œuvrer pour les grandes causes, c'est bien mais c'est réservé aux autres. Vous donnez un peu d'argent, car vous n'avez pas vraiment de temps libre et n'êtes pas non plus militant. Pourtant, s'engager bénévolement pour une mission ponctuelle dans un domaine de compétence précis, c'est possible !

Des pros au service des associations

"La France compte environ 20 % de bénévoles. Nous allons chercher les 80 % autres, les bénévoles qui s'ignorent ! Peu importe la porte par laquelle ils entrent, tant qu'ils peuvent répondre à un moment donné à un besoin précis", annonce Patrick Bertrand, président de l'association Passerelles & Compétences.

Si le bénévolat de compétence n'est pas un phénomène nouveau, la structure proposée par Passerelles & Compétences fait, elle, ses preuves. Elle recueille les besoins des associations de solidarité, en matière d'organisation, de communication, de ressources humaines, de droit, etc., et elle recherche, parmi son réseau et ses contacts, ou encore les contacts de ses contacts, la personne experte dans le domaine concerné.

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"Un jour, un ami m'a appelé. J'ai un emploi du temps plus que comblé et mon épouse est déjà très active pour Aides. Je n'y pensais vraiment pas. Et puis, j'ai rencontré cette association de lutte contre la prostitution enfantine. Leur campagne était très accusatrice alors qu'il fallait plutôt associer le public à leur cause. De même avec cette association pour la dignité dans l'univers carcéral, qui devait revoir sa façon de communiquer", rapporte Michel-Pierre Méjane, intervenant stratégique en marketing. Son credo ? "Je donne le moins de temps possible, je ne veux pas prendre la place de quelqu'un. La fenêtre de tir est très cadrée et, à la différence des lenteurs en entreprise, on agit rapidement. Les gens sont ravis et ils le disent !" Même constat pour Nicolas Bruneteaux (professionnel des ressources humaines) qui a aidé gratuitement les "foyers de l'Arche" et "Vaincre la mucoviscidose" dans la gestion de leurs recrutements. "Les besoins des associations sont les mêmes que ceux des entreprises. Elles ont les mêmes contraintes, sans leurs moyens", note Nicolas Bruneteaux qui dégage quelques heures de disponibilité pendant ses repas du midi.
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