (après 56,0 en février), bien au dessus des les prévisions des économistes (55,8) . L'indice PMI de l'industrie manufacturière (56.2) et celui du secteur des services (56.5) atteignent un pic de 71 mois. Les deux secteurs ont été portés par une demande soutenue, précise l'institut Markit, qui publie les données. Flash #Eurozone #PMI Composite Output Index at 71-month high of 56.7 in March (56.0 in February). https://t.co/0Aefhep3ge pic.twitter.com/x3KhrFN3Zy- Markit Economics (@MarkitEconomics) 24 mars 2017 Selon l'institut, les chiffres préfigurent la plus forte croissance trimestrielle du PIB depuis six ans en zone euro à environ 0,6%. L'emploi enregistre par ailleurs sa plus forte progression depuis près de dix ans. En Allemagne et surtout en France, les indices PMI affichent des niveaux inédits depuis plusieurs années. France Markit Manufacturing PMI came in at 53.4, above forecasts (52.4) in March https://t.co/XENCJla4VW pic.twitter.com/F9poRKlzlW- FXCM Australia (@FXCMAustralia) 24 mars 2017 La BCE attendue au tournant Ces éléments sont suivis de près par la Banque centrale européenne (BCE), qui s'efforce de soutenir l'activité et de redresser l'inflation avec une politique monétaire ultra-accommodante. Selon Markit, l'institution pourrait se diriger vers une politique plus restrictive afin de pas être en décalage avec la réalité économique. D'autant plus que la forte demande permet aux entreprises de rehausser leurs tarifs : l'inflation a atteint un plus haut de près de 6 ans. The ECB has been, and will remain patient for some time. But it's going to be increasingly difficult with PMIs screaming 'HIKE!'. pic.twitter.com/CrlgpIIbGi- Frederik Ducrozet (@fwred) 24 mars 2017
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L'atonie de la demande mondiale a pénalisé le commerce extérieur allemand en mai. En données corrigées des variations saisonnières, les exportations de la première économie de l'Union européenne ont plongé de 1,8% par rapport à avril, leur plus fort recul mensuel depuis août 2015. Les économistes pariaient sur une hausse de 0,25%. Les importations ont quant à elles augmenté de 0,1% en variation mensuelle, moins que la hausse de 0,4% attendue. On notera que l'excédent commercial de l'Allemagne avec l'Union a encore augmenté, signe que la bonne tenue de la demande intérieure allemande ne bénéficie pas à ses partenaires européens. La croissance allemande a atteint 0,7% au premier trimestre, dopée par la hausse des dépenses des ménages, l'investissement dans le BTP et les dépenses publiques en faveur des réfugiés. Elle est pressentie entre 0,1 et 0,3% au deuxième trimestre, sur fond de stagnation des commandes à l'industrie. D'ailleurs la production industrielle nettement fléchit en mai.
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L'Espagne et le Portugal ont dévié de leur trajectoire budgétaire. La Commission européenne reconnaît officiellement le dérapage de Madrid et Lisbonne. Les deux pays n'ont pas suffisamment réduit leurs déficits et risquent donc une amende. Mais le Commissaire chargé des Affaires économiques et financières relativise cette perspective. " Ces conséquences financières pourraient être égales à zéro parce que nous devons prendre en compte le fait que ces pays ont souffert d'une crise économique sévère et qu'ils sont en train de se redresser ", souligne Pierre Moscovici. L'objectif pour l'institution est de trouver l'équilibre entre le respect des règles européennes et assurer la reprise dans les deux pays. Mais le rôle de la Commission se limite à constater les faits. Elle laisse le soin aux ministres des Finances de l'Union d'approuver ou non cette analyse.
