Dès lundi prochain, l'Assemblée nationale se penchera sur le texte de loi pour la réforme des retraites. De son côté, l'UMP a d'autres idées, et le fait savoir en proposant un contre-projet de réforme. Planet.fr vous propose d'en découvrir la teneur.

Le débat à l'Assemblée nationale ne doit commencer que lundi prochain, mais déjà le projet de réforme des retraites agite la commission chargé de l'étudier. L'UMP a d'ores-et-déjà menacé le gouvernement de saisir le Conseil constitutionnel au sujet de la manière dont l'exécutif a "bâclé" son étude concernant les effets de la réforme.

Et l'UMP a donc choisi de proposer son propre contre-projet, reposant principalement sur le report de l'âge de départ à la retraite à 65 ans en 2023, comme dans la majorité des autres pays d'Europe. Une autre mesure phare de ce contre-projet est de caler les régimes du privé et du public sur un même régime unique. "Tous les nouveaux fonctionnaires et pensionnés des régimes spéciaux recrutés à compter de 2015 seraient assujettis aux règles de constitution en vigueur pour le régime général", et tout le monde serait soumis à un régime par points.

Le PS refuse "toute réforme courageuse"

L'UMP ajoute qu'"il n'est pas question de laisser à la gauche la possibilité de s'approprier la défense de travailleurs alors qu'elle passe son temps à les matraquer fiscalement, à creuser le chômage". Le parti de Jean-François Copé propose même de "faire valider par le Haut Conseil des finances publiques les hypothèes économiques sur lesquelles se fondent les décisions prises pour les retraites".

Le parti d'opposition ajoute qu'"en refusant toute réforme courageuse, François Hollande commet une faute économique et morale. Les partis extrêmes ne font guère mieux : que ce soit le Front national ou le Front de gauche, ils se retrouvent pour défendre la retraite à 60 ans sans nous expliquer qui va payer les 20 milliards de déficit en 2020."

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Avant même que le projet soit étudié à l'Assemblée, il y a déjà 300 amendements déposés par l'opposition, mais aussi par la majorité. Si le gouvernement semblait ne rien vouloir lâcher, il se pourrait qu'il puisse faire preuve d'un peu de souplesse... Notamment, pour les plus faibles retraites, ou pour la prise en compte de la pénibilité. Le 21 octobre, le projet passera ensuite dans les mains du Sénat.
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