Le gouvernement envisagerait actuellement de revenir à une défiscalisation des heures supplémentaires des salariés les plus modestes. Plus de détails.

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Le retour du "travailler plus pour gagner plus" ? D’après une information d’Europe 1, Bercy et l’Elysée plancheraient en ce moment sur la proposition qu’à récemment fait le député et porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, Thierry Mandon. Ce dernier a proposé au gouvernement de revenir sur la fin de l’exonération fiscale des heures supplémentaires. Une mesure qui ne viserait toutefois que les heures supplémentaires exceptionnelles et faiblement rémunérées, et qui ne concernerait donc que les salariés les plus modestes.

Un revirement politique ?Et alors que la cette la défiscalisation des heures sup avait été instaurée sous Nicolas Sarkozy puis abrogée peu de temps après la victoire de François Hollande en 2012, le gouvernement s’apprêterait ainsi à opter pour une véritable marche-arrière. D’autant que la défiscalisation des heures sup est associée au fameux  "travailler plus pour gagner plus" par l’ancien président de la République en 2007. "Je crois qu’en effet nous sommes allés un peu vite sur la suppression de non-imposition des heures supplémentaires", a d’ailleurs confié en août dernier au micro d’Europe 1 Thierry Mandon. 

"On pourrait réfléchir à une sorte de plancher"Tandis que le député PS a fait partie de ceux qui, en septembre 2012, ont voté l’abrogation de cette mesure, celui-ci a expliqué à L’Express : "J’ai voté l'abrogation, et je la revoterais, mais je pense que la mesure, si elle était affinée, pourrait être plus favorable aux employés aux revenus les plus modestes". Et d’ajouter : "on pourrait réfléchir à une sorte de plancher, les 500 ou 1000 premiers euros annuels de gains pour le salarié resteraient non soumis à l'impôt".

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Seules les PME-PMI seraient alors concernées par cette mesure dont le coût a été estimé à 800 millions d’euros par le ministre du Travail, Michel Sapin. "Ce serait une mesure de pouvoir d'achat et de soutien à la consommation qui ne coûterait pas trop cher et qui pourrait tout à fait être présentée comme un dispositif de justice sociale et aussi d'accompagnement à la reprise attendue", a estimé Thierry Mandon dans les colonnes du Figaro.
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