Revue du web
Avec Atlantico
Alors que les tensions se poursuivent dans la "jungle de Calais", les Anglais ne semblent toujours pas disposer à faire leur part. Le Brexit pourrait en plus leur donner une bonne excuse pour ne pas accueillir les migrants. Et la presse anglaise n'a de cesse d'évoquer l'épée de Damoclès.
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La libéralisation des visas pour les Turcs qui voyagent dans l'espace Schengen, c'était LA grande promesse de l'Union européenne en échange d'un meilleur contrôle des flux migratoires. L'accord n'est pas encore en vigueur et pourtant, aujourd'hui à Bruxelles, les 28 ont adopté un mécanisme pour suspendre cette exemption de visas en cas de non respect des règles. 'La libéralisation des visas a beaucoup d'avantages pour l'Union européenne et les pays partenaires', a précisé le ministre néerlandais des migrations, Kaas Dijkhoff. 'Mais nous devons aussi surveiller que cette exemption de visas pour les touristes et les hommes d'affaire ne conduise pas à des abus'. Cette clause de sauvegarde, c'était le voeu du couple franco-allemand. Elle sera déclenchée si trop de voyageurs restent dans l'Union après la durée autorisée ou si le pays partenaire refuse de récupérer les migrants irréguliers qui sont passés par son territoire pour entrer dans l'espace Schengen. Une mise en garde à peine voilée à la Turquie.
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Leur barrer la route, les accueillir, les protéger, les arrêter pour les empêcher de risquer leur vie, les nourrir, malgré le nombre... Les réfugiés sont au coeur de ce Perspectives, notre sélection des reportages de vos télévisions européennes. RAI 1 L'Union européenne a promis à la Turquie 6 milliards d'euros, une levée des visas dès fin juin, et une ouverture de cinq nouveaux chapitres dans les négociations d'adhésion. En échange, Ankara doit accepter de reprendre les réfugiés qui sont arrivés clandestinement en Grèce. La route des Balkans s'est fermée. Le reportage de la télévision publique italienne. France 2 Un groupe de 42 Syriens, dont une dizaine d'enfants, ont été interceptés juste avant de traverser le bras de mer qui les séparait de la Grèce mercredi. La surveillance des gardes-côtes turcs a été renforcée, mais le flux de migrants n'a pas cessé. Le reportage de la télévision publique française. RTS Mercredi, 2 373 personnes ont fait la traversée de la mer Egée et ont débarqué à Lesbos ou Kos. En seulement 30 minutes, trois canots pneumatiques sont arrivés à Lesbos, souvent, ils étaient escortés par des bateaux de secours. Le reportage de la radio télévision suisse romande. TVE A Idomeni, 40% des réfugiés sont des enfants et beaucoup souffrent de maladies respiratoires, provoquées par l'humidité et le froid, mais aussi par la fumée des plastiques brûlés. Le reportage de la télévision publique espagnole.
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Beaucoup estiment que jamais depuis près de soixante ans, l'Union européenne n'avait traversé de crise aussi profonde. Peut-elle survivre à la menace d'un Brexit et à un risque grandissant de Grexit ? La crise des migrants et le terrorisme mettent sous pression les frontières ouvertes au sein de l'espace Schengen et les Etats membres se divisent sur des valeurs démocratiques et sociales. A cela s'ajoute une reprise molle avec un chômage élevé. Les mouvements populistes en tirent profit, les électeurs doutant de l'efficacité des partis traditionnels. Les Européens ont-ils trop tendance à prendre les réalisations de l'Union pour acquises ? Ou leur situation serait-elle meilleure si on rendait une totale souveraineté aux Etats ? Parmi les invitées de ce débat, Sophie in't Veld, eurodéputée néerlandaise membre de l'Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe, ne veut pas croire à l'implosion de l'Union : 'Je suis optimiste parce que quand on voit d'où l'on vient, le fait qu'on ait décidé après deux guerres dévastatrices et après quarante-cinq ans de dictature communiste, de nous tendre la main les uns les autres et de nous choisir un destin commun, cela montre que nous les Européens, nous sommes capables de faire cela ; donc si on a pu le faire à l'époque, on peut le faire aujourd'hui,' assure-t-elle. Great to hear Sophie in 't Veld MEP from D66 talking about the strengths of the EU #ldconf pic.twitter.com/OZK3TgNuA7- Ryan Lailvaux (@RyanLailvaux) 20. September 2015 