Et si le sous-sol du Pôle Sud cachait une mine de diamants ? Une équipe de scientifiques vient de confirmer la présence d’une roche rare, la kimberlite, dans le sol de l’Antarctique. Une roche généralement associée à la découverte de diamants.

Et si un trésor se trouvait dans le sous-sol de l’Antarctique ? A défaut de trésor, tout du moins des pierres précieuses. Une équipe de scientifiques vient de publier dans le très sérieux magazine Nature Communications les résultats d’une étude attestant la présence de kimberlite dans le sol du Pôle Sud. Cette roche, rare, est très souvent associée à la découverte de mines de diamants.

Une roche synonyme de diamantsJusqu’à présent, l’Antarctique était le seul continent sur lequel cette roche n’avait pas été trouvée. Il s’agit d’une découverte importante. « Les kimberlites ont une importance commerciale et scientifique majeure, puisqu'elles proviennent d'échantillons profonds de la Terre, et parce qu'elles contiennent souvent des diamants » a expliqué à Sciences World Report Greg Yaxley, responsable de la recherche.

Des roches vieilles de 120 millions d'annéesCes gisements de kimberlite ont été découverts au nord des Prince Charles Mountains, et dateraient d’environ 120 millions d’années. Les trois échantillons récoltés par les scientifiques ne contenaient pas de diamants, mais tous ont été classés dans le « Groupe 1 », c’est-à-dire le type de roches dans laquelle la probabilité de trouver ces pierres précieuses est la plus élevée.

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L'Antarctique protégée d'une ruée aux diamantsFaut-il craindre alors une ruée aux diamants sur l’Antarctique. Le Pôle Sud est protégé jusqu’en 2014 par un traité, le Traité de l’Antarctique signé en 1991, qui « bannit explicitement n'importe quelle activité d'extraction liée aux ressources minérales, à l'exception de projets scientifiques » rappelle la BBC. Sans compter que, pour l’heure, extraire des diamants d’un sous-sol entièrement gelé serait un véritable défi technique, mais certains s’inquiètent déjà de la manière dont pourraient évoluer les choses dans les années à venir. « Nous ne savons pas quel sera le point de vue des signataires du Traité en 2041. Ni même les technologies qui existeront peut-être et permettront de rendre l'extraction des minéraux en Antarctique économiquement intéressante » a confié Kevin Hugues, membre du Comité scientifique sur la recherche en Antarctique.

 

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