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L'inflation est repassée en territoire positif en zone euro en juin. Eurostat la donne en hausse de 0,1% sur un an, contre -0,1% le mois précédent et -0,2% en avril. C'est mieux que prévu. Cette légère embellie est emmenée par les services, dont les prix ont augmenté de 1,1% sur un an en juin. Et si les prix de l'énergie continuent à reculer, leur baisse est de moindre ampleur (-6,5% en juin contre -8,1% en mai). Elle a été compensée par la hausse de 0,9% des prix des produits alimentaires, alcool et tabac inclus. Euro area inflation up to 0.1% in June 2016 (-0.1% in May): flash estimate from #Eurostat https://t.co/qMVJ9hAplp pic.twitter.com/rD3WS26vdh- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 30 juin 2016 L'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors alimentation, énergie, alcool et tabac, ressort quant à elle à 0,9% en juin sur un an, contre 0,8% en mai. Le retour de l'inflation, conjugué au rebond post-Brexit des bourses européennes pourrait conduire la Banque centrale européenne à opter pour le statu quo lors de sa réunion du 21 juillet. Prendra-t-elle le risque cependant de décevoir des marchés qui ont déjà intégré le scénario d'un autre coup de pouce monétaire. Au lendemain du référendum, la BCE s'était en effet dit prête à injecter des liquidités supplémentaires si nécessaire.
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Pour les banques grecques, c'est un soulagement. A compter du 29 juin, elles pourront de nouveau se refinancer à moindre coût auprès de la Banque centrale européenne, comme toutes les autres banques de la zone euro. Régime de faveur Un régime de faveur pourtant, puisque qu'elles apporteront en garantie des bons du Trésor grec classés en catégorie spéculative par les agences de notation, et donc normalement non recevables. Mais la BCE a décidé de rétablir la dérogation en vigueur de mai 2010 à février 2015 - le fameux 'waiver' - en reconnaissance des efforts d'Athènes en matière de réformes. ECB reinstates waiver for eligibility of Greek bonds used as collateral in Eurosystem monetary policy operations https://t.co/8FDSPbGPyH- ECB (@ecb) 22 juin 2016 Ce coup de pouce fait suite au versement d'un nouveau prêt de 7,5 milliards d'euros au pays cette semaine, dans le cadre du troisième plan d'aide négocié l'été dernier. Athènes espère plus Que va changer la décision de la BCE pour les entreprises et les ménages grecs ? 'A court terme, pas grand chose, nous dit notre correspondante à Athènes, Symela Touchtidou. '_Les banques utiliseront les économies dégagées pour alléger leurs dettes. Toutefois, si la BCE devait bientôt faire participer le pays à son programme de rachat de dettes publiques (assouplissement quantitatif), ce qu'espère Athènes, les Grecs verront les liquidités affluer sur le marché, à moindre coût.'
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Elle s'y était engagée en avril : la Banque Centrale Européenne a commencé à racheter des obligations d'entreprises notées en qualité d'investissement. Objectif : faciliter leur financement à moindre coût pour relancer l'investissement et l'activité en zone euro. Ces opérations porteront sur moins d'un dixième des 80 milliards d'euros mensuels consacrés jusqu'à présent au rachat de dette souveraine pour stimuler une inflation plancher. Ce mercredi, la BCE s'est intéressée aux services aux collectivités, aux assureurs et aux télécoms, notamment à l'Italien Generali et à l'Espagnol Telefonica.
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La zone euro a connu sa plus forte croissance en un an au premier trimestre. Eurostat l'a revue à la hausse à 0,6% par rapport au trimestre précédent et à 1,7% sur un an. Des chiffres qui avaient été revus à la baisse le mois dernier. Euro area GDP +0.6% in Q1 2016, +1.7% compared with Q1 2015 #Eurostat https://t.co/n43bbGspS7 pic.twitter.com/wZXSHntL4e- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 7 juin 2016 Une performance portée par les dépenses des ménages et l'investissement privé, mais freinée par la balance commerciale, les importations ayant plus augmenté que les exportations. L'Allemagne, première économie du bloc, a fait mieux que la moyenne avec 0,7% de croissance en variation trimestrielle. La France, numéro 2, affiche un résultat en ligne. Quant à l'Italie, troisième économie de la zone euro, elle a sous-performé avec une croissance de 0,3% par rapport au trimestre précédent.
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L'activité manufacturière s'essouffle en zone euro. L'Indice Markit des directeurs d'achats qui la mesure est certes resté en phase d'expansion à 51,5 en mai, mais il n'avait pas été aussi faible depuis trois mois. Avec les Pays-Bas, l'Allemagne fait exception en améliorant son score grâce à une forte demande intérieure. En France et en Grèce, la contraction du secteur manufacturier s'est poursuivie faute de demande en dépit d'une baisse des prix. Dans l'hexagone, les nouvelles commandes comme les exportations ont décliné pour le cinquième mois consécutif, affectant l'emploi, qui recule quant à lui pour le troisième mois consécutif.
