Initialement prévue en 2014, le gouvernement souhaiterait avancer la réforme des retraites à cette année, et "accélérer son calendrier". Au programme : les retraités devraient avoir à participer davantage...

Au départ, le gouvernement avait annoncé que la réforme des retraites nécessaire au pays n'aurait pas lieu avant 2014. Finalement, elle devrait avoir lieu dès 2013. En effet, d'après Le Monde, le gouvernement "pensait reporter à l'année prochaine, mais on va être obligé d'accélérer notre calendrier".

Une source des services du Premier ministre explique qu'"il serait difficile de ne pas donner quelques signes avant la conférence sociale de juillet". Selon le quotidien, le but est de rassurer Bruxelles et les Bourses, alors que la croissance plus faible que prévue devrait empêcher la France d'atteindre l'objectif de réduction du déficit public de 3% du PIB en 2013.

Un système de financement des retraites beaucoup trop déficitaireEn décembre dernier, le Conseil d'orientation des retraites a en plus répéter que le système actuel menait les retraites à leur perte, puisqu'à ce rythme, le déficit des retraites serait de 21,3 milliards d'euros en 2017, et de 25 milliards en 2020.

Et les retraites complémentaires ne se portent pas mieux. Les syndicats et le patronat discutent d'ailleurs actuellement d'un moyen pour sauver l'Agirc et l'Arrco qui verront leurs réserves vidées dans 5 à 7 ans.

Des retraités trop favorisés ?Les partenaires sociaux envisagent pour sauver les retraites complémentaires de désindexer les pensions de retraites de l'inflation... Et le gouvernement risquerait bien de choisir la même option. Chaque année, temporairement, la hausse des pensions serait réévaluée, et ne suivrait pas le niveau de l'inflation. Un point d'écart séparerait les deux.

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Un conseiller du gouvernement a en effet reconnu que "si les syndicats l'acceptent pour les retraites complémentaires, nous serons tentés de nous en inspirer". D'autant plus que d'après un rapport de la Cour des Comptes de septembre 2012, les retraités profiteraient de trop nombreux avantages fiscaux et d'un niveau de vie moyen 15% supérieur à celui des actifs...
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