Le principe est simple : plus une personne travaille, plus elle accroît ses droits à l’Assurance chômage. Explications. 

Lorsqu'un chômeur retrouve un job, l’indemnisation qu’il percevait s’arrête. Avant, toutes les indemnités non consommées étaient perdues. Ce n’est plus le cas grâce à la convention d’assurance chômage mise en place le 1er octobre 2014. Depuis cette date, quelqu’un recommençant à travailler conserve le bénéfice du reliquat de la période d’indemnisation qu'il n'a pas utilisée.

S'il perd son nouvel emploi, il sera indemnisé sur la base des indemnités qu’il gardait en stock. A cette sorte de réserve, s’ajouteront les droits que son nouvel emploi lui aura permis de capitaliser. Ces nouveaux droits seront calculés sur la base de sa dernière rémunération.

Pour résumer, quelqu’un perdant son job percevra dans un premier temps les droits résiduels de la première période, puis le stock d’indemnisation accumulé ensuite.

Un droit d'option 

L’inconvénient de ce système résulte du fait que si le chômeur a trouvé un emploi mieux rémunéré que le précédent, ses allocations redémarreront sur une base plus faible que celle acquise ultérieurement.

Toutefois, à condition de renoncer au reliquat de droits acquis précédemment, les chômeurs disposent d'un droit d'option leur permettant d’être indemnisés sur la base de leurs nouveaux droits. Cette option peut notamment être activée à condition de perdre plus de 30% de revenus.

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C’est au chômeur qu’il appartient de demander à bénéficier de cette option. Sa demande faite, il dispose alors d'un délai de 21 jours de réflexion, avant d’arrêter sa position, ensuite définitive.

En vidéo sur le même thème - Pôle emploi : les couacs des droits rechargeables 

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