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L'inflation est restée négative pour le deuxième mois consécutif en mai en zone euro. Sur un an, elle s'affiche à -0,1%, conformément aux attentes. C'est légèrement mieux qu'en avril (-0,2%), grâce à un ralentissement de la baisse des prix de l'énergie. L'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors alimentation et énergie, ressort quant à elle, en rythme annuel, à 0,8% en mai, contre 0,7% en avril. Chômage stable Taux de chômage en avril 2016 8,7 % dans l'UE 10,2 % dans la zone euro 9,9 % en Francehttps://t.co/DYlQc7c7lv pic.twitter.com/wI0SLTKZDe- Parlement européen (@Europarl_FR) 31 mai 2016 Sur le front de l'emploi, le taux de chômage est resté stable en zone euro en avril à 10,2%. Les chiffres allemands pour mai laissent espérer une embellie pour l'ensemble de l'union monétaire. Le taux de chômage y est tombé à 6,1%, son plus bas niveau depuis la réunification du pays en 1990. Avec Reuters.
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L'austérité est une fois de plus au menu du parlement grec. Les députés doivent se prononcer dimanche sur une série de mesures complémentaires exigées par les créanciers internationaux d'Athènes en contrepartie du versement d'une nouvelle tranche d'aide. Hausses d'impôts Le texte présenté ce mercredi par le gouvernement d'Alexis Tsipras prévoit une hausse de la TVA de 23 à 24%, une augmentation des taxes sur les carburants, le tabac et l'alcool, mais aussi, en vrac sur les paris, l'internet et le câble. En revanche, l'élaboration du mécanisme de contingence est toujours en cours. Il s'agit des mesures d'austérité supplémentaires qui seront appliquées si la Grèce ne parvient pas à dégager un excédent budgétaire primaire de 3,5% du PIB en 2018. Contre la montre Athènes doit présenter ce mécanisme aux ministres des finances de la zone euro mardi 24 mai à Bruxelles. Comme convenu avec l'Eurogroupe le 9 mai dernier, il est la condition à la renégociation de la dette grecque. Pour le gouvernement grec, qui espère un été calme, c'est le dernier test. Boucler l'évaluation et le versement de la prochaine tranche d'aide est le minimum requis pour remettre l'économie grecque sur le chemin de la croissance. Toutefois, beaucoup notent la contradiction : les nouvelles mesures, en particulier la hausse massive des taxes, vont priver le pays de l'oxygène indispensable à sa croissance.
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Et si les taux zéro profitaient finalement à l'Allemagne ? C'est en tout cas grâce à la consommation que la croissance de la première économie de la zone euro a plus que doublé au premier trimestre, par rapport au trimestre précédent. Dans sa seconde estimation, l'office européen des statistiques Eurostat la donne à 0,7%. Dopées par des salaires en hausse, les dépenses des ménages ont compensé la baisse des exportations, pénalisées par un euro fort et le ralentissement des pays émergents. Berlin s'attend toutefois à un essoufflement de ses performances sur le reste de l'année. Dans l'ensemble de la zone euro, la croissance s'affiche à 0,5%, contre 0,6% estimés précédemment. La France, deuxième économie du bloc, se situe exactement dans la moyenne (+0,5%), grâce à la demande intérieure. L'Italie, troisième économie de l'eurozone, reste à 0,3%, emmenée par l'expansion de l'activité dans l'industrie et les services, mais freinée par la contraction de son secteur agricole. Euro area GDP +0.5% in Q1 2016, +1.5% compared with Q1 2015 #Eurostat - https://t.co/2QJTE7cGun pic.twitter.com/bR8ImtvCDC- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 13 mai 2016 On notera la belle performance de l'Espagne avec une croissance de 0,8%, comme au trimestre précédent. Enfin la Grèce affiche une croissance négative de 0,4% selon Elstat, le bureau national des statistiques. C'est toutefois mieux que prévu.
