Selon Les Echos, un texte de loi pourrait prochainement permettre à Pôle emploi de réclamer des informations à divers organismes pour contrôler les déclarations et pièces produites par un chômeur.  

La fraude à Pôle emploi dans le viseur des autorités. Selon le quotidien Les Echos, un article a été inclus dans l’avant-projet de loi "Pour la transparence et la modernisation de la vie économique", qui sera présenté début 2016, afin de faciliter la lutte contre les fraudeurs.

Ainsi, le texte prévoit de renforcer le "droit de communication" de Pôle emploi avec des organismes tiers, rapporte le journal économique. Concrètement, cela veut dire que Pôle emploi pourra réclamer à ces organismes (banques, opérateurs de téléphonie…) des "documents et informations nécessaires au contrôle de la sincérité et à l’exactitude" des déclarations du chômeur.

89 millions d’euros en 9 mois en 2014

"La mesure doit permettre, explique-t-on à Pôle emploi, de contrôler 'plus facilement et plus rapidement' le dossier d’un chômeur soupçonné de frauder, pour vérifier par exemple si l’adresse et le RIB communiqués sont bien valables, ou encore s’il a perçu un salaire sans signaler à Pôle emploi sa reprise d’activité", précise le journal Les Echos

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Des chiffres révélés en novembre 2014 par Le Monde montraient que la fraude à Pôle emploi a coûté au moins 89 millions d’euros entre janvier et septembre 2014. Cette fraude avait atteint 100 millions d’euros sur toute l’année 2013.

En vidéo sur le même thème - Pôle emploi : vers un contrôle renforcé des chômeurs ? 

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