Vidéos Sciences
La vitesse avec laquelle la technologie s'impose dans nos vies nous oblige à réinventer nos méthodes de travail qui se retrouvent bouleversées. Dans cette édition de Real Economy, nous nous rendons en Allemagne où le gouvernement mène une grande réflexion sur les emplois du futur. Chez Audi, près de Munich, l'avenir est déjà là avec une production largement automatisée. La Commissaire européenne à l'emploi, Marianne Thyssen, nous présente par ailleurs, les efforts de l'UE en la matière dans le cadre du 'Pilier européen des droits sociaux. Il est clair que la technologie nous simplifie la vie dans un monde qui ne semble jamais s'arrêter. L'automatisation fait baisser les coûts dans la production et réduit la pénibilité, mais elle soulève une question cruciale : les robots finiront-ils par occuper tous les emplois ? Et comment contribuerons-nous encore à nos sociétés et nos économies ? La manière dont nous travaillons connaît une progression constante depuis le début de la révolution industrielle au XVIIIe siècle. Celle-ci s'est traduite par l'automatisation, la production de masse, des suppressions de postes, puis la hausse de la demande mondiale, les créations d'emploi et l'essor des classes moyennes. Nous en sommes aujourd'hui à une quatrième révolution dans l'industrie et le travail et nous faut décider si nous laissons nos peurs de côté et si nous voulons passer à une prochaine étape. Risque élevé d'automatisation pour 9% des emplois Sept Européens sur dix ont besoin de compétences numériques dans leur travail. Un sur trois n'en a aucune et la moitié des Européens qui ont des postes peu qualifiés n'utilisent pas ces technologies. D'après l'OCDE, 9% des emplois ont actuellement, un risque élevé d'automatisation dans les pays développés et un sur quatre devrait être radicalement bouleversé par les nouvelles technologies sous l'effet d'une hausse de la productivité du fait de la robotisation. La hausse annuelle de la productivité passerait ainsi de 0,8% à 1.4% dans les cinquante prochaines années. Reste que quatre entreprises sur dix ne trouvent pas les personnes dotées des compétences adéquates pour occuper les nouveaux emplois. La formation est essentielle pour les quatre millions de jeunes Européens au chômage et les salariés à temps partiel comme ils ont moins l'opportunité de se former par rapport à ceux à temps plein. Ceux qui n'ont aucune compétence numérique gagnent 8% de moins que ceux qui en ont. Ce sont les pays qui n'ont pas investi dans ce domaine qui risquent le plus de perdre des emplois du fait des bouleversements technologiques. L'Allemagne invente ses emplois de demain Le gouvernement fédéral allemand a présenté un livre blanc baptisé Travailler 4.0. Un document qui regroupe des propositions très diverses sur le temps de travail, les profils d'emploi, la négociation collective avec l'idée que la technologie n'attend pas. 'Work4.0'? In Germany, it's part of the 'Digital IntegratedEconomy' and the Future of Work.#InnovationGermany https://t.co/d21BoBuw0d- GermanEmbassyAUS (@GermanyInOz) 6 octobre 2016 Comme nous l'explique notre reporter sur place Damon Embling, dans un contexte d'automatisation et de numérisation croissante, Berlin entend répondre aux besoins de la population active de demain, une génération qui souhaite avoir plus de choix et de flexibilité bien loin des horaires classiques de bureau. L'usine tentaculaire d'Audi au nord de Munich produit 600.000 voitures chaque année. Mille robots interviennent sur chacune. Et des projets de numérisation renforcée, de réalité virtuelle et d'impression métallique 3D sont déjà dans les cartons. A la clé, aucune suppression de poste parmi les 44.000 salariés sur place d'après Jochen Haberland, vice-président du groupe en charge des ressources humaines. 'Il y aura d'énormes changements dans la manière de travailler, reconnaît-il avant d'ajouter : Mais au final, nous aurons besoin de tous nos employés, exactement comme aujourd'hui.' Nous découvrons sur le site des plateformes inventées par une start-up qui bien qu'elles se déplacent à la vitesse d'un escargot, devraient permettre d'augmenter encore la productivité de l'usine en acheminant les composants jusqu'aux différentes unités de travail à la différence des lignes de production classiques. Fabian Rusitschka, PDG de la start-up Arculus à l'origine de leur conception, nous explique : 'Imaginez un centre commercial avec 50 magasins : dans une ligne de production, vous devez passer devant tous les magasins. Là, on vous amène uniquement dans ceux où vous avez besoin de quelque chose, vous avez plus vite fini,' souligne-t-il. Flexibilité, meilleur équilibre entre vie personnelle et professionnelle Le livre blanc du gouvernement plaide notamment pour un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Ce qui favorise les performances de l'entreprise et la fidélisation des salariés, dit-on chez Audi. 