Dans un rapport publié lundi, la Cour des comptes pointe du doigt les erreurs de calcul des pensions de retraite dans plus de 9% des cas. Tous les détails avec Planet.fr.

Lundi dernier, la Cour des comptes a publié un rapport sur la certification des comptes de la Sécurité sociale. Parmi les réserves énoncées figure celle des erreurs de calcul trop fréquentes au niveau du montant des pensions.

Ainsi, le rapport explique que "9,1% des pensions [liquidées en 2012] comportent une erreur de portée financière". En règle générale, ces erreurs touchent plutôt des montants très faibles, ne faisant varier la pension que de quelques euros par mois ou par an. Et elles vont dans les deux sens, aussi bien en faveur qu'en défaveur des assurés.

Le rapport précise que ces erreurs se sont amplifiées depuis 2011, année lors de laquelle elles ne représentaient que 8%. Et quoi qu'il en soit, en 2011 ou en 2012, la Caisse nationale d'assurance vieillesse n'a pas rempli les objectifs fixés par l'Etat pour 2009-2013 : un taux inférieur à 6%.

Jusqu'à 20% d'erreurs en Nord-PicardieLa Cour des comptes détaille quelque peu ces erreurs, en précisant quelles sont les caisses régionales les moins bonnes élèves. En tête, la caisse Nord-Picardie, où les erreurs touchent presque 20% des pensions. Derrière, suivent celles du Languedoc-Roussillon, du Midi-Pyrénées et du Sud-Est (PACA et Corse) avec un taux supérieur à 10%.

Malheureusement, ces quatre caisses à elles-seules représentent presque 1/4 de l'ensemble de pensions versées. L'Ile-de-France s'en sort un peu mieux, avec des erreurs dans plus de 8% des cas.

Le rapport de la Cour des comptes ajoute que "la plupart de ces erreurs auraient pu être évitées", mais regrette que les "supervisions ciblées", visant particulièrement les erreurs les plus fréquentes, aient été "limitées en 2012".

Pas d'impact sur les comptes de l'EtatEn règle générale, les erreurs détectées concernent la comptabilisation de la carrière professionnelle des retraités, par exemple, le nombre de trimestres ou le salaire annuel moyen de référence.

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Pour finir, la Cour des comptes demande à la Caisse nationale d'assurance vieillesse d'"agir de manière forte dès l'exercice 2013 sur les causes de cette dégradation, afin d’éviter que cette tendance ne se poursuive". En face, la Caisse répond que finalement, l'impact financier demeure minime compte tenu des sommes concernées. Par ailleurs, les erreurs étant favorables ou défavorables aux assurés, l'impact sur les finances publiques serait invisible.