Selon Ouest-France, la Bretagne est en ce moment le lieu privilégié des requins pèlerins qui vivotent le long de ses côtes. Quelque 160 signalements d’un ou plusieurs de ces requins ont été recensés depuis le début du printemps.

Selon l’association pour l’étude et la conservation des sélaciens (APECS), si 2012 a été la pire année en nombre de requins observés, 2013 "semble être une année exceptionnelle". 160 signalements d’un ou plusieurs requins lui ont été transmis depuis le début du printemps dont près de 100 dans le seul département du Finistère. "Une telle concentration n’avait pu être observée depuis plus de 6 ans".

Depuis, l’association sillonne les eaux de l’archipel des Glénan, à 10 milles marins (18km), au sud de Fouesnant (Finistère), dans l’optique de recueillir des informations sur le squale "inoffensif et largement méconnu" afin de recenser sa présence. "Le 6 juin, avec des conditions météorologiques optimales, l’archipel des Glénan s’est transformé en véritable autoroute à requins", a assuré Hélène Gadenne, président de l’association.

Un requin inoffensif

Les requins ne fréquentent pas uniquement les eaux chaudes. Les eaux françaises comptent plusieurs dizaines d’espèces de requins, et parmi elles, cette espèce menacée, considérée comme vulnérable.

Le requin pèlerin est un poisson cartilagineux encore méconnu, qui peut atteindre 12m de long pour 6 tonnes. De couleur gris-brun, il est considéré comme le second plus grand poisson vivant actuellement après le requin-baleine. Si le requin pèlerin est impressionnant il n’en est pas moins inoffensif et se nourrit exclusivement de plancton végétal.

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"On a eu un hiver très, très pluvieux, il y a ainsi eu un gros apport d’eau douce avec un gros apport en nutriments au niveau des eaux côtières", estime Hélène Gadenne, pour tenter d’expliquer sa présence en nombre.

Crédit Photo © Wikimédia

Voir le documentaire de l'APECS "Dans le sillage du requin pèlerin" (6'41) :

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