'Les postes de travail ont déjà fait l'objet d'une très forte numérisation, en particulier dans les bureaux évidemment, indique Jochen Haberland. On a aussi mis en place le travail à distance et aujourd'hui, on instaure des horaires flexibles au sein des roulements dans le cadre d'un projet pilote,' insiste-t-il. D'après les experts en entreprise, le changement social s'annonce révolutionnaire dans la mesure où nos rythmes de vie s'accélèrent. 'Je ne pense pas que tout le monde soit déjà prêt, il s'agit d'une transition lente, estime Patrick Heitmeyer, consultant indépendant. Mais à mesure que la technologie progresse et qu'on en prend conscience, affirme-t-il, je crois que ce sera une transition rapide au final et que cela va vraiment changer la donne.' Les employeurs attirés par les gains de productivité offerts par la technologie devront s'assurer que leurs salariés aient les compétences nécessaires et puissent sans cesse les réactualiser. Work 4.0: How Germany is shaping the future of work Silke Breimaier FES_GB IPPR https://t.co/ouWRrippUX- LSE Business Review (@LSEforBusiness) 22 mars 2017 La question cruciale de la formation Dans toute révolution, il y a des gagnants et des perdants : bien sûr, des postes semi-spécialisés et aux tâches répétitives seront perdus. Mais ce peut être aussi une occasion de se former pour prétendre à un emploi plus qualifié. À Bruxelles, c'est le rôle de Marianne Thyssen, Commissaire européenne en charge de l'emploi, avec d'autres partenaires de trouver comment rendre cette transition possible. Maithreyi Seetharaman, euronews : 'Quels postes et quels secteurs seront les plus touchés ? Et que dire des travailleurs les plus âgés ?' Marianne Thyssen, Commissaire européenne à l'emploi : 'Actuellement en Europe, il y a 232 millions de personnes qui occupent un emploi. Il n'y en a jamais eu autant. Quant aux emplois de l'avenir - mais on pourrait dire d'aujourd'hui et de demain -, 90% d'entre eux nécessiteront un certain niveau de compétences numériques. Or on constate que plus de 40% de la population active européenne n'est pas assez compétente en la matière. Donc il y a beaucoup à faire de ce point de vue. On demande aux gens de rester plus longtemps sur le marché du travail, donc on doit faire en sorte qu'ils puissent y rester ! Premièrement, on doit évaluer les compétences que les gens ont. Deuxièmement, on doit déterminer quel est le parcours qui leur correspond individuellement pour qu'ils puissent progresser et pour qu'ensuite, ils fassent la preuve de leurs nouvelles connaissances, mais c'est aussi réalisable pour les gens - disons - de mon âge !' Highestemploymentleveleverrecordedin the EU in Q4 2016: 232.9 million employed#Eurostat https://t.co/QUTuDRFw09 pic.twitter.com/D8VAD14aFR- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 15 mars 2017 Maithreyi Seetharaman : 'La robotique, l'intelligence artificielle... Tout cela fait craindre une aggravation des inégalités économiques. Comment l'éviter ?' Marianne Thyssen : 'On doit s'assurer que les personnes qui travaillent le font dans de bonnes conditions - également dans le nouveau secteur du numérique - : par exemple, ceux qui travaillent pour des plateformes internet : quel statut ont-ils ? Qui les protège ? Sont-ils indépendants ? Ce n'est pas clair ! On doit aussi faire en sorte qu'ils bénéficient d'un système de sécurité sociale, qu'ils y contribuent, un système qui puisse leur donner droit à certaines prestations s'ils remplissent les conditions.' 'De nouvelles formes de travail qu'il nous faut définir' Maithreyi Seetharaman : 'Quels genres de changements structurels seront nécessaires selon vous ?' Marianne Thyssen : 'On prépare la publication du contenu du pilier des droits sociaux : il y aura des principes et des valeurs qui pourront servir de cadre de référence. Ce cadre permettra d'examiner les performances des politiques sociales et en matière d'emploi aussi bien nationales qu'européennes.' Maithreyi Seetharaman : 'Quel est le principal obstacle et comment le surmonter ?' Marianne Thyssen : 'Il y a les employeurs, les salariés, les indépendants. Mais il existe de nouvelles formes de travail qu'il nous faut définir, auxquelles il faut donner une place dans notre système de protection sociale et notre économie et cela va demander une réorganisation des structures des Etats membres et nous pouvons apporter notre aide au niveau européen.' Maithreyi Seetharaman : 'Qui est la responsabilité de préparer l'avenir ? Les individus eux-mêmes, les gouvernements, les décideurs politiques, les employeurs ?' Marianne Thyssen : 'On en a tous la responsabilité ! Nous devons nous adapter et prendre nos responsabilités, mais il revient aux dirigeants politiques, à ceux qui ont le pouvoir politique, de créer un environnement qui rende cela possible.' Withthe fastdevelopmentof new techologies,weneedto help people master digital skills:thisisone of the prioritiesof ourSkillsAgenda pic.twitter.com/bRgF1u8wqe- ValdisDombrovskis(@VDombrovskis) 23 mars 2017
