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Et maintenant les centrales nucléaires. Après le blocage des raffineries et des dépôts pétroliers, la CGT fait monter les enchères. Elle appelle désormais à la grève générale dans les 19 centrales nucléaires du pays. Mardi le personnel de la centrale de Nogent-sur-Seine a déjà voté le blocage du site pour protester contre le projet de loi El Khomri. Grève votée dans les 19 centrales nucléaires, selon la CGT. À lire sur OuestFrance : https://t.co/cuUfMVeJnf pic.twitter.com/sYaTifZQBk- Visactu (visactu) 25 mai 2016 Le bras de fer avec le gouvernement est désormais total. Mercredi les forces de l'ordre sont allées au contact des grévistes. Onze dépôts d'essences occupés ont été évacués comme ici au dépôt de pétrole de Douchy-les-Mines dans le Nord. La petite histoire derrière les photos spectaculaires du déblocage du dépôt de Douchy https://t.co/4u9J80fyOx #AFP pic.twitter.com/1tlLoOtW5n- Making-of AFP (@AFPMakingof) 25 mai 2016 Mardi c'était la raffinerie de Fos-su-Mer qui avait été débloquée manu militari. Devant les députés, Manuel Valls s'est montré inflexible. Il n'y aura pas de retrait de la loi travail ni renégociation du texte. Bien décidé à bloquer coûte que coûte le pays, la CGT a jeté son dévolu sur le pont de Normandie mercredi après-midi. Le péage d'accès y a été fermé à la circulation durant près de deux heures. Côté approvisionnement, la situation varie selon les départements : le gouvernement affirme que la plupart des raffineries ou des dépôts du grand ouest fonctionnent normalement. En revanche près d'un tiers des stations-service est désormais en pénurie d'essence totale ou partielle. Une situation tendue mais pas encore critique, selon les experts. Pénurie de carburants: Votre station-essence est-elle à sec? https://t.co/ZCPF7OQE6R pic.twitter.com/oz5m9CVjVn- 20 Minutes (@20Minutes) 24 mai 2016 La faute aux automobilistes ? Craignant la panne sèche, de nombreux conducteurs ont anticipé leurs achats en remplissant leur réservoris provoquant artificiellement des rutpures d'approvisionnement. Avec AFP et Reuters
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La Corée du Nord n'a pas le choix, elle doit poursuivre son programme nucléaire en raison de l'hostilité américaine. C'est l'argument avancé par Kim Jung-Un dimanche en clôture du Congrès exceptionnelle du parti unique. Dans le même temps, le dirigeant affirme que son pays ne fera usage de ses armes nucléaires que s'il est menacé par une autre puissance nucléaire. Il explique aussi vouloir améliorer et normaliser ses relations avec ses ennemis, Séoul et Washington en tête. Une proposition balayée par le gouvernement sud-coréen, en particulier la promesse de Pyongyang de remplir ses engagements de non-prolifération. 'Notre position et celle de la communauté internationale n'a pas changé : nous n'accepterons pas que la Corée du Nord soit un Etat nucléaire souligne le porte-parole du ministère de la Défense, Moon Sang-Gyun. Séoul continuera à tout faire pour que la Corée du Nord abandonne son programme nucléaire à coup de sanctions et de pressions fortes'. L'inquiétude plane sur les risques que Pyongyang ne se prépare à un cinquième essai nucléaire. La Corée du Nord en a déjà mené quatre. Le dernier test, en janvier janvier, concernait une bombe à hydrogène, bien plus puissante que la bombe atomique ordinaire affirmait le régime. Faux répondent les spécialistes en raison de la faiblesse de l'énergie dégagée. avec AFP
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C'est un nouveau coup dur pour Areva, qui pourrait bien ternir un peu plus sa réputation d'expert mondial du nucléaire. Selon le journal français Les Echos, un audit a détecté des 'anomalies' dans le suivi de la production de pièces utilisées pour construire des centrales nucléaires. L'article est à lire ici : http://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/02189730... L'usine mise en cause est celle du Creusot, en Saône-et-Loire, celle-là même où a été fabriquée la cuve de l'EPR de Flamanville, censé ouvrir en 2018. Ces 'anomalies' pourraient être à l'origine du défaut de composition de l'acier détecté dans la cuve du réacteur en 2015. Mardi, le directeur général d'Areva, Philippe Knoche a déclaré aux Echos qu'il n'excluait pas l'hypothèse de 'falsifications' des données lors du processus de suivi. L'Autorité de sûreté nucléaire a donné quinze jours à Areva pour évaluer l'impact des anomalies constatées sur les pièces fournies aux clients. Si les soupçons se confirment, ils pourraient concerner plusieurs centrales fabriquées selon le même modèle d'EPR, notamment en Chine et en Finlande. Les conséquences de ces révélations se faisaient déjà sentir mardi matin : Areva perdait 3,97% à 4,58 euros à la Bourse de Paris. Elles interviennent alors que la multinationale est déjà en grande difficulté, engluée dans les retards de chantiers et la gestion du scandale du rachat de la société UraMin. Très endetté, le groupe va licencier 6 000 postes dans le monde d'ici 2017.
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Cinq hommes ont arrêtés en Géorgie alors qu'ils tentaient de vendre de l'uranium radioactif. Les suspects étaient en possession de 1,6 kilo de cette matière, évaluée à plus de deux millions et demi d'euros. L'uranium peut être utilisé dans la fabrication de bombes et d'armes nucléaires. Les cinq Géorgiens risquent jusqu'à dix ans de prison.
