Les citoyens Suisses ont refusé ce dimanche l’instauration d’un salaire minimum de 3300 euros. Planet.fr revient sur les raisons de ce refus.

Les Suisses se sont prononcés à 76,3% contre la mise en place d’un salaire minimum unique de 4000 francs suisse, soit 3260 euros. Un tel salaire aurait concerné 9% de la population.

Avec un salaire de 22 francs suisses de l’heure (18 euros), le revenu minimum Suisse aurait été le plus élevé au monde. A titre de comparaison, le salaire horaire minimal en France est de 9,43 euros. En Espagne, il est de 5,05 euros et en Allemagne il sera à 8 euros à partir de 2015.

Pourquoi les citoyens Helvètes ont-ils refusé ce seuil ?

Pour les syndicats et partis de gauche, un tel salaire est justifié par un coup de la vie très élevé. Or, pour les opposants au texte, cette mesure aurait eu pour effet de générer du chômage sans pour autant proposer un revenu réellement élevé.

Un Smic proche du seuil de pauvreté

Aussi surprenant que cela puisse paraitre pour un Français, 3300 euros ne représentent pas une fortune pour nos voisins Helvètes. En effet, il s'agit d'un salaire brut et non pas net. De plus, le coût de la vie dans le pays est tel qu'il faut relativiser l'importance de ce Smic. Selon Le Figaro, qui rapporte les propos du Professeur Rossi, économiste à l'université de Fribourg : avec un tel salaire, "il y a un risque de tomber dans la pauvreté". Le seuil de pauvreté a été fixé en 2013 par l'Office Fédéral de la Statistique à 1950 euros par mois. Or, après avoir payer ses impôts, son loyer, les transports et l'alimentation, les smicards se seraient retrouvés proche du seuil de pauvreté. Il est à noter que 81% des suisses gagnent plus. En effet, selon le Huffington Post, seuls 9% de la population gagnent moins de 3300 euros.

Un Smic qui aurait fait augmenter le chômage ?

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Opposés à ce projet, la droite, les milieux agricoles, le Parlement et le gouvernement avaient affirmé qu’un tel salaire minimum aurait entrainé une hausse du chômage, qui est pourtant presque inexistant avec 3,2% de la population active. En outre, les opposants au projet ont argué qu’il existe déjà des salaires minimums dans certaines branches professionnelles. Le directeur des entreprises romandes, Blaise Matthey, a déclaré à l’AFP ne pas être "contre le principe d'un salaire minimum, mais à condition qu'il soit négocié en tenant compte des régions, des branches".

Ce sont finalements les arguments des opposants qui ont été entendus ce dimanche où les citoyens suisse sont allés votés en masse contre ce projet de Smic.

Vidéo sur le même thème : les Suisses rejettent l'introduction d'un salaire minimum de 3 300 euros

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