Mardi soir, au terme de deux jours de discussions avec les partenaires sociaux, Jean-Marc Ayrault le Premier ministre a dévoilé ses arbitrages sur la réforme des retraites. Seule la CFDT s’est dite satisfaite de ce qui a été annoncé.

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On sait enfin de quelle manière le gouvernement compte renflouer ses caisses d’ici 2020 pour financer son système de retraites. Après deux jours de discussions avec les syndicats et le patronat, le Premier ministre a en effet mis fin au suspense. Mardi soir, Jean-Marc Ayrault a dévoilé son plan. Au cours d’une déclaration à Matignon, il a ainsi annoncé que la CSG ne serait pas augmentée, le gouvernement ayant finalement estimé qu’une telle décision qui n’a pas été initialement "créée pour financer le système des retraites (…) pèserait sur l’ensemble des ménages".

Une hausse progressive de  la durée de cotisationLes efforts se concentreront donc sur la durée de cotisation pour une retraite à taux plein qui sera progressivement relevée d’un trimestre tous les trois ans et ce, à partir de 2020. Et alors que celle-ci attiendra 43 ans en 2035 (contre 41,5 ans actuellement pour la génération 1956), le chef du gouvernement a assuré qu’il n’y aurait pas d’allongement ultérieur après 2035. Selon lui, "il n’y a pas d’autre solution".  Et d’ajouter que cette mesure "s’appliquera à tous : salariés du privé, fonctionnaires et agents des entreprises publiques".

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  Une "non-réforme dangereuse"Mais si lundi soir, les partenaires sociaux étaient relativement satisfaits de ce que leur avait proposé Jean-Marc Ayrault, mardi soir le ton a changé. Au sortir de la dernière consultation, la CGT a ainsi regretté que ses demandes n’aient pas été "entendues" et a même annoncé qu’elle maintenait sa journée de mobilisation prévue le 10 septembre avec FO, FSU et Solidaires.  Pierre Gattaz le patron du Medef a, quant à lui, vivement dénoncé une "non-réforme dangereuse" et "pas acceptable" pour le patronat.  Et alors que le Premier ministre a également confirmé la création d’un compte mis en place à partir de 2015 pour les salariés exerçant des métiers pénibles, a CFDT a saluée ces "mesures de justice".
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