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Il y a 30 ans, le monde se réveille sous un nuage qui n'en finira pas de faire parler de lui et de ses conséquences. Le 26 avril 1986, à 1h24 du matin, au cours d'une expérimentation sur le réseau électrique, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl subit deux explosions. D'importantes quantités de radioactivité sont libérées dans l'atmosphère provoquant une contamination sans précédent. C'est l'accident nucléaire le plus grave de l'histoire. À Paris étaient réunis mi-avril pour un colloque spécial consacré à la catastrophe, des scientifiques, des historiens, d'anciens liquidateurs, ils étaient des milliers envoyés sur les lieux tout de suite après pour tenter de limiter les dégâts et construire le sarcophage du réacteur, à présent obsolète. L'arche en construction depuis 4 ans est loin d'être achevée, ainsi que l'explique l'ambassadeur d'Ukraine en France 'La fin des travaux est prevue pour 2017 mais bien sûr il faut décontaminer le contenu du sarcophage. Ça va prendre plus de temps : si je ne me trompe pas, la fin des travaux est prevue en 2023'. La ville de Pripyat, modèle soviétique, construite pour les travailleurs de la centrale ne fut pas immédiatement évacuée. Ses 50 000 habitants ne seront prévenus que le jour suivant. Aujourd'hui encore la pollution concerne des millions de personnes dont on sait qu'elles vivent dans des zones à risque. Galina Ackerman, Chercheuse associée à l'Université de Caen 'Il y a des populations qui habitent dans les zones contaminées parce qu'on ne peut pas déplacer 8 millions des personnes. Et d'ailleurs, c'est assez aléatoire, même dans cette zone de 30 km autour de la centrale, il y a des endroits qui, en principe, sont habitables. Le problème, c'est que pour assainir les conditions de vie de la population, il faut des investissements énormes'. Le plus étonnant, 30 ans plus tard, c'est cette nature foisonnante qui semble avoir repris ses droits. Dans la zone d'exclusion, ce rayon de 30 kilomètres autour du site, des animaux sauvages de plus en plus nombreux occupent les lieux. Mais les apparences sont trompeuses selon ce sociologue 'Après Tchernobyl on ne peut plus regarder sereinement son assiette bien sûr mais aussi le jardin, la forêt. Et en même temps, tout ça reste inchangé par rapport à l'époque de l'avant accident. Physiquement les choses n'ont pas changées. Donc c'est un effet extrêmement bizarre de schizophrénie entre une contamination qu'on ne voit pas mais dont on sait qu'elle est là, des effets qui vont peut-être se produire mais qui sont différés, et un état du monde qui fait que tout est resté présent. Et la plupart des gens des zones contaminées disent 'mais pourquoi on a fermé, pourquoi on a mis des fils de fer barbelés, pourquoi on nous a relogé, regardez, on pourrait vivre ici et vivre bien' '. Le fait est que Pripyat est désormais une ville fantôme, hantée une fois par an par les proches des victimes. 31 victimes directes auxquelles se sont ajoutées au fil des ans, des milliers d'autres. Oksana Pashlovksa de l'Université de la Sapienza à Rome: 'Le symbole le plus puissant de cette situation, ce sont les gens qui reviennent dans les zones contaminées, une fois par an. Ils reviennent à Pâques et où reviennent ils? Ils reviennent au cimetière. Pour rendre hommage à leurs proches, les morts' Les zones les plus touchées par la contamination s'étendent sur des centaines de kilomètres entre l'Ukraine, le Belarus et la Russie. Dans la zone directement exposée, vivent toujours quelque 800 personnes, dans des villages autour, dont l'espérance de vie n'excède pas 45 à 50 ans.
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Les centrales nucléaires belges évacuent leurs personnels non-essentiels par mesure de sécurité. L'ordre a été donné par les autorités quelques heures après des attentats qui ont frappé Bruxelles mardi matin. Les opérateurs précisent les personnels nécessaires au fonctionnement des centrales n'ont pas été évacués et les sites de Doel et Tihange continuent de produire de l'électricité. L'alerte sur la sécurité des réacteurs en Belgique date notamment de la découverte qu'un responsable du nucléaire belge a été espionné et filmé à son insu par des personnes suspectées d'être liées aux attentats de Paris. Au cours de l'enquête sur la filière belge des attentats, les policiers en Belgique avaient découvert cette vidéo au cours d'une perquisition chez un suspect.
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La centrale nucléaire de Tihange en Belgique inquiète les pays voisins. Le ministre belge de l'Intérieur recevait une délégation de représentants allemands, néerlandais et belges, concernés par les problèmes à répétition sur les trois réacteurs. Le gouvernement propose de créer une commission d'inspecteurs issus des trois pays. Tihange est située à une cinquantaine de kilomètres de Maastricht et 70 d'Aix-la-Chapelle. La Belgique compte sept réacteurs nucléaires et leur état préoccupe Greenpeace. Eloi Glorieux, chargé des questions Energie pour l'ONG, souligne qu'un " accident grave peut arriver dans n'importe quelle centrale dans le monde et certainement en Belgique où tous les réacteurs ont plus de 40 ans ". Coup du sort, le réacteur 1 de Tihange vient justement d'être mis à l'arrêt à cause d'une anomalie sur une pompe de charge.
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Le président iranien n'a pas caché sa joie devant les parlementaires de son pays. Samedi, l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en juillet dernier est enfin entré en vigueur. Un accord qui entraîne une levée progressive des sanctions économiques qui frappaient Téhéran depuis dix ans et qui asphyxiait son économie. L'Iran était accusée de vouloir se doter de la bombe atomique. #IAEA Director General confirms #Iran took all steps to start the implementation of #JCPOA https://t.co/02H1NTqiQ8 pic.twitter.com/iDV2hwnWAx- IAEA (@iaeaorg) January 16, 2016 'Cet accord est une des pages d'or dans l'histoire du pays a déclaré Hassan Rouhani, aux parlementaires iraniens. Durant ces négociations nous avons réussi à faire reconnaître par les grandes puissances nos droits en matière nucléaire.' Cette levée des sanctions devrait surtout permettre au pays de récupérer plus de 26 milliards d'euros gelés depuis des années pour relancer son économie à bout se souffle. L'Iran va aussi pouvoir augmenter ses exportations de pétrole. 'Tout le monde est heureux avec cet accord, a repris le président iranien, sauf les sionistes, les bellicistes, ceux qui provoquent la division parmi des musulmans et les radicaux aux Etats-Unis.' Israël et l'Arabie Saoudite sont les deux principaux pays à s'être opposés à cet accord. Ils voient d'un très mauvais oeil le retour de Téhéran sur la scène régionale et internationale. Sans surprise, le Premier ministre israélien est resté très ferme. 'La communauté internationale doit imposer des sanctions claires et sévères contre toutes violations de l'accord contre l'Iran, a prévenu Benjamin Netanyahou. Sans nos efforts visant à empêcher le programme nucléaire iranien , l'Iran aurait pu posséder des armes nucléaires depuis longtemps. La politique israélienne était et reste la même : éviter que l'Iran ne se dote d'armes nucléaires.' Les sites stratégiques nucélaires comme celui de Bouchehr, au sud de l'Iran, resteront soumis pour de nombreuses années encore 'à une surveillance sans faille', a rappelé samedi le ministre des affaires étrangères allemand.
