retraite politiques

3. Maires, conseillers généraux, régionaux... : les élus locaux moins favorisés

En matière de retraite obligatoire, les élus locaux sont bien moins avantagés que les parlementaires.

D'une part parce que leurs retraites sont largement calculées selon les règles communes. Si l'élu n'a pas d'activité professionnelle à côté de son mandat, il est affilié au régime général pour sa retraite de base, la Cnav. Si l'élu a conservé un travail, il continue à cotiser pour sa retraite professionnelle.

D'autre part parce que la retraite complémentaire obligatoire des élus locaux, l'Ircantec, ne représente souvent qu'un faible montant. "L'allocation moyenne d'un élu local est de 613 euros par an", indique l'Ircantec.

NB : Les maires qui ne touchent pas d'indemnités n'ont pas de retraite au titre de leur mandat.

Rente facultative. L'intérêt de la retraite des élus locaux, c'est surtout le droit de cotiser pour une retraite facultative, qui pourra être touchée en rente à partir de 55 ans. Ce n'est toutefois possible que pour ceux qui gardent leur travail pendant leur mandat.

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Ces élus peuvent choisir entre deux fonds et cotiser 4, 6 ou 8% de leur indemnité brute. Deux avantages : la collectivité doit cotiser à son tour 4, 6 ou 8% pour la retraite de l'élu et la rente sera en partie défiscalisée.