La première marée du nouveau millénaire appelée "marée du siècle" aura lieu le samedi 21 mars prochain, où le coefficient historique de 119 ne sera pas sans conséquences. Focus.

Un épisode unique

Les amateurs d'images saisissantes et spectaculaires s'en réjouissent d'avance : une marée de la hauteur d'un immeuble de quatre étages, qui avance plus vite qu'un homme qui court se produira le 21 mars prochain. Une "vague gigantesque" qui agira en particulier dans la baie du Mont Saint-Michel, mais aussi aux côtes de l'Atlantique et de la Manche.La marée - mouvement montant puis descendant des eaux de mers et des océans causé par l'effet conjugué des forces de gravitation de la Lune et du Soleil - atteindra son seuil maximal le 21 mars prochain. Si un mois avant le 20 février donnera déjà un aperçu avec un coefficient annoncé de 118, ces mouvements sont très rares, puisque la précédente remontait au 10 mars 1997 et les prochaines sont annoncées pour le 3 mars 2033 et le 14 mars 2051. A titre indicatif, la tempête Xynthia en 2010 - qui a causé plus de 50 morts en France - avait généré une marée à 102-108 de coefficient. Le marnage - c'est la différence de hauteur d'eau entre la pleine et la basse mer successive - atteindra dans la Baie du Mont Saint-Michel 14,15 mètres, soit plus qu'un immeuble de quatre étages. A titre de comparaison, une marée moyenne, c'est-à-dire un coefficient de 95, présente un marnage de 10,50 mètres soit 3,50m de moins. Il faut toutefois nuancer l'emploi du terme "marée du siècle" puisque même si les coefficients de marées de 119-120 sont rares, les coefficients légèrement inférieurs, autour de 115, sont fréquents et correspondent à des marnages quasi-identiques.

Des précautions à prendre

Publicité
Le Service hydrologique et océanique de la Marine (Shom) appelle néanmoins à la vigilance notamment dans la baie du Mont Saint-Michel - deuxième endroit au monde après la baie de Fundy au Canada - où le marnage est le plus important : "Ça va être impressionnant. On va avoir une grosse masse d'eau qui va monter avant de redescendre", souligne Nicolas Weber, spécialiste des marées au Shom lors d'une conférence de presse à Brest, relatant ce grand évènement, où les précautions à prendre sont nombreuses. Cette très grande marée doit être prise au sérieux par les touristes, mais aussi les habitants de la côte bretonne, où le mot d'ordre est de veiller à ne pas trop s’éloigner de la côte à marée basse : "L’eau remonte à la vitesse d’un sprinter sur un terrain d’athlétisme et les courants seront particulièrement forts lorsque la mer descend ou qu’elle remonte » poursuivait en guise de présentation de cette « marée du siècle » Nicolas Weber. L'autre danger est qu'au même moment une tempête arriverait sur les côtes : "Les situations dépressionnaires entraîneraient une hausse du niveau de l’eau, il faut donc espérer qu'il n'y est pas de tempête" diagnostique de son côté Météo France. Episode éphémère, cette marée vaut néanmoins le détour par son gigantisme et sa rareté, puisqu'elle intervient tous les 18 ans…

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour : 

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité