Toutes les astuces à connaître pour démarrer votre activité sans bourse délier.

Avec la crise, de plus en plus de Français sont tentés de créer leur business sans disposer pour autant d’une masse de capitaux à investir.

Avant de vous lancez, il est impératif de trouver la bonne idée commerciale. Faites confiance à Jacques Attali ? Il a balisé les secteurs porteurs durant les 40 prochaines années. Son palmarès est le suivant : le numérique, la santé, l’environnement, les services financiers, l’aéronautique, l’agroalimentaire, la distribution, le tourisme, les transports, les services éducatifs, la construction et les services à la personne.

Quel statut choisir ?Plusieurs statuts sont à votre disposition pour démarrer votre activité en solo. Celui d’auto entrepreneur est idéal puisqu’aucun capital minimal n’est requis et que l’amorçage de l’activité n’engendre pas de frais.

Un cran au-dessus une entreprise individuelle vous coûtera de l’ordre de 60 euros pour l’immatriculation au Registre du commerce et des sociétés s’il s’agit d’une entreprise commerciale.

Pour les entreprises artisanales prévoyez environ 200 euros au titre de l’immatriculation au Répertoire des métiers. Quant aux sociétés, environ 500 euros vous seront nécessaires pour immatriculer une SARL et satisfaire aux frais de publications légales. Un euro de capital est suffisant pour créer une SARL ou une EURL (société à 1 seul associé : vous).

Quelques astuces à connaîtreSi vous démarrez sans cash, vous devrez uniquement compter sur votre matière grise et sur vos premiers bénéfices.

Travaillez de chez vous pour écraser les frais. Pour trouver des clients, utilisez les réseaux sociaux, éventuellement lancez un blog. Présentez votre offre de service. Evitez de "spammer" vos clients potentiels, cela les hérissera. Si vous faites appel à un référenceur, vérifiez sa surface et négociez les tarifs à la baisse.

Pensez à vous "affilier". L'affiliation sur Internet est une technique marketing permettant à un web marchand (affilieur) de diffuser un catalogue de produits (le votre) sur des sites Web affiliés. En échange, vous lui verserez une commission sur les ventes générées.

Si vous n’avez pas la capacité d'autofinancer votre croissance, vous devrez recourir à une levée de fonds. Emprunter des capitaux auprès des banques est une véritable odyssée. Aussi, autant vous tourner vers le capital investissement. Principe : des investisseurs effectuent une prise de participation dans le capital de votre société pour une durée limitée. En contre partie, ils attendent une forte rentabilité.

Plusieurs types de financement possibles Le "Love Money", c’est-à-dire des fonds provenant de la famille et des amis, les "Business Angels", des personnes privées investissant leur fortune personnelle dans un projet industriel ou commercial, les "incubateurs" privés qui acquièrent une partie d’une société en contrepartie de l’utilisation d’un environnement matériel et des services qu’ils fournissent. Enfin, les "Fonds de Capital Investissement" qui agissent pour le compte de sociétés de gestion et qui sont regroupés au sein de l'AFIC, peuvent vous financer.

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Généralement les start-up s’adressent plutôt aux FIP et aux Business Angels en dessous d’un million d’euros. Les sociétés plus matures auprès du capital investissement (entre 1 et 20 millions d'euros). Seules les entreprises ayant pignon sur rue recourent au capital développement.

Bon à savoir : certains intermédiaires sont spécialisés dans la chasse au financement et "professionnalisent" les documents à fournir aux investisseurs, comme le business plan.