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Le gouvernement Tsipras affichait son optimisme au lendemain de la réunion de l'Eurogroupe quant au versement d'une nouvelle tranche d'aide de 5 milliards d'euros d'ici fin mai. Ce lundi à Bruxelles, Athènes s'est engagé auprès de ses créanciers internationaux sur un mécanisme dit de contingence : si la Grèce rate ses objectifs en 2018, des mesures d'austérité seront automatiquement appliquées. Un moindre risque, selon Alexis Tsipras. 'Nous avons rempli nos obligations, vis-à-vis de nos créanciers comme des Grecs, puisque nous appliquons l'accord avec autant de flexibilité que possible dans le but de protéger la société,' a commenté le Premier ministre. La Grèce a impérativement besoin de l'aide internationale pour honorer ses échéances de l'été. Athènes détaillera ce mécanisme lors de la réunion de l'Eurogroupe du 24 mai. Ce mardi au parlement de Strasbourg, le Commissaire européen aux affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a vanté l'arrangement trouvé. 'Il y avait un deuxième bloc dans nos discussions d'hier et des semaines précédentes qui était la nécessité de trouver un accord sur un mécanisme de contingence. Ce mécanisme remplit les critères fixés par l'Eurogroupe à Amsterdam il y a deux semaines, à savoir qu'il sera objectif, qu'il sera légiféré en amont, qu'il sera crédible et automatique,' a-t-il précisé. Mais pour l'opposition grecque, l'objectif à atteindre - un excédent budgétaire primaire, soit avant paiement des intérêts de la dette, de 3,5% du PIB - est bien trop ambitieux. 'Ce mécanisme entrera forcément en vigueur,' estime l'ancien secrétaire général des recettes publiques, Harry Theoharis. 'Nous allons forcément rater nos objectifs. Il aurait dû être introduit dès le début.' Et de prévenir : 'Les fonctionnaires et les retraités seront directement affectés par les baisses de salaires et des retraites.'
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Le Parlement grec doit se prononcer ce dimanche sur une réforme controversée des retraites, réclamée par les créanciers. En face du Parlement à Athènes près de 15 000 manifestants se sont rassemblés, pour exprimer leur épuisement face aux mesures d'austérité. Cette nouvelle réforme des retraites est qualifiée de 'pillage' par les syndicats. Le texte prévoit la réduction des retraites les plus élevées,l'augmentation des impôts et des taxes pour les moyens et hauts revenus, et la fusion de plusieurs caisses d'assurance. Liana Korobili, 37 ans, professeur au chômage: 'Nous sommes jeunes et nous ne pouvons pas accepter ces politiques. Nous n'avons pas d'assurance sociale, de soins de santé, de salaires décents et pour la plupart d'entre nous, même pas d'emploi. Nous ne pouvons pas vivre comme ça. Nous ne pouvons pas vivre au 21ème siècle avec des conditions de travail du 19ème siècle.' Le pays est paralysé par une grève générale de 48 heures. La réforme était exigée par les créanciers de la Grèce en échange du nouveau plan d'aide signé en juillet. Seuls les députés de la coalition gouvernementale, de la gauche Syriza et du parti souverainiste Anel, s'apprêtent à voter en faveur de ce projet. Les partis d'opposition, dont celui de la droite de la Nouvelle-Démocratie, ont indiqué qu'ils allaient voter contre. Apostolos Staik, euronews : 'La réforme des retraites du gouvernement est nécessaire, mais les travailleurs font valoir que dans quelques années , les pensions pourraient encore être réduites. Aux yeux du peuple, Syriza marche sur le chemin de l'austérité et des coupes budgétaires. Une politique mise en oeuvre par tous les gouvernements précédents.'