Vidéos à la une
HSBC confirme son appétit pour la Chine : la banque britannique va embaucher cette année 1 000 personnes au sein de sa filiale de gestion de fortune, qui s'ajouteront aux 2 400 salariés déjà présents dans le pays. La plupart des embauches seront réalisées dans le Delta de la rivière des Perles, dans le sud de la Chine. Une mégalopole constituée de onze villes industrielles (dont Canton, Hong Kong, Macao...). Son économie en forte croissance est supérieure à celle de l'Indonésie. Exclusive: HSBC to boost China staff by up to 1,000 employees in 2017, mostly in Pearl River Delta https://t.co/zcEomskQQ7 by Sumeet_Chat- Reuters Business (ReutersBiz) 24 mars 2017 Le nouveau directeur de la première banque européenne Mark Tucker maintient ainsi l'orientation stratégique son prédécesseur, qui voulait faire de la Chine un pivot du développement du groupe. Après avoir multiplié les plans de restructurations en Europe, HSBC prévoit 4 000 embauches en Chine d'ici 5 ans.
Emploi - Retraite
Le site américain CareerCast, spécialisé dans l’emploi, a dévoilé en début d’année son classement 2017 des métiers les moins stressants (et bien payés) au monde. Les voici en images.  
Politique
Lundi, le "Quotidien" de Yann Barthès a révélé que Bruno Le Roux avait employé ses filles encore mineures en tant qu'assistantes parlementaires. Leur jeune âge n'a pas tardé à faire réagir les internautes qui s'en sont donné à coeur joie sur Twitter. 
Vidéos à la une
La banque centrale américaine relève ses taux d'intérêt d'un quart de point pour la deuxième fois en trois mois, de 0,75 % à 1 %. C'est donc aussi la deuxième fois depuis l'élection de Donald Trump et la troisième seulement depuis la crise financière de 2008. La Fed est restée prudente pour l'avenir, se disant attentive à l'inflation. Les participants au Comité monétaire projettent ainsi que les taux d'intérêt directeurs atteindront 1,4 % en 2017, ce qui équivaut à deux autres hausses d'un quart de point de pourcentage en 2017. Vu la remontée de l'inflation, le bas taux de chômage et surtout la perspective de la politique budgétaire expansionniste annoncée par l'administration Trump, plusieurs analystes estiment au contraire que la Fed risque de devoir accélérer le rythme.
Vidéos à la une
Le fabricant de bouchons de parfum RPC Beauté va supprimer 29 emplois. Pour exploitation TV, droits réservés, nous contacter sur http://wizdeo.com/s/banqueimages
Vidéos à la une
La vigueur du marché du travail ne se dément pas aux Etats-Unis. L'économie américaine a créé 235.000 emplois en février, 45.000 de plus que prévu. Le chiffre de janvier a lui été revu à la hausse à 238.000. Résultat, le taux de chômage baisse d'un dixième de point à 4,7%. Payroll employment rises by 235,000 in February; unemployment rate changes little at 4.7% https://t.co/NsuHovcqn0 #JobsReport #BLSdata- BLS-Labor Statistics (@BLS_gov) 10 mars 2017 A l'exception du commerce, tous les secteurs de l'économie ont contribué à cette performance. Dopé par une météo clémente, le secteur de la construction n'avait pas autant embauché depuis mars 2007. En queue de peloton, les services et le commerce donc. Dans ce dernier secteur, 26.000 emplois ont même été détruits en février. Il faut dire que la consommation des ménages s'était nettement essoufflée en janvier. USA: la consommation a nettement fléchi en janvier: La consommation des ménages a fléchi aux Etats-Unis en janvi... http://bit.ly/hycO3D- Le Parisien (@le_Parisien) 28 février 2011 Le taux de participation à l'emploi, qui compte ceux qui travaillent ou cherchent activement un emploi, a lui grimpé à 63%, au plus haut depuis mars 2014. Les salaires ont quant à eux augmenté de 2,8% sur un an. Vers une hausse de taux Un tableau qui devrait rassurer la Réserve fédérale américaine quant aux perspectives de la consommation, moteur de la croissance américaine. La Fed a prévu trois hausses de taux cette année. Au vu des chiffres de l'emploi, la première pourrait intervenir dès la semaine prochaine. With such a solid #jobs report for Feb, #Fed definitely hikes next week... but not strong enough as yet to suggest more than 3 hikes in 2017- Mohamed A. El-Erian (@elerianm) 10 mars 2017 Avec AFP, Reuters.
