La justice européenne vient de valider le licenciement d’un jeune salarié roumain, viré pour avoir discuté avec ses proches sur Internet alors qu’il était au travail.  

Vous pensiez pouvoir prendre du temps au travail pour communiquer avec votre famille ou vos amis sans être inquiété ? Pas si sûr… La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) vient de rendre une décision de justice estimant que le patron d’une entreprise a le droit de surveiller les communications sur Internet de ses salariés sur les heures de travail.

Les faits jugés devant la CEDH remontent à 2007, année lors de laquelle un salarié roumain, Bogdan Mihai Bărbulescu, a été licencié par son employeur pour avoir discuté avec son frère et sa fiancée par messagerie instantanée alors qu’il se trouvait au travail.

Des licenciements nombreux 

Le jeune salarié a alors décidé de porter l’affaire devant la justice en Roumanie, estimant de son côté qu’il y avait eu atteinte à sa vie privée de la part de son employeur. Une demande déboutée par la Cour européenne, qui estime qu’il n’est "pas abusif qu’un employeur souhaite vérifier que ses employés accomplissent leurs tâches professionnelles pendant les heures de travail", précise l’AFP.

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Les licenciements de ce type ne sont pas nouveaux. En janvier 2015, une salariée française avait été renvoyée à Aix-en-Provence pour avoir passé une heure par jour à surfer sur Internet pendant ses heures de travail. 

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