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C'est sur twitter que le président iranien a savouré la 'glorieuse victoire' de son peuple. #ImplementationDay-I thank God for this blessing & bow to the greatness of the patient nation of Iran. Congrats on this glorious victory!- Hassan Rouhani (@HassanRouhani) 16 Janvier 2016 Samedi, l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en juillet dernier est enfin entré en 'vigueur': http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/07/14/tout-ce-que-vous-.... Un accord qui entraîne une levée progressive des sanctions économiques qui frappaient Téhéran depuis 2006. L'iran était accusée de vouloir se doter de la bombe atomique. 'Cet accord est une des pages d'or dans l'histoire du pays a déclaré Hassan Rouhani, aux parlementaires iraniens. 'Durant ces négociations nous avons réussi à faire reconnaître par les grandes puissances nos droits en matière nucléaire.' Cette levée des sanctions devrait surtout permettre au pays de récupérer plus de 26 milliards d'euros gelés depuis des années pour relancer son économie à bout se souffle. L'iran va aussi pouvoir augmenter ses exportations de pétrole. 'Tout le monde est heureux avec cet accord, a repris le président iranien, sauf les sionistes, des bellicistes, ceux qui provoquent la division parmi des Musulmans et les radicaux aux Etats-Unis.' Israël et l'Arabie Saoudite sont les deux principaux pays à s'être opposés à cet accord et voient d'un très mauvais oeil le retour de l'Iran sur la scène internationale. Mais les sites stratégiques nucélaires comme celui de Bouchehr, au sud de l'Iran, resteront soumis pour de nombreuses années encore 'à une surveillance sans faille', a rappelé samedi le ministre des affaires étrangères allemand.
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L'accord sur le nucléaire iranien bientôt sur les rails. Federica Mogherini et Mohammad Zarif sont à Vienne ce samedi pour finaliser la mise en oeuvre du texte, synonyme de levée des lourdes sanctions internationales qui frappent Téhéran depuis 10 ans. Le chef de la diplomatie iranienne en est convaincu, les sanctions seront levées dès aujourd'hui : 'C'est non seulement un jour important pour l'activité économique en Iran mais aussi pour la diplomatie. Aujourd'hui nous allons prouver au monde que les menaces, les sanctions, l'intimidation et la pression, ne fonctionnent pas.' Meeting JZarif in Vienna to finalise work for #ImplementationDay #IranDeal pic.twitter.com/CBiA2kmRaN- Federica Mogherini (FedericaMog) 16 Janvier 2016 .JohnKerry is in Vienna to consult with JZarif & FedericaMog on the Joint Comprehensive Plan of Action. #IranDeal pic.twitter.com/IZnrRkIFFa- Department of State (StateDept) 16 Janvier 2016 Pour qu'il y ait levée des sanctions, l'Agence internationale de l'énergie atomique doit formellement attester que l'Iran a bien rempli ses engagements, c'est le contenu de l'accord historique signé en juillet dernier avec les grandes puissances. Un accord destiné à garantir la nature strictement pacifique du programme nucléaire iranien.
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C'est une victoire pour le gouvernement et l'industrie nucléaire au Japon. La justice vient d'ouvrir la voie au redémarrage de quatre réacteurs dans l'ouest du pays, deux réacteurs sur le site de Takahama et deux autres sur celui d'Ohi. Ces centrales sont exploitées par la compagnie Kansai Electric Power, qui a fait lever le blocage imposé sous la pression des habitants. Les quatre unités en question respectent les critères de sécurité renforcés après la catastrophe de Fukushima, estime la justice locale. Mais les plaignants peuvent encore tenter un recours devant la Cour Suprême. Depuis l'accident nucléaire de Fukushima il y a près de cinq ans, seulement deux réacteurs sur 43 ont été remis en exploitation. De nombreux Japonais ne veulent pas d'un retour à l'atome, mais le gouvernement de Shinzo Abe pousse depuis trois ans pour une relance des réacteurs jugés sûrs. Sa préoccupation : approvisionner une industrie qui ne tourne pas à plein faute d'énergie. Avec AFP
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Quatre ans après la catastrophe de Fukushima, un premier réacteur nucléaire a été relancé ce mardi au Japon, à Sendaï, sur la côte occidentale de l'île de Kiushu. Il commencera à générer de l'électricité dès vendredi. Le gouvernement de Shinzo Abe souhaite ainsi réduire la facture énergétique du pays qui a subi de plein fouet la flambée des hydrocarbures ces dernières années. Quelque 200 militants anti-nucléaire ont manifesté contre le redémarrage de ce réacteur, devant la centrale, estimant que toutes les leçons de Fukushima n'ont pas été tirées. 'J'espère qu'ils vont l'arrêter. La vie des gens et l'environnement sont plus importants que l'économie' estime une participante. 'Ces nouveaux standards que l'agence de régulation nucléaire doit approuver ont juste augmenté légèrement le niveau de précaution concernant les séismes et les tsunamis mais en fait, il y a encore beaucoup de lacunes' dit un manifestant. #Japon : une manifestation contre la reprise de réacteur #nucléaire de #Sendai (VIDEO) http://t.co/ImXBISl7X9 pic.twitter.com/hBmXYSDuSh- RT France (@RTenfrancais) 10 Août 2015 Le choix du site de Sendaï est d'autant plus critiqué que les conditions d'évacuation du personnel en cas de tsunami sont loin d'être optimales et que les pluies torrentielles courantes dans cette région peuvent provoquer des inondations.