Emploi - Retraite
Le site spécialisé Emolument.com a publié le 17 février son classement des jobs les plus ennuyeux du monde, comme l'a repéré TuxBoard. Découvrez le top 10 en images.  
Politique
Alors que François Fillon est soupçonné d'avoir employé fictivement son épouse, focus sur ces députés qui emploient leur conjointe comme attachée parlementaire.
Actualités
Des journalistes de "France 2" ont enquêté sur le curieux phénomène des fonctionnaires qui touchent un salaire... sans travailler. Un statut pas très moral, mais tout à fait légal.
Emploi - Retraite
Moins d’heures pour les plus âgés, plus de flexibilité pour les jeunes… L’ancien ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, propose des mesures pour en finir avec les 35 heures. Explications.  
Emploi - Retraite
De plus en plus de seniors souhaitent continuer à travailler une fois à la retraite. Et il existe pour cela quelques petits jobs qui prennent peu de temps et permettent de gagner un peu d’argent pour arrondir les fins de mois.  
Emploi - Retraite
Le quotidien britannique The Independent a publié il y a peu un classement des métiers où le taux de sociabilité est le moins élevé. Parfait pour ceux qui ne veulent avoir à échanger avec d’autres personnes. 
Vidéos Argent/Bourse
Spectaculaire rebond du marché du travail aux Etats-Unis en juin. L'économie américaine a créé 287.000 emplois nets, 112.000 de plus qu'escompté. C'est son meilleur score mensuel depuis octobre. Payroll employment increases by 287,000 in June; unemployment rate rises to 4.9% https://t.co/1Y9cSWJUIB #JobsReport #BLSdata- BLS-Labor Statistics (@BLS_gov) 8 juillet 2016 Certes, ce chiffre est gonflé par la fin de la grève de plus de 35.000 salariés du groupe de télécoms Verizon. Il n'en reste pas moins supérieur aux attentes. Retour des exclus sur le marché du travail Le secteur des services a été la locomotive de cette performance, hôtellerie, loisirs, santé et information en tête. Le secteur public a également bien recruté.Seules les industries minières ont continué à détruire des emplois - 5.000 en juin. Le taux de chômage, lui, a augmenté, passant de 4,7% à 4,9% de la population active. Mais c'est surtout parce que de nombreux chômeurs sortis des listes se sont remis à chercher activement un emploi. Today's #JobsReport confirms that our economy is resilient and strong. We still have more work to do. https://t.co/NBiEADY9hE- Tom Perez (@LaborSec) 8 juillet 2016 Vers une hausse des taux de la Fed Des chiffres à même de rassurer la Réserve fédérale quant à la solidité de la reprise américaine. La quasi stagnation des créations d'emploi en mai (elles ont été revues à la baisse à 11.000) et les incertitudes liées au référendum britannique sur le Brexit avaient conduit la banque centrale à renoncer à relever ses taux le mois dernier. Friday's strong jobs report raises the odds of a Fed rate move in September, Jon Hilsenrath says https://t.co/iFutLrNUSI- Wall Street Journal (@WSJ) 8 juillet 2016 La publication du département du Travail a stimulé le dollar sur le marché des changes, alors que les investisseurs anticipent désormais un resserrement monétaire imminent. D'autant que le salaire moyen est ressorti en hausse de 2,6% sur 12 mois en juin, signe d'un possible redémarrage de l'inflation. Trump calls the U.S. Bureau of Labor Statistics unemployment numbers 'phony' https://t.co/Vkm5WVkFdS- Hardball (@hardball) 6 juillet 2016
Vidéos à la une
Le chômage aura été un des principaux enjeux de la campagne électorale espagnole pour les législatives du 26 juin. Les conservateurs sortants se targuent de l'avoir fait baisser à 20,1% sous les 4 millions de chômeurs, en favorisant la création de 500.000 emplois par an. Leurs adversaires avancent diverses solutions pour faire mieux. Mais elles pourraient se heurter aux exigences budgétaires. 'Le nouveau gouvernement aura beaucoup de problèmes à régler,' explique Pablo Simon, de sciences politiques à l'université Carlos III. 'Certes, l'économie est en croissance, mais elle reste confrontée à de nombreux défis. Le taux de chômage reste supérieur à 20%. Et il nous faudra encore tailler dans le budget sous la pression de l'Union européenne.' Ciudadanos, l'opposition libérale, propose un contrat de travail unique.Les gauches, parti socialiste et Podemos, veulent annuler la réforme du travail controversée de 2012 qui a facilité les licenciements sans indemnité. La cause, selon eux, de la précarisation exacerbée de l'emploi dans tous les secteurs d'activité. 90% des contrats signés cette année temporaires et la classe moyenne voit ses salaires baisser.