Autre participant de notre émission, William Dartmouth)+DARTMOUTH_home.html, eurodéputé et nouveau vice-président du Parti eurosceptique britannique Ukip, estime qu'au contraire, l'Union est mal en point : 'L'establishment de l'Union a cherché à imposer un super-Etat fédéral européen sur les populations et les nations européennes sans consentement populaire. Cela se manifeste de deux manières, poursuit-il, l'euro a été imposé aux Etats et la Grèce ne peut pas se trouver dans la même zone monétaire que l'Allemagne.' Sur les grands défis mondiaux que doit relever l'Union : l'économie, les conflits en Syrie, en Libye, au Moyen-Orient, le changement climatique, les réfugiés, le terrorisme, l'eurodéputé assure qu''on peut certainement répondre à ces défis par le biais des Nations-Unies, du G8, du G20 et de nombreuses autres organisations internationales sans avoir un super-Etat européen.' Life after #Brexit will be bright, speech from William Dartmouth. #UKIPSpring pic.twitter.com/iTu337jeaZ- Paul Chapman (@Paul_J_Chapman) 27 Février 2016 Enfin, Birgit Sippel, eurodéputée allemande issue des Socialistes et Démocrates et membre de la Commission parlementaire 'Libertés civiles, justice et affaires intérieures' voit d'un mauvais oeil, un déchirement de l'Union : 'Cela entraînera de la compétition entre les Etats membres dans le mauvais sens du terme et cela remettra en cause les règles minimales que nous avons.' Par ailleurs, elle souligne le besoin d'Europe : 'Dans le village mondial dans lequel nous sommes, il nous faut des réponses mondiales. Un Etat membre ne peut relever tous ces défis tout seul, dit-elle. Il nous faut des réponses européennes et il n'y a que si on trouve des réponses européennes, qu'on pourra demander aux autres d'assumer leurs responsabilités,' conclut-elle. We must act now To save lives, To save #Schengen, To save Europe.https://t.co/VP7koh324s #EUWakeUp pic.twitter.com/a0IefPRnM8- S&D Group (@TheProgressives) 7 Mars 2016
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L'Allemagne et la Grèce condamnent de concert la fermeture unilatérale de la route des Balkans. 'Cela ne résout pas le problème', a déclaré la Chancelière allemande, qui plaide pour une solution à 28 et incluant la Turquie. Angela Merkel et Alexis Tsipras ont réagi à la décision mercredi de la Slovénie, suivie par la Croatie et la Serbie, de ne plus laisser passer de réfugiés. Du coup, 42.000 migrants sont bloqués en Grèce. En vertu de l'accord en cours de négociation entre l'Union européenne et la Turquie, les migrants arrivant en Grèce à partir de maintenant, et ceux-là seulement, pourront être renvoyés en Turquie. Une route 'officielle' pour les demandeurs d'asile serait en échange alors ouverte de la Turquie vers l'Union. Mais le projet ne fait pas l'unanimité, la ministre de l'Intérieur autrichienne a par exemple déclaré qu'il était de nature à 'jeter les valeurs européennes par dessus bord'. Il y a urgence en tous cas, car en attendant 450 migrants sont encore arrivés dans le port athénien du Pirée ce matin.
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La route des Balkans est désormais totalement fermée aux migrants, qui appellent, sur ces images tournées en Grèce, Angela Merkel à l'aide. La Slovénie a pris la décision de fermer entièrement ses frontières, une décision qui accentue le risque de crise humanitaire en Grèce. Un véritable effet domino, puisque Serbie, Croatie et Macédoine ont aussitôt imité la Slovénie. 15.000 migrants sont toujours bloqués au poste frontière d'Idoméni. 'Je suis dégoûté par tout ça, je suis fatigué et j'en ai marre d'attendre, juste d'attendre pour rien, explique ce Syrien. J'attends, j'attends, et il ne se passe rien. Je sais qu'il ne se passera rien à la fin mais j'attends quand-même'. Les conditions de vie empirent tous les jours avec l'arrivée de nouvelles personnes venues du sud du pays, arrivées par la mer Egée. Christian Reynders, de MSF : 'Nous avons peur à cause du nombre d'enfants qui souffrent de ces conditions particulières, l'humidité, l'inhalation de fumée, ils risquent des problèmes sérieux aux poumons'. L'Union européenne a décidé la semaine dernière d'allouer 700 millions d'euros à ses Etats membres, notamment la Grèce, pour faire face à l'afflux de migrants. Athènes s'est lancé dans une tâche ardue : convaincre les migrants bloqués à Idoméni de se rendre dans des centres d'accueil à travers le pays.