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Le Congrès américain peut-il saboter l'accord conclu le 14 juillet dernier à Vienne entre les grandes puissances et l'Iran ? Sans doute pas. Reste que la bataille s'annonce féroce. Partisans et opposants à l'accord mènent une intense campagne de lobbying auprès des élus américains ces dernières semaines. Majoritaires dans les deux chambres du Congrès, les Républicains vont sans doute voter le texte désapprouvant la levée des sanctions américaines sur l'Iran. Barack Obama devrait alors opposer son veto. Pour le surmonter, les élus devront alors revoter à la majorité qualifiée des deux tiers. Pour atteindre ce seuil, au moins 44 Démocrates à la Chambre et 13 au Sénat devraient faire défection. En première ligne pour défendre l'accord, le secrétaire d'État américain. 'Si nous nous éloignons, nous partons seuls. Nos partenaires ne nous suivront pas. Au contraire, ils se détourneront des sanctions multilatérales difficiles qui ont, à la base, amené l'Iran à la table de négociations. Nous aurons alors gaspillé la meilleure chance que nous avions pour résoudre ce problème de manière pacifique', a dit John Kerry. Côté républicain, on affiche sa détermination. Ed Royce est l'élu qui a déposé ce mardi 4 août sur le bureau de la Chambre des Représentants la résolution de désapprobation de l'accord. 'Si cet accord se concrétise, l'Iran décrochera une aubaine financière. Ce sera un coup de pouce à sa réputation internationale et un chemin éclairé vers l'arme nucléaire', a-t-il dit. L'enjeu est aussi de convaincre l'opinion publique. Là encore, chaque camp s'organise. Fin juillet, ils étaient 10 000 réunis à Time Square à l'appel notamment de diverses organisations pro-israéliennes. À la tribune, des personnalités médiatiques, dont l'ancien gouverneur de l'État de New-York. Ce n'est pas un mauvais accord, c'est un accord horrible. Il doit être rejeté. Le Congrès doit faire son travail et se lever pour le peuple américain', a scandé George Pataki. Barack Obama peut en revanche compter sur le soutien de stars d'Hollywood comme Jack Black ou Morgan Freeman, qui ont pris part à une vidéo mise en ligne la semaine dernière par un groupe anti-nucléaire appelé 'Global Zero'.
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Barack Obama va à nouveau défendre ce mercredi l'accord signé avec l'Iran sur son programme nucléaire. Le président américain doit s'exprimer devant l'université de Washington pour tenter à nouveau de convaincre les parlementaires réticents à cette entente. 'Des bombes tomberont sur Tel Aviv si l'accord avec l'Iran n'est pas appliqué', a déjà déclaré Obama. Un discours indirectement dirigé également vers Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, violemment opposé à un quelconque accord avec Téhéran : 'Je ne m'oppose pas à cet accord car je veux la guerre, a t-il déclaré à la télévision israélienne. Je m'oppose à cet accord car je veux empêcher la guerre. Et cet accord apportera la guerre. Il déclenchera une course aux armes nucléaires dans la région et nourrira le terrorisme et l'agression iraniennes'. Signe du réchauffement des relations entre l'Iran et les Occidentaux, Le président iranien Hassan Rohani a été invité par le ministre italien des Affaires Etrangères à venir à Rome. La semaine dernière c'est Laurent Fabius qui l'invitait à venir visiter la France.
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La chef de la diplomatie de l'Union européenne était ce mardi à Téhéran. Cette visite intervient deux semaines après la conclusion d'un accord sur le nucléaire iranien Pour Federica Mogherini, c'est un 'nouveau chapitre' qui s'ouvre désormais entre l'Iran et l'Union européenne. La perspective d'une coopération renforcée dans plusieurs domaines (énergie, transports, environnement, droits de l'homme) a d'ailleurs évoquée. Mais Federica Mogherini a surtout insisté sur la portée de l'accord signé à Vienne dans le dossier nucléaire. Un message qu'elle a transmis la veille en Arabie Saoudite. 'Voilà pour quoi je suis venu ici spécialement, a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse : c'est pour faire comprendre à tous les pays de cette région, les pays du Golfe, du Moyen-Orient, mais aussi à la toute la communauté internationale et à l'Union européenne, que cet accord est un accord qui va améliorer la sécurité de la région avant tout, car c'est un accord de non-prolifération. Cet accord est solide, c'est un bon accord'. 'L'Iran apparaît aujourd'hui au centre de toutes les attentions diplomatiques, constate Javad Montazeri, correspondant d'euronews à Téhéran. La semaine dernière, c'est le vice-chancelier allemand qui était ici en visite, ce mardi, Federica Mogherini et ce mercredi (le ministre français des Affaires étrangères) Laurent Fabius. Cela illustre la volonté de l'Iran et des Occidentaux de promouvoir un accord conclu après de longues et difficiles négociations.'
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John Kerry a défendu ce mardi à Washington l'accord sur le nucléaire iranien, devant la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants. Le secrétaire d'Etat s'était déjà plié à l'exercice la semaine dernière devant les responsables du Sénat. Et à chaque fois, il a pu constater l'hostilité d'une partie des parlementaires, les Républicains notamment, qui estiment que les Etats-Unis se sont fait 'embobiner' par l'Iran. 'Il n'y avait pas de meilleur accord possible', a rappelé John Kerry. Et d'insister sur toutes les obligations auxquelles les Iraniens doivent se plier. 'Ils (les Iraniens) sont soumis désormais et pour toujours à d'énormes contraintes concernant les inspections. Ils doivent rendre des comptes pour tout ce qui touche aux activités de recherche et développement dans le domaine du nucléaire. Cette exigence concerne aussi la fabrication, la production de technologies sensibles, les centrifugeuses, les composants des rotors, tout ce qui entre dans le processus de fission nucléaire, les mines d'uranium, les usines de concentration, les déchets nucléaires. Ils sont engagés pour toutes ces choses là'. L'accord sur le programme nucléaire iranien a été signé le 14 juillet dernier à Vienne entre Téhéran et les grandes puissances. Un accord qui prévoit une levée progressive des sanctions en échange de garanties que l'Iran ne se dotera pas de l'arme atomique.