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Notre journaliste James Franey a rencontré à Bruxelles le ministre des Finances italien Pier Carlo Padoan pour the global conversation. *euronews, James Franey: Les partis eurosceptiques enchaînent les bons résultats à travers l'UE. Ce n'est sans doute pas le meilleur moment pour appeler à plus d'intégration fiscale et politique dans la zone euro. C'est pourtant tout ce dont l'Europe a besoin, selon le ministre italien des Finances, si elle veut surmonter la crise économique. Pier Carlo Padoan, l'ancien chef économiste de l'OCDE, m'a rejoint à Bruxelles pour Global Conversation. Pier Carlo Padoan, bienvenue dans The Global Conversation.* Pier Carlo Padoan, ministre italien des Finances: Merci de me recevoir. euronews: On a assisté à plusieurs plans de sauvetage dans la zone euro ces dernières années. Quel est votre vision de la monnaie unique aujourd'hui? La monnaie unique est bien plus forte qu'elle ne l'était il y a trois ans, depuis la crise grecque nous avons fait en Europe des efforts impressionnants pour renforcer les instituions, particulièrement sur les questions bancaires. Mais aussi pour mieux appréhender la croissance et la coopération fiscale. Peut-elle survivre dans sa forme actuelle? Quelles sont selon vous les réformes nécessaires? Nous devons d'abord achever l'union bancaire en établissant un système européen de garantie des dépôts bancaires ce que l'on appelle la 'résolution' des banques - c'est à dire rendre les banques sures quand elles ne vont pas bien. Il faut aussi renforcer les vecteurs de croissance. Ces derniers sont à chercher du côté de politiques fiscales 'pro-actives', qui doivent être orientées vers la croissance. Il faut mener des réformes structurelles visant à augmenter le potentiel de croissance de l'économie européenne. Si l'on regarde les chiffres de la croissance Italienne ces dernières années, en matière de PIB, c'est plutôt plat depuis l'introduction de l'euro... Pensez-vous que l'euro est une camisole pour la croissance? Ce n'en est pas une s'il est complété par des réformes structurelles, que nous menons dans le pays pour accroître le potentiel de croissance, et d'un lien entre la zone euro et le marché unique. En d'autres mots, je suis pour plus d'intégration dans la zone euro, mais aussi en Europe au sens large. Vous avez été en faveur d'un ministre des finances de l'euro-zone. Quel genre de mandat aurait cette personne? Un tel ministre s'occuperait des ressources communes et de ce que j'appelle 'les biens publics européens'. Un exemple: les migrations. Elles demandent une stratégie européenne pour résoudre non seulement les urgences en terme de flux migratoires, mais aussi pour bâtir dans les pays d'origine des migrants les conditions du développement économique: plus d'opportunités d'emploi pour que la contrainte de traverser l'Europe soit moins forte. Et de préparer l'Europe à accueillir ces migrants: qui sur le moyen terme sont une bénédiction, car ils augmente les opportunités de croissance de l'économie européenne. Etant donnée la montée de l'euroscepticisme dans un grand nombre de pays de l'UE, est-ce vraiment sensé de vouloir transférer plus de pouvoir vers l'échelon européen? Vous ne pensez pas que cela va d'un certaine manière aviver la flamme eurosceptique? C'est tentant de mettre la faute sur l'Europe, mais c'est important que les défis européens soient accompagnés de réponses européennes. A travers les décennies nous voyons que l'Europe a grandit suite à plusieurs vagues d'intégration. Il y a encore beaucoup de bénéfices à tirer de plus grandes intégrations, de plus grandes innovations, de plus grandes opportunités d'emploi, notamment grâce aux migrants sur le long terme. Cela demande des réponses Européennes et pas nationales. Ou sont les preuves de cela? Si on regarde les résultats des élections dans certains pays, où est la preuve que les populations vont soutenir de telles choses? Ce que montrent les sondages et les votes, c'est que les européens ne sont pas satisfaits du modèle économique qui a produit de la récession et du chômage plus que de la croissance. Nous devons renverser cela. Et montrer que l'Europe peut apporter plus de croissance, plus d'emplois, plus d'aides sociales. Ce fût le cas dans le passé, nous pouvons le faire dans le futur. Et commencer maintenant. Je voudrais revenir sur le sujet de l'union fiscale. Le président de la Bundesbank, M. Jens Weidmann, a critiqué cette idée. Il dit voir d'énormes obstacles à une telle union, et qu'aucun politique ne pourra les supprimer. Que lui répondez-vous? Si vous revenez dans le passé, souvent ce qui a été réalisé était sensé être irréalisable. Laissez-moi citer la monnaie unique, la Banque Centrale Européenne et les instituions européennes. Je crois vraiment que l'Europe doit aller de l'avant, et non reculer. Si on recule, et il y a un risque que cela arrive, alors l'impact sera négatif non seulement sur nos instituons mais aussi sur toute la construction européenne. Nous devons aller de l'avant et chercher le consensus et le soutien politique autour de nos idées. Pouvez-vous expliquer comment le filet de sécurité que l'Italie a créé pour aider son système bancaire va marcher? Il s'agit de 5 milliards d'euros. C'est suffisant? Tout d'abord c'est un effort du secteur privé. Le secteur privé, les banques privées et les compagnies d'assurance italiennes et étrangères ont rassemblé des ressources pour soutenir d'une part les opérations de recapitalisation dans le système bancaire italien. Et pour assurer des ressources afin de relancer le marché des NPL qui est en stagnation dans le pays. NPL... Les créances douteuses?