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Les institutions européennes ont réagi à la fermeture de la route des Balkans. La porte-parole de la Commission, Natasha Bertaud, s'est livrée à un exercice d'explication. " Les ressortissants de pays tiers qui ne remplissent pas les critères d'entrée dans l'espace Schengen ou qui n'ont pas fait de demande d'asile alors qu'ils en ont eu l'occasion, ne pourront pas entrer en Slovénie ". Pour la porte-parole il s'agit de revenir à une situation où les membres de l'espace Schengen appliquent pleinement les règles de la zone de libre circulation en Europe. Au Parlement l'eurodéputée slovène, Tanja Fajon, espère que les discussions vont permettre de détruire les barrières comme celle érigée par la Slovénie. Pour le président du Parlement européen la politique de fermeture des frontières est tout simplement inefficace. " En fait nous rétrécissons l'accès à l'Union européenne et on pousse de plus en plus de personnes dans les mains des passeurs ", précise Martin Schulz. Les parlementaires réclament aussi plus de détails sur le projet d'accord entre l'Union européenne et la Turquie pour limiter l'arrivée des réfugiés.
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Remettre Schengen en selle et proposer du relogement sera le seul moyen de répondre à la crise migratoire massive dans l'Union européenne. Angela Merkel a sonné l'alarme, après avoir reçu à Berlin le Premier ministre croate. Et le sommet européen de lundi prochain est une urgence, a déclaré la Chancelière allemande : 'J'ai déjà dit clairement que l'Allemagne soutenait ce qui a été décidé lors du sommet européen le 18 février dernier, que nous voulons remettre Schengen sur pieds et qu'il faut cesser la politique de dispersion des migrants. Les réfugiés ne doivent pas avoir le choix du pays en Europe où ils peuvent demander l'asile'. En effet le traité de Dublin prévoit qu'un réfugié doive déposer sa demande d'asile dans le premier pays membre dans lequel il arrive. Mais les Etats ne respectent plus ce principe et poussent hors de leurs frontières les migrants. Vincent Cochetel, du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés : 'Soit nous avons des relogements ordonnés et massifs, soit nous allons voir se répéter ce qui s'est passé l'année dernière avec la fragmentation des routes des réfugiés dans les Balkans, entre la Grèce, l'Italie, la Bulgarie et l'Albanie. Nous ne devons pas fermer le système de relogement juste par que les résultats ne sont pas encore là. Les pays doivent se réveiller, il n'y a pas d'autre plan'. En finir avec les réflexes unilatéraux de protectionnisme et rétablir la libre circulation des personnes, ce sera le noyau dur des négociations qui auront lieu à Bruxelles lundi prochain, avec la Turquie notamment.
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Les ministres de l'Intérieur européens étaient réunis ce jeudi à Bruxelles pour évoquer la crise des migrants. Depuis la fin de l'été 2015, neuf états membre de l'espace Schengen ont rétabli des contrôles temporaires à leurs frontières, se renvoyant ainsi le flux de migrants et créant dans le même temps de nombreuses tensions diplomatiques.
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A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Le Danemark a instauré des contrôles de passeports à sa frontière avec l'Allemagne jusqu'au 4 mars. Il y a désormais sept pays de l'espace Schengen qui ont rétabli des contrôles temporaires à leurs frontières. Le Danemark a reçu plus de 21.000 demandes d'asile en 2015, une hausse de 44% par rapport à 2014. Le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, s'inquiète de ces fermetures progressives de frontières : 'Jusqu'à présent, le contrôle systématique des frontières de l'espace Schengen était interdit. Et si vous vouliez le faire, il vous fallait commencer un processus spécial de consultation. La proposition de la Commission européenne au sujet du terrorisme suggère que ces contrôles deviennent la règle mais que l'on pourrait faire des exceptions dans certains cas. C'est un point important et nous y sommes favorables'. Une étude de la Fondation Bertelsmann en Allemagne a montré que la fin du libre espace de circulation de Schengen pourrait coûter jusqu'à 1.400 milliards d'euros à l'Union sur les dix prochaines d'années si les coûts de production augmentaient de 3%.