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Le traité signé entre l'Iran et le Groupe 5+1 entrera en vigueur dans 90 jours, une fois adoptée une résolution du Conseil de Sécurité. Aussitôt, il a été considéré comme historique, mais peut-on s'attendre à ce qu'il donne plus de stabilité au Moyen-Orient où l'Iran joue un rôle de puissance régionale? Jon B. Alterman, analyste : 'Il va permettre de gérer un risque posé par l'Iran, le risque de prolifération. Cela n'impactera immédiatement aucun des autres dossiers, allant du Yémen à la Syrie, au Liban et ailleurs.' En Arabie Saoudite, le grand allié des Etats-Unis, l'accord a été officiellement reçu comme un espoir pour bâtir de meilleures relations avec son rival chiite. Mais, en coulisses, la puissance régionale sunnite ne cache pas son malaise. Ryad craint que l'accord ne renforce Téhéran, et son soutien aux ennemis des Saoudiens dans la région. Les deux rivaux, l'un sunnite, l'autre chiite, s'affrontent ouvertement au Yémen, où l'Arabie Saoudite mène une campagne de frappes aériennes contre des rebelles chiites, les Houthis, soutenus par l'Iran. Les deux puissances se disputent l'hégémonie au Moyen-Orient. Téhéran soutient les milices chiites au Yémen et en Irak, le Hezbollah chiite au Liban, le Hamas à Gaza et Bachar al Assad en Syrie. Alors que les Saoudiens appuient les rebelles qui tentent de le renverser, le président syrien a salué l'accord et suggéré qu'il s'attend à plus de soutien de la République Islamique dans une lettre adressée à l'Ayatollah Ali Khamenei. En Irak, les Iraniens soutiennent aussi les milices chiites, qui elles, s'affrontent aux djihadistes de l'Etat Islamique, un ennemi commun avec les Etats-Unis. A Bagdad, l'accord a été bien reçu par le gouvernement dominé par les chiites, mais, par contre, la minorité sunnite d'Irak peut se sentir davantage menacée. Enfin, pour l'autre grand ennemi de l'Iran dans la région, Israel, l'accord n'augure rien de bon. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu n'a pas changé d'un iota ce qu'il avait dit à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU il y a trois ans: son opposition à quelconque pacte avec l'Iran.
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Londres est l'un des plus importants foyers de la diaspora iranienne. Ses membres sont peu enclins à s'exprimer devant les caméras pour exprimer leur véritable opinion, par peur des représailles quand ils rentrent dans leur pays. Euronews les a rencontrés dans à Kensington Street, où se trouvent de nombreuses épiceries iraniennes. 'Tout le monde est content maintenant. J'espère que ça va améliorer la situation à l'intérieur du pays et que les prix vont baisser, pour laisser un peu les gens respirer. Et aussi à l'étranger, j'espère que les Iraniens pourront rentrer plus souvent en Iran', dit un épicier iranien. 'A mon avis, tous ces accords et ces discussions ne sont qu'un jeu. On ne parle pas du tout de droits de l'Homme et de la situation dans le pays. Ce sont juste des mots', estime une Iranienne qui aimerait un jour revenir vivre dans son pays. 'Les officiels iraniens eux-mêmes ont affirmé que les sanctions ont anéanti la population, en particulier la classe moyenne. J'espère que cet accord profitera vraiment à la population iranienne', déclare un autre passant. La plupart des Iraniens qui acceptent de parler sont tous heureux de l'accord conclu à Vienne. Il leur donne de l'espoir pour l'avenir. 'Les activités nucléaires de la république islamique d'Iran auront fait l'objet de douze ans de négociations, 21 mois d'incroyable marchandage et de nombreuses et très dures sanctions financières et économiques. Maintenant avec l'obtention de cet accord, beaucoup d'Iraniens à travers le monde espèrent un relâchement de la pression économique sur la population iranienne', souligne Ali Kheradpir, notre correspondant à Londres.
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Sans surprise, l'accord sur le nucléaire iranien a été très mal accueilli par Israël. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu évoque ''une erreur historique''. Il estime que la levée des sanctions va permettre au régime de Téhéran de continuer à financer le terrorisme dans le monde. 'Le monde est bien plus dangereux aujourd'hui qu'il ne l'était hier, a déclaré Benjamin Netanyahu. L'accord donne à l'Iran toutes les raisons de ne pas changer. Dans la décennie à venir, cette manne financière va nourrir le terrorisme iranien dans le monde entier, elle va alimenter son agression dans la région et ses efforts pour détruire Israël ; des efforts qui sont en cours.'' Dans les rues de Jérusalem, cet accord est accueilli avec un mélange de scepticisme et d'inquiétude : ''Je ne suis pas convaincue que l'accord va empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique. Mais il faut tenter, dit cette femme. Une autre ajoute : 'Les Iraniens vont recevoir tout cet argent qui va leur permettre de financer davantage encore le terrorisme. Tout cela est très négatif, plein d'autres personnes vont mourir. C'est tout simplement horrible.'' Le gouvernement israélien n'a cessé, ces dernières années, de s'opposer à un accord sur le nucléaire iranien, rappelant que le régime de Téhéran a plusieurs fois menacé l'État hébreu de destruction. Benjamin Netanyahu prévient qu'il va continuer à tout faire pour empêcher le régime de Téhéran de se doter de la bombe atomique. US & Israeli flags burned in Iran. Crowd yells 'Death to America! Death to Israel!' Who's in front? President Rouhani pic.twitter.com/z0WdEsYw1M- (@netanyahu) 12 Juillet 2015
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L'Iran et les six grandes puissances en discussion ont trouvé un accord sur le programme nucléaire de Téhéran. Accord qui permettrait une levée de sanctions qui pèsent sur la République islamique. Ce serait donc le tournant attendu d'une crise ouverte il y a 12 ans. L'information vient de sources anonymes iraniennes et occidentales à Vienne. (Reuters, AP) La réunion ministérielle plénière doit débuter à 10h30 et s'achever par une conférence de presse. Un discours du Président iranien Hassan Rohani est déjà prévu dans la foulée à la télévision iranienne. Réveil à Téhéran, avec enfin un accord, au bout de 18 jours de négos. Rohani devrait parler. Les négociateurs attendus à l'aéroport ce soir.- Georges Malbrunot (@Malbrunot) 14 Juillet 2015 #Iran nuclear agreement is the biggest foreign policy deal for the U.S. in more than a generation.- Anthony Morrison (@THETonyMorrison) 14 Juillet 2015
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Les négociations seraient sur le point d'aboutir à Vienne, entre les grandes puissances et Téhéran. Un texte qui aurait une portée historique, et viendrait mettre un terme à un conflit diplomatique de plus de douze ans. Les pourparlers sont en cours depuis deux semaines dans la capitale autrichienne. La question de l'embargo sur les ventes d'armes et de missiles à l'Iran restait le principal point d'achoppement, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a aussi fait état de son 'optimisme'. D'après le ministre allemand des affaires étrangères, 'il ne reste plus que quelques éléments à régler pour conclure un accord solide'. 'Le ministre russe des affaires étrangères est retourné à la table des négociations à Vienne', souligne Reihaneh Mazaheri, envoyée spéciale d'Euronews à Vienne. 'Presque tous sont sûrs d'une issue positive dans les prochaines heures. Sergueï Lavrov avait affirmé auparavant qu'il ne rejoindrait les discussions qu'une fois un accord en mains'.
