Il ne manque ni d'idée ni d'ambition et, curieusement, l'appât du gain n'est pas la priorité. La viabilité économique est bien en question, mais l'entrepreneur social porte, d'abord, un projet innovant de service. Rencontre avec Patrice, créateur de La Gentiane, une maison familiale de vacances.

Patrice, entrepreneur social

"Rien ne se décrète, tout se construit !", telle est la conviction de Patrice, directeur de la Gentiane, un centre d'accueil et d'animation à Bagnols en Auvergne. Et c'est en connaisseur qu'il parle puisque plus de vingt ans se sont écoulés entre la formation de son projet, étape par étape, et l'ouverture en février 2004 de sa structure sous forme d'une Scop (Société coopérative de production) en préfiguration SCIC (Société coopérative d'intérêt collectif).

Le principe de ce type d'entreprise dite sociale tient sur trois piliers. Le projet économique repose, d'abord, sur un modèle viable et rentable. Il doit être créateur d'emplois. Ensuite, par les services rendus, la structure est à finalité sociale : lutte contre l'exclusion, valorisation de l'environnement, développement culturel, etc. Enfin, la gouvernance est participative. La voix de chaque salarié compte à égalité.

"L'entreprenariat social est au-delà d'un phénomène de mode, il correspond à un vrai besoin d'aujourd'hui, à une nouvelle cohérence et au souhait d'exercer autrement", relevait Christian Valadon, membre de l'Avise (Agence de valorisation des initiatives socio-économiques) lors du dernier Salon des entrepreneurs. Le choix de Patrice s'inscrit effectivement bien dans cette dynamique. En "vieux routier de l'éducation populaire", ce "vivre et travailler autrement" reste sa motivation première. Comme l'exercice d'une démocratie "terre à terre", soit l'expérience de l'autogestion et de la confiance faite aux salariés qu'il a découverte très tôt auprès de la CFDT, et que le réseau des Scop défend et applique.

Publicité
"L'entreprenariat social est au-delà d'un phénomène de mode, il correspond à un vrai besoin d'aujourd'hui, à une nouvelle cohérence et au souhait d'exercer autrement", relevait Christian Valadon, membre de l'Avise (Agence de valorisation des initiatives socio-économiques) lors du dernier Salon des entrepreneurs. Le choix de Patrice s'inscrit effectivement bien dans cette dynamique. En "vieux routier de l'éducation populaire", ce "vivre et travailler autrement" reste sa motivation première. Comme l'exercice d'une démocratie "terre à terre", soit l'expérience de l'autogestion et de la confiance faite aux salariés qu'il a découverte très tôt auprès de la CFDT, et que le réseau des Scop défend et applique.