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L'espace Schengen, et la belle idée de libre circulation des personnes et des biens dans l'UE, est-ce-que c'est fini ? L'Autriche qui veut freiner l'entrée des migrants annonce l'introduction prochaine de contrôles à douze points de passage de ses frontières. Une mesure qui serait catastrophique pour l'économie, selon ce transporteur : 'Pour nous, qui sommes dans l'économie autrichienne du transport, dit Alexander Klacska, le pire scénario serait une fermeture des frontières de Schengen, ça nous coûterait plus de 8.2 millions d'euros chaque jour.' Sur les douze points de contrôle, trois se situent à la frontière italienne, sept sont frontaliers de la Slovénie et deux de la Hongrie. La ministre autrichienne de l'Intérieur s'est rendue sur l'un de ces postes-frontière qui doit être sécurisé. L'Autriche va imposer un quota journalier d'entrée de migrants, et elle n'acceptera pas plus de 37 500 réfugiés en 2016, contre 90 000 en 2015.
International
L'organisme de réflexion lié à Matignon, France Stratégie, a calculé les conséquences économiques de l’abandon de l’espace Schengen pour notre pays. 
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La Grèce est pointée du doigt par la Commission européenne pour des défaillances dans la surveillance de ses frontières extérieures. Athènes a trois mois pour remédier à cette situation et répondre à ses obligations. Le risque est de voir le pays être écarté de l'espace Schengen. Euronews a interrogé le vice-ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Xydakis. Euronews : " Quelle est votre réaction à l'ultimatum lancé par la Commission ? " Nikos Xydakis: " Une telle option n'est pas possible d'un point de vue juridique selon le code Schengen. Cette évaluation de la Commission a été faite entre le 10 et le 12 novembre. La situation sur les deux îles concernées n'est plus la même aujourd'hui, elle est complètement différente et elle le sera plus encore dans deux semaines. " Euronews: " Plusieurs États membres accusent la Grèce d'être responsable de manquements dans la protection des frontières extérieures de l'Union ? " Nikos Xydakis: " Officiellement personne ne le dit, pas un gouvernement ni une institution européenne. Et officiellement nous répondons qu'il s'agit de la seule frontière maritime qui se trouve à une dizaine de kilomètres d'un autre État c'est la frontière entre la Grèce et la Turquie. Ce que nous disons c'est que nous protégeons les frontières en partenariat avec Frontex, l'agence européenne de surveillance des frontières extérieures, et nous ne pouvons pas violer les traités internationaux ainsi que les règles morales et légales de la civilisation européenne et donc renvoyer ces bateaux remplis de réfugiés. Lorsque l'on vous dit que vous ne protégez pas suffisamment les frontières, ceux qui tiennent ce discours doivent alors nous expliquer comment le faire correctement et ce que nous devrions faire. Mais personne n'a de réponse claire. " Euronews: " Il y a aussi la question de l'enregistrement. On vous accuse de ne pas enregistrer comme il faut les réfugiés et les migrants? " Nikos Xydakis: " La question de l'enregistrement est problématique. Cela s'améliore et nous arriverons aux standards souhaités par tous. L'Europe, comme la Grèce, a été surprise par le nombre et l'ampleur des vagues de réfugiés. Les analyses les plus ambitieuses prévoyaient une augmentation de l'afflux de 300% en 2015 et finalement l'augmentation a atteint les 1 000%. " Euronews: " La Grèce rencontre aussi des difficultés sur la mise en oeuvre de réformes fiscales. Est-ce que les deux questions sont au même niveau. Je veux dire est-ce que faire un geste dans un de ces dossiers permettrait d'obtenir une contrepartie dans l'autre dossier? " Nikos Xydakis: " Lorsque l'on est en pleine asphyxie fiscale et sous contrôle fiscal, que le programme d'aide vous interdit d'engager du personnel supplémentaire afin de pouvoir répondre à la crise des réfugiés, c'est évidemment une question qu'il faut évoquer. Mais il n'y a pas de marchandage pour faire de la Grèce un centre d'accueil afin d'obtenir un oeil plus clément sur notre dette. C'est immoral et je pense que les institutions n'ont même pas imaginé cela. "