Vidéos à la une
Le taux chômage est au plus bas depuis octobre 2005 au Royaume Uni. Il est retombé à 5% sur les trois mois achevés fin avril, là où les économistes l'attendaient stable à 5,1%. Mieux, hors bonus, les salaires ont augmenté de 2,3% sur un an. Au 31 avril le pays comptait 1,67 million de chômeurs, 148.000 de moins qu'il y a un an. C'est le secteur privé qui a le plus recruté. Une bonne nouvelle pour l'économie britannique, en pleine torpeur dans l'attente du référendum du 23 juin sur le maintien ou non du pays dans l'Union européenne.
Vidéos à la une
Le manque de compétences de base dans l'Union européenne est alarmant : difficultés pour lire et écrire, faible niveau en calcul ou en culture numérique... Ces lacunes, qui touchent des dizaines de millions d'Européens, exposent au chômage et pénalisent l'économie. Face à ce constat, la Commission européenne appelle les États membres à développer les compétences de leurs citoyens pour qu'elles soient en adéquation avec le marché du travail : 'Nous avons des recommandations sur la garantie des compétences. Nous demandons aux États membres de faire un effort pour soutenir les personnes qui ont des compétences très faibles'', souligne Marianne Thyssen, la Commissaire pour l'emploi, les affaires sociales, les compétences et la mobilité des travailleurs. Plusieurs secteurs souffrent d'une pénurie de main d'oeuvre, notamment les métiers techniques, souvent sous-valorisés. Pour la Commission, il faut mettre l'accent sur la formation et aussi changer les mentalités : 'Je crois qu'il n'y a pas suffisamment de respect pour les emplois techniques actuellement dans notre société, explique Marianne Thyssen. C'est souvent perçu comme un second choix, c'est n'est pas la première option. Nous devons montrer aux gens que cela ouvre une perspective d'avoir un emploi de qualité, bien rémunéré.'' Investir dans les compétences et rapprocher l'éducation du monde du travail. Autant de priorités, alors que 40 % des employeurs aujourd'hui en Europe ne trouvent pas de candidats possédant les compétences adéquates.
Vidéos Argent/Bourse
L'Allemand FlixBus développe en France une filiale qui, comme son nom l'indique, doit constituer l'alternative au train par le bus. La compagnie ambitionne de construire le plus grand réseau d'autocars longue distance en France et en Europe, grâce à l'alliance inédite entre la technologie, l'esprit entrepreneurial et l'industrie du transport. L'idée est de proposer une offre de voyage écologique, confortable et accessible à tous. Depuis 2015, FlixBus agrandit continuellement son réseau et a transporté jusqu'à aujourd'hui un million de passagers sur son réseau. - Avec: Pierre Gourdain, DG de FlixBus. - Good Morning Business, du jeudi 9 juin 2016, présenté par Stéphane Soumier, sur BFM Business.
