Envie de faire une pause dans votre vie professionnelle, sans pour autant démissionner et avec une possibilité de retour ? Il est possible, en tant que salarié, de poser un congé sans solde. Quels sont vos droits et comment s'y prendre ? Mode d'emploi.  

1 - A qui s'adresse le congé sans solde ?

Seuls les salariés du secteur privé* peuvent espérer décrocher un congé sans solde.

Une seule obligation : il vous faudra obtenir l'accord de votre employeur avant tout préparatif de départ, car celui-ci peut tout à fait vous refuser cette possibilité. En effet, ce congé n'est pas réglementé par le Code du travail, sauf si la convention collective dont vous dépendez, ou un accord de branche ou d'entreprise, prévoit des dispositions particulières. Dans ce cas, le salarié, comme l'employeur, devront les respecter. 

Prévoyez : en l'absence de tout document, pensez à rédiger et à co-signer avec votre employeur un document écrit récapitulant la durée du congé, les dates de départ et de retour, la possibilité de renouveler le congé et les conditions de votre retour dans l'entreprise**.

Sachez-le : si vous souhaitez réintégrer votre poste plus tôt que prévu ou pas du tout, votre employeur n'est pas obligé d'accepter et peut vous demander, notamment dans le cas d'une démission, de venir effectuer votre préavis de départ.

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* en tant que fonctionnaire, le congé sans solde se nomme une disponibilité. ** vous revenez au même poste ou à un poste équivalent, sauf si, au préalable, vous aviez envisagé d’un commun accord avec votre employeur une autre évolution professionnelle.