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La date butoir pour trouver un accord sur le nucléaire iranien a été une nouvelle fois repoussée, a annoncé John Kerry ce jeudi à Vienne. Des négociations sont en cours entre l'Iran et les puissances du P5+1 dans la capitale autrichienne. Un texte qui viendrait mettre un terme à un conflit diplomatique vieux de douze ans sur le programme nucléaire de la République islamique. Le secrétaire d'Etat américain ne veut cependant pas 'céder à la 'précipitation'. Les pourparlers avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Chine, la France, la Russie et l'Allemagne, qui devaient s'achever ce vendredi, vont donc se poursuivre avec Téhéran. 'Nous sommes là car nous pensons que nous réalisons de véritables progrès, mais nous n'allons pas rester à la table des négociations éternellement' , a déclaré John Kerry. Le point d'achoppement reste l'embargo sur les ventes d'armes et de missiles à l'Iran, point sur lequel la Russie a apporté son soutien à Téhéran. 'Des problèmes subsistent, mais les choses vont dans la bonne direction', a indiqué le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius.
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Les négociations entre l'Iran et les grandes puissances sont prolongées jusqu'au vendredi 10 juillet a annoncé la porte-parole du Département d'État américain. Après onze jours de négociations acharnées à Vienne, en Autriche, les tractations entre l'Iran et les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine, la France et l'Allemagne butent toujours sur des questions 'décisives', comme l'a confirmé le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Au Coeur des divergences, entre autres, la levée des sanctions sur les missiles balistiques iraniens. Téhéran estime en effet que ces sanctions ne peuvent pas être liées à la question du programme nucléaire et en demande la levée 'substantielle' et 'rapide'. L'Iran a de son côté affirmé ne pas avoir de date butoir concernant une éventuelle fin des discussions.
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Reprise à Vienne ce mardi des négociations sur le nucléaire iranien, alors que la date butoir du 30 juin sera ce soir dépassée. Après des consultations à Téhéran avec l'ayatollah Khameneï, la délégation iranienne est revenue à Vienne pour négocier avec John Kerry et les grandes chancelleries européennes. Fin du programme militaire nucéaire iranien contre levée des sanctions : le cadre trouvé en avril est toujours d'actualité mais des points restent non résolus : l'accès de l'agence internationale de contrôle aux sites militaires iraniens, le rythme de la levée des sanctions économiques contre Téhéran, la durée de l'accord final - les occidentaux veulent un minimum de dix ans... c'est trop pour les Iraniens. Les négociations vont continuer toute la semaine, pour un delai final au 9 juillet, selon une source américaine.
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Mazaheri Reihaneh, Euronews : 'Après des mois de négociations, vous êtes parvenus à un accord- cadre. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce qui s'est tramé dans les coulisses, particulièrement à Lausanne ? Quels ont été les moments les plus difficiles ?' Javad Zarif, ministre iranien des affaires étrangères : 'Nous avons tenté de remplir deux objectifs. Le premier était de nous assurer que le programme nucléaire resterait pacifique et le second a été d'obtenir la levée des sanctions. Et de notre point de vue, ces deux objectifs étaient raisonnables parce que l'Iran n'a jamais essayé en aucune manière de se procurer l'arme nucléaire. Les sanctions n'ont jamais été bonnes pour personne. Il était important pour nous d'avancer vers ces deux objectifs et c'est ce vers quoi nous avons tendu. C'était difficile car certains de nos amis occidentaux et partenaires de négociations en sont venus à estimer que les sanctions étaient un atout, étaient quelque chose auquel ils ne renonceraient pas si facilement. Il y a eu des moments difficiles en raison des différentes interprétations sur plusieurs aspects de l'accord-cadre mais nous avons pu nous concentrer sur toutes les solutions possibles aux problèmes existants. A présent, nous entamons la partie difficile de négociation et de rédaction de l'accord final. Cela nous demandera beaucoup de temps, beaucoup d'efforts mais je pense que les décisions politiques ont déjà été prises. Maintenant, il dépend de nous et de nos collègues de régler les parties les plus techniques.' Euronews : 'Après dix-huit mois de négociations, les sanctions restent le problème majeur. Comment pensez-vous régler ce problème pendant le temps imparti, d'ici fin juin ?' Javad Zarif : 'Nous ne parlons pas de sanctions progressivement abandonnées. Malheureusement, les Etats-Unis ont commencé à utiliser cette expression mais si vous regardez la déclaration commune, vous ne verrez même pas le mot 'suspension' et vous ne verrez pas non plus le mot 'progressif'. Il est clair qu'on mettra un terme à toutes les sanctions économiques et financières. Le jour où nous nous mettrons d'accord, nous irons au Conseil de sécurité et le Conseil de sécurité adoptera une résolution qui mettra un terme à toutes les précédentes résolutions et il n'y aura plus de sanctions. C'est très clair, ce ne sera pas par étapes, elles ne seront pas simplement suspendues, c'est très clair dans notre déclaration commune.' Euronews : 'Mais l'accord de Lausanne n'a mentionné aucun échéancier pour la levée des sanctions ?' Javad Zarif : 'C'est