* Oui, les créances douteuses. Le gouvernement a récemment approuvé des mesures visant à réduire le temps nécessaire pour recouvrer des créances douteuses, passé de plusieurs années à quelques mois. C'est un changement important qui va produire des résultats, de plus en plus de résultats au fil du temps. Mais ces 5 milliards de filet de sécurité sont-ils suffisants? Padoan: C'est juste un mécanisme pour commencer. Il y a un effet levier. Et alors que la confiance augmente, le marché va générer des valeurs qui vont rendre ces ressources disponibles. Et bien entendu rien n'empêche le secteur privé de décider de fournir de nouvelles ressources, et de le rendre plus conséquent si besoin. *Et si cette stratégie ne marche pas, quel est le plan B pour sauver les banques italiennes? * Cette stratégie va fonctionner. Et le plan B qui n'est pas un plan B c'est ce qui se passe déjà. Un énorme effort de restructuration. Les banques Popolari, les banques moyennes, les petites banques, ont été profondément restructurées. Nous auront des banques plus fortes, mais aussi moins de banques. Pour qu'elle puisent lever des capitaux sur les marchés et financer l'économie. C'est déjà en train d'avoir lieu. Une dernière question. Votre pays a un gros problème avec le chômage des jeunes. Près de 40% des jeunes n'ont pas de travail. Que dites-vous à ces jeunes qui ne sont pas satisfaits de la situation économique en Italie? Ce que je leur dis c'est de regarder les chiffres. Depuis que nous avons entamé notre réforme du marché du travail, nous avons créé presque 400.000 nouveaux emplois permanents, ce qui veut dire que non-seulement nous avons plus d'emplois, mais nous avons des emplois de meilleure qualité. Il y a des perspectives pour les jeunes. Et oui, le chômage des jeunes est élevé, vous avez raison, mais il commence à baisser. Ce n'était pas arrivé depuis plusieurs années. Nous sommes au début d'une phase dans laquelle les conditions vont s'améliorer. Et les attentes vont s'améliorer, la confiance aussi. Donc les jeunes vont commencer; par exemple, à économiser pour acheter une maison, ce qui est un signe de confiance dans le futur. Pier Carlo Padoan en bref Pier Carlo Padoan, 66 ans, est un économiste, ministre italien des Finances depuis février 2014. Il était précédemment l'économiste en chef de l'OCDE. Il a enseigné au College of Europe, une université qui forme à Bruges et Varsovie les futurs commissaires européens. Padoan a longtemps milité en faveur d'une union politique et fiscale plus profonde dans la zone euro.
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La disparition du billet de 500 euros d'ici fin 2018 jette un nouveau froid entre Francfort et Berlin. La Banque centrale européenne a mis un terme à sa production ce mercredi, pour mieux lutter, dit-elle, contre le financement du crime. Surnommés les ' Ben Laden ', les billets de 500 euros permettent en effet de transporter discrètement d'énormes montants, facilitant ainsi la circulation d'argent sale. Leur retrait était notamment souhaité par la France, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Le 12 février dernier, le ministre des Finances, Michel Sapin, déclarait : 'Le billet de 500 euros est plus utilisé pour dissimuler que pour acheter. Il est normal que l'on se pose des questions aujourd'hui sur l'utilisation de ce billet.' Les grosses coupures n'ont plus la cote https://t.co/JDjutQ9u7Q pic.twitter.com/BDEdFLFxpv- Les Echos (@LesEchos) 4 maggio 2016 L'Allemagne s'indigne Mais voilà, le billet pourpre avait été créé sur l'insistance de l'Allemagne, où 79% des paiements se font en espèces. D'où l'indignation du pays, déjà remonté contre la BCE pour sa politique de taux zéro qui dessert ses nombreux épargnants. Berlin, mais aussi Vienne, redoutent qu'il ne s'agisse de la première étape vers une disparition de l'argent physique et l'avènement d'une société surveillée où toute transaction financière serait exposée au regard indiscret des autorités. Une hypothèse démentie par la BCE. L'institut économique allemand Ifo estime quant à lui que la suppression du biellet de 500 euros vient saper la confiance en la BCE. 'Cela donne l'impression que la principale raison à cette suppression est de pouvoir emmener les taux encore plus loin en territoire négatif,' a estimé son président, Clemens Fuest. Palmarès des grosses coupures A l'heure actuelle, les plus grosses coupures encore en circulation sont le billet de 10.000 dollars américain (8.741 euros), qui n'est plus imprimé depuis 1969, et celui de 10.000 dollars de Singapour (6.442 euros), dont la production a cessé en 2014. Et parmi ceux qui sont encore produits, on trouve le billet de 10.000 dollars de Brunei (6.427 euros) et le fameux billet de 1000 francs suisses (907 euros). Autant dire qu'en comparaison, le ' Ben Laden ' fait figure de petit joueur. Les billets de 500 euros ne représentent que 3% des billets en euros en circulation, mais près de 30% de leur valeur totale.
