Votre loyer est trop élevé et la baisse de vos revenus consécutive au passage à la retraite rend la situation compliquée ? Avant d’envisager un déménagement, sachez qu’il existe plusieurs prestations sociales pour vous aider à rester chez vous. Tour d’horizon des aides sociales auxquelles vous pouvez prétendre.

Résider à son domicile, passé un certain âge, est un bon moyen pour conserver son autonomie. Si votre pension de retraite est insuffisante et ne vous permet pas de continuer à vivre dans votre logement, sachez qu’il existe plusieurs prestations sociales pour vous y aider.

Première étape : l’APL et l’ALS

Contrairement à une idée reçue, l’aide personnalisée au logement (APL) tout comme l’allocation de logement sociale (ALS) ne sont pas réservées aux jeunes ou aux étudiants. Il n’y a en effet pas de limite d’âge pour y prétendre. Toutefois, ces aides concernent uniquement votre résidence principale. S’il s’agit d’un logement conventionné, vous serez éligible à l’APL. Dans le cas contraire, il faudra vous tourner vers l’ALS.

Pour bénéficier de l’une ou l’autre, rien de plus simple : il vous suffit de déposer une demande auprès de la Caisse d’allocation familiale (CAF). La démarche peut être faite en agence ou en ligne. Cette seconde option permet d’ailleurs d’accéder à un simulateur pour estimer la somme que vous pourriez percevoir. Que ce soit l’APL ou l’ALS, le montant de ces aides est déterminé par plusieurs critères : les revenus, la situation familiale, le montant du loyer et la valeur du patrimoine immobilier et financier.

Les aides spécifiquement dédiées aux personnes âgées

Il existe également des prestations sociales spécifiquement dédiées aux personnes âgées. En premier lieu, l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Elle est versée par la Sécurité sociale via la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) ou par la Mutualité sociale agricole (MSA) si vous dépendez du régime des agriculteurs. Il s’agit d’une aide réservée aux personnes touchant de faibles revenus. Pour y avoir droit, il faut être âgé d’au moins 65 ans et percevoir des revenus inférieurs à 9 638,42 € si vous êtes seul et 14 963,65 € si vous vivez en couple.

Le calcul de son montant annuel est assez simple. La Sécurité sociale retranche la somme de vos revenus au niveau du plafond de cette aide, soit 9 638,42 €. La différence obtenue correspond au montant de l’Aspa. Si vous touchez par exemple un revenu annuel de 7 200 € (soit 600 € par mois), vous aurez droit à 2 438,42 € (9 368,42 - 7 200), soit 203,20 € par mois.

Votre demande d’Aspa a été refusée ? Dans ce cas vous pouvez vous tourner vers l’allocation simple d’aide sociale. Son calcul est identique à celui de l’Aspa. Il faut en revanche s’adresser au Centre communal d’action sociale (CCAS) de votre commune, généralement situé dans les locaux de la mairie, pour remplir le dossier de demande.

Une aide pour les tâches quotidiennes

Si la difficulté réside non pas dans le paiement des charges liées à un logement mais dans les tâches à effectuer au quotidien comme le ménage ou faire ses repas, sachez qu’il existe également des aides pour cela.

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L’aide ménagère à domicile est une prestation qui, comme son nom l’indique, consiste à faire venir une personne à votre domicile qui s’occupera du ménage, mais aussi du linge et de la préparation des repas. À votre demande, elle peut également vous assister pour la toilette. Comme pour l’Aspa, il faut s’adresser au CCAS de votre mairie pour en faire la demande. Vous ne pouvez en bénéficier qu’à partir de 65 ans et si vos revenus mensuels sont inférieurs à 803,20 € (1 246,97 € pour un couple). Attention tout de même : l’éligibilité à l’Aspa empêche de profiter de l’aide ménagère à domicile.

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