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L'avenir de l'espace Schengen est entre les mains de la Grèce. Voici en substance l'ultimatum lancé par la Commission européenne. L'institution donne trois mois à Athènes pour mieux contrôler ses frontières faute de quoi les autres pays membres pourraient réintroduire des contrôles avec la Grèce. Euronews a interrogé le premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans. Euronews: " Vous parlez de sérieuses défaillances de la Grèce. Qu'attendez-vous comme réponse? " Frans Timmermans: " Ce qu'il faut faire c'est qu'il faut être sûr que lorsque que des personnes arrivent en Grèce qu'elles soient rapidement enregistrées, que cet enregistrement soit rapidement transmis dans le système Eurodac pour que ces informations deviennent accessibles partout en Europe. Ensuite nous pourrons rapidement vérifier ceux qui peuvent bénéficier de la protection internationale, les réfugiés, et ceux qui n'ont pas droit à la protection internationale parce qu'ils viennent de pays où il n'y a pas de guerre ou de persécution. Aujourd'hui ces capacités sont insuffisantes en Grèce. " Euronews: " Donc vous ne demandez pas un meilleur contrôle des frontières maritimes et terrestres ainsi que la mobilisation de plus de gardes-frontières? " Frans Timmermans: " En fait il faut aussi faire cela. Mais c'est une responsabilité européenne collective. La frontière grecque est une frontière européenne et nous avons proposé depuis longtemps une collaboration de la sorte. La Commission a proposé la mise en place d'un corps européen de gardes-frontières et de gardes-côtes. Je pense que cela est très important. " Euronews: " Mais si la Commission va voir un État membre et lui annonce qu'il pourrait être, d'une certaine façon, exclu de l'espace Schengen d'ici trois mois alors ce message indiquera que les politiques semblables à celle menée par le Premier ministre hongrois, Viktor Oraban, l'ont emporté? " Frans Timmermans: " C'est un appel à la mobilisation. Ce n'est pas un avertissement ou une menace. C'est pour signifier à tout le monde, pas seulement la Grèce, que nous devons agir ensemble. Et nous n'avons pas beaucoup de temps pour cela. Nous ne faisons pas ça pour limiter Schengen, nous voulons sauver Schengen. C'est pourquoi nous agissons de la sorte. Si vous réintroduisez les contrôles aux frontières internes, les conséquences économiques seront dramatiques. Il y aura de longues files d'attente de camions aux frontières. Il y a 56 millions de passages de frontière tous les ans en Europe. Si vous rendez cela plus difficile, les conséquences économiques seront particulièrement négatives. " Euronews: " Vous voulez dire que la réponse européenne a échoué? " Frans Timmermans: " Ce n'est pas l'Union européenne en tant que telle qui a échoué. C'est le manque de confiance entre les États membres qui est à l'origine du problème. Les États membres comme l'Allemagne, la Suède, les Pays-Bas, l'Autriche qui subissent en fin de route les conséquences de cette crise et bien ces pays demandent aux États d'arrivée comme la Grèce et l'Italie d'assurer un meilleur contrôle des frontières. Mais les pays comme la Grèce et l'Italie demandent aussi l'aide des autres États. Ils disent vouloir plus de solidarité pour partager les efforts. Et tant que les États ne partageront pas les efforts ils se demandent pourquoi ils devraient mieux contrôler les frontières. Et les autres répondent : 'tant qu'il n'y aura pas une meilleure surveillance pourquoi ferions-nous plus d'effort pour partager le fardeau ?' Il y a donc un problème de confiance entre les États membres. Nous devons agir sur tout cela en même temps. " Euronews: " Mais avez-vous du temps? " Frans Timmermans: " Non nous n'avons pas beaucoup de temps. Nous n'avons pas beaucoup de temps parce que si les choses se poursuivent de la sorte nous allons arriver cet été avec encore une fois un grand nombre de réfugiés qui vont rejoindre l'Europe et certains pays membres, même les plus grands pays membres, n'auront pas d'autre alternative que de fermer leurs frontières et alors la Grèce fera face à une situation très difficile. "
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Les 28 ministres de l'Intérieur évoquent la possibilité de prolonger de deux ans les contrôles aux frontières internes de l'espace Schengen. Cette option existe au sein de la zone de libre circulation en Europe. Cette procédure est cependant longue à mettre en oeuvre et délicate d'un point de vue politique. Mais le secrétaire d'État néerlandais chargé de la Justice et de la Sécurité, a rappelé l'ampleur de la crise migratoire. " L'afflux sans précédent de demandeurs d'asile, qui a poussé les États membres à prendre ces mesures, n'a toujours pas diminué', a souligné Klaas Dijkhoff. Lors de cette rencontre informelle les ministres ont aussi demandé à Athènes de mieux contrôler sa frontière avec la Turquie. L'Autriche avait même menacé d'exclure provisoirement la Grèce de l'espace Schengen. Le ministre grec chargé de la Migration rejette toutes les accusations d'inaction ou de retard à l'encontre de la Grèce. Iannis Mouzalas demande d'ailleurs à ses partenaires européens de fournir l'aide promise à Athènes pour répondre à ses obligations.