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La reprise s'annonce poussive au deuxième trimestre en zone euro. Certes, avec 0,6% de croissance au trimestre dernier, le bloc a fait mieux que les Etats-Unis, mais la consommation des ménages s'est affaissée en mars. Publiées ce mercredi, les ventes au détail, qui en sont le meilleur baromètre ont en effet reculé de 0,5% - plus que prévu - sur la période, la nourriture, les boissons et le tabac étant les plus affectés. Breaking! #Eurozone retail sales fall more than expected (-0.5%) in March. YoY +2.1%, comfortably beating the US. pic.twitter.com/KR3xLOQNFo- jeroen blokland (@jsblokland) 4 de maio de 2016 Autre indicateur de mauvaise augure, l'indice Markit des directeurs d'achat qui donne une idée du dynamisme de la croissance de l'activité privée. Il s'est tassé à 53 points en avril, contre 53,1 en mars. Au-dessus de 50, il reste en phase d'expansion, mais s'essouffle. Latest #PMI results suggest that #eurozone remains in low gear at start of second quarter https://t.co/MUVsxuXObc pic.twitter.com/1KJfDLJTDz- Markit Economics (@MarkitEconomics) 4 de maio de 2016 L'indice mesurant l'activité dans le secteur des services est resté stable à 53 points 1, son plus faible rythme de croissance en 14 mois.
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La croissance renoue avec ses niveaux d'avant crise en zone euro. La première estimation d'Eurostat la donne à 0,6% au premier trimestre, comme il y a huit ans. C'est mieux que prévu, mieux même que la croissance américaine sur la même période (0,5%). La grande surprise est venue d''Espagn':http://www.challenges.fr/entreprise/20160429.REU9175/la-croissance-espag.... En dépit de l'instabilité politique, l'économie du pays enregistre une croissance trimestrielle de 0,8%, supérieure aux attentes, grâce au dynamisme du secteur des services. Autre performance prometteuse : celle de la France avec une croissance trimestrielle de 0,5%, meilleure que prévue, dopée par un rebond de la consommation des ménages (+1,2%) et de l'investissement des entreprises (+1,6%), au plus haut depuis cinq ans. Bonne nouvelle également sur le front de l'emploi en zone euro. Le taux de chômage est retombé à 10,2% de la population active en mars, son plus bas niveau depuis 2011. On notera qu'il reste supérieur à 20% en Espagne. Le grand bémol reste l'inflation, repartie en territoire négatif en avril à -0,2%, toujours plombée par la chute des cours du brut.
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Eurostat revoit à la hausse ses chiffres de l'inflation en zone euro. Elle a finalement été nulle en mars sur un an, là où une première estimation la donnait négative à - 0,1%. Euro area annual inflation up to 0.0% in Mar 2016 (flash estimate -0.1%) #Eurostat https://t.co/9wadOVCPSo pic.twitter.com/eg2SctKn9S- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 14 April 2016 L'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors alimentation et énergie, ressort quant à elle à 1% sur un an, contre 0,9% précédemment estimé. La chute continue des prix de l'énergie a été compensée par la hausse des prix de toutes les autres composantes de l'indice. Les services ont tiré la moyenne vers le haut, tout particulièrement les restaurants, bars et locations d'appartements de vacances.

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