Lors d’un départ à la retraite, il arrive très souvent que votre employeur vous verse des indemnités. Le montant de cette indemnité varie selon que l'initiative de ce départ est prise par le salarié ou par l'employeur. Qu'en est-il ? Sont-elles taxées ? Le point.

1 - Indemnité de départ volontaire à la retraite : quelles conditions ?

Lorsqu'un salarié quitte volontairement l'entreprise pour prendre sa retraite, il perçoit une indemnité légale de départ à la retraite.

Il doit répondre à 3 conditions pour y avoir droit : - avoir atteint l'âge légal du départ à la retraite (entre 60 et 62 ans)* selon son année de naissance,- avoir au moins 10 ans d'ancienneté dans l'entreprise,- et quitter volontairement son entreprise.

Le montant de l'indemnité d'un départ volontaire correspond à 1/2 mois de salaire après 10 ans d'ancienneté, 1 mois de salaire après 15 ans, 1 mois et demi de salaire après 20 ans, et 2 mois de salaire après 30 ans.

Pensez-y : les conventions collectives peuvent prévoir des indemnités supérieures. C'est l'indemnité la plus favorable pour le salarié qui est prise en compte. L'employeur peut également accorder une indemnité de fin de carrière en plus de cette indemnité légale ou conventionnelle.

Une seule démarche : il faut informer son employeur de son projet de départ un à deux mois** avant la date effective.

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* que vous ayez acquis ou pas le nombre de trimestres nécessaires pour obtenir le taux plein de votre pension de retraite.** un préavis d'un mois pour une ancienneté entre 6 mois et deux ans, et de deux mois pour une ancienneté d'au moins deux ans.
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