La majorité des Français se dit favorable à l’abandon des 35 heures, à un gel des salaires ou encore à des périodes de chômage partiel si cela pouvait sauver leur emploi.

A l’heure où les plans sociaux sont devenus monnaie courante dans le monde de l’entreprise, la majorité des Français se disent prêts à faire des concessions, voire même des sacrifices, si cela pouvait sauver leur emploi. C’est ce que démontre l’enquête du cinquième Observatoire social de l’entreprise, réalisé par Ipsos pour le Cesi (organisme de formation professionnelle et continue) et Le Figaro, et publié ce lundi 12 novembre dans le quotidien : 64% des personnes interrogées accepteraient ainsi de renoncer aux 35 heures, 59 % seraient favorables à un gel des salaires et 54% à des périodes de chômage partiel.

Le chômage qui fait peurPour ce qui est de leur fiche de paie en revanche, les salariés français ne sont pas prêts à tout sacrifier : ils sont seulement 32% à se déclarer ouverts à une baisse, même légère, de leur salaire. Mais cette enquête met également en lumière un autre point : les Français sont réalistes sur la situation actuelle du marché de l’emploi et redoutent le chômage.

Six Français sur dix pensent en effet qu’ils se retrouveront un jour dans cette situation (27% jugent plutôt grande la probabilité de perdre son emploi dans les deux ans) et 69% estiment qu’il leur serait difficile de retrouver un travail. Du côté des patrons, 19% d’entre eux déclarent probable la mise en place d’un plan social dans les mois à venir.

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Des Français prêts à se reconvertirMais devant des perspectives parfois assez sombres, les Français se montrent plutôt flexibles et se disent prêts à envisager un autre métier. Plus de 8 Français sur 10 (82%) déclarent en effet qu’ils seraient prêts à être formés à un métier totalement différent (même s’ils ne sont que 40% à penser qu’il leur serait facile de trouver du travail dans un autre secteur d’activité que le leur).

Sondage réalisé du 11 au 25 octobre par téléphone auprès de 400 patrons et par internet auprès de 1 000 salariés du secteur privé.

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