Vidéos à la une
Les robots sont de plus en plus rapides, de plus en plus intelligents, de plus en plus bavards pour certains mais sont-ils vraiment utiles ? Le thème a été abordé à Innorobo, le grand salon de la robotique qui vient de se tenir à Paris. Les cobots (un acronyme pour robot collaborateur) ont pu apporter des éléments de réponse. Ainsi Sawyer qui à terme devrait pouvoir tester des circuits, faire de la maintenance sur des machines et d'autres tâches jusque là inimaginables pour des automates. Jérôme Laplace, PDG, Humarobotics : 'Je crois qu'à l'avenir pour les cobots ce sera d'être de plus en plus efficaces, de plus en plus faciles à programmer. L'idée ce n'est pas d'avoir un seul robot au même endroit pendant des mois, mais des robots qui effectuent de nombreuses tâches en un jour.' Les robots peuvent aussi aider les humains à accomplir des tâches difficiles et astreignantes. RB 3D est une société parisienne qui a développé un exo squelette Exo Push. Un homme équipé d'un harnais et d'un capteur qu'il va tenir dans la main va ainsi voir sa force décupler. Olivier Baudet, directeur du développement RB 3D : 'Un ouvrier peut avoir à remuer 35 tonnes par jour. C'est très important non ? Donc avec cette machine on peut multiplier sa force par 10, l'ouvrier ne devra donc porter que 3,5 tonnes ce qui est très bon pour lui. En fin de compte il sera moins fatigué et capable de plus travailler tout au long de la journée.' Cet autre prototype a été conçu pour aider des gens avec des handicaps. Le bras robotique s'appelle Jaco 3 Fingers. Il a été créé par une société canadienne pour réaliser des tâches simples jusque là accomplies par des aides. Son rayon d'action est de 70 centimètres et il peut accomplir 16 mouvements différents... tout en douceur. François Boucher, Kinova Robotics : 'Imaginez que vous vous trouvez dans un fauteuil roulant motorisé et que vous ne pouvez qu'à peine bouger une main. Avec ce bras vous allez pouvoir manger vous même, boire sans avoir obligatoirement recours à une tierce personne qui vient chez vous pour vous faire à manger.' Voici Grillbot, on comprend vite que ce robot a été particulièrement conçu pour les amateurs de barbecue. Normalement tout est entièrement automatique. Une unité centrale de contrôle gère les mouvements, la vitesse et la direction des brosses. Ethan Woods, son créateur dit en avoir déjà vendu 80 000. Il revient sur son idée de base dans le meilleur d'un télé achat. Ethan Woods : 'J'ai des amis qui venaient manger, je préparais le barbecue et en soulevant le couvercle j'ai vu que la grille était sale et que ma brosse était cassée. Donc plutôt que de revenir en ville pour m'acheter une nouvelle brosse je suis allé dans mon garage j'ai pris ma perceuse fixé une brosse dessus et j'ai commencé à nettoyer la grille. Et je me suis dit alors 'mais pourquoi n'ai je pas simplement à appuyer sur un bouton pour faire ça ? Pourquoi est ce que je dois rester ici pour faire ça ?' Mais le petit monde des robots et autres cobots ne manque pas de susciter quelques inquiétudes. On pense notamment à l'adaptation du marché du travail, toujours plus lente que les développements techniques et technologiques... Certaines expertises parlent d'une perte de 5 millions d'emplois d'ici 2020 dans les principales économies mondiales.
Vidéos Argent/Bourse
Les Etats-Unis ont dévoilé des chiffres de l'emploi en trompe l'oeil en mai. A commencer par le taux de chômage : il est tombé à 4,7% de la population active en mai, au plus bas depuis novembre 2007, soit avant la crise financière. Les économistes n'en attendaient pas tant puisqu'ils tablaient sur 4,9%. Chômeurs sortis des listes Mais cette embellie s'explique en partie par le fait que nombre d'Américains ont renoncé à chercher du travail, sortant ainsi des listes. Ainsi, le taux de participation des personnes en âge de travailler au marché du travail - que ce soit en travaillant ou en recherchant activement un emploi - a reculé de 0,2 points de pourcentage en mai à 62,6%, renouant avec les niveaux des années 70. Sur les deux derniers mois, le repli est de 0,4 points, effaçant les gains du premier trimestre. Grévistes recensés comme sans emploi Pour ce qui est des nouvelles embauches, la déception est cuisante :l'économie américaine n'a créé que 38.000 emplois nets le mois dernier, là où les économistes tablaient sur plus de 160.000. Seul le secteur de la santé a recruté. Certes, le chiffre est tronqué par la grève d'un mois de 34.000 salariés du groupe de télécommunications Verizon, qui ont été comptés comme des destructions d'emplois. Mais c'est tout de même moins bien que prévu. Pire, les créations d'emplois ont été abaissées à 123.000 en avril (contre 160.000 annoncés précédemment) et à 186.000 en mars (contre une précédente estimation à 208.000). Hausse de taux reportée ? Des chiffres à même de dissuader une hausse des taux directeurs dès l'été, la Réserve fédérale américaine évaluant à 100.000 le nombre de créations d'emplois nécessaires chaque mois pour stabiliser le marché du travail.
Vidéos à la une
Pour la première fois en six ans, le nombre de chômeurs est passé sous la barre des quatre millions en Espagne en mai. L'Espagne compte moins de 4 millions de chômeurs, pour la première fois depuis 2010 https://t.co/jMbeJRDhHh- Les Echos (@LesEchos) 2 juin 2016 L'embellie de mai s'explique par des recrutements dans le secteur des services, moteur de la croissance grâce au rebond des dépenses des ménages. Elles sont dopées par la hausse du pouvoir d'achat due à la chute des prix de l'énergie. On note aussi une reprise des embauches dans la construction. Le taux d'activité a cependant poursuivi son recul à 59,29% en mai après 59,45% en avril, signe que le nombre d'Espagnols renonçant à s'inscrire au chômage augmente. Au premier trimestre, le taux de chômage atteignait 21% de la population active, le plus fort d'Europe après la Grèce.