très clair, parce que nous avons eu cet accord et qu'il y aura des mesures irréversibles de la part de l'Iran, des Etats-Unis, de l'Union européenne et du Conseil de sécurité de l'ONU. La dernière fois, nous n'avions pas de principes de base lorsque nous avons signé l'accord de novembre dernier à Genève et ce que nous avions proposé côté iranien, c'était le document actuel. Les Etats-Unis, pour des raisons de politique intérieure, c'est d'ailleurs leur droit et leur prérogative, ont proposé des principes de base, qui n'étaient pas exactement ce que nous avons proposé. Donc la meilleure manière pour nous tous est de cesser de nous battre là-dessus, de négocier et une fois qu'on sera parvenu à l'accord final, de le rendre public.' Euronews : 'Mais les parlementaires iraniens ont demandé que soit publiés les principes de base. Pourquoi ne pas avoir encore publié ces détails ?' Javad Zarif : 'Eh bien, nous l'avons fait en réalité. J'ai répondu à une interview de deux heures et demi à la télévision iranienne et j'ai tout expliqué. Mon collègue, le Dr Salehi, le chef de l'Organisation iranienne à l'énergie atomique est aussi allé à la télévision iranienne et a expliqué tout le processus, donc nous n'avons rien à cacher. Tout est clair, il n'y a pas d'ambiguïté de notre part. A présent, nous avons besoin de parvenir à cet accord et de le rédiger. Nous avons dit dès le début que nous devions choisir un chemin. Soit celui de la confrontation, soit celui de la coopération, nous ne pouvons pas avoir un peu des deux. Si nous empruntons le chemin de la confrontation, les Etats-Unis et les Nations Unies continueront les sanctions et l'Iran continuera son programme d'enrichissement sans aucune limite. Euronews : 'Je voudrais revenir à ma question, pourquoi ne voulez-vous pas publier les principes de base ? Est-ce votre tactique pour alléger la pression des plus durs en Iran ?' Javad Zarif : 'Nous négocions dans l'intérêt national, nous ne négocions pas sous la pression de groupes politiques et je pense que les Etats-Unis seraient avisés de faire de même.Si nous avons besoin de publier les principes de base, nous le ferons mais je pense que le public iranien en sait plus sur le sujet à présent.' Euronews : 'Je vais citer le nom de quelques ministres des affaires étrangères qui ont participé aux négociations et je voudrais que vous les décriviez en un ou deux mots. Monsieur Steinmeier ?' Javad Zarif : 'Un négociateur sérieux'. Euronews : 'Laurent Fabius ?' Javad Zarif : 'A nouveau, un négociateur sérieux.' Euronews : 'Le ministre chinois ?' Javad Zarif : 'Un bon ami et un négociateur sérieux.' Euronews : 'Le ministre russe ?' Javad Zarif : 'Un bon ami et un négociateur sérieux' Euronews : 'Et John Kerry ?' Javad Zarif : 'Quelqu'un qui a passé beaucoup de temps sur ce sujet et aussi un négociateur sérieux.' Euronews : 'Parlons à présent des enjeux régionaux et en particulier du Yémen. La situation actuelle voit s'intensifier les divergences entre l'Iran et l'Arabie saoudite. Comment cela peut-il affecter la physionomie de la région ?' Javad Zarif : 'Le Yémen n'est pas le théâtre d'une confrontation entre l'Iran et l'Arabe saoudite. Le Yémen a un problème qui a été résolu par le peuple yéménite, par les différents groupes politiques du pays et tous ceux qui ont de l'influence au Yémen devraient apporter leur aide.' Euronews : 'Comment réagissez-vous lorsque vous entendez Monsieur Lavrov expliquer que la vente des missiles anti-aériens S 300 à l'Iran est due à la situation au Yémen ?' Javad Zarif : 'Nous avions un accord avec la Russie, un contrat avec eux depuis longtemps pour qu'ils nous fournissent les moyens de notre défense aérienne. Ce ne sont pas des armes offensives, mais défensives que nous avions commandées depuis longtemps. Ils ont décidé d'honorer cette commande et cet engagement et de nous livrer maintenant.' Euronews : 'Mais avant, cette livraison allait contre les sanctions des Nations Unies...' Javad Zafir : 'Non, cela n'a jamais enfreint les sanctions des Nations Unies. Je pense que la déclaration russe est très claire : ils n'ont jamais violé les sanctions des Nations unies. L'Iran ne reconnaît pas ces sanctions, nous les considérons comme illégales, nous considérons toutes les sanctions comme illégales et injustifiées. Mais la Russie a pris sa décision d'elle-même et ces questions doivent être adressées à elle. Nous estimons que le retard dans cette livraison russe de système de défense aérienne était injustifié mais nous saluons la décision de la Russie de respecter ce contrat.'
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L'Iran minimise la menace d'une action du Congrès américain contre un accord sur son programme nucléaire. Lors d'un discours public, le président Hassan Rohani a souligné qu'il ne négociait pas avec les parlementaires américains, mais avec les grandes puissances. 'Nous voulons de l'interaction, nous voulons de la bonne volonté, nous voulons du respect mutuel, a-t-il déclaré. Les pays membres du 5+1, la chambre américaine des représentants, le Sénat américain, le président américain, le gouvernement américain, tout le monde devrait savoir que si la fin des sanctions n'est pas écrite dans l'accord, il n'y aura pas d'accord'. Les propos de Hassan Rohani interviennent alors qu'une délégation de l'Agence internationale de l'énergie atomique est arrivée à Téhéran. Les experts internationaux veulent en savoir plus sur les recherches nucléaires menées par l'Iran avant 2003, et notamment si le pays a cherché à se doter de la bombe atomique.
