Courant décembre, les Assises régionales sur l'emploi des seniors ont permis de faire le bilan sur le Plan emploi seniors lancé un juin 2006 et sur six mois d'action gouvernementale.

Le Plan emploi seniors, six mois après

Chômeurs de longue durée

Les salariés seniors sont une valeur ajoutée pour les entreprises. Mais le bilan reste mitigé car l'âge constitue toujours la première discrimination à l'embauche, alors qu'une grande proportion des cinquante ans et plus restent au chômage plus d'un an."Les seniors ne seraient pas suffisamment qualifiés", leur reproche-t-on, d'après l'Aract (Agence régionale pour l'amélioration des conditions de travail).

Critique paradoxale puisque la campagne de communication du Plan met en avant l'expérience des plus de quarante-cinq ans dans l'entreprise. Inadéquation des seniors aux nouvelles technologies ou manque d'investissement dans la formation ? La question de l'accès à la formation professionnelle des demandeurs d'emploi âgés reste entière, lorsqu'on observe la proportion extrêmement faible des seniors qui sont entrés en formation, malgré les incitations financières.

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Et nombreux sont les salariés expérimentés qui se sentent sujets à l'usure professionnelle. La pénibilité physique des tâches (source des troubles musculo-squelettiques), le sentiment d'effectuer une mission de moindre qualité, la stagnation salariale, une moins bonne maîtrise du poste de travail, un manque de perspectives de carrière constituent autant de facteurs qui poussent les chômeurs de plus de cinquante-sept ans à s'inscrire en Dispense de Recherche d'Emploi (DRE).