Déjà pointée du doigt il y a deux ans, la caisse de retraite Cipav fait encore des siennes, selon France Info. Explications. 

L’information a été révélée vendredi par la radio France Info. Une caisse de retraite, la Cipav - qui concerne notamment les architectes et professions libérales - dérape complètement avec ses adhérents.

"Lettres hallucinantes à ses adhérents, menace avec des huissiers à tout-va et (…) gestion catastrophique…", le bilan de cette caisse de retraite n’est pas très glorieux, à en croire les informations de la radio. "Les adhérents reçoivent des demandes incompréhensibles demandant des sommes injustifiées. Et les courriers s’accumulent dans cet organisme dont les employés ne savent plus où donner de la tête...", précise France Info.

Un système informatique défaillant

Des erreurs qui s’expliqueraient notamment par un système informatique défaillant, qui fonctionnerait très mal et enverrait des mails incompréhensibles. Tout ça alors que le système a coûté très cher : 50 millions d’euros au lieu de 2 prévus.

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En attendant, les adhérents, eux, n’y comprennent plus rien. Et ce n’est pas la première fois que la Cipav est pointée du doigt. En 2014 déjà, la Cour des comptes dénonçait une "gestion désordonnée" et un "service déplorable". Selon le rapport de la Cour, en 2012, seules 48% des pensions des nouveaux retraités du régime étaient versées à temps. 25% étaient versées avec trois à six mois de retard et 27% avec plus de six mois de retard, rapportait alors Le Monde.

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