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Alors que l'Europe est toujours aux prises avec une crise migratoire sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, le président du Conseil européen a appelé les Etats membres à cesser de réagir en ordre dispersé. Dans un discours devant le Parlement européen à Strasbourg, Donald Tusk a prévenu : après mars, il sera trop tard. ' Avec plus de 2 000 arrivées par jour selon Frontex, les statistiques sur la période de Noël ne sont pas encourageantes, a-t-il déclaré. Le sommet européen de mars sera la dernière chance de voir si notre stratégie fonctionne. Si ce n'est pas le cas, nous ferons face à de graves conséquences telles que l'effondrement de Schengen. ' Dans les faits, la zone de libre circulation Schengen est d'ores et déjà bien compromise. Le Danemark, la Suède ou encore l'Allemagne ont rétabli des contrôles, et l'Autriche compte faire de même à la frontière avec la Slovénie. ' Nous souhaitons ces contrôles systématiques, a expliqué le chancelier Werner Faymann. Le but est de savoir qui arrive, et ces contrôles nous permettront de renvoyer les réfugiés qui ne veulent pas demander l'asile, qui ne veulent pas coopérer. ' De son côté, la Hongrie, qui a érigé des clôtures le long de ses frontières avec la Croatie et la Serbie, se dit prête à en construire une à la frontière avec la Roumanie si le migrants affluaient par cette route.
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Le pays pourrait prendre des mesures unilatérales, faute d'accord avec Bruxelles sur la libre circulation des travailleurs. Une annonce de la Présidente de la confédération Simonetta Sommaruga, ce vendredi.En février 2014, les Suisses s'étaient prononcés pour le rétablissement de quotas d'immigration européenne, à la suite de la campagne de l'UDC, le parti anti-immigration devenu première formation politique du pays. L'an passée, 73 000 étrangers se sont installés en Suisse. Plus de 300 000 travailleurs européens franchissent aussi la frontière chaque jour. Bern se dit prêt à geler les accords bilatéraux en cas d'échec des discussions, malgré le coût potentiellement élevé de cette décision. Si le Conseil fédéral poursuit les négociations, il a déjà lancé des mesures pour pouvoir limiter les autorisations accordées aux citoyens européens, qui sont plus d'un million à vivre dans le pays. Le Parlement suisse a jusqu'à février 2017 pour mettre en oeuvre la décision populaire de l'an dernier.
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Depuis les attentats de Paris la France souhaite des contrôles plus sévères aux frontières.Mais au-delà des vérifications d'identité, les autorités françaises veulent aussi une consultation systématique du Système d'information Schengen, une base de données européenne accessible à différents services de sécurité. Mais le recours à ce fichier varie d'un État membre à l'autre. Le chef du centre opérationnel, Bernard Kirsch, estime que depuis les attentats le Système d'information Schengen est beaucoup plus consulté. Il rejette d'ailleurs toute accusation d'une sous-exploitation par le passé. " Ce que je peux simplement dire, c'est qu'en 2014 deux milliards de requêtes ont été faites sur le système. Donc je suis un peu dubitatif quand on dit que le système n'est pas utilisé ", souligne-t-il. Jusqu'à maintenant seuls les ressortissants hors Union européenne sont systématiquement contrôlés quand ils entrent dans l'espace Schengen. Pour pouvoir réaliser ces contrôles sur tous les citoyens il faudrait alors modifier le Code Schengen. La Commission européenne devrait donc présenter d'ici la fin de l'année une proposition dans ce sens. Dans le même temps plusieurs États membres, et particulièrement la France, plaident pour un accord avant fin 2015 en faveur d'un fichier européen de passagers aériens, le fichier PNR (Passenger Name Record). Depuis près de deux ans le Parlement européen bloque la mise en oeuvre d'un tel dispositif pour des raisons de protection de données privées. Mais depuis les attentats les négociations se sont accélérées. Des points restent cependant en suspens en particulier sur la question des vols concernés par le fichier PNR. Selon rapporteur du texte au Parlement, Timothy Kirkhope, " il y a des interrogations sur les vols intra-européens ou si cela concerne seulement les vols qui entrent dans l'Union mais sans escale dans un autre pays membre ". L'élu conservateur britannique reste ainsi très réservé sur un fichier PNR qui concernerait les vols à l'intérieur de l'Union. Certains députés aimeraient en contrepartie une législation pour protéger au mieux les données personnelles. Mais un tel texte risquerait alors d'entraîner de longues négociations.