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Malgré de récentes tensions diplomatiques, l'Iran et les grandes puissances du groupe 5+1 vont reprendre les discussions pour la rédaction du texte de l'accord final sur le nucléaire dès mardi prochain. C'est le chef de la diplomatie iranienne, reçu en Espagne, qui l'a annoncé, avant de préciser le cadre de travail ; Téhéran fera 'des pas irréversibles si l'autre partie fait de même'. 'Je ne suis pas philosophe, je pense que nous sommes en fait près d'un accord, mais nous avons juste besoin de l'écrire noir sur blanc, mais nous devons aussi changer cette mentalité et notre vision du monde pour améliorer la situation' a déclaré Mohammad Javad Zarif à Madrid. Hier, la Russie s'est autorisé à livrer des missiles S-300 à l'Iran dans un avenir proche, ce qui explique sans doute la réitération de la position d'Israël par son Premier ministre Benjamin Netanyahou 'C'est un mauvais accord, un très mauvais accord. C'est un accord qui laisse l'Iran en capacité de s'armer avec des armes nucléaires, qui remplit ses coffres avec beaucoup d'argent et lui permet de poursuivre son agression terroriste au Moyen-Orient.' Le 2 avril dernier, après l'accord-cadre de Lausanne sur leur programme nucléaire, les Iraniens exultaient dans les rues de Téhéran, pensant à la levée imminente des sanctions économiques. Mais beaucoup reste à faire pour parvenir à cette fin heureuse tant attendue.
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Un tribunal japonais s'est opposé ce mardi au redémarrage de deux réacteurs d'une centrale nucléaire située dans la province de Fukui dans l'ouest du pays. L'autorité de régulation nucléaire avait pourtant donné un avis favorable. Un avis technique. Or, les juges ont aussi pris en compte l'avis de la population, et ils ont estimé que toutes les conditions de sécurité n'étaient pas réunies. D'où la satisfaction des militants anti-nucléaires. 'Cette décision fait écho au sacrifice des victimes de Fukushima, estime l'un de ceux qui avaient engagé la procédure devant le tribunal, Tadashi Matsuda. Je m'adresse d'ailleurs à ceux qui souffrent encore des effets de Fukushima : la décision de ne pas redémarrer ces réacteurs n'auraient pu se faire sans vous'. L'opérateur qui gère cette centrale de Takahama a décidé de faire appel de la décision de justice. En tout cas, il n'y aura pas de redémarrage avant plusieurs mois, voire plusieurs années. Actuellement tous les réacteurs nucléaires sur l'archipel sont à l'arrêt. Une mesure prise suite à la catastrophe de Fukushima il y a 4 ans. D'ailleurs dans la centrale accidentée, le taux de radioactivité est extrêmement élevé, comme a pu le constater un petit robot introduit vendredi dans le réacteur. Pendant deux jours, il a pu envoyé des données, puis il a arrêté de fonctionner. Les autorités ont décidé de l'abandonner. Il faudra pourtant d'autres robots de ce genre pour intervenir à l'intérieur de l'enceinte dans les prochains mois et les prochaines années. Car actuellement, le taux de radioactivité est tellement haut qu'un homme ne survivrait pas plus d'une heure dans un tel environnement.
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Nima, Euronews : Un jour après l'accord historique entre l'Iran et les 5+1, nous partons à Téhéran pour parler de ce sujet avec Sadegh Zibakalam, Professeur de Sciences politiques à l'Université de Téhéran. Muhammad Javad Zarif a dit que cet accord est un accord gagnant-gagnant, les ultras Iraniens disent que l'Iran a beaucoup perdu. Pour vous, quel est le fruit de cet accord pour l'Iran ? Sadegh Zibakalam, Téhéran : Selon moi la partie la plus importante de cet accord c'est que l'Iran peux continuer ses activités nucléaires mais aussi que l'Iran a pu gagner la confiance des Européens et des Américains au sujet du nucléaire. En même temps je pense que le peuple iranien, la façon dont il a soutenu cet accord ne laisse pas la possibilité aux ultras de s'opposer ou d'empêcher un accord final au mois de Juin. Nima, Euronews : Les dernières dépêches disent que le cabinet d'Israël considère cet accord comme une menace pour la sécurite d'Israël, pourtant Barack Obama, jeudi soir, parlait d'un accord pour assurer la paix mondiale. Quel sera l'impact de cette différence entre deux alliés sur l'accord final du mois de juin ? Sadegh Zibakalam, Téhéran : Beaucoup de pays de notre région apprécient et profitent de l'hostilité entre l'Iran et les Etats-Unis. Les Israéliens d'abord, surtout les ultras comme Monsieur Netanyahou, les Saoudiens aussi. Je crois que Netanyahou a raison d'être inquiet, les Saoudiens aussi ont raison d'être inquiets de cet accord, parce qu' ils ne peuvent plus utiliser ce programme nucléaire iranien à leur profit et pour leurs intérêts régionaux. Nima, Euronews : Hier soir Téhéran a passé une nuit historique et inoubliable. Il y avait beaucoup de monde dans la rue mais aussi aujourd'hui, beaucoup de gens sont allés voir Muhammad Javad Zarif a l'aéroport. Etes-vous optimiste sur un accord final ? Sadegh Zibakalam, Téhéran : Je ne crois pas que les ultras comme ceux qui soutiennent Ahmadinejad ou les partis politiques ultra conservateurs puissent empêcher le progrès des négociations et un accord final. Les Iraniens aui ont voté pour Hassan Rohani, soutiennent cet accord et ils l'ont bien montrés. Pour cela à mon avis l'avenir appartient aux Iraniens modérés. L' avenir en Iran appartient à ceux qui veulent réconcilier et avoir des relations correctes et respectueuses avec les Etats-Unis. Cette interview s'achève sur ces paroles. Merci Sadegh Zibakalam. Merci à vous aussi.
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Ils l'ont fait. Au terme d'un marathon de négociations à Lausanne, les négociateurs occidentaux et iraniens sont finalement parvenus à un accord historique qui fixera certainement les bases d'un nouvel ordre mondial. Les explications de France 2. C'est John Kerry qui a mené tambour battant ces négociations côté américain. Le président Obama a salué cet accord même s'il sait qu'il devra affronter les foudres du Congrès et de l'allié israélien. La TVE. C'est sur les rives d'un lac paisible, en Suisse, que tout s'est joué. La Suisse au centre du monde pendant ces quelques jours, où tout s'est précipité à la fin, après une longue, très longue attente... Les reportages de la RTS. Des décennies que les Iraniens attendaient ce moment où leur pays cesserait d'être mis au banc des nations. La route sera encore longue, mais Javad Zarif a été accueilli en héros à son retour, et la fête battait son plein à Téhéran. Retour avec la RSI sur ces années noires.

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