Vidéos à la une
Le taux de chômage se stabilise sous les 10% en France métropolitaine. Selon l'Institut national de la statistique, 9,9% de la population active y étaient sans emploi au premier trimestre, comme au quatrième trimestre 2015. Ce taux se stabilise à 10,2% si l'on inclut l'Outre-mer. Seule la situation des seniors s'est améliorée sur la période en métropole, leur taux de chômage passant à 6,5% contre 6,7% au trimestre précédent. L'Insee note que celle des jeunes se détériore avec un taux de chômage en hausse de 0,3 point à 24,2%.
Vidéos à la une
Le taux de chômage s'est maintenu à 5% de la population active aux Etats-Unis en avril, mais le nombre de nouvelles embauches, au plus bas en sept mois, déçoit. L'économie américaine a créé 160.000 emplois le mois dernier. Les économistes en attendait 207.000, un peu moins qu'en mars dont le chiffre a été revu à la baisse à 208.000, creusant l'écart avec février (233.000). Une tendance d'autant plus inquiétante que 360.000 personnes ont simplement renoncé à chercher du travail le mois dernier. Seul le secteur privé des services a été créateur d'emplois. Plusieurs secteurs ont détruit des emplois, les services publics en tête, suivis par le secteur minier, le secteur manufacturier et pour la première fois en un an, le commerce de détail. Si le ralentissement du marché du travail se confirme en mai, la Réserve fédérale américaine pourrait renoncer à relever ses taux directeurs dès sa réunion des 14 et 15 juin. A moins qu'elle ne paie plus d'attention à la hausse des salaires de 2,5% sur un an, de bonne augure pour l'inflation.
Vidéos à la une
83 599 chômeurs de moins en avril en Espagne. Le nombre de demandeurs d'emploi recensés par le Ministère du travail et de la sécurité sociale est tombé à un peu plus de 4 millions, au plus bas depuis août 2010. Une embellie à mettre au compte des emplois saisonniers, principalement dans le secteur des services. On notera cependant qu'elle est inférieure à l'an dernier, signe pour les plus pessimistes d'un ralentissement de la baisse du chômage. En mars, le chômage touchait 20,4% de la population active en Espagne, le taux le plus élevé d'Europe sur la période.
Vidéos à la une
60.000 demandeurs d'emplois de moins en mars en France : selon le ministère du Travail, à mode de calcul comparable, c'est la plus forte baisse du chômage qu'ait connu le pays depuis avril 2006 et depuis septembre 2010 en valeur absolue. Fin mars l'Hexagone comptait 3,531 millions de chômeurs. Après un recul en janvier, le chômage avait atteint un niveau record fin février. Et si, sur trois mois, la tendance est baissière, c'est essentiellement au profit de l'activité réduite, comprenez des petits boulots. L'annonce de cette embellie intervient à deux jours d'une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme du travail.
Vidéos à la une
La chaîne de grands magasins BHS pourrait bientôt disparaître du paysage britannique. British Home Stores est placé sous administration judiciaire et tente de trouver un repreneur. En cause : de mauvaises ventes et une incapacité à lever des capitaux pour relancer son activité. 11.000 emplois et jusqu'à 164 magasins sont en jeu. La chaîne est née en 1928 à Londres. BHS a subi la concurrence d'enseignes très bon marché comme celle des vêtements Primark. BHS pourrait représenter la plus grosse faillite au Royaume-Uni dans le secteur depuis celle de Woolworths en 2008. La chaîne avait été rachetée pour une livre symbolique en mars 2015 par le fonds Retail Acquisitions au milliardaire Philip Green, qui l'avait lui-même acquise en 2000 pour 200 millions de livres. Il n'a pas réussi à redresser la barre, BHS accusé un déficit de 733 millions d'euros (571 millions de livres). L'enseigne va pour l'instant continuer à fonctionner normalement. avec AFP
Vidéos à la une
Le chômage est retombé à 10,3% de la population active en février en zone euro, contre 10,4% en janvier. L'Office européen de statistiques Eurostat souligne qu'en un an, le nombre de chômeurs a baissé de 1,3 million. Lowest unemployment rate in euro area since Aug 2011, in EU since May 2009 #Eurostat https://t.co/dT54ONhUfH pic.twitter.com/qHOjdddTDx- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 4 April 2016 Les disparités sont grandes cependant entre les 19 Etats membres, le taux de chômage allant de 4,3% en Allemagne, à 20,4% en Espagne. La France est dans la moyenne à 10,2%.