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Un ferry qui accoste dans le port du Pirée en Grèce. A son bord, plus de 1500 réfugiés. La police grecque a procédé, là, à de nouveaux contrôles. C'est une des conséquences des attentats de Paris : la peur que des djihadistes soient infiltrés parmi les nouveaux arrivants. Pour limiter le flux, les autorités macédoniennes et serbes ont décidé de n'autoriser le passage qu'aux ressortissants de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan. Les autres se trouvent donc bloqués à la frontière grecque. Cette situation est qualifiée d' 'intenable' par plusieurs agences des Nations Unies. L'ONU dénonce les restrictions imposées aux #réfugiés aux frontières des #Balkans. Audio Le_HCR Radio_ONU - https://t.co/5P3gP821jL- UN Geneva (@UNGeneva) 20 Novembre 2015 'Si on ne passe pas la frontière, on va mourir, assure Sayed. On ne fera pas marche arrière. On a traversé 5 pays pour arriver là. On ne peut s'arrêter là'. Depuis le début de l'année, plus de 800 000 personnes sont arrivées en Europe, la plupart en transitant par la Grèce. 845,893 migrants incl. refugees arrived by sea in Europe 3,519 dead/missing https://t.co/RFhiLzlxOY #MigrationEurope pic.twitter.com/pOKsXksPzs- IOM (@IOM_news) 20 Novembre 2015 Dans le contexte de tension sécuritaire, certaines voix s'élèvent pour durcir les conditions d'accès à l'Europe. #Réfugiés : l'attentat attise les divisions https://t.co/KDh6LCh11k #ParisAttacks pic.twitter.com/3Ppaq8HUsW- Les Echos (@LesEchos) 15 Novembre 2015 Néanmoins d'autres, comme l'ONG Human Rights Watch, rappellent aux dirigeants leur engagement à protéger les réfugiés du monde entier. Crise #réfugiés #UE : suite aux #attaquesParis, ne pas pénaliser tous les demandeurs d'asile https://t.co/qFs8ERtx4k pic.twitter.com/omUBjYxu94- HRW en français (@hrw_fr) 20 Novembre 2015
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Une semaine jour pour jour après les attentats de Paris, les mesures de sécurité ont été durcies sur la célèbre Grand-Place de Bruxelles. Un rassemblement d'étudiants qui devait s'y tenir ce vendredi a été annulé. Les militaires sont présents en nombre, et des tireurs d'élite sont postés dans les bâtiments historiques. En contrebas, le contrôles des sacs est systématique. La Belgique a relevé son niveau d'alerte et déployé plus de 500 militaires dans les rues. A Paris, ils sont 5 000, et 10 000 sur l'ensemble du territoire français. La priorité est donnée aux lieux de culte, aux sites culturels et aux lieux très fréquentés comme les grands magasins. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'est rendu dans les rues de la capitale pour observer le déploiement des soldats. Une présence par laquelle le gouvernement espère aussi rassurer les touristes. Le marché de Noël des Champs Elysées a été maintenu mais il est placé sous haute surveillance.
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"Si l'Europe n'assume pas ses responsabilités, c'est tout l'espace Schengen qui sera remis en cause", a déclaré Manuel Valls sur France 2. Le Premier ministre a demandé "que chaque pays frontalier de la France joue pleinement son rôle, assume ses responsabilités" dans la lutte contre le terrorisme.
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De plus en plus de migrants choisissent de passer par le Nord pour entrer dans l'espace Schengen plutôt que par la Méditerranée. Chaque jours, entre 60 et 70 migrants, venus principalement de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan, traversent la frontière entre la Russie et la Norvège. "Je veux accomplir plein de choses dans ma vie et actuellement c'est impossible en Syrie", explique un réfugié syrien que les équipes de BFMTV ont suivi.
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Un mini sommet à Bruxelles, pour gérer une maxi catastrophe. Celle de l'afflux de migrants qui transitent par les Balkans pour rejoindre le reste de l'Europe. Ce sont ces pays, situés sur cette route des Balkans, directement concernés, et souvent débordés, qui se réunissent pour juguler une crise qui menace l'unité de l'Europe. Le ministre slovène, qui a vu transiter plus de 60 000 migrants en dix jours, assure que l'Europe va s'effondrer si aucune action concrète n'est rapidement mise en place. 'Nous sommes tous liés par les Conventions de Genève, explique Angela Merkel. Nous avons des normes en matière de dignité humaine et ça c'est un soulagement, nous avons des normes sur la façon dont il faut partager les rôles sur la route dite 'des Balkans'. Bien sûr, nous allons parler également de développer davantage les centres d'enregistrement aux frontières extérieures de l'Union. Une meilleure protection des frontières de l'UE est important, nous le savons'. La chancelière estime aussi qu'il faut répartir le fardeau entre la Turquie et l'Europe. Certains pays des Balkans, qui craignent que les migrants ne s'installent chez eux, menacent de fermer leurs frontières si l'Allemagne notamment, boucle la sienne. 'Les membres de l'Union européenne, et en particulier, les membres du traité de Schengen, ne sont pas capables ou pas prêts à tenir parole, ajoute le Premier ministre hongrois Viktor Orban. Tout le monde doit suivre les accords internationaux. Nous devrions défendre les frontières sud de la Grèce si elle n'est pas en mesure de le faire elle même.' A Bruxelles on parle plus de réglementation désormais que de solidarité. Les Etats concernés sont par exemple appelés à accélérer leurs efforts pour renvoyer les migrants déboutés du droit d'asile. 'Selon des sources diplomatiques, le sommet d'aujourd'hui était l'idée d'Angela Merkel, explique Efi Koutsokosta notre correspondante à Bruxelles. Pour beaucoup ici à Bruxelles, la chancelière allemande et le président de la Commission européenne veulent envoyer un message clair aux pays d'Europe centrale et du Sud pour qu'ils cessent les actions unilatérales et commencent à coopérer entre eux.'
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Un migrant afghan a été abattu dans la nuit de jeudi à vendredi par la police des frontières bulgare. C'est le premier cas connu de tir mortel de forces de l'ordre depuis le début de la crise migratoire. La victime afghane faisait partie d'un groupe de 54 hommes, repérés à une trentaine de kilomètres au nord de la frontière avec la Turquie. 'Trois gardes aux frontières sont tombés sur un groupe de migrants qui ont résisté lors de leur arrestation. L'un des officiers a tiré plusieurs fois, l'une des balles a fait ricochet et l'un des migrants a été touché'. Membre de l'Union européenne mais pas de l'espace Schengen, la Bulgarie reste globalement en marge du principal flux de migration vers l'Europe. Une clôture longue de 30 km se dresse sur une partie de la frontière avec la Turquie, où sont mobilisés policiers et militaires. Le président bulgare a dit regretter 'un incident tragique'.
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Face à l'afflux de réfugiés, 80% des Français se disent favorables au retour des contrôles aux frontières, une option évoquée par Manuel Valls sur TF1. Est-ce le début de la fin de l'espace Schengen ? "Il va falloir repenser tout ça car nous n'avons pas à faire à un mouvement migratoire provisoire", affirme le journaliste Patrice de Plunkett.
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La France n'"hésitera pas" à rétablir temporairement les contrôles aux frontières, comme elle l'a déjà fait à la frontière franco-italienne et comme vient de le faire l'Allemagne, a affirmé le Premier ministre Manuel Valls sur le plateau de TF1 mercredi soir après avoir annoncé le déblocage de plusieurs centaines de millions d'euros pour l'accueil des réfugiés.
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Au lendemain de la réunion des ministres de l'Intérieur européens, qui n'a accouché sur rien de concret, la présidente du mouvement des jeunes socialistes français et européens Laura Slimani a comparé la situation actuelle avec celle vécue lors de la crise grecque. Elle a regretté l'existence d'une zone de libre-échange sans véritable structure.
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Au lendemain de la réunion des ministres de l'Intérieur européens, qui n'a accouché sur rien de concret, le journaliste et écrivain André Bercoff a regretté que les politiques de l'UE soient "dans la réaction", et non "pas dans l'action". Il a fait part de son exaspération.
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"S'il y a un accord ce lundi soir, il sera obtenu aux forceps" a commenté Hughes Beaudouin, correspondant auprès de la Commission européenne pour LCI, alors que les ministres européens de l'Intérieur étaient réunis à Bruxelles pour tenter de trouver un accord sur la répartition des migrants dans l'UE.
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L'Allemagne, la Hongrie, l'Autriche, la Slovaquie... Face à l'arrivée de centaines de milliers de migrants dans l'Union européenne, plusieurs pays ont décidé de fermer leurs frontières. Depuis 20 ans, l'espace Schengen permet la libre circulation de plus de 400 millions voyageurs dans les 26 pays membres. L'accord prévoit un retour des contrôles aux frontières notamment en cas de menace grave pour la sécurité.

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