Vidéos à la une
Boeing va supprimer environ 4.000 emplois dans sa division Aviation commerciale d'ici le milieu de l'année pour gagner en compétitivité. Le mois dernier, le constructeur aéronautique américain avait annoncé sans les chiffrer des réductions d'effectifs dans cette division, qui emploie actuellement 82.310 personnes. 550 emplois seront par ailleurs sacrifiés dans sa division Essais et tests. Fin janvier, Boeing avait prévenu que pour la première fois en six ans, ses livraisons d'avions civils seraient en baisse en 2016. L'Américain prévoit de livrer entre 740 et 745 appareils cette année, contre 762 en 2015, une année record.
Vidéos à la une
En France, étudiants et lycéens se mobilisent à nouveau contre le projet de réforme du code du travail. Plusieurs syndicats appellent à descendre dans la rue pour demander le retrait sans condition de ce texte, qui selon eux va accroître la précarité des jeunes. Ils redoutent en particulier une multiplication des contrats courts. Loi travail : les jeunes disent non ! Retrouve les arguments de l'UNEF => https://t.co/ElWhHp2w9D- UNEF (UNEF) 22 février 2016 À Paris, la mobilisation a débuté ce matin par des blocages de lycées. #EnDirect > Lycéens et étudiants mobilisés contre le projet de #loitravail https://t.co/SOiFoNESLL pic.twitter.com/y9pGWVFS1z- Le Monde (@lemondefr) 17 mars 2016 Le gouvernement français avait annoncé lundi des modifications à la loi Travail qui a pour objectif de faciliter les embauches. Si elles ont été saluées par certains syndicats, ces retouches n'ont pas permis d'éteindre la grogne. Une nouvelle journée d'action est prévue le 31 mars.
Vidéos à la une
Om Waleed est chauffeure de taxi au Caire, un travail qu'elle accomplit envers et contre tous pour soutenir sa famille. Elle a brisé un tabou social et se bat contre le harcèlement et le rejet de la société au quotidien. Notre correspondant l'a accompagnée pour un court voyage dans les rues du Caire, une des capitales du monde arabe les plus encombrées, ce qui ne facilite pas sa tâche, mais elle l'accomplit avec brio. C'est la première femme à conduire un taxi au Caire... 'Au début, j'ai dû faire face à beaucoup de problèmes avec les autres chauffeurs, parce qu'ils étaient surpris de voir une femme au volant d'un taxi et ils n'arrêtaient pas de me demander, tu conduis un taxi ? Mais pourquoi ? Qu'est-ce que c'est que ça ? J'étais frustrée au début et je rentrais à la maison, puis j'ai appris à ne pas tenir compte de ces commentaires, à ne pas faire attention à ces mots de la rue, à ce harcèlement, à ces moqueries.' Un peu moins de 25 % des femmes entre 15 et 64 ans travaillent en Egypte. La première station service à engager des femmes a vu le jour. Ici, huit jeunes femmes travaillent. Elles ont été spécialement formées pour répondre aux clients masculins qui se montrent en général surpris de voir des femmes faire ce travail. Elles ont droit à des visages choqués, mais aussi admiratifs de la part des femmes. Hadeel Ashraf, employée : 'Mon père refusait l'idée au début, il me demandait comment tu peux travailler dans la rue, dans un espace ouvert comme ça ?! Et comment une femme peut-elle faire le travail d'un homme ? Ils refusaient complètement l'idée, mais j'ai commencé à travailler, j'ai trouvé ça très facile et très simple, contrairement à ce que m'avaient dit mes parents, et ils ont commencé à accepter l'idée après ça.' Dans ce petit atelier, Om Khada a appris son métier, elle travaille le métal, soude, créé. A force de patience et de travail, elle a fait sa place. Elle a même damé le pion à ses concurrents, franchissant les obstacles au fur et à mesure. Elle a prouvé que les femmes ne sont pas faibles et au moins autant productives que les hommes. 'C'était très étrange au début pour beaucoup de gens de voir une femme travaillant dans ce domaine et commerçant avec les hommes dans la rue. Ils me demandaient pourquoi tu travailles ? Comment ça se passe ? Après quelques années, ils se sont habitués à mon travail, les gens commencent à bien me connaître, je peux vous dire que les femmes n'ont aucune honte à avoir, peu importe le travail qu'elles font, à moins que ce soit illégal.' Et notre correspondant, Mohammed Shaikhibrahim, de conclure : 'ces femmes qui travaillent sont encore trop peu nombreuses, trop rares dans les sociétés arabes, mais elles prouvent qu'elles peuvent briser les codes qui leur sont imposés. Et leurs rêves ne s'arrêtent pas là, même si le fossé est encore très grand entre la réalité et le désir d'une égalité réelle avec